Sociologie

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Sociologie Chapitre 1 : Un héritage philosophique. La Sociologie n’est pas la philosophie, pour autant la sociologie vient d’un questionnement philosophique. La philosophie c’est faire un choix de mode de vie particulier dans une école (? l’époque de la Grèce Antique), c’est aussi une façon de faire changer l’Homme. 1. Le questionnement antique sur la science C’est un questionnement normatif qui cherche le meilleur possible. Si je me pose un questionnement normatif sur la cité, je me demande quel es L’exemple de la Répu qu or SI Jésus Christ) apparait r démocratie à Athène ont écrit à sa place. Il r la cité. -427 ; -348 avant après la chute de la omme Socrate qui rmonter les maux politiques de l’époque, ainsi qu’un modele de société qui échappe au désordre et à l’usure du temps. Il pense qu’il existe un monde des essences, un monde parfait. On pourrait donc remonter des apparences à la réalité, il s’oppose aux sophistes. C’est donc un questionnement normatif. a) Qu’est-ce que la cité juste ? Pourquoi être juste est-il mieux qu’être injuste ? Platon se dit ce qui vaut pour l’âme, vaut pour la cité. Donc si on trouve dans la cité ce qui est

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juste alors on trouve pour l’âme umaine quelque chose de juste, et inversement.

Pour Platon une personne juste fait ce qu’elle est faite pour faire, et aussi il y a trois parties dans l’âme humaine . Le cœur (de l’ardeur, de la passion, du courage) Du désir (app (appétