Théâtre résumés rapides

Français Résumés et analyses 10/05/2014 Claire languille orag Le Misanthrope de M èr•: Sni* to View Alceste, le misanthrope, est le plus loyal et le plus droit des hommes ; malheureusement il lui manque une vertu, l’indulgence pour la conduite des autres. Dans son rigorisme, il pousse la franchise jusqu’à la brutalité.

Un compliment banal, de pure politesse, en voilà assez pour le faire crier au mensonge, ? l’hypocrisie, et il ne voit partout « qu’imposture, intérêt, trahison, fourberie Aussi dans sa colère peu réfléchie, il n’épargne personne et ne craint pas de dire qu’il hait tous les hommes, ? Les uns parce qu’ils sont méchants et malfaisants, Et les autres, pour être aux méchants complaisants Et n’avoir pas pour eux ces haines vigoureuses Que doit donner le vice aux âmes vertueuses. » n’est pas exempt de petites faiblesses. Le but du Misanthrope est la tolérance sociale.

Cest de tous les ouvrages de Molière celui où il a représenté d’une manière plus générale les travers de l’humanité. Il est sorti dans cette pièce plus que dans les autres du cercle étroit des ridicules et des mœurs de son siècle ; il y a peint tous les siècles puisqu’il y a peint le cœur

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humain. Tartuffe de Molière (1667) L’auteur nous fait pénétrer au sein d’une famille honnête et paisible, tout à coup troub par la seule présence OF personnage et cherche à l’éclairer sur la différence qui existe entre la vraie et la fausse dévotion.

Tartuffe est le chef-d’œuvre de Molière. Au point de vue moral, Tartuffe excita de vives controverses entre les mondains et les gens sérieux. Bourdaloue s’arma contre lui de sa dialectique ; Bossuet, de son impétueuse éloquence. On fut injuste envers Molière : il n’avait pas l’intention d’attaquer la vraie religion, et les hommes religieux l’auraient dû sentir. Le portrait qu’il trace est vrai ; l’hypocrisie reçoit une flétrissure méritée, et le temps comportait une pièce de ce genre.

Mais c’est une question de savoir jusqu’où peut aller le langage de la piété sur le théâtre, et dans une telle bouche. Chez les âmes relgieuses, il y aura toujours un mouvement douloureux en entendant profaner l’expression de ce qu’elles respectent. Tartuffe, sans doute, est le coup le plus dangereux porté, non à la religion, mais aux attitudes religieuses. Cependant, il faut en convenir, le nombre des apologistes du Tartuffe serait moins grand s’il se bornait ? elui des ennemis de [‘hypocrisie. Bon nombre de ceux qui l’ont applaudi halSsaient quelque autre chose encore que ‘hypocrisie.

L’Avare de Molière (1668) Harpagon, l’avare, n’aime que son ar ent ; il ne voit que des voleurs autour de lui, il so le monde de vouloir lui PAGF 3 OF soupçonne tout le monde de vouloir lui voler son argent. L’Avare songe à établir ses deux enfants sans s’inquiéter le moins du monde de leurs goûts, il a fait choix d’une riche veuve pour son fils Cléante, et pour sa fille, Élise, du seigneur Anselme, un homme mûr qui n’a pas plus de cinquante ans, mais noble, oux, posé, sage et fort riche. Son intendant, Valère, qui aspire secrètement à la main d’Élise, lui fait quelques objections.

La comédie de L’Avare n’eut pas d’abord tout le succès qu’elle méritait parce qu’elle était écrite en prose. On croyait à cette epoque qu’une bonne comédie ne pouvait s’écrire qu’on vers. Rousseau a taxé L’Avare d’immoralité : « C’est un grand vice assurément d’être avare et de prêter à usure, mals n’en est- ce pas un plus grand encore à un fils de voler son père, de lui manquer de respect, de lui faire les plus insultants reproches, et uand ce père irrité lui donne sa malédiction, de répondre d’un air goguenard, qu’il n’a que faire de ses dons ?

Si la plaisanterie est excellente en est-elle moins punissable ? Et la pièce où l’on fait aimer le fils insolent qui l’a faite, en est-elle moins une école de mauvaises mœurs ? » M. Saint-Marc Girardin a discuté l’opinion dé Rousseau. « Harpagon, dit-il, nous amuse, non comme père mais comme avare ; et si son fils lui manque de respect, c’est que dans ce moment, l’avare, l’usurier et le vieillard amoureux, les trois vices ou les trois dans ce moment, l’avare, l’usurier et le vieillard amoureux, les rois vices ou les trois ridicules d’Harpagon, cachent et dérobent le pire.

Quand le père oublie l’honneur, le fils oublie le respect qu’il doit à son père. Ne nous y trompons pas, en effet, c’est un beau titre que celui de père de famille. C’est presque un sacerdoce ; mais c’est un titre qui oblige, et s’il donne des droits, il impose aussi des devoirs. Je sais bien qu’un fils ne doit jamais accuser son père, même s’il est coupable, mais c’est là le précepte, ce n’est point hélas la pratique sinon des fils vertueux.

Or, Molière, dans L’Avare, n’a pas entendu le moins du monde ous donner Cléante pour un fils vertueux que nous devons approuver aux dépens de son père : il a voulu seulement opposer l’avarice à la prodigalité, parce que ce sont les doux vices qui contrastant le plus [‘un avec l’autre, peuvent par cela même se choquer et se punir le plus efficacement. » Les Femmes savantes de Molière (1672) Philaminte, femme du bonhomme Chrysale, Bélise, sa sœur et Armande, l’ainée de ses mies, sont les femmes savantes de cette comédie.

Philaminte, femme impérieuse et acariâtre, toute entière aux spéculations scientifiques, néglige les soins u ménage et ne s’occupe de ses domestiques que pour leur enseigner les lois de la physi ue ou les règles de la grammaire elle exerce sur son faible ri un pouvoir despotiq PAGF s OF physique ou les règles de la grammaire ; elle exerce sur son faible et ignorant mari un pouvoir despotique qu’il avoue lui-même et qu’il n’a pas le courage de secouer.

Malgré lui, on a chassé la bonne servante Martine parce qu’elle outrageait trop souvent les oreilles de ses maîtresses. Bélise est une folle romanesque. Armande ne conçoit pas qu’une femme puisse tolérer l’erreur si commune qu’on appelle mariage et elle détourne sa sœur Henriette de ce « vulgaire dessein À côté de ces trois pédantes, Molière a placé le poète Trissotin et le savant Vadius, qui sont les types du pédantisme chez les hommes.

Ils se rencontrent dans le salon de Philaminte et après s’être fait mutuellement des éloges exagérés sur leur talent et leur esprit, Vadiuss’avise de critiquer un sonnet dont il ne savait pas que Trissotin était fauteur ; de cette méprise nait entre les deux beaux esprits une querelle aussi ridicule que la scène de flatterie qui l’avait précédée. Si Trissotin éprouve un grand charme a recevoir des compliments, l ne se contente pas cependant de ces jouissances immatérielles. Il aspire à la dot d’Henriette, fille de Philaminte et sœur d’Armande.

La seconde fille de Chrysale a pu échapper à la contagion du pédantisme : elle est aussi sensée que sa mère, sa sœur et sa tante sont extravagantes ; et comme les doctes entretiens ne sont pas de son goût, elle est médiocrement sensible à l’honneur d’épouser 6 OF sensible à l’honneur d’épouser M. Trissotin. D’ailleurs, du consentement de son père, elle a promis sa main à Clitandre, homme de bonne compagnie et de bon sens qui ne se gêne pas our railler les ridicules de la famille et dit à rissotin : « Qu’un sot savant est sot plus qu’un sot ignorant. ? Henriette n’a point caché à celui-ci sa préférence pour Clitandre, mais cet homme bel esprit ne se pique pas de délicatesse et, encouragé par Philaminte, il ne renoncera pas pour si peu à la dot qu’il convoite et que seule il recherche. Heureusement pour Henriette et pour Clitandre, Ariste, frère de Chrysale, s’interpose et vient seconder leurs projets par un stratagème. Il a deviné que Trissotin est plus épris de la fortune que de la beauté de sa nièce. Au moment où l’on va signer le contrat, il apporte une fâcheuse nouvelle : Chrysale est ruiné.

Trissotin retire aussitôt sa parole et Philaminte, désabusée sur le désintéressement des philosophes, consent de bon cœur au mariage d’Henriette et de Clitandre. Le faible Chrysale attribue à sa fermeté cet heureux dénouement. « Il était difficile, dit La Harpe, de remplir cinq actes avec un ridicule aussi mince et aussi facile à épuiser que celui de la prétention au bel esprit. Molière, qui l’avait déjà attaqué dans Les Précieuses, racheva dans Les Femmes savantes. Mais on fut d’abord si prévenu contre la séche OF Précieuses, l’acheva dans Les Femmes savantes.

Mais on fut d’abord si prévenu contre la sécheresse du sujet et si persuadé que l’auteur avait tort de s’obstiner à en tirer une pièce en Clnq actes, que cette prévention, qul aurait dû ajouter à la surprise et à l’admiration, s’y refusa d’abord, et balança le plaisir que faisait rouvrage, et le succès qu’il devait avoir. L’histoire du Misanthrope se renouvela pour un autre chef-d’œuvre, et ce fut encore le temps qui fit justice. On s’aperçut de toutes les ressources que Molière avait tirées de son génie pour enrichir l’indigence de son sujet.

Si, d’un côté, Philaminte, Armande et Bélise sont entichées du pédantisme que ‘hôtel de Rambouillet avait introduit dans la littérature, de l’autre se présentent des contrastes multipliés sous différentes formes : la jeune Henriette, qui n’a que de l’esprit naturel et de la sensibilité ; la bonne Martine, cette grosse servante, la seule de toutes les domestiques que la maladie de Vesprit n’ait pas gagnée ; Clitandre, homme de bonne compagnie, homme de sens et d’esprit qui doit haïr les pédants et qui sait s’en moquer ; enfin, et par-dessus tout, cet excellent Chrysale, ce personnage out comique et de caractère et de langage, qui a toujours raison, mais qui n’ajamais une volonté, qui parle d’or quand il retrace tous les ridicules de sa femme, mais qui n’ose en parler qu’en les appliquant à sa sœur, qui, après avoir sa femme, mais qui n’ose en parler qu’en les appliquant à sa sœur, qui, après avoir mis la main d’Henriette dans celle de Clitandre, et juré de soutenir son choix, un moment après trouva tout simple de donner cette même Henriette à Trissotin et qui appelle cela un accommodement. Le dernier trait de ce rôle est celui qui peint le mieux cette faiblesse de caractère, de tous tes éfauts le plus commun, et peut-être le plus dangereux.

Quand Trissotin, trompé par la ruine supposée de Chrysale, se retire brusquement, et que Henriette, de l’aveu même de Philaminte, détrompée sur Trissotin, devient la récompense du généreux Clitandre, Chrysale, qui dans toute cette affaire n’est que spectateur, et n’a rien mis du sien, prend la main de son gendre, et lui montrant sa fille, s’écrie d’un air triomphant : « Je le savais bien, mot, que vous ‘épouseriez » et dit au notaire du ton le plus absolu « ‘Allons, Monsieur, suivez l’ordre que j’ai proscrit, Et faites le contrat ainsi que je Pai dit » Que voilà bien l’homme faible, qui se croit fort quand il ny a personne à combattre, et qui croit avoir une volonté quand il fait celle d’autrui ! Qu’il est adroit d’avoir donné ce défaut à un mari d’ailleurs beaucoup plus sensé que sa femme, mais qui perd, faute de caractère, tout l’avantage que lui donnerait sa raison ! Sa femme est une folle ridicule : elle commande.

Il est fort raisonnable : il obéit. Mais si Chrysale est comique qua PAGF OF folle ridicule : elle commande. Il est fort raisonnable : il obéit. Mais si Chrysale est comique quand il a tort, il ne l’est pas moins uand il a raison ; son instinct tout grossier s’exprime avec une bonhommie qui fait voir que l’ignorance sans prétention vaut cent fois mieux que la science sans le bon sens. Le pauvre homme ne met-il pas tout le monde de son parti quand il se plaint si pathétiquement qu’on lui ôte sa servante, parce qu’elle ne parle pas bien français ? » Les Précieuses ridicules de Molière (1659) La fille et la nièce d’un bon bourgeois, nommé M.

Gorgibus, sont deux pédantes qui ne rêvent que de se voir entourées de beaux esprits, gens à la mode qui ne parlent que dans un style rétentieux ; elles ont changé leurs noms de Madelon et de Cathos pour les noms plus sonores d’Aminte et de Polixène et elles se posent en précieuses. Gorgibus, qui, avant tout, est un homme de gros bon sens, veut marier ces jeunes filles avec deux jeunes gens de bonne maison, nommés La Orange et du Croisy. Ces jeunes gens s’expriment avec simplicité et naturel, ce qui ne les recommande pas auprès de Cathos et de Madelon qui les éconduisent avec mépris. Les deux gentilshommes jurent de se venger et envoient chez elles à cet effet, deux valets impudents, qui se donnent pour des alité.