Sociologie De La Mondialisation S2 C Cile

Sociologie De La Mondialisation S2 C Cile

-Sociologie de la mondialisation Lectures obligatoires Fernand Braudel, La dynamique du capitalisme. Braudel est un des fondateurs de l’École des Annales, c’est donc une histoire de longue durée. II s’intéresse aux espaces, en particulier ceux du capitalisme. Ici il analyse la dynamique de la modernité, notamment d’un point de vue économique Stéphane Dufois, Les diasporas.

La mondialisation signifie, entre autres, l’accroissement de la mobilité des personnes, donc la formation de diasp or 65 dispersion, en l’occur Juifs sont un cas para mat histoire des diaspora Olivier Roy, L’Islam m ec qui veut dire ulations, dont les e sociologie et une ne mondialisation du fait religieux. Certaines religions font partie des phénomènes sociaux qui ont été mondlalisés le plus tôt. Ici, Roy s’intéresse aux phénomènes récents de mondialisation du fait religieux, notamment en rapport avec l’émergence des nouvelles technologies, et développe une théorie des religions en général.

La religion est à la fois le phénomène social le plus archaïque et le plus moderne. Anne-Catherine Wagner, Les classes sociales dans la mondialisation. Depuis l’époque moderne, classes presque toujours analysées dans le cadre des États-nations (d’un point e vue politique et sociologique). Comment penser l’interactlon entre mondialisation et classes sociales ? Est-ce qu’on assiste à l’émergence

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de classes sociales constituées à l’échelle transnationale ? chez les économistes politiques classiques (Smith, Ricardo), les prémisses d’une sociologie et d’une économie de la mondialisation sous tous les aspects.

Ce qui implique que la mondialisation n’est pas un phénomène récent : ces penseurs avaient déjà observé des phénomènes caractérisés aujourd’hui comme relevant de la mondialisation. pour Marx, c’est un phénomène inhérent à la dynamique du capitalisme. Le capitalisme est un système économique qui a d’emblée besoin de se projeter à l’échelle mondiale La sociologie de l’État-nation et le nationalisme On a l’impression que la mondialisation est le contraire, le dépassement de l’État-nation.

Mais la mondialisation est aussi la mondialisation d’une forme politique dominante, quasiment hégémonique, qui organise toute la planète depuis le XVIIIe siècle, i. e. l’État-nation. On s’intéresse à la dialectique État-nation / mondialisation, voir comment ils interagissent. La mondialisation transforme les États-nations, mais ce ne sont pas des hénomènes inversement proportionnels, au contraire. Cf. Benedict Anderson Jurgen Habermas Pour lui, contrairement à Anderson, l’État-nation est une forme politique dépassée au profit de formes supranationales dont l’UE est la forme paradigmatique.

Cest un processus qui commence au XXe siècle. Selon Habermas, on vit dans un âge post-national, la mondialisation efface les États-nations et les remplace par des formes politiques plus vastes qui permettent de s’adapter au capitalisme Les diasporas On fait une histoire des diasporas et on s’interroge sur ce que sont les diasporas (gros problèmes de définition et de élimitation), en lien avec la question de l’intégration de l’assimilation. Selon certains auteurs les diasporas sont une avant- PAGF OF question de l’intégration de l’assimilation.

Selon certains auteurs, les diasporas sont une avant-garde d’une condition diasporique, d’une dispersion territoriale, qui nous concernera tous à l’avenir. Cest l’idée qu’une populatlon sot concentrée sur un terrltoire délimité serait typiquement moderne. D’où la notion de post- modernité, d’une autre articulation territoire / population. Les classes sociales dans leur rapport à la mondialisation. La classe la plus fermée, où l’on a donc le plus de difficultés ? enquêter, est la classe dominante. On a beaucoup de mal ? l’appréhender.

