TD Litt 15oct

TD Litt 15oct

TD 15/10/14 Littérature Avant récriture de la Princesse de Clèves, Mme de la Fayette s’est essayée à différent genres littéraires dans la décennie qui est entre la Princesse de Montpensier* et Zaide* (donc entre 1662 (la prlncesse de Montpensier) et 1671 (Zaide*). 1 678 : Princesse de Clèves. Elle a donc mis sept ans à rédiger la Princesse de Clèves. Elle a écrit durant la décennie un recueil de mémoire (histoire) et un roman hé[email protected]

En revanche, si les ouvrages sont différents dans leur forme et dans leur genre, certains motifs reviennent et sont peu à peu approfondis. La place faite à l’amo es r _ ?vénements de l’Intri e ne sont jamais repré subordonnés à la pei rdiale et les autres Ri ments mondains), mais sont toujours Sa conception de l’amour ne cesse d’ tre travaillée jusqu’? devenir le thème principal de Zaide. La question de la jalousie apparaît dès très tôt dans ses œuvres : dès la Princesse de Montpensier* ou dans la Comtesse de Tende*) : les héroïnes vont avoir des rivales.

Dans la conception de Madame de la Fayette, ceux qui aiment véritablement sont jaloux mals ceux qui ne le sont pas ne sont pas véritablement amoureux. On a

Désolé, mais les essais complets ne sont disponibles que pour les utilisateurs enregistrés

Choisissez un plan d'adhésion
alors un conflit entre l’individu et la société qui apparaît ans ses livres : la société exerce en permanence une pression sur ses membres, ce qui va les contraindre à l’hyprocrisie et au mensonge, et cette société finit généralement par dém Swlpe to vlew next page démasquer les héros des textes.

Généralement, dans ses textes, l’individu doit vivre sous le regard d’autrui, doit sacrifier ses inspirations les plus profondes et les plus intimes, ses désirs, pour conserver son image intacte que l’on a pour lui : constant soucis de réputation. Dans ses textes, MOL insiste sur la question du mariage qui est un espace pour le conflit, entre intérêt personnel et soucis social la orme sociale) En effet, les héroïnes de la Fayette contrairement à ceux de Mme de Scudery ne sont pas des jeunes filles mais des femmes mariées.

Un mariage dans la perspective chrétienne est un sacrement mais il est surtout un pacte financier, avec des interêts politiques : l’amour n’a pas sa place. Dès lors, certaines héroïnes de Mme de La Fayette ont déj? sombré dans l’infidélité, voire dans l’adultère. (=mme de Montpensier continue à avoir pour amant le Duc de Guise pour qui elle était déjà amoureuse avant d’être mariée) La Fayette montre l’incompatibilité entre le mariage en tant u’institution légale et rationnelle, et la passion qui est de nature irrationnelle.

Sil faut refuser ramour pour conserver le repos, le mariage peut aussi paraître parfois comme un mal nécessaire : la question du repos dans certains texte de la Fayette peuvent parfois se résoudre par le repos. Si les œuvres antérieures montrent ce travail perpétuel sur les obsessions thématiques où il va s’agir d’essayer de trouver une forme adéquate qui va essayer d’épouser parfaitement sa vision de l’œuvre.

Pendant ces presque 20 ans, elle va travailler surtout sur deu PAGF 91 parfaitement sa vision de l’œuvre. Pendant ces presque 20 ans, elle va travailler surtout sur deux éléments qui vont être la question de l’intrigue mais aussi la question du point de vue et la focalisation (grande nouveauté de Madame de La Fayette). En effet, dans ces 2 nouvelles, MDL adopte une vision « par derrière », pénétrant à des degrés divers dans l’âme des personnages et conduisant déjà l’analyse psychologique sur le made narratif.

L’analyse psychologique est conduite dans l’intrigue par l’intermédiaire du narrateur (cf : composition du roman baroque = dans les romans baroques, on insérait des moments où les ersonnages prennent la parole et font l’anatomie des cœurs, l’amour vécu par Pintermédiaire des personnages). L’analyse de la question de la passion et de l’amour se fait dans la trame narrative. Le narrateur ne juge pas encore en moraliste qui respecte plus ou moins l’extérieur, les sentiments sont plutôt décrits PDC). Donc, il n’y a pas encore de réelle distance du narrateur.

