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Le Tourisme sexuel dans le Monde par Marianne PAUMELLE • Qu’est ce que le tourisme sexuel ? • Qui sont les touristes ?

L’émergence et l’évolution du tourisme sexuel dans le Monde • D’hier à aujourd’hu sexuel Origines du phéno Les conséquences e au tourisme or20 Sni* to View Les différents types de tourisme sexuel • Le tourisme homosexuel Le tourisme sexuel féminin • Le tourisme sexuel masculin • Le tourisme sexuel impliquant des enfants Prévention, protection, punition • prévention Protection Répression « Sex tourism is not simply about sexr but is a response to the omplex interaction of gender , class, cultural, sexual and power relations in both the tourist’s and the sex workers society which sanctions the modification of certain human relationships  » (HALL C. , 1976. – Tourism prostitution : the control and health implications of sex tourism in South East Asia and Australia . ln S. millions de touristes, un certain nombre s’adonnent a une forme bien particulière de tourisme, on l’appelle : le tourisme sexuel. Le principe consiste à se déplacer à l’étranger, dans le but d’avoir des relatlons sexuelles commerciales avec des autochtones.

Le tourisme sexuel demeure relativement difficile à cerner car c’est une activité illégale, la pratique

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de cette forme de tourisme s’appuie fortement sur les industries « classiques du sexe’ . la pornographie et la prostitution. (on l’associe généralement au crime organisé, au trafic et à l’exploitation de personnes) difficilement évaluable. Les chiffres restent, la plupart du temps, des estimations. (à prendre au conditionnel). La notion de tourisme sexuel varie d’une personne à l’autre, elle reste encore très méconnue. 99% des personnes interrogées lors d’un sondage IPSOS pour l’UNICEF estiment que le tourisme exuel est inacceptable quand il a pour objet les enfants. Il ne l’est plus que pour 66% quand il s’agit d’adultes.

Contrairement à la réalité, des personnes interrogées considèrent que cela relève de la pédophilie. 1% pense que le tourisme sexuel n’existe pas, 76% qu’il est une pratique courante et 30 % très courante. On appelle ces touristes un peu spéciaux, tout simplement : des sex tourists (touristes sexuels). Ils représentent environ de la clientèle touristique mondiale. — Qui sont-ils exactement ? Ce sont donc de « simples » touristes, en quête d’aventure, de ensations fartes, qui se rendent à l’étranger pour satisfaire leurs désirs, leurs fantasmes sexuels en s’adonnant à des pratiques nouvelles ou non tolérées dans leur pays d’origine (voyeurisme, exhibitionnisme.. r). OF exhibitionnisme… ).

Ce n’est pas tant le sexe qu’ils recherchent, mais le pouvoir, la domination. « En effet, au bout du monde, tout redevient posslble, notamment braver une série d’interdits. C’est souvent de la sorte que commence pour le touriste lambda, loin de chez lui, ce qui serait totalement impensable sur ses propres terres. Cette aspiration à la transformation de soi est d’autant plus aisée pour es touristes – organisés ou non – que la déresponsabilisation en voyage s’est installée dans leur esprit… Pour le touriste organisé, l’Autre – 1’« indigène disait-on du temps des colonies – est le serviteur touristique, dont le rôle consiste à être exploité. ? ( MICHEL 2006 ) On distingue les touristes occasionnels profitant d’être seuls, inconnus ou simplement d’avoir une occasion pour établir ce genre de relations (ceux qui voyagent pour affaires par exemple), des touristes assidus qui ne voyagent que dans l’unique but d’avoir des relations sexuelles avec des locaux. Ils opèrent généralement en solo. La clientèle est majoritairement masculine mais pour ce qui est de leur profil social on remarque un certain éclectisme. La plupart des ces hommes viennent des pays occidentaux donc riches. On constate depuis quelques années que les jeunes hommes sont plus enclins à cette pratique. D’après l’ECPAT : 796 ont moins de 30 ans, ont entre 30 et 40 ans, entre 40 et 50 ans, 24% entre SO et 60 ans et 18% ont plus de 60 ans. La Thailande compte environ 9 millions de visiteurs par an, entre 60 et 70 % d’entre eux sont des hommes. 4 sur 10 s’y rendent seuls.

N’étant pas partlculièrement bie 70 % d’entre eux sont des hommes. sur 10 s’y rendent seuls. N’étant pas particulièrement bien informés sur l’impact et l’ampleur du tourisme sexuel, les touristes se retrouvent déresponsabilisés et déculpabilisés. Ils se donnent généralement bonne conscience, dans la mesure où ces services sont rémunérées. Ils pensent, en faisant cette « bonne action », les aider, soutenir leur familles ou encore participer au développement économique de leur pays. monde • D’hier à aujourd’hui, de la prostitution locale au tourisme Le tourisme sexuel est une interaction entre le secteur touristique et l’industrie du sexe, donc la prostitution.

Pendant des années, elle-ci destinée à une clientèle locale, a été légalisée en Thallande, et tolérée (bien qu’interdite) dans d’autres pays d’Asie du Sud-est. Le tourisme sexuel a émergé aux Philippines, en 1950, pendant la guerre de Corée qui opposa les Sud Coréens, la Chine et l’URSS aux Etats-Unis, Nord-Coréens et Japonais. Il a réellement explosé en Asie du Sud-est au début des années 70, pendant la guerre du Vietnam. La Thailande s’était transformée en base arrière de l’armée américaine. Dans les régions frontalières étaient postés quelques 50 000 soldats qui combattaient. En revanche, Bangkok ou Pattaya réputées pour eurs quartier chauds voyaient arriver environ 5000 GI par mois, ceux qui étaient en permission ou « R&R » (« rest and récréation »).

Pour les « distraire et satisfaire à la demande, les proxénètes ont commencé à faire venir des filles, du pays ou des pays limitrophes (Laos, Cambodge… ). Après la guerre du Vietnam en 1975, les touristes (amérlc des pays limitrophes (Laos, Cambodge… ). Après la guerre du Vietnam en 1975, les touristes (américains, japonais, allemands… ) ont succédé aux soldats. La croissance de la prostitution a nécessité l’établissement d’infrastructures pour accueillir les touristes. Les pays du Sud-est Asiatique (la Thaïlande, les Philippines.. ) ont commencé à se forger une notoriété avec la réputation d’être un pays où la liberté des pratiques sexuelles est respectée, où l’on peut avoir des relations sexuelles facilement, pour moins cher que dans le pays d’origine.

Le nombre de touristes n’a fait que croitre (1970 : 630 000, 1998 : 7,8 millions, aujourd’hui : 9 millions), le nombre de prostituées aussl (on estime à 40 millions le nombre de personnes prostituées dans le monde, dont 33 millions en Asie du Sud- est), à tel point qu’aujourd’hui, le sexe, qui n’était qu’un « petit » ommerce, est devenu un moyen d’ attraction touristique et un véritable business pour les Pays en Voie de Développement. On assiste aujourd’hui a une véritable démocratisation du tourisme sexuel. En Thaïlande, en 96, il représentait entre 18 et 20 milliards de dollars, deux ans plus tard entre 22 et 25 milliards soit 2 à 14% du PIB (8 016 établissements du sexe dans le pays, sont 1 207 localisés à Bangkok). Le tourisme sexuel rapporterait 7,1 milliards d’euros.

En Indonésie le tourisme sexuel représente entre 1,2 et 3,3 milliards de dollars et oscille entre 0,8 et 2,4% du PIB. Aux Philippines le tourisme sexuel constitue la troisième source d’échanges internationaux. Les pays industrialisés où la prostitution est légalisée y trouvent leur compte: le tourisme sexuel y représenterait environ du PIB aux Pays-B PAGF s OF légalisée y trouvent leur compte: le tourisme sexuel y représenterait environ 5% du PIB aux Pays-Bas (1 octobre 2000), entre 1 et 3% au Japon, et approximativement la même chose en Allemagne (1 janvier 2002). La Thaïlande n’est plus la seule destination concernée par ce fléau. Tous les pays sont concernés.

