unicite et diversite du tiers monde

unicite et diversite du tiers monde

UNICITÉ ET DIVERCITE DU TIERS MONDE (Genèse d’un concept, émergence d’une réalité) oru Sni* to View NOTIONS ASSOCIEES S OPPOSES Pays du sud Développement Industrialisation Faible croissance économique Sous développement Pays riches Endettement Le tiers monde, Les tiers mondes Pays du nord Aide internationale Monde bipolaire Pauvreté massive Pays non-alignés Analphabétisme pays moins avancés NPI, pays émergents. e fléau qu’est la pauvreté, sur un grand nombre d’humains de la planète mais aussi par son étendue sur des zones géographiques distantes et vastes. Plutard, dans une perspective cap ‘taliste du oncept développement, on désignera les pays frappes par la pauvreté, par l’appellation de pays sous-développés. par conséquent, le sous-développement, tel que nous le connaissons aujourd’hui, est le résultat de l’implantation du capitalisme dans les sociétés non industrialisées. Il apparaît comme un aspect essentiel du système capitaliste à l’échelle mondiale.

Entre les pays industrialisés et les pays sous- développés il s’est établi, au cours de l’histoire, un réseau de relations économiques, dont les traits sont bien connus, qui ont entraîné quelques-unes des manifestations les plus graves du ous-développement : la destruction de l’agriculture traditionnelle d’autoconsommation, la perte de capitaux, l’instabilité monétaire, l’inflation, la faible épargne, etc. Dans le monde, une situation de pauvreté alarmante

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caractérise certains pays, au lendemain de la 2eme guerre mondiale.

Dès 1952, le démographe français Alfred SAUVY inventait une expression, « Tiers monde » en constatant que la plupart des États, nés des décolonisations (ils seront 70 entre 1945 et 1975) partagent les mêmes problèmes : explosion démographique, sous-développement et dépendance économique. ( es uissances coloniales y ont encouragé les cultures commerciales au détriment des cultures locales vivrières et l’auto- industrialisation). On observe une prise de conscience de l’état des choses par les pays dits sous développees qui donnera lieu à des rencontres internationales comme la conférence de Bandung. ne volonté d’unification se lieu à des rencontres internationales comme la conférence de Bandung. Une volonté d’unification se fait sentir chez les dirigeants de ces pays en vue former un bloc non-aligné pour changer la caricature de l’ordre économique mondial et d’y mettre un nouveau. Néanmoins à la lumière des analyses faites sur ces pays, les questions les plus promptes se présentent de manière évidentes : vu les disparités qui caractérisent monde tiers, on se demande s’il est encore opératoire de parler d’unité du tiers-monde !?

Si non qu’est ce qui pourrait expliquer cette segmentation de ces pays tiers !? Comment ce fait-il que certains pays ont trouvé le moyen de se faire distinguer parmi tant d’autres, au point même de se falre appeler pays émergents? Notre travail sera surtout de répondre à ces principales problématiques. En ce sens nous porterons un regard scientifique ur le concept tiers monde de son émergence à sa différenciation. Puis, à la lumière des éventuels débats relatifs au sujet, nous présenterons des perspectives permettant d’aborder les problèmes d’émancipation de ce monde dit Tiers. ARTlE I Le Tiers-monde : une vue d’ensemble Développement- définition Selon l’économiste français François Perroux en 1961, le développement est « la combinaison des changements mentaux et sociaux d’une population qui la rendent apte à faire croître cumulativement et durablement son produit réel et global Cette définition implique deux faits principaux : si la croissance eut se réaliser sans forcément entraîner le développement (partage très inégal taire des richesses, captation des fruits de la croissance par une élite au détriment du reste de la population), il y a tout de même une forte interdépendance entr élite au détriment du reste de la population), il y a tout de même une forte interdépendance entre croissance et développement (le développement est source de croissance et nécessite une accumulation initiale). Enfin, le développement est un processus de long terme, qui a des effets durables. Une période brève de croissance économique ne peut ainsi être assimilee au éveloppement.

Dans ce contexte où croissance et développement étaient considérés comme deux concepts quasi interchangeables, le développement ne signifiait pas plus qu’enregistrer une suite de taux de croissance économique positifs: se développer, souligne Richard Bergeron avoir 3. 7% de croissance économique une année, puis 4. 8% l’année suivante, et ainsi de suite, indéfiniment. 21 Cette perspective est très souvent illustrée par la contribution de W. W. Rostow chez qui la croissance était devenu le maître-mot servant à définir une théorie générale de développement A. Phénomène de sous développement comme champs d’évolution du concept « tiers monde » La notion de sous-développement s’est imposée dans les pays occidentaux au début des années 1950 quand ceux-ci réalisent qu’une grande partie de l’humanité souffre de la pauvreté, de la maladie, de l’analphabétisme et de la faim.

