synthèse 4 page stage 1 BTS ESF

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Aborder la question de l’hygiène avec un public adulte autonome à la Maison Relais Montjoie p g dans le cadre d’un stage du 22 septembre au 31 octobre 2014 (6 semaines) en formation pour préparer le Brevet de Technicien Supérieur en Economie Sociale et Familiale 13 résidents bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active). Elle est localisée au Mans dans le quartier des Sablons qui offre beaucoup d’opportunités de logements sociaux.

Zone de Sécurité Prioritaire, c’est un cadre rénové parsemé d’espaces verts avec un accès au tramway. Un grand nombre de services sociaux et ulturels facilitent partenariats, accompagnements et création du lien social. La structure est composée de 26 logements individuels équipés pour être habitable immédiatement et d’un appartement dédié à l’espace collectif et aux bureaux.

L’équipe est composée d’une directrice, d’un Conseiller en Economie Sociale et Familiale (CESF), d’une monitrice- éducatrice, d’une animatrice sociale, d’une secrétaire et d’un agent d’entretien. Les travailleurs sociaux se partagent les accompagnements individuels et les interventions collectives, ils veillent à définir, conjointement avec les résidents, les modalités e la vie collective.

Dans leur rôle d’animation et de régulation, ils sont missionnés pour faciliter les relations entre locataires, les liens avec l’environnement local, les contacts avec les services qui ont

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orienté les résidents et ceux nécessaires à leur santé, ainsi que la logistique de l’établissement, de la gestion locative, de même que de la gestion budgétaire quand un résident en a besoin. Le temps de vie quotidienne est donc partagé entre entretiens individuels, animations, sorties, démarches téléphoniques, réunions internes et partenariales.

Le public est constitué de personnes majeures, seules, souvent n sortie de Centres d’Hébergement et de Réinsertion So 2 de personnes majeures, seules, souvent en sortie de Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS), qui ne relèvent pas de structures médico-sociales. Suffisamment autonomes pour s’occuper d’un appartement, elles bénéficient de minimas sociaux et, du fait de leur situation sociale et psychologique, ne peuvent accéder à échéance prévisible à un logement ordinaire. s problématiques rencontrées sont les suivantes : passé d’exclusion sociale, errance, foyers, « échecs » successifs dans l’occupation de logement ordinaire, isolement affectif, troubles sychiques voire psychopathologiques, addictions. J’observe que la problématique de l’hygiène personnelle du public est récurrente dans la structure. Cobjectif institutionnel vise l’intégration sociale or beaucoup de résidents renvoient une image qui peut constituer un frein (les mauvaises odeurs, des cheveux gras, des ongles noirs, des vêtements sales). ) Aborder la question de Ihygiène avec un public adulte autonome En arrivant dans l’établissement, je suis étonnée qu’il y ait deux toilettes côte à côte dans l’espace collectif : un pour les résidents, l’autre pour le personnel. De même, l’équipe se sert de ses propres couverts. Je n’avais pas pensé à l’importance de se prémunir des risques sanitaires de contamination alors que nous savons depuis la révolution pasteurienne qu’infections et contag Ons des maladies sont dues à l’activité bactériologique et virale dont la vaccination et l’hygiène nous prémunissent.

Le personnel garde à disposition des solutions de gel hydro alcoolique pour la désinfection des mains et s 3 personnel garde à disposition des solutions de gel hydro alcoolique pour la désinfection des mains et s’interroge aussi sur omment aborder la question de Phygiène, comment en parler ? des adultes. LI Dans un premier temps, j’observe quel est le positionnement de l’équipe à la MR afin d’analyser les postures professionnelles sur cette question.

Je m’entretiens avec l’éducatrice pour recueillir directement des informations sur le principe de fonctionnement de la MR concernant ce thème. Elle m’explique que le travail sur l’hygiène ne commence que lorsque la stabilisation psychologique permettant l’intégration semble acquise. Ensuite, et quand la confiance est instaurée, on peut tenter d’aborder cette roblématique qui reste délicate car il faut entrer dans l’intimité de la personne, mettre en question son image d’elle-même, sa capacité de responsabilisation.

Acquérir la confiance de l’usager est primordial pour un accompagnement de la personne dans le respect de son projet individuel. Etayer avec l’usager de nouvelles projections personnelles ne se fait pas sans elle. Les réactions sur Phygiène du public sont ici relationnelles, interindividuelles : un individu s’adresse à un autre selon une convention sociale établie entre eux dans le temps et un contexte onné, au cas par cas. Ainsi c’est l’appréciation personnelle du professionnel qui lui permet de s’autoriser une intervention orale directe ou non.

Celle-ci devra être justifiée selon les objectifs de la structure, du projet de vie de l’usager et selon les situations : urgence dans la prévention de la santé, pertine 4 vie de l’usager et selon les situations : urgence dans la prévention de la santé, pertinence d’une alerte pour le bien-être, d’un partage de ressenti positif dans la relation. Hors de ces contextes, la relation n’est plus professionnelle et peut être néfaste ? ‘usager : infantilisation, mésestime de soi, rancœur due à un sentiment de jugement, désappropriation du corps.

