synthèse finalité de l’entreprise

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l. La finalité de l’entreprise : définition et déterminants A. Finalité, définition La finalité d’une entreprise est sa raison d’être, son but ultime, ce pour quoi elle a été créée. Pour atteindre cette finalité, l’entreprise structure son organisation interne et développe une stratégie à laquelle sont adossés des objectifs qu’elle se fixe (objectifs commerciaux, financiers, sociaux, productifs, etc. ). L’atteinte de ces objectifs lui permet d’assurer la satisfaction de sa finalité. B. Les types de finallt 1.

Les finalités premi économique or 5 Sni* to View inalités financière et Deux finalités classiques sont étroitement imbriquées : la finalité financière d’une part, la finalité économique d’autre part. La finalité financière vise la maximisation du profit avec, en arrière-plan, la maximisation de la valeur pour les propriétaires ou actionnaires. La maximisation du profit dégage permet ? l’entreprise d’engranger la latitude et [‘assise nécessaires pour rester pérenne et se développer sur son marché, en d’autres termes, d’atteindre sa finalité économique.

Au regard des pratiques de gestion du personnel qui se sont éveloppées lors de la première moitié du XXe siècle, une troisième finalité peut être identifiée : la finalité sociale. Le paternalisme, fréquemment observé alors dans les entreprises ménagères, amélioration du cadre de vie des salariés

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et de leur famille, etc. Cette finalité sociale se positionne néanmoins à un autre niveau que les deux précédentes.

D’aucuns considèrent que les efforts entrepris par les entreprises en la matière s’inscrivent dans une perspective instrumentale : rendre captif/fidéliser une main-d’œuvre volatile dans un contexte de sous abondance de l’offre de travail. La finalité sociale serait donc au service des finalités financière et économique. 2. Le développement d’une finalité plus globale : la finalité sociétale Plus récemment, sous Heffet conjugué d’une prise de conscience collective (cf. xternalités négatives de l’activité économique, ressources limitées, etc. ) et d’une expression plus soutenue d’un nombre d’acteurs ou de parties prenantes – certains pourront parler de rapports de force (consommateurs, salariés, dirigeants et actionnaires, organisations non gouvernementales, médias, actionnaires, organisations syndicales, etc. ) – des entreprises ?toffent leurs finalités premières. Les actions renvoyant à la RSE (concept formalisé par Bowen) attestent de cette ouverture.

On parle d’entreprise citoyenne et de finalité sociétale. Cette finalité consiste à adjoindre aux préoccupations financières et économiques une préoccupation environnementale (au sens de l’environnement de fentreprise). La finalité sociétale ne se substitue pas aux finalités premières mais les dépasse, les englobe. Elle leur ajoute la préoccupation environnementale dont le développement durable est une composante au même titre que Hamélioration des conditions de ravail, des relations sociales par exemple.

Cette finalité traduit la prise en co travail, des relations sociales par exemple. Cette finalité traduit la prise en compte des intérêts d’un nombre plus importants d’acteurs, encore appelés parties prenantes. Parties prenantes : Les parties prenantes (ou stakeholders) d’une organisation désignent « tout groupe ou individu qui peuvent affecter ou être affectés par la réalisation des objectifs de cette organisation » (Freeman, 1984). Les parties prenantes sont ainsi les clients, les fournisseurs, la communauté, les salariés, les investisseurs, etc.

La théorie des parties prenantes met l’accent sur la prise en compte de la multiplicité des acteurs ou des groupes d’acteurs dans les déclsions des organisations (par opposition à une approche focalisée sur la prise en compte des intérêts des seuls actionnaires : « vision stakeholders » versus « share-holder G. Schmidt, Le management, fondements et renouvellements, Sciences humaines éditions, 2008. C. Les déterminants de la finalité La finalité d’une entreprise peut varier d’une entreprise à une autre d’une part, dans le temps d’autre part.

La finalité est donc contingente (Drucker). Plusieurs facteurs l’influencent. On pourra citer : les préoccupations et sensibilité du créateur, du dirigeant d’entreprise voire des actionnaires ; les attentes de la société civile et l’existence de rapports de force (contre-pouvoirs) ; la fixation d’un cadre réglementaire contraignant (cf. l’État et la réglementation, les normes, etc. ). Friedman, la finalité première d’une entreprise est la maximisation de son profit.

Selon Brabet (2012), « il suffit dans ce modèle que les entreprises cherchent à optimiser leur rentabilité, avec la planète comme terrain de manoeuvre, pour que la main nvisible du marché peup é d’homo oeconomicus équilibre les intérêts particuliers, assure, dans le respect des lois minimalistes (visant en particulier le droit de propriété), le bien-être sociétal La RSE est alors considérée « comme un danger car elle soulève des attentes indues vis-à-vis de l’entreprise » (Brabet, op. cit. 2012). Deux approches s’en distinguent néanmoins.

La première, largement dormnante, suppose le volontarlsme des entreprises et des parties prenantes. Les actions relevant de la RSE n’ont pas à être imposées de rextérieur (cf. Etat) puisque « la RSE est profitable. Elle l’est parce que l’engagement volontaire des entreprises protégera leur réputation, leurs marques, améliorera leur image et accroîtra plus globalement leur légitimé » (Arabet op. cit, 212). Dans ce modèle, Pintérêt des parties prenantes, ou stakeholders, est convergent « sous réserve d’une bonne communication et d’une bonne gestion » (Brabet, op. it. 2012). Il s’agit ici d’un modèle « gagnant-gagnant La seconde critique cette vision trop consensuelle. Elle prône notamment un encadrement plus institutionnalisé à l’échelle internationale pour engranger le cercle vertueux de la RSE. B. La RSE dans les faits 1 . Une finalité sociétale qui s’observe essentiellement dans les grandes entreprises Il apparaît que les actions reflétant une forme de RSE s’expriment essentiellement dans les grandes entreprises.

Les coûts qu’elles PAGF une forme de RSE s’expriment essentiellement dans les grandes entreprises. Les coûts qu’elles supposent (Investissement socialement responsable) peuvent être difficilement supportables pour une PME (Igalens, 2008). 2. un champ d’actions qui reste limité Tout en identifiant des changements profonds dans certaines entreprises (domaines des achats, de la recherche et du éveloppement, du marketing stratégique), Brabet (op. it, 2012) observe un champ d’actions cantonné au valet environnemental avec, en particulier, les économies de ressources naturelles et l’éco-conception « lorsque celui-ci n’exige pas d’investissement massif » (Brabet, op. cit. 2012). Au niveau social, l’auteur cite le respect des droits fondamentaux au travail dans les pays à bas coût de main-d’œuvre. Ce progrès ne doit néanmoins pas évacuer une dure réalité, très largement médiatisée • la perception négative de certains salariés quant à la nature de leur relation d’emploi (pression, stress, etc. ).

Conclusion Au final, on s’interroge sur la nature même de la mise en œuvre de la RSE qul semble à bien des occasions le reflet de préoccupations très instrumentales (au même titre que la finalité sociale décrite précédemment). Néanmoins, la mise en œuvre d’actions relevant de la RSE qu’elle soit calculée, forcée ou qu’elle résulte de convictions profondes- constitue une avancée majeure permettant la considération d’un plus grand nombre d’acteurs sans que ne soit entachée la satisfaction des actionnaires. Sans nul doute, une finalité dont le développement mérite d’être encouragé voire davantage encadré.