Cette question de l’intervention du narrateur qui juge apparaît sur La vie de la Princesse d’Angleterre*. C’est là qu’elle apprend que d’avoir un narrateur extérieur peut être pas mal, donc ça créé un distance narratoriale. Ainsi, au fur et à mesure de ses œuvres antérieures, MOL marque une prédilection par la vision « par derrière » qui lui permet d’éclairer par des nuances variées l’intériorité du héros, privilégiant l’un dentre eux mais laissant aussi habilement des zones d’ombres traduisant la complexité de la nature humaine. ) L’originalité et la 3 1 des zones d’ombres traduisant la complexité de la nature humaine. c) L’originalité et la nouveauté de la RDC : un récit dépouillé et extrêmement structuré Certains critiques ont parlé carrément de « nouveau roman » pour qualifier l’extrême nouveauté de la pratique de MDC Ce ui frappe premièrement le lecteur quand il lit la PDC, c’est l’extrême cohérence et unité de la narration. On a vu que MDL reprend nombreux procédés du roman baroque mais aussi s’en éloigner pour créer une nouvelle forme.

Elle va notamment refondre les données du roman baroque dans le creusé de la forme brève que constitue le roman à la mode au moment de la rédaction de la PDC_ Forcément, cela va créer des problèmes de condensation. Et donc, comment on peut percevoir ces processus de condensation ? MDC va s’émanciper des modèles de narration à rebondissement, elle va proposer un roman compact sans oupure lié dans le cadre de la nouvelle (genre plutôt bref) (# elle créer une intrigue dense et condensé et l’on n’en sort pas).

Donc, MDL refuse toute discontinuité et elle va offrir à ses lecteurs une œuvre d’un seul tenant où chaque épisode est subordonné à l’intrigue principale (=triangle amoureux) Un principe de concentration et d’organisation sou tend* tout le projet romanesque, MDL proposant ainsi un art de l’homogénéité qui contraste fortement avec le caractère hétéroclite des romans baroques. MDC s’astreint dès lors à raconter une seule intrigue essentielle où celle de l’amour passionné né entre les trois rotagonistes.

Donc, toute la narration est fondée sur l’histoire 1 passionné né entre les trois protagonistes. Donc, toute la narration est fondée sur l’histoire du drame impossible. Le découpage en 4 partie faisait figure de leurre*, puisque SI ces 4 parties peuvent fonder des unités de sens, puisque le roman commence sur PDC dans la cour et finit sur la mort de Madame de Chatre (de l’ignorance à la révélation) Elle ont été pensée par l’auteur, ce qui fait que nous n’avons pas 4 parties autonomes = une grande harmonie va régner sur le texte.

Le problème c’est plutôt le conflit entre ce que veut intérioté et ce que veut la société . L’harmonie va se trouver autour de la thématique globale de l’intrigue mais aussi au niveau du projet global qui va être l’analyse psychologique des affres de l’amour ainsi que la volonté de sonder les cœurs. Mais comment, narrativement, comment cette unification de l’action va se traduire ? 1) MOL va préparer minutieusement farrivée de tous les pers du roman, aucun épisode n’intervient au hasard de manière artificielle et sans justification.

Elle ne se laisse pas aller aux ressorts de la gratuité narrative. Dès lors, le roman est construit à la manière d’une chaîne où chaque maille est épendante des autres (effet domino où la logique narrative de la cause conséquente est maintenu en apparence malgré ce qu’ont pu dire les critiques contemporains qui voyaient la scène de l’aveu comme des absurdités romanesques sans fondement et incompréhensibles) Comment l’aveu est-il préparé ? Scènes de questionnement entre mari & femme – Fur et à mesure du roman : nécessité de l’aveu, dès la mort PAGF s 1 questionnement entre mari & femme – Fur et à mesure du roman : nécessité de l’aveu, dès la mort de Madame de Chatre Vidée de l’aveu commence à ê insinué dans ‘esprit de la PDC. pourquoi ? Cette scène où Madame de Chatre voit sa fille pour la dernière fois est un moment de transparence où elle lui montre où elle a compris qu’elle avait compris qu’elle tombait amoureuse de Monsieur de Nemours.

A ce moment, elle lui rappelle aussi qu’elle doit maintenir aussi à tout prix sa réputation et faire l’aveu auprès de Monsieur de Clèves c’est maintenir cette réputation (p. 172) en gros, elle dit « je ne vous demande pas de me le dire, je le sais Il est déjà présent dans ce texte. « Il faut de grands efforts et de grandes violences pour vous retenir » qui est faveu pour « sauver » sa réputation. ? Songez ce que vous devez à votre mari, songez ce que vous devez à vous- même.. ? interdit qui va rester dans la mémoire de MDC et qui pousse à l’aveu. Le texte va vraiment fonctionner comme ça.. Pourquoi Madame de Chatre se soustrait pendant 2 jours à sa fille avant sa mort ? -Rejet qui doit faire une sorte d’éléctrochoc à sa fille. Mais aussi, elle vient de donner son dernier discours que sa fille doit se rappeler, elle créer donc une sorte de discours mémorable. Une autre scène essentielle qu va préparer l’aveu est la dlscussion entre la PDC et son mari qui va lui proposer d’être son confident (p. 1) « Je vous donne.. pour la conseiller et pour la plaindre » Le marie contribue également à l’aveu. L’intégralité de la troisième partie du roman : elle ne pe PAGF 1 marie contribue également à l’aveu. L’intégralité de la troisième partie du roman : elle ne peut ni fuir le monde, ni nier sa passion. Cela va donc conduire à un lent progrès intérieur et le seul remède possible de la PDC va donc être cet aveu qui ne va pas être un coup de tête.