Les classes dominantes cultivent l’entre-soi et la fermeture relative (cf. Pinçon et Pinçon-Charlot). On s’interroge sur l’émergence d’une élite transnationale (plan économique, structure des propriétés privées) et sur l’émergence d’une culture transnationale qui serait propre à ces classes dominantes. pou Boltanski et Chiappello, les classes dominantes dominent car elles ont la capacité de se connecter (connexionnistes). Ex. : maniement de la langue, moyens de voyager… Thèses la mondialisation, contrairement au discours dominant, n’est pas un phénomène purement économique, financier et commercial.

Elle est un « fait social total » (Marcel Mauss), qui a des implications dans l’ensemble des sphères sociales (culture, économie, politique… ). Donc elle peut être étudiée de manière privilégiée par la discipline qui s’occupe des faits sociaux = la sociologie la mondialisation n’est pas un phénomène récent. Le terme est récent (années 1970). Mais l’objet qu’il déslgne, les processus de globalisation, sont très anciens. Ces processus sont aussi anciens ue la modernité elle-même, ils remontent au moins au XVIIe siècle. La mondialisation est 3 OF anciens que la modernité elle-même, ils remontent au moins au XVIIe siècle.

La mondialisation est coextensive de la modernité. Cest la thèse de Fernand Braudel (et de Marx). Il peut y avoir des phénomènes d’accélération ou de ralentissement de la mondialisation, les rythmes ne sont pas homogènes sur la période. Mais le phénomene de mondialisation est globalement avançant Dès l’origine des sociétés humaines, il y a des phénomènes d’acculturation et d’interaction entre sociétés (cf. Alain Testart, Avant l’histoire. Mais la dynamique qui émerge au XVIe et XVIIe siècles consiste en l’extension de ces micro-interactions à l’échelle de la planète.

Les découvertes, les conquêtes, le capitalisme, etc ont joué un rôle important. Il faut distinguer des micro- mondialisations locales (qui ne relèvent donc pas vraiment de la mondialisation) et la mondialisation proprement dite. OF a le plus fait pour aider à comprendre la logique du système économique dans lequel on évolue, le capitalisme. L’analyse du fonctionnement du cap ‘talisme par Marx est étroitement – t nécessairement — liée à une théorie de la mondialisation du capital. L’accumulation du capital, la dynamique du capitalisme, a pour condition de possibilité le contrôle de l’espace mondialisé.

Capitalisme et mondialisation sont 2 phénomènes qui vont de pair. Plus-value, profit et mondialisation Pour Marx, on ne comprend rien au capitalisme si on ne voit pas qu’il est basé sur un mécanisme simple = le profit. Donc il faut analyser les liens profit / investissement / épargne. Quelqu’un qui expliquerait comment le profit capitaliste apparaît, est réinjecté dans l’économie (investissement) ou comment il est mis de côté épargne) rendrait compte de l’essentiel du capitalisme. Pou Marx, le profit n’est pas une simple question d’égôlsme de la part de ceux qui en bénéficient.

Les marxistes se moquent des gens selon qui on ne pourra pas renverser le capitalisme parce que l’être humain est égolÉte par nature : c’est absurde car l’égoiÉme personnel n’a rien à vor dans l’affaire. Le capitalisme est un système, un rapport social, donc les individus qui évoluent au sein de ce système n’ont pas d’autre choix que de se plier à sa logique. Ce n’est donc pas une question de nature humaine profonde. Cest parce que les individus sont encastrés dans un système qui requiert d’eux un certain type de comportements qu’ils adoptent ces comportements.

Si la recherche de profit n’est pas liée à un égoïsme inhérent ? nature humaine, qu’est-ce que le profit ? De quoi découle-t-il ? Selon le point de vue du marxisme, la notion fondamentale pour comprendre la for PAGF s OF quoi découle-t-il ? Selon le point de vue du marxisme, la notion fondamentale pour comprendre la formation du profit capitaliste est celle de plus•. talue et la définition marxienne de la plus-value débouche sur une théorie de la mondlallsatlon. Toute entreprise est composée d’un patron et de salariés, ces derniers produisent des biens dans le cadre de l’entreprise et sont rémunérés par un salaire.