Elle met en danger la base de confiance acquise pour pouvoir travailler ensemble. Cette gestion des rapports humains n’est pas simple ? évaluer et à prendre en compte. Sur l’espace collectif, pendant un atelier « cuisine », l’animatrice rappelle en direction de tous les participants la nécessité de se laver les mains pour s’occuper des préparations culinaires. On lui répond que c’est évident et cependant il faudra qu’elle le rappelle à nouveau après une pause cigarette. pport sur les pratiques de l’hygiène est là aussi spontané, dans une relation directe, cette fois collective. Le support de l’animation de l’atelier permet d’aborder l’hygiène mais seulement dans le cadre de la restauration collective où les obligations sont communément acquises. Le groupe participant s’est volontairement inscrit dans cet investissement. Le fait qu’il s’agisse d’une réunion informelle ne stigmatise pas finformation échangée comme un apprentissage autoritaire et intrusif.

L’injonction sous-entend le partage d’une convention sociale communautaire • « nous partageons un repas pour sa convivialité, ous faisons attention à l’autre en évitant de lui communiquer nos microbes Certaines conventions sociales sont donc intégrées, S en évitant de lui communiquer nos microbes Certaines conventions sociales sont donc intégrées, il semble pourtant plus difficile d’aborder la question de l’hygiène en groupe plutôt qu’en individuel.

LI Dans un deuxième temps, j’analyse ce que m’apprennent les postures professionnelles observees. J’ai repéré que c’est la question de l’ordre de l’intime lié au corps qui est difficile. Elle fait intrusion dans la vie privée et entrent dans le champ de la psychologie humaine. Je m’aperçois en réunion associative avec d’autres structures que ce questionnement jalonne l’expérience de beaucoup de professionnels.

Cela interroge nos propres représentations, la notion de confiance, les limites entre infantilisation et accompagnement à la responsabilisation. Je découvre l’importance de la posture professionnelle autant dans le savoir être que dans le savoir-faire : trouver le positionnement juste avec l’autre, respecter son rythme dans sa motivation aux apprentissages, sa capacité d’autonomie et de responsabilisation.

Mais le respect que je dois à l’autre vient aussi nterroger le respect que l’on me doit. Il s’agit d’un débat toujours ouvert où chacun doit aussi interroger ses limites personnelles : qu’est ce que j’accepte de rautre même s’il est usager ? Où je pose les limites de ma pratique ? Ces questions ont intérêt à être partagées par les équipes et remontées aux responsables avec qui le cadre peut alors être redéfini si nécessaire.

Il me semble que s’appuyer sur de la méthodologie, sur des outils pourrait faciliter le moyen d’aborder cette question de l’hygiène avec un publ méthodologie, sur des outils pourrait faciliter le moyen d’aborder ette question de l’hygiène avec un public adulte autonome – dans le suivi individuel, une perspective peut être la mise en place d’une grille d’évaluation et une grille de suivi pour permettre de poser ce qui est acceptable dans l’accompagnement, pour éclairer la situation de départ et la progression attendue. avec une méthodologie de projet collectif visant un ou plusieurs objectifs dans le domaine de l’éducation à la prévention de la santé (risques Individuels et collectifs), d’éducation à la connaissance des bonnes pratiques en matière d’hygiène, ‘échanges permettant d’interroger les freins à ces pratiques (parcours de vie, représentations, estime de soi). Je suis arrivée à la MR en acceptant le fait que les résidents rencontraient des difficultés dans ce domaine, toutefois savoir comment aborder cette question était difficile.

J’ai acquis des éléments de réponses pour aborder la question de l’hygiène avec un public adulte : trouver son positionnement en le partageant avec l’équipe, savoir que cette problématique est à mettre en lien avec la psychologie, les psychopathologies, la santé, le rapport ? l’intime et au corps. Créer un lien de confiance, une adhésion de la personne n’est plus contradictoire avec ridée de la mettre face à certains codes sociaux. ) Conclusion de stage Je comprends mieux l’enjeu de la personne actrice de son projet, ce qui suppose d’être en capacité de se remettre en question, de faire évoluer ses pratiques afin de toujours veiller à mobiliser les ressour ressources de l’usager avant tout. J’ai pu apprendre en formation mais comprendre sur le terrain que l’accompagnement social n’est pas une recherche de solution immédiate, d’application d’outils qui règle un problème. II faut d’abord écouter, entendre, comprendre ce problème avec la ou les personnes concernées et les faire chercher avec nous les solutions envisageables afin de pouvoir les mettre en œuvre.

Ensuite nos compétences peuvent servir à informer, conseiller, orienter, concevoir des outils, des animations. J’ai compris que le savoir être est aussi essentiel que le savoir-faire : il garantit la qualité de la relation humaine, prédispose à la dimension éducative qui est nécessaire dans le domaine de l’économe sociale familiale. J’ai mesuré l’importance du cadre dans lequel l’usager peut évoluer et auquel e professionnel peut se référer. La cohésion de l’équipe est un facteur évident de réussite.

La rencontre de ce public en situation de précarité m’a plu. Cette intégration sociale par le logement durable m’a paru très positive pour la majorité d’entre eux. Les plus participatifs à la vie collective font un retour très valorisant sur la progression de leur parcours de vie en mettant en avant le soutien du dispositif, de la structure. Alors que je m’interroge sur un travail identique dans une structure d’accueil d’urgence et/ou temporaire, j’aimerais beaucoup pouvoir retravailler dans une Maison Relais. 8