Travail Philo

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Introduction Depuis le début de Phumanité, nous cherchons à définir HHomme. Il s’avère que nous avons beaucoup de difficulté à nous entendre sur notre propre description. Si on nous demandait de dire ce que nous sommes, pourrions-nous commenter notre espèce en étant totalement objectif? Je crains que non. C’est pourquoi, nous analyserons la bande dessinée intitulée «lJn marron», écrite par Denis Vierge. Ce qui est intéressant dans cet ouvrage, c’est qu’il n’y a pas de narrateur. Nous lisons l’histoire comme si c’était un film sous-titré.

Les expressions faciales bande dessinée. Tous les petits détail u. écrits dans un lorii roman, et bien, ils so e dessinée. Mais e l’auteur a fait des pourquoi ce livre plut recherches approfon 0-historique de cette époque et que les informations donn es sont fiables. Par ailleurs, aucune censure n’y est présente; viol, meurtre, langage raciste, etc. Tout y est. Autrement dit, «Le marron» est un point de départ pertinent pour réfléchir sur l’être humain puisqu’il en dresse un portrait réaliste et objectif, qui permet à chacun de faire ses propres interprétations. aragraphe 1 Dans ce texte, l’auteur fait ressortir une définition universelle e l’être humain. Il a démontré que malgré les différences qul s’opposent entre des

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groupes sociaux, les membres qui en font partis, pris individuellemen Swipe to page individuellement, ont tous la même nature : la nature humaine. Dans cette bande dessinée, I’Homme est décrit comme étant un être qui agit toujours en son propre intérêt. Il est prêt à tout pour arriver à obtenir ce qu’il veut. IJne remarque qui se doit d’être faite est que tout dépendamment de leur rang social, les personnages ne semblent pas tous avoir le même intérêt.

Par exemple, à la page 11 de l’œuvre (Se case), pourquoi onsieur de Beaumorne s’offusque-t-il? Peut-être puisqu’il sent que sa puissance est menacée par une plus grande puissance. Ainsi, le dominant serait en recherche de puissance. Le dominé, quant à lui, cherche la liberté (p. 20, 4e case). Mais pourquoi le dominant veut-il conserver sa pulssance? Sans doute parce que sa puissance lui permet d’être libre. Donc, finalement, le but ultime de chaque être humain dans cette bande dessinée serait d’obtenir la liberté. Le problème, c’est que tous ne peuvent pas être libres en même temps.

Pour obtenir la liberté, l’Homme fait usage de différents moyens . anipuler, mentir, menacer, trahir, tuer, récompenser et fuir. Tout dépend des capacités de chacun à les utiliser. Cest à ce moment qu’il est posslble de déceler les différences entre les personnages. Nous pouvons ainsi leur attribuer des traits de caractère et des caractéristiques psychologiques. Trouvons des exemples qui prouvent que les personnages dans cet ouvrage, utilisent au moins un des sept moyens énumérés précédemment pour rechercher la liberté. «Que la paix revienne, alors pourra reprendre v PAG » 1 rechercher la liberté. Que la paix revienne, alors pourra reprendre votre commerce e nègres pour cent ans (p. 10, 6e case). Ici, nous comprenons que monsieur Bourreau est pour [‘esc avage et qu’il soutient le commerce de «nègres». Or, son discours est contradictoire à la page 16 (dernière case) où il mentionne être contre l’esclavage. Bien sûr, il ne veut pas mourir, car cela ne lui permettrait pas d’être libre. Il ment donc aux marrons. II ne pouvait pas se servir de ses capacités physiques pour fuir ou se battre; il était seul contre cinq hommes armés. Notons toutefois que cet exemple révèle une certaine ambiguité.

Nous pourrions croire que Bourreau n’était pas pour l’esclavage puisqu’il propose ? a page 17 (8e case) de rémunérer les tâches des esclaves. Si c’est le cas, alors il n’aurait pas menti aux marrons, mais il aurait tout de même manipulé monsieur de Beaumorne pour tenter de lui soumettre une idée plutôt égalitariste, en déradicalisant graduellement ses propos (puisqu’au début du repas, à la page 10, il disait d’un air satisfait que «Les troncs des derniers montagnards [avaient] fini de supporter leur tête égalitariste un autre passage de la bande dessinée fait référence à la manipulation : «LES MARRONS» (p. 5, case 6). En analysant cette image, nous constatons la même réaction de panique chez le issionnaire et la servante face à l’arrivé des marrons. Pourtant, la servante est une esclave. Ne devrait-elle pas être ravie d’avoir une chance d’être libérée? Elle ne l’est pas puisqu’elle a été convaincue PAGF30F11 être ravie d’avoir une chance d’être libérée? Elle ne l’est pas puisqu’elle a été convaincue par l’Église qu’elle n’est libre que depuis qu’elle a été convertie.

