sous l’orage

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économie et statistiques janvier 2006 4 des technologies de l’information et de la communication aux affaires électroniques le cas des entreprises luxembourgeoises julien CICCONE, Charles-Henri Dl MARIA Centre de Recherche Public Henri Tudor Des affaires aux affa Table des matières 1. Introduction 3 1. 2 Méthodologie 5 35 Swipetaviewn htp g 2. Résumé non technique 8 3. Commerce électronique et Technologies de l’Information et des Communications 10 étude? Depuis bien longtemps, les nouvelles technologies de l’information et des communications (NTIC) sont devenues les technologies de l’information et des communications TIC).

Ceci traduisant leur banalisation aussi bien auprès des ménages que des firmes. Pourtant, bien que l’utilisation des TIC par les ménages soit très répandue au Luxembourg, l’adoption de solutions électroniques et la conduite de pratiques des affaires électroniques comme les ventes et les achats en ligne restent des situations marginales pour les entreprises. Sur un échantillon de pays de l’OCDE, en 2000, le Luxembourg occupe l’avant dernière place en termes du nombre d’entreprises de plus de 10 employés qui achètent ou vendent en ligne, juste avant la Grèce.

Le pays étant placé loin derrière les pays candinaves alors que le taux de pénétration des TIC dans les ménages est similaire. De même, le

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secteur TIC de l’économie luxembourgeoise est peu développé. Ainsi, moins de douze entreprises appartiennent au secteur de la fabrication des TIC (code NACE 30 à 33); la contribution totale de ce secteur à la croissance économique est certaine mais marginale en comparaison de celle apportée par le secteur financier par exemple.

La question pourrait dès lors se poser de savoir, pour un pays comme le Luxembourg qui n’a pas connu de taux de croissance négatif de son économie depuis plus de vingt ns, SI les pratiques électroniques des affaires et/ou la production des TIC sont importantes voire utiles. En dépassant le cadre du Luxembourg, avec l’effondrement des sociétés « point com » et les débats qui se sont développés autours du paradoxe de Solow (voir boite 1 les pays de l’OCDE se sont demandés si la « nouvelle économie » n’était en 2 35 (voir boite 1), économie » n’était en fait qu’un mythe (OECD, 2001).

Une fois les turbulences passées et le rétablissement des marchés, de nombreuses études montrent que la contribution du secteur TIC à la croissance pour la lupart des pays de l’OCDE s’échelonne de 0. 5 à 2 points de pourcentage (OECD, 2002). De même, il existe un très grand nombre d’études qui montrent sans ambigüité que l’adoption et les investissements dans les TIC, Sils sont accompagnés et gérés, apportent des gains en productivité pour les entreprises (voir par exemple Becchetti et al. 2003). Censemble de ces faits motive les autorités publiques et para-publiques à développer plus « Économie et Statistiques » – Working papers du STATEC n04 en avant la diffusion et l’utilisation de ces technologies dans les entreprises. Censemble des organisations internationales et les ouvernements des différents pays est arrivé à la conclusion que les TIC ne sont pas une panacée pour créer plus de croissance mais que leurs contributions à la croissance ne sont pas négligeables.

C’est dans cet état d’esprit qu’a été mis en place le projet eLuxembourg. « Le programme d’action el_uxembourg constitue ainsi la réponse du Gouvernement aux défis lancés par l’émergence de la société de l’information. Il s’agit notamment de faire profiter le pays et ses citoyens des potentialités offertes par la société de l’information, tout en palliant à certains risques d’exclusion. » ww. eluxembourg. u Dans le cadre de eLuxembourg, de nombreux projets sont en cours ou ont déjà été réalisés dans différents thèmes touchant aussi bien à la gouvernance ublique, l’éducation, l’accès pour t la cultur 3 135 aussi bien à la gouvernance publique, l’éducation, l’accès pour tous à l’Internet, la culture ou le secteur privé. Parmi ceux-ci, un projet de mesure de la nouvelle économie a été lancé par le Ministère de l’Economie du Grand-duché de Luxembourg et a été confié au Centre de Recherche Public Henri Tudor.

Assistée par le STATEC, l’unité CITI ECOMI a déjà proposé ne première étude en 2003 sur la diffusion des TIC au sein des ménages luxembourgeois (voir Allegrezza et Dl Maria, 2003). L’exercice a été réitéré en 2004 (voir Ciccone, Di Maria et Mallet, 2004). Il a semblé important aux auteurs de ce rapport sur les entreprises et les TIC de dépasser la simple mesure de la diffusion, des usages et de la préparation des entreprises face à l’utilisation des TIC pour mettre en avant les facteurs de soutien à la mise en place de solutions informatiques efficientes.

Et, dans une moindre mesure, d’évaluer les freins au développement du commerce en ligne. C’est aussi une analyse des personnes ayant les connaissances pour favoriser le développement d’une économie numérique qui est développée. Cest pourquoi une partie de ce document s’attache à mesurer les besoins des PME en services de consultants et, réciproquement, de mettre en regard la perception des consultants du marché vis-à-vis de la demande. Des affaires aux affaires électroniques Boîte 1.

Le paradoxe de la productivité de Solow En 1987, le prix Nobel d’économie Robert Solow publia un article expliquant de manière provocante que l’On peut voir des ordinateurs partout sauf dans les statistiques de productivité. Le paradoxe réside dans le fait que toute la théorie de la croissance odèle de Solow) 35 théorie de la croissance (y compris le modèle de Solow) montre sans ambiguité que le progrès technique et les innovations, ce qui inclus les TIC, devraient être des moteurs de la croissance en particulier par une amélioration de la productivité.

Les faits semblent contredire ces modèles théoriques. Trois exemples: alors que les TIC se diffusaient de plus en plus dans les différents secteurs de l’économie des Etats-Unis, la productivité montrait des signes de ralentissement. De manière encore plus surprenante, les secteurs qui tilisaient le plus une ou plusieurs TIC étaient aussi ceux qui présentaient la productivité la plus faible. Enfin, certains pays producteurs, comme le Japon, au lieu de gagner en productivité, présentaient des taux de croissance catastrophiques, ce qui n’était pas le cas pour d’autres dragons asiatiques.

Depuis quelques années le commentaire de Solow n’est plus considéré comme un réel paradoxe mais plutôt comme un indicateur de l’ignorance des analystes ? mesurer de manière exacte la contribution des TIC à la productivité. Brynjolfsson (1993) propose quatre explications principales pour lever le paradoxe, i) des rreurs de mesure, ii) la non prise en compte du temps nécessaire pour l’adoption et l’utilisation efficiente de la TIC, iii) les pratiques de gestion, iv) les complémentarités.

Depuis le début des années quatre-vingt-dix, les études qui incorporent l’une ou l’autre de ces explications montrent qu’en effet les TIC contribuent positivement ? la croissance de la productivité (voir Dedrick et Kraemer, 2001, pour une revue de différentes études). Dès lors un nouveau paradoxe émerge, comme l’énoncent Dedrick et Kraemer (2001 Pourquoi les entrepreneu t-ils S 135 comme Hénoncent Dedrick et Pourquoi les entrepreneurs n’investissent-ils pas plus dans les TIC puisque les décideurs politiques et les économistes sont d’accord pour affirmer que le rendement des investissements TIC est élevé? Économie et Statistiques » – Working papers du STATEC na 4 La population visée L’enquête concerne l’ensemble des entreprises au Luxembourg de plus de IO employés du secteur privé, à la fois du secteur manufacturier et des services. Toutefois certains sous-secteurs ont été exclus. Ainsi tous les secteurs dont le code NACE est supérieur à 74 ont été exclus (éducation, santé et action sociale, assainissement, ctivités récréatives et les services personnels). Paradoxalement, une double contrainte s’est ensuite imposée résultant du faible nombre d’entreprises de plus de 10 employés composant le tissu productif luxembourgeois.

Le nombre d’enquêtes a été arbitrairement fixé à 1000 entreprises, et soucieux de ne pas surcharger les entreprises par de nouvelles enquêtes, le Ministère de l’Economie et le STATEC ont souhaité que l’échantillon soit construit de telle manière que des entreprises récemment interrogées ne le soit pas ? nouveau. Ceci a conduit l’équipe de recherche et le STATEC à réévaluer l’échantillon en supprimant quelques sous-secteurs. De plus, certains sous secteurs ne comportent qu’une seule entreprise (au niveau NACE 5) et, pour des raisons de confidentialité elles ne peuvent faire partie de l’enquête. r dans la taille S DE 135 s’agit du secteur de la construction, les restaurants, les débits de boissons, les discothèques et les traiteurs. Cette démarche fastidieuse a été suivie dans l’optique de construire un échantillon dont les proportions par secteur et par taille d’entreprise s’approchent de celles observées au Luxembourg (sans toutefois être équivalente). Il aurait pu être choisi de pondérer les observations mais cette technique n’est pas applicable pour la plupart des méthodes multivariées utilisées dans ce document.

