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L’histoire se base sur des faits authentiques. Nous sommes au tournant des années 50 et les travailleurs africains de la compagnie ferroviaire Dakar-Niger sont en pleine revendication. Ils exigent les mêmes avantages que leurs collègues français: allocations familiales, retraite satisfaisante, salaire égal à travail égal. On leur slgnifie alors plus ou moins clairement que les droits de l’Homme ne sont pas les droits de l’Homme de couleur. Ils se cabrent et insistent. La direction de la régie persiste dans son refus.

L’affrontement est inévitable: c’est la grève. Le patronnat français, de conivence avec l’administration coloniale, est determinée à briser cette grève, les premiers par Sni* to View necessité économiqu d’abord la force, puis moyens plus retors: salaires, c’est à dire c ils alterneront la caro de mort). an -l ncipe. Ils utilisent t. optent pour des le, suspension des leaders syndicalistes, le bâton (menaces Mais ceux qui s’appellent eux-mêmes « Banty mam yall » -Les bouts de bois de Dieu- plient sans rompre, à Bamako, à Thiès, et à Dakar.

Sembène Ousmane se propose donc de conter cette résistance qui très vite devient épique, tragique. Il raconte les orces qui lentement s’épuisent, le moral qul hausse et qul baisse, le bloc qui menace de Swipe

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to View next page s’éffriter devant l’épreuve; il raconte les mille petits drames occultés par le drame, le courage et la lâcheté, l’égoïsme et la générosité, l’amour qui sans écho se transforme en haine.

Il montre fhomme qui douloureusement affamé devient animal; la femme qui piétinne sa vertu pour nourrir ses enfants; il montre comment les valeurs cardinales de la société deviennent impuissantes, inopérantes, et caduques lorsque le quotidien devient inhumainement difficile, et comment ces mêmes valeurs, aradoxalement, restent le refuge et le bouclier de cette même société devant l’adversité, devant le siège.

Les grèves à Dakar m’ont créé un vécu qui m’a nourri, mais c’est dans les années cinquante, à Marseille, au sein du parti communiste, que j’ai découvert la littérature, le théâtre, les ciné- clubs. C’était la naissance de la Fédération des étudiants d’Afrique noire où je militais aussi. Ainsi qu’à la CGT des dockers. Pour moi, qui suis né à Ziguinchor, un petit village de Casamance, l’école du Parti était une école formidable. C’étaient mes universités. Sembène Ousmane

L’intérêt du Ilvre réside aussi dans sa description de l’Afrique occidentale sous domination française. L’arrogance des colons, la cuistrerie des dignitaire religieux, l’attendrissante maladresse de la jeune élite intellectuelle qui cherche la réponse à ses problèmes dans les paradigmes culturels de l’occupant, le quotidien d’une population infra-urbaine dont le pouls bat à la frequence de culturels de l’occupant, le quotidien d’une population infra- urbaine dont le pouls bat à la frequence des va-et-vient du train: un saisissant cliché sociologique de l’Afrique d’après-guerre.

Le tour de force que réussit ici Sembène Ousmane, est l’un des plus difficile en littérature: creer une atmosphère, aller au del? de la chronique. Il est impossible de lire cette oeuvre sans sentir augmenter une certaine pression, vers une explosion dont on ignore la nature mais que l’on sait inévitable. Impossible aussi de ne pas s’incliner devant la profondeur des profils psychologique des acteurs, devant leur diversité, et devant leur portée symbolique. Difficile, très difficile, de ne pas être ébloui par la puissance poétique du style et par la précislon descriptive de l’auteur.

Et si l’on saisit l’esprit de l’oeuvre, on comprendra que Sembène Ousmane n’a point voulu ecrire un larmoyant plaidoyer de plus: ce qu’il a voulu faire, ce qu’il a brillament réussi, c’est de peindre le portrait d’hommes et de femmes ordinaires qui ont compris qu’il faut toujours se battre pour ses droits, quel qu’en soit le sacrifice. Non pas se battre contre l’autre, mais se battre pour soi. Car, dit la légende, « ‘Pendant des soleils et des soleils, Le combat dura. Goumba, sans haine, transperça ses ennemis. II était tout de sang couvert. Mais heureux celui qui combat sans haine. «