Les destinations les plus propices restent cependant les Pays n Voie de développement: le Sud-est Asiatique (Thaïlande, Philippines, Indonésie, Sri Lanka.. ), les Caraibes (la Barbade, République Dominicaine, Cuba, Jamaïque, Saint-Domingue… ) l’Afrique (Maroc, Tunisie, Zambie, Gambie, Kenya… ) l’Amérique Latine (Costa-Rlca, Colombie, Brésil… ) ou encore le sud de l’Europe (Grèce par exemple surtout Mykonos). Les pays Industrialisés sont aussi touchés. Ce sont généralement ceux où la prostitution est légalisée : Australie (état de Victoria), la Nouvelle-Zélande, l’Allemagne, les Pays-Bas(700 bordels dont 250 à Amsterdam), Danemark, Autriche…

On remarque, et c’est logique, que les flux du tourisme sexuel se calquent sur ceux du tourisme classique : de l’hémisphère-Nord vers hémisphère-Sud ; des pays riches vers les Pays en Voie de Développement et migrations interrégionales. Par exemple : les Américains auront plus tendance à aller dans le bassin des Caraïbes ou en Amérique Centrale (Equateur), les Australiens dans le bassin Pacifique, les Européens dans le sud de l’Europe ou en Afrique. Origines du phénomène De nombreux facteurs sont à l’origine de l’ampleur du tourisme sexuel. Ils sont d’ordre économiques, sociaux, culturels, politiques t juridiques. -Facteurs économiques: -le sous-développement -l’augmentation des flux touristiqu juridiques. ugmentation des flux touristiques du à l’ouverture de frontières -l’augmentation du tourisme de masse : il y a plus de touristes, on assiste à une concentration spatio-temporelle. l’existence d’une demande croissante encouragée et stimulée par une offre toujours plus alléchante, qui s’est internationalisée à cause du développement du média Internet et de la création de sex-tours. Ce sont des tour-opérateurs spécialisés, dont la promotion et la vente de circuits vantent de façon détournée les romesses et le potentiel de certaines destinations touristiques en matière de sexe (on peut citer: Dexterhorn, Bendricks, Men’s Travel, tours, pleasure tours ou Big Apple Oriental Tours, aujourd’hui supprimé). Facteurs culturels: le maintien de cultures traditionnelles patriarcales et sexistes rendant les femmes particulièrement vulnérables et conduisant à une institutionnalisation de l’exploitation des femmes pour le tourisme sexuel. (patriarcat : organisation familiale et sociale fondée sur la descendance des mâles et sur le pouvoir exclusif ou prépondérant du père). Facteurs sociaux: la pauvreté de la popu ation (d’avantage en milieu rural qu’urbain), et la défaillance des systèmes éducatifs • il n’existe pas de mesures de prévention ni d’information, l’exclusion. -Facteurs politiques: situation politique instable. Le tourisme sexuel reflète l’échec des politiques de développement visant ? améliorer le niveau de vie de la population et à réduire le taux d’explo’tation sur le marché du travail.

La population est pauvre et manque d’éducation, besoin financiers (le sexe est souvent la seule s 7 OF population est pauvre et manque d’éducation, besoin financiers le sexe est souvent la seule source de revenus). Corruption politique : l’Etat thaïlandais a été accusé indirectement de proxénétisme, compte tenu du pouvoir absolu de la police, et des liens existant entre les forces de l’ordre et les réseaux mafieux Certains pays n’hésitent pas à banaliser et à favoriser ces activités afin de remédier à leurs problèmes économiques (toxicomanie, trafic en tous genre… ). -Facteurs juridiques : les mesures de répression devant être prises à l’encontre des clients ne sont apparues que très tardivement.

De plus, elles ne sont (pour la plupart du temps), as respectées par les états pour une simple raison : le tourisme sexuel est source de devises. • Les conséquences du tourisme sexuel Le tourisme sexuel ne cesse de s’accroître, et participe largement au développement du trafic et de l’exploitation de personnes (chosification et marchandisation des personnes) En 2001 on estimait à 40 millions, le nombre de personnes prostituées. C’est un cercle vicieux ayant pour « moteur » l’appât du gain. La population est pauvre, et manque d’argent. Certains sont prêts à tout pour récupérer quelques dollars. Ils prostituent leurs enfants pour qu’ils ramènent de l’argent, ou les vendent ? es proxénètes.

