Voyage Au Bout De La Nuit

Voyage Au Bout De La Nuit

Louis Ferdinand Céline est un auteur du 20ème siècle engagé, mais surtout narrateur parce qu’il remet en question la mort et l’usage de la langue française dans ses œuvres. Son premier roman « voyage au bout de la nuit » connait un grand succès. II s’inspire de la guerre qu’il a vécue et dont il a tiré une expérience. Ce roman nous raconte les années d’errances de Ferdinand Bardamu, l’anti héros par excellence. Au sein de son œuvre, il renouvelle les codes du récit romanesque traditionnel.

Dans un premier temps, l’adoption du point de vue interne, c’est-à-dire que la scène est vue d’après le personnage principal, Bardamu) permet au lecteur de se sentir proche du personnage, et donc d’adhérer pl avons accès aux pen Le fait d’avouer sesb ses to nextÇEge 70, ou bien la peur, a plus attachant. Liutili ns. En effet, nous u’à ses sentiments. urtre aux lignes 68 ? plus humain, donc (« rien à dire », 1-6, « chacun sa guerre » que je me dis ») renforce cet aspect. Le style n’est pas recherché, Bardamu est un homme comme un autre.

De plus, nous pouvons constater que l’auteur peint le tableau répugnant des atrocités de la guerre. Pour

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cela, il utilise un vocabulaire cru et réaliste comme le montrent les expressions « le cavalier n’avait plus sa tête, rien qu’une ouverture au-dessus du coup » (l. Swipe to View next page (1. 76), « le colonel avait son ventre ouvert » (1. 79). Les champs lexicaux de la boucherie, avec les mots « viandes », « sang et de la cuisine, avec les références à la « marmite », la « confiture » et les « glouglous accentuent le dégoût du lecteur, qul comprend que les cadavres ne sont plus que des carcasses d’animaux.

La guerre ôte à ceux qui la font leur caractère humain. L’agressivité du monde guerrier est aussi exprimée par la métaphore de « l’essaim de balles Les guêpes sont en effet mortelles quand leurs piqûres sont nombreuses, et le champ lexical de la mort qui imprègne le texte, ainsi que les allusions à l’Enfer ( les références au « charbon » , les expressions « allumer la guerre » et « ? présent ça brûlait » 1. 10 et 1 1), achèvent de dépeindre cet univers angoissant et fatal. De même, pour mieux souligner sa dénonciation et faire du lecteur un complice, Céline use de l’ironie et de l’absurdité.

En ffet, il n’hésite pas à comparer la guerre avec les jeux de hasard et de divertissement comme l’évoquent le « tirage au sort « « la chasse à courre D, qui est un luxe pour une classe sociale élevée, et les « fiançailles » aux lignes 5 et 4. La guerre devient ainsi une bagatelle parmi d’autres. De plus, il montre bien l’absurdité de certaines situatlons comme le falt de « se tirer dessus sans se voir ( l. 1), la danse macabre et ridicule des deux cadavres qui s’embrassent alors que l’un dieux a perdu sa tête (1-75). L’ironie est aussi au service de la critique virulente, c PAG » OF d