L’échantillonnage – le problème de la pondération Les données présentées dans ce document proviennent d’une enquête téléphonique conduite par une entreprise privée luxembourgeoise, l’Il_ReS (Institut Luxembourgeois de Recherches sociales et d’EtudeS de marché). Au total, 1001 entreprises ont été interrogées selon une stratification par secteur d’activité et par taille. Pour les besoins de l’analyse et afin de pouvoir comparer les ésultats luxembourgeois avec les statistiques internationales, seules les entreprises de plus de 10 employés ont été sélectionnées dans l’échantillon final ce qui représente 861 entreprises.

De plus, la couverture en terme de secteurs d’activité (NACE) se limite aux branches D (industrie manufacturière) à K (immobilier, location et services aux entreprises). Certains secteurs de la NACE ayant trop peu d’entreprises ou étant considérés comme non représentatifs pour ce type d’enquête, n’ont pas été interrogés. Il s’agit des entreprises des NACE 16 (Industrie du tabac), 18 (Industrie de Ihabillement et des ourrures), 21 (Industrie du papier et du carton), 32 (Fabrication d’équipements de radio, télévision et communication), 37 (Récupération), 55. 3 (Restaurants), 55. 4 (cafés), 55. élévision et 55. 4 (Cafés), 55. 5 (Cantines et traiteurs) et 62 (Transports aériens). Cobjectif de ce rapport est de déterminer un certain nombre de proportions clés en matière de diffusion et d’utilisation des TIC par les entreprises. La population concernée est donc celle des entreprises du Grand-Duché de Luxembourg. Cette population de taille N peut être décrite par un certain nombre de caractéristiques rincipales délimitant au sein de celle-ci des souspopulations. Par exemple, ce sont les entreprises de 10 ? 19 salariés d’un secteur ou d’une branche prédéfinie. Chaque sous-population est de taille Ni.

Donc: EiNi N. De plus les sous-populations sont distribuées d’une certaine manière au sein de la population, c’est-à-dire que chaque sous-population Ni correspond à une part a priori connue de la population totale, soit: L’idéal serait de pouvoir recenser l’ensemble de cette population pour calculer les proportions de certains indicateurs clés. Pour des raisons de temps et de budget cela n’est pas possible. ne enquête est alors réalisée (ici par téléphone) et une partie de la population est interrogée, ceci détermine la création d’un échantillon de taille n de la population.

Pour pouvoir calculer les différentes proportions, les caractéristiques de la population doivent se retrouver dans l’échantillon. C’està-dire, l’échantillon est composé de ni sous-populations dont les caractéristiques sont les mêmes que celles des sous-populations Ni. Et les mêmes contraintes doivent s’appliquer ni / n = Xi et = 1. 8 35 s’appliquer: Vir ni / n = Ri et EiÀi = 1. Mais, quand une enquête est conduite rien n’assure que ‘échantillon possède ces propriétés. Deux voies sont alors envisageables pour résoudre ce problème.

La première, celle choisie par le CEPS, est l’utilisation d’une pondération. D’une certaine manière, celle ci a pour objectif d’augmenter artificiellement l’échantillon (un poids est aussi appelé facteur d’expansion) pour que les proportions de réchantillon coïncident avec celles de la population. Les données 2003 sont pondérées en utilisant la méthode généralisée du calage sur marges. Trois variables de calage ont été choisies: la taille en nombre d’employés, le nombre d’entreprises et le chiffre d’affaire els qu’indiqués dans le répertoire des entreprises 1999.

Pour ce faire, il est supposé que la somme de ces trois variables est connue. Cette procédure est écartée dans ce rapport pour la raison suivante: le taux de mortalité des entreprises est élevé au Luxembourg. Il semble peu probable que le répertoire 1999 donne un bon aperçu du tissu productif du Luxembourg pour la fin 2003. De même, le répertoire 2004 présente quelques variations avec ce qui semble être la situation actuelle. En effet, I’ILRES a rapporté pendant la procédure d’enquête qu’un grand nombre d’entreprises Indiquées comme actives au Luxembourg ne l’étaient plus.

En définitive, comme l’univers n’est pas connu avec suffisamment de précision, il a été choisi de conserver l’échantillon tel quel tant que les entreprises enquêtées avaient bien plus de 10 employés et coïncidaient avec les secteurs présélectionnés. Les répartitions des entreprises dans l’univers et dans l’échantill -vantes 9 35 l’univers et dans l’échantillon sont les suivantes: Comparaison échantillon – univers mars 2004 Univers 50-99 100-199 1. 49 0. 89 0,03 0. 03 2. 21 1. 19 2. 18 1. 07 0. 36 0,18 1. 55 O. 66 1. 79 0. 72 10. 79 5. 63 Branche 10-19 20-49 3. 67 3. 28 0,06 0. 21 00F 135