Selon Marx, ce salaire est toujours moins élevé que le bénéfice que tire le capitaliste de la vente des marchandises produites par le salarié. Le capitaliste s’accapare une fraction du prix de vente qui est empochée sous forme de profit, utilisée pour investir dans l’entreprise, ou reversée à ses actionnaires. La fraction captée par le patron sur le travail salarié est la plus-value. pour Marx. la captation de la plus-value par l’entrepreneur est le ondement même du capitalisme, le moteur de l’accumulation du capital.

Si le salaire des travailleurs correspond exactement au prix de vente sur le marché, il n’y a plus de capitalisme. Le capitalisme ne peut fonctionner sans le profit (condition de l’épargne et de l’investissement) qui repose sur la plus- value. Cest pour cela que dans les mouvements ouvriers, la revendication d’augmentation des salaires a 2 dimensions (toujours vrai aujourd’hui) on veut augmenter le pouvoir d’achat mais aussi rédulre au maximum la part de la plus-value accaparée par les capitalistes. D’où la résistance des patrons. Mais tout ça pose un grave problème pour le fonctionnement du capitalisme.

Avoir pour condition la possibilité la plus-value implique que le capitalisme est un système fondamentalement contradictoire et instable. Même si les salariés ne parvenaient pas à s’organiser pour résister contradictoire et instable. Même si les salariés ne parvenaient pas à s’organiser pour résister à la captation de la plus-value, le système livré à sa logique propre est donc censé s’écrouler tout seul. Les capitalistes cherchent à maximiser leur profit, ? augmenter la part de la plus-value captée sur le salaire versé aux mployés. Donc ils maintiennent systématiquement les salaires le plus bas possible.

Mais le travailleur n’est jamais uniquement un travailleur, c’est aussi un consommateur qui achète les biens produits par les entreprises. Marx conçoit le capitalisme comme un système global qui comprend 2 versants : l’offre (production de biens et services) et la demande (consommation de ces biens et services). Ces 2 versants sont inextricablement mêlés car chacun est producteur et consommateur. Comme l’intérêt des capitalistes est de maintenir les salaires au plus bas, moins le travailleur devenu consommateur disposera d’argent pour cheter des biensl donc on a un problème de l’écoulement de l’offre.

Plus généralement, Marx dit que le capitalisme se caractérise par un problème de coordination. II en appelait ? une économie planifiée rationnellement, car la planification permettrait de régler ce problème inhérent à toute économie de marché. Au niveau individuel, chaque capitaliste a intérêt à augmenter sa plus-value, donc à baisser le salaire de ses employés (niveau micro-sociologique), il n’a pas conscience de l’impact de cette attitude sur le niveau global de la demande (pouvoir d’achat des consommateurs).

Si chaque capitaliste applique cette politique au niveau de son entreprise, tout le système au niveau macro-sociologique est en situation de soUs- consommation. Les salariés ne seront pas suffisamment payés pour a 7 OF macro-sociologique est en situation de sous-consommation. Les salariés ne seront pas suffisamment payés pour acheter les biens présents sur le marché. Donc pour Marx, c’est ce qui explique que le capitalisme subisse régulièrement des crises de surproduction, que Marx appelle aussi crises de réalisation de la marchandise.

Les marchandises ne sont pas que des objets en tant que tel, lles incorporent aussi les investissements et le temps de travail nécessaires pour les produire. Tout cela est perdu si la marchandise ne se vend pas : l’ensemble de ce qui est nécessaire pour produire une marchandise n’est pas réalisé. La marchandise doit être réalisée, et cette réalisation s’opère par la vente sur un marché. Ily a donc crise de surproduction parce que la quantité de marchandise produite est trop élevée pour le niveau de la demande existant au moment où ces marchandises arrivent sur le marché.