Il a été utilisé pour designer État d’un pays caractérisé par la médiocrité du niveau de vie moyen auquel on peut fréquemment associer une farte croissance de la population, une répartition particulière des divers secteurs de l’économie et une composition spécifique de la balance ommerciale. Le phénomène n’est pas nouveau, mais il s’lnscrit dans le contexte politique de la guerre froide. Le concept de sous- développement a été largement u contexte politique de la guerre froide. Le concept de sous- développement a été largement utilisé après la Seconde Guerre mondiale pour désigner les pays pauvres par opposition aux pays riches, Industrialisés et développés. Il a ensuite semblé péjoratif, et a alors été remplacé par d’autres expressions ; pays en voie de développement, pays dépendants, pays du tiers-monde, pays de la périphérie, pays du Sud.

En dépit de son origine éminemment politique et de son caractère flou, le concept de sous-développement s’est rapidement imposé car il correspondait d’une certaine façon à la réalité. Ainsi dans les années 1950-1960 de nombreux chercheurs se sont donc attachés à le préciser par des critères démographiques, économiques et sociologiques. B. Apparition du concept tiers monde » Sur les causes de cette situation (sous développement), les avis divergent et plusieurs dénominations vont se succéder. Cest ainsi que l’expression « tiers-monde » a été créée par le démographe rançais Alfred Sauvy dans un article publié le 14 août 1952 par l’hebdomadaire l’Observateur (ancêtre du Nouvel Observateur), ? la dernière phrase d’une chronique intitulée « Trois mondes, une planète ».

L’auteur y évoque l’existence de deux mondes, pays « occidentaux » et pays du « bloc communiste entre lesquels sévit une guerre froide pouvant se muer en conflit ouvert ; cette opposition tend à nier l’existence d’un troisième monde, l’ensemble des pays sous développés, d’ailleurs convoités par les deux blocs. PAGF s OF troisième monde, l’ensemble des pays sous développés, d’ailleurs convoités par les deux blocs. Selon Alfred Sauvy, ce troisième monde a des caractères spécifiques, notamment sa croissance démographique galopante. Et l’auteur conclure ainsi : « Car enfin, ce tiers-monde ignoré, exploité, méprisé comme le tiers état, veut, lui aussi, être quelque chose. ? Alfred Sauvy établit donc une comparaison explicite entre le tiers-monde et le tiers état de la France de l’Ancien Régime, autre ensemble aux contours flous, sans unité sociale, comprenant les misérables ouvriers agricoles comme les bourgeois cossus, unis seulement par l’absence de participation aux privilèges dont bénéficiaient noblesse et clergé. En 1 956, dans un ouvrage publié en collaboration avec Georges Balandier, Alfred Sauvy explicite le terme « tiers-monde », dans une volonté de préciser, voire d’infléchir sensiblement le concept de « sous- développement b, né quelques années plus tôt aux États-Unis. C. Des caractéristiques communes Le terme du sous développement associé aux pays du Tiers- Monde tire son origine de la colonisation exercée par les différentes puissances européennes (auxquelles se sont greffés, ? un moment donné, les États-Unis) durant près de cinq siècles sur des pays, aujourd’hui sous-développés.

Disposant de capitaux en abondance et de nouveaux marchés (matières premières), les pays colonisateurs se sont industrialisés au cours du 19e siècle, en plus de jeter les bases de la société de consommation là où ils ont répandu le système capitaliste. Les dimensions du sous-développement sont multiples • le PIB par habitants de ces pays sont fables, un endettement important, un commerce spécialisé dans les prod OF habitants de ces pays sont faibles, un endettement important, un commerce spécialisé dans les produits agricoles, ou dans les produits à faible valeur ajoutée, des infrastructures insuffisante ?? Une démographie importante (taux de natalité élevé) et un taux de mortalité élevé avec une espérance de vie faible.

De plus ils confrontent des problèmes de sous nutrition ou de malnutrition, un accès aux soins difficile, un taux de scolarisation faible (surtout chez les filles), et des conditions de vie rudes (mauvais logements, accès à l’eau) • Ils sont politiquement caractérisés par des institutions parfois corrompues, démocratisation partielle, faible accès des femmes aux postes à responsabilité. D. Causes du sous développement des pays du tiers monde Différentes approches. Elles sont multiples et font l’objet de polémiques. Il serait mieux de ne donner qu’une explication aux écarts de développement dans le monde. Il existe parfois des liens de causalité entre certaines de ces explications. Nous pouvons donc expliqué les causes du sous développement des pays du tiers monde par leur héritage colonial, le poids excessif des produits primaires, leur endettement ainsi que la corruption et les guerres. Par ailleurs nous soulignerons aussi la définition de Rostow ainsi que la théorie de la dépendance. L’héritage colonial.