LA scène de l’aveu va ê le noyau du roman où tout converge mais aussi là où va se passer le déroulement, elle est tournée vers le début du oman et vers la fin puisque la tension dramatique est retenu par le duc de Nemours et la jalousie de mr. De Clèves. La trame de la PDC n’es pas fondée sur une trame arbitraire mais fondée et rigoureuse, Fontenelle disait d’ailleurs dans u journal mondain « le mercure galant » « Je sors présentement d’une quatrième lecture de la PDC et c’est le seul ouvrage de cette nature que j’ai pu lire 4 fois, un géomètre..

Cette composition et cette harmonie qui se dégagent à la lecture du texte ne sont pas seulement cette compo ayant des affinités maths, elle fonctionne aussi à la manière d’une compo musicale, MDL ménage des scènes arallèles avec des jeux de ressemblance & contrastes, variations sur un même motif donnant une unité profonde à l’œuvre. n des deuxième éléments qu’on peut noter pour comprendre les effets de structurations, PDC les histoires intercalées (4) ne servent pas forcément étoffe l’Intrigue principale ou a insérer des aventures, les histoires insérées ne sont jamais des digressions, elle enrichisse toujours le roman à la compréhension nécessaire de l’intrigue (cf : histoire de la femme d’Henri Il raconté par Madame de Chatre PAGF 7 1 compréhension nécessaire de l’intrigue (cf : histoire de la femme ‘Henri II raconté par Madame de Chatre, cela fonctionne comme une petite moralité.

On a donc ici une conduite proche de la rigueur classique (notamment rigueur tragédies classiques) Ill. Histoire et peinture du monde galant Comme dans les grands mémoires du XIIème (cf : texte du cardinal de Retz), PDC est inscrite dans une réalité historique. Les étapes du récit dans le PDC peuvent ê datées avec une grande précision selon les événements de l’histoire du XVIème siècle. Et pourtant dans ce qui apparaît en premier temps dans un récit historique, Phistoire reste secondaire. Le rôle secondaire joué par l’histoire : l’histoire mise au service de la peinture de la passion De nombreux éléments nous donnent cette impression de roman historique, fiction datée, à cheval sur les années 1558, 1559. L’œuvre s’ouvre sur les pour parler de paix avec l’Espagne mais aussi sur une galerie de portraits historiques avec par ordre d’entrée : Diane de Poitiers (maitresse du roi Henri Il), la reine Catherine de Médicis (femme de Henri Il), Marie Stuart (la fille du roi dE-cosse), Henri II a décidé de marier son fils (le dauphin) avec la fille du roi d’Ecosse.

Ensuite on nous présente les prlnces du sang. L’incipit va vraiment nous donner l’impression par l’exactitude du contexte et l’attention portée aux noms propres que ‘on est dans un roman historique. Mais on se rend rapidement compte que MDL ce qui l’intéresse surtout, dans la narration de son roman historique, c’est d’insérer son histoire d 91 surtout, dans la narration de son roman historique, c’est d’insérer son histoire dans une temporalité objective.

Elle ne rend pas réellement compte de la paix d’Espagne, la cour des Valois, la guerre des religions. Tous les grands éléments sont d’ailleurs laissés à l’arrière-plan sans qu’une grande description étendu soit faite. A quoi va des Irs servir cette inscription du récit à la cour d’henri Il ? Pour commencer, ses notations temporelles vont lui permettre de souligner que son récit n’excède pas une année, ce sont des marqueurs de temporalités.

On va avoir alors une unité de temps propre aux auteurs classiques (cf : tragédie, comédie classiques). Ensuite, on peut noter que les éléments historiques sont subordonnés à Pintrigue de MDC Dans l’histoire, MDL va sélectionner les éléments importants à la narration. Elle ne sélectionne ce qui est intéressant pour mettre en place l’histoire amoureuse. De +, le resserrement du temps sur une année, va ermettre à l’auteur de mettre l’accent non sur les événements mais sur les sentiments et la durée intérieure des personnages .

En fait, les repères historiques vont servir de repères temporels, ils vont marquer l’accélération ou le ralentissement. Et d’ailleurs, les éléments historiques vont s’effacer au fur et à fur du récit pour laisser place à la sphère du privé. L’histoire n’est pas éclairée dans la PDC, l’histoire va servir de simple faire valoir au récit de la passion. C’est pourquoi la fin du roman est marquée par la prégnante de la temporalité intérieure. Cette temporalité intérieure diffère sel