Les travailleurs en tant que travailleurs produisent plus ue ce que les travailleurs en tant que consommateurs peuvent absorber financièrement. Incise sur la forme de l’argument de Marx Elle rappelle un peu la logique des conséquences inattendues qu’on retrouve chez Weber, Tocqueville et Boudon effets pervers »), i. e. des représentants de l’individualisme méthodologique. Marx est plutôt caractérisé comme un holiste, ce qui est effectivement une dynamique générale chez lui. Mais ? des points clés de son raisonnement, il est à l’insu de son plein gré un individualiste méthodologique.

Jon Elster (marxisme analytique) a fait une lecture de l’œuvre de Marx à la lumière de ‘individualisme, il ne dit pas que Marx est individualiste mais qu’on peut faire une relecture individualiste de son œuvre. Dans le livre 8 OF peut faire une relecture individualiste de son œuvre. Dans le livre d’Elster, l’argument sur les crises exerce un rôle crucial. Elle rappelle aussi le « bateau de Coleman » qui permet d’expliquer l’évolution d’un phénomène social. pour Coleman, on ne peut pas passer directement d’un phénomène X à un phénomène XI, c’est holiste.

Il faut passer par les individus. Ici, il y a un bas niveau global de la demande, car patrons ont intérêt ndividuellement à maintenir de bas salaires. Le fond du bateau est l’agrégation d’une multiplicité de comportements capitalistes idéal-typiques, qui permet de remonter vers le niveau macro. Voir aussi Merton sur les crises bancaires : si une rumeur annonce que la banque n’est plus solvable, tous les déposants se précipitent pour retirer leur argent. Même si la banque est solvable au départ, elle va s’effondrer alors que personne n’a voulu qu’elle s’effondre.

Un classique de la sociologie explique quelque chose de très complexe (crise du capitalisme) par des mécanismes les plus simples possibles (plus-value). our Marx, le cap•talisme est essentiellement contradictoire : il y a des logiques antinomiques au sein du capital. Mais le capitalisme dispose de certaines ressources pour dépasser ces crises, au moins ponctuellement, et revenir à un niveau de demande acceptable. Marx considère que le capitalisme est un système composé de phases successives d’expansion (ex. 30 Glorieuses) et de crise (parfois longues). Les paramètres observés sont la croissance, le taux de chômage, et la facilité des entreprises à faire des bénéfices (retour sur investissement). L’une des manières de dépasser les crises de surproduction est émographique : faire croître la population au moyen de politiqu PAGF q OF les crises de surproduction est démographique : faire croître la population au moyen de politiques incitatives provoque une augmentation de la consommation qui permet d’absorber les marchandises accumulées avant.

Mais cela prend du temps. Une autre solution aux crises de surproduction passe par la mondialisation du capital. On va vendre des marchandises invendables ailleurs, dans un endroit où on espère trouver une demande, un niveau de consommation, suffisants. On essaie d’exporter des marchandises surproduites pour réaliser la archandise ailleurs. Les crises de surproduction apparaissent dans tous les pays capitalistes (même s’il y a souvent discordance des risques et des cycles économiques.

Cf. Brésil / Europe actuellement). Donc pour écouler les marchandises, il faut trouver des régions du monde qui échappent encore aux règles du capitalisme, pas encore soumises à ce type de crises. Au XIXe siècle, ce sont les colonies, qui formeront plus tard le tiers- monde : l’Afrique, l’Asie, l’Amérique latine. La mondialisation permet de résoudre provisoirement les crises, grâce à des pays qui échappent en partie au système capitaliste.

Pour Marx, l’Inde devient progressivement le débouché principal pour les marchandises britanniques (textile notamment) qui ne trouvent pas à se vendre en Grande-Bretagne à la même époque. Ghandi est souvent représenté avec un métier à tisser pour montrer que la subordination de l’Inde n’était pas seulement politique mais aussi economique : la Grande-Bretagne utilisait l’Inde comme un déversoir pour des marchandises surproduites, en empêchant les Indiens de créer leur propre appareil productif de textile. Les colonies ne servent pas qu’à l’écoulement des marchandises surproduites : aujourd’h