D’ailleurs, c’est ce que le missionnaire exprlme à la page 11 (Be case), en présence de la servante qui semble tout à fait d’accord : «L’esclavage est-il donc si blâmable, qui donne aux Nègres la liberté des enfants de Dieu?! ». Cendoctrinement religieux de cette époque démontre bien que l’humain agit pour gagner en puissance. Si pour être libre, nous devons avoir de la puissance et que les autres ont de la puissance, alors il est difficile d’obtenir de la puissance et donc d’être libre. À ce moment, une stratégie pourrait être de faire croire aux autres qu’ils sont libres et qu’ils n’ont pas besoin de puissance.

C’est exactement ce que faisait l’autorité papale à la Renaissance. pour arriver à manipuler les non croyants, elle se sert de deux moyens : récompenser (en se soumettant à l’autorité, nous irons au paradis) et menacer (en ne e soumettant pas à l’autorité, nous irons en enfer). Pour revenir à la bande dessinée, n’est-il pas étrange qu’un être aussi égoiÉte que l’Homme s’allie à d’autres humains? La raison est bien simple, et elle est explicitement décrite dans le texte ? la page 39 (Be case).

Nous avons tous besoin de quelqu’un pour survivre, peu importe notre intérêt. Si notre intérêt est la famille, alors nous ferons tout pour la protéger. C’est d’ailleurs ce que fait Ulysse lorsqu’il part chercher de la graisse de fouquets qu maintien au chaud son fils (p PAGFd0F11 que fait Ulysse lorsqu’il part chercher de la graisse de fouquets ui maintien au chaud son fils (page 47). Si notre intérêt est nous même, notre liberté, notre puissance, nous devons cohabiter avec nos semblables afin de pouvoir les damner.

Et si finalement, notre intérêt est notre liberté, mais que nous n’avons pas à nous seul la capacité de l’acquérir, alors nous sommes prêts à en sacrifier une partie pour s’allier avec d’autres humains qui nous aideront à acquérir de la puissance en groupe Par contre, même dans ces alliances, la nature égoiÈte de l’Homme refait surface, et quelqu’un tente de dominer. Cest ce qu’explique Ulysse à la page 21 (3e case) : «La dernière fois que ‘ai vu un manjake, il m’a vendu contre des étoffes et des fusils… ». Nous percevons également ici que les humains sont grandement matérialistes.

Ils aiment leurs biens, leur donnent même une valeur sentimentale (c’est ce qui est déductible à la page 36, lorsque la servante est attristée par le bris de sa robe, sa « robe de madame… ». Il n’y a pas de doute sur cela, mais pourquoi arrive-t-il, comme dans le cas d’Ulysse, que l’intérêt des hommes soit la famille? Nous pourrions croire que c’est justement parce qu’ils considèrent leurs enfants comme un bien, un bien qui vient d’eux-mêmes. Dans la bande dessinée, Ulysse maltraite constamment la femme, jusqu’à la page 42, où il apprend qu’elle est enceinte.

Nous percevons clairement la notion de possession de bien qui est associée à l’enfant lorsqu’il dit : « C’est mon fils, oui ou non? » (p. 50, case 7) s 1 bien qui est associée à l’enfant lorsqu’il dit : «C’est mon fils, oui ou non? » (P. 50, case 7). En bref, l’œuvre de Denis Vierge illustre de façon réaliste le portrait de [‘être humain. Il le décrit comme étant un habile manipulateur prêt à tout pour défendre sa liberté. Toutefois, il est influençable, c’est pourquoi tous les humains n’ont pas la même otion de liberté (comme par exemple, la servante, qui a vu ses idéologies se transformer tout au long de l’histoire).

L’être humain est présenté comme étant égoïste, il ne pense qu’à son bien-être, sa puissance, ses biens, sa gloire. II a une vision humaniste, il veut être valorisé, (exemple p. 9, case 5, les trophées de chasse) et il se croit au centre de l’univers, comme en témoigne ce passage • (monsieur de Beaumorne parle) « Nous sommes mmm l’Avant-Garde de la Civilisation!! Avant nous, il n’y avait mm rien que la Nature hostile et le Chaos! » (p. IO et 11, dernière et première cases). En dernier lieu, l’humain est dépendant des autres pour se reproduire, pour être valorisé et pour dominer.

Paragraphe 2 Cette description représente-t-elle un portrait juste de l’Homme? Peut-être aurait-il développé ce comportement à force de vivre en société? prenons l’exemple de l’inégalité entre la femme et l’homme qui est frappante à plusieurs endroits dans la bande dessinée. À la page 25, où le marron cogne la servante dans la figure, pour ensuite la violer en la menaçant de mort. Il veut lui faire comprendre qui domine. La femme lui avait ordonné de la laisser partir. À la base, il 6 1