Dans de nombreuses colonies les puissances coloniales n’ont as cherché à développer le secteur industriel et ont essentiellement exploité les roduits rimaires. Il est possible d’évoquer à ce suiet l’attit niques face à un PAGF 7 OF celle des français en Indochine. Le poids excessif des produits primaires dans le PIB des pays pauvres. Héritiers de l’économie coloniale, beaucoup de pays exportent des produits miniers ou agricoles à faible valeur ajoutée. Ils dépendent d’ailleurs souvent de cours fixés dans des Bourses de commerce situées dans les pays développés (Ex : Chicago Board of Trade). Ces prix varient beaucoup et rendent les revenus incertains. Le poids de la dette.

Pour se développer, ces pays se sont souvent endettés. Le remboursement de la dette handicape les pays pauvres car elle monopolise une grande partie de leurs ressources. La corruption. Le détournement de l’argent public au seul profit des dirigeants ou de fonctionnaires rend difficile le développement des infrastructures nécessaires à certains pays. Les guerres En Afrique, en Asie et en Amérique latine de nombreuses guerres aux causes multiples empêchent le développement. Le Zaïre de Mobutu devenu République démocratique du Congo sous Laurent-Désiré Kabila en offrait un triste exemple. La Côte d’Ivoire est un autre triste exemple de cette situation.

Le sous-développement : retard de développement Pour Rostow, le développement serait un phénomène inéluctable. Certains pays ayant simpl le processus avant PAGF parcourent au cours de leur développement cinq différentes étapes : la société traditionnelle, les conditions préalables au décollage, le décollage, le progrès vers la maturité et l’ère de la consommation de masse. Théorie de la dépendance Le sous-développement n’est pas du à la survivance d’institutions archaïques ou à l’existence d’une « pénurie de capital » dans les égions isolées des courants mondiaux d’échange mais est et demeure engendré par le même processus qui a généré le développement du cap ‘talisme lui-même (GONDER FRANK, 1967, 1969). onc, conséquence : pour les pays « dépendants », participer comme « satellite » aux échanges mondiaux conduit nécessairement à une structure économique dépendante et déséquilibrée, à un rapport d’exploitation marqué par un transfert contraint des surplus réalisés. La théorie de la dépendance tend donc à considérer le capitalisme comme un « système mondial » et rejette la conception « évolutionniste » selon laquelle développement et ous-développement seraient des phases distinctes d’un même processus. Ce sont au contraire des réalités opposées. La (relative) prospérité des pays du « centre » ne peut se faire qu’au détriment des pays de la « périphérie ».

L’impérialisme n’est pas « extérieur » au développement, au contraire, il imprègne toute l’économie de la société dépendante, représentant un facteur essentiel dans la constitution de sa structure socio-économique, de son Etat, de sa culture (BAMBIRRA, 1978). C’est pourquoi, dans sa version « radicale », la « dépendance » ne peut être surmontée dans le cadre du capitalisme. La lutte pour la dépendance ne peut donc être dissociée de la lutte pour le socialisme. E. Des situations contrastées orsqu’à New York Gen dissociée de la lutte pour le socialisme. Lorsqu’à New York Genève, Suisse, Rome, paris, Londres ou Bruxelles on parle de pays sous développés c’est parce qu’on procède au jugement par comparaison avec les pays industrialises où le développement est sur la route du succès. On cultive l’idée d’un model de développement unique, celui des pays capitalistes.

Les pays du tiers monde privés de liberté dans leur action économiques sont écartés du gâteau mondial par manque e moyens de pressions ou d’action et ne peuvent donc que faire entendre leurs voix sans se faire écouter. C’est donc dans les institutions internationales qu’ils s’opposeront verbalement seulement aux grands pays industrialisés. Leur seule force est davoir des caractères communs et le désir de sortir de la dépendance économique ou politique. Ils affirment leur communauté de destin à grand bruit en 1955 dans une déclaration signée collégialement à BANGDUNG, qui représente la base de l’engagement fraternel des non-alignés.

En 1966, c’est Fidel Castro qui réunit quatre-vingt-deux de ces pays à la Havane. Alors que la guerre froide bat son plein et les leaders du Tiers Monde comme le Chinois Mao, l’indien Nehru, l’Egyptien Nasser et le Ghanéen Nkrumah paressent extérieurement solidaires pour défendre la cause des ex- colonisés. C’est à ce moment que nait un peu d’espoir du cote des défavorisés de la planète. C’est aussi à ce moment que débutent, ou dans certains cas, continuent, les expériences d’exploitation et de domination déguisées du côte des gouvernements des pays aux économies florissantes d’Europe occidentale et d’Amérique septentrional. Comme on ra vu la première étape vers la mse en place