Dans ce cas là, les enfants sont emmenés à la ville et se retrouvent condamnés, prisonniers, esclaves de ces proxénètes (hôteliers, patrons de bars, de maisons closes… ) dont le seul but est de faire du profit en attirant les touristes avec du sexe facile et bon marché. Ceux là viennent, chaque fois plus nombreux, les trafiquants ont besoin de « main-d’œuvre », donc retournent dans les 8 OF viennent, chaque fois plus nombreux, les trafiquants ont besoin de « main-d’œuvre », donc retournent dans les campagnes chercher de futurs victimes. Les personnes victimes de rapt sont séquestrées dans des hôtels ordides, violentées, battues lorsqu’elles refusent d’obéir… Elles sont réduites à l’état de bien marchand, le client est roi.

Contraintes à la soumission, il peu en disposer à sa guise. (conséquences physiques). Certaines d’entre elles doivent faire face à des « imprévus »: comme la grossesse. Après la guerre du Vietnam, en Thailande, on estimait à 6000 le nombre d’enfants nés d’une liaison entre un GI et une femme locale. De plus, le tourisme sexuel contribue de façon significative à la propagation des Maladies Sexuellement Transmssibles, et notamment le SIDA (à hauteur de 16% les autres raisons ?tant : transmission conjugale, utilisation des seringues par les toxicomanes r). En Thaïlande : le sida a tué 66 000 personnes en 1999. En 2003 le chiffre s’est élevé à 755 000 personnes.

Ceci pour une raison très simple, l’utilisation du préservatif lors des rapport sexuels touristes/locaux ou même touristes/touristes n’est pas toujours systématique . Enfin, l’impact est aussi mental : les conditions de vie sont déplorables. Certaines personnes sombrent dans la maladie, dans la dépression n’ont aucune valeur en tant que personnes humaines) ou dans la drogue (désespoir, autodestruction). Victimes d’une exclusion sociale et familiale, la stigmatisation poussent certaines d’entre elles au suicide. Il faut savoir qu’il existe différents types de tourismes sexuels. Ils sont au nombre de PAGF OF savoir qu’il existe différents types de tourismes sexuels.

Ils sont au nombre de 4: le tourisme homosexuel, le tourisme sexuel féminin, le tourisme sexuel masculin et le tourisme sexuel impliquant les enfants. Le tourisme homosexuel Le principe est d’avoir des rapports sexuels avec des locaux, mais avec des personnes du même sexe. La distance, l’éloignement du pays d’origine permet à la clientèle ‘affirmer et de renforcer son identité. Ce qu’elle ne peut pas toujours faire chez elle. Le sexe n’est pas l’unique motivation de cette clientèle. Il y a également des motivations culturelles : découverte d’un pays, d’un patrimoine, ou simplement la clientèle cherche le repos. Les destinations différent en fonction de celles-ci.

Lorsque la motivation est culturelle, le sexe intervenant à un degré moindre, la clientèle aura plus tendance à se rendre dans de grandes capitales européennes telles que Paris (44%), Prague (7,1 gt), Amsterdam ou Berlin En revanche, quand les motivations sont purement sexuelles, a clientèle se rendra dans ce qu’on appelle des « gay resorts » en Europe : Mykonos Ibiza Sitges (14,4%) ;Pour d’autres destinations plus lointaines :LJSA Australie (12,3%), Afrique du Nord (14,9%), Gran Canaria (31 Amérique du Sud-Centrale En Thaïlande on compte une quarantaine de bars réservés à la clientèle gay. Exemple aux USA en Horide avec South Beach: Cest un complexe de loisirs, limité et artificiel, spécialement conçu pour la clientèle gay, il commercialise, promotion d’un certain coté l’image de l’homosexualité. II reste très prisé dans la mesure où cela permet à la clientèle de trouver de no