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ESOPE L’aigle et la renarde, VIO siècle av. J-C S’étant liés d’amitié, un aigle et une renarde avaient décidé de devenir voisins, afin que Ihabitude resserre leurs liens. L’aigle s’éleva donc au sommet d’un grand arbre et y fit sa couvée ; la renarde se glissa dans le buisson au pied de l’arbre pour y mettre bas. Or un jour qu’elle était sortie en quête de pâture, l’aigle dans la disette fondit sur le buisson et ravit les renardeaux, dont il se régala avec ses aiglons.

A son retour, la renarde comprit ce qui s’était produit, et s’affligea non pas tant de la mort de ses petits ue de son incapacité à la venger : elle qui vivait sur terre ne next page pouvait en effet pour l’écart et s’en tenir a maudire son ennem[ châtiment de son ma cours du sacrifice d’u i dut-elle rester ? ssants et des faibles : rda pas à subir le campagne, au l’autel un viscère encore en feu, qu’il ramena dans son aire.

A peine l’avait-il déposé parmi les brindilles qu’un vent violent se leva et fit jaillir d’un vieux fétu une flamme brillante ; les aiglons furent consumés, car ils étaient Swipe to page encore

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trop jeunes pour voler, et tombèrent sur le sol. La renarde e précipita, et sous les yeux de l’aigle les dévora jusqu’au dernier. La fable montre que les traîtres à l’amitié échappent peut-être ? la vengeance de leurs victimes trop faibles, mais ne sauraient se soustraire au châtiment divin.

Livre 3, Fable 7, LE LOUP ET LE CHIEN, phèdre, 1668 Je dirai en peu de mots combien la liberté est douce Un loup dune maigreur excessive rencontra un chien gros et replet Après un salut, ils s’arrêtèrent : « D’où vient, dit le loup, que ton poil est si brillant ? où te nourris-tu, pour avoir un si bel embonpoint ? moi, qui suis bien plus fort, je meurs de faim. Ce bonheur sera le tien, répondit le Chien avec franchise, si tu peux rendre au maître les mêmes services que moi. — Quels sont-ils ? ?? Garder la porte, et la nuit, défendre la maison contre les voleurs. — Me voilà tout prêt : car maintenant j’ai à souffrir la neige, la pluie, et je traîne au fond des bois une vie misérable. Qu’il me sera plus facile de vivre à l’abri sous un toit, et de trouver un bon dîner sans me donner de mal ! — Viens donc avec moi. Chemin faisant, le loup voit le cou du Chien pelé par l’effet de la chaîne. Qu’est cela, ami ? — Rien. — Dis-le moi, je te prie. — Comme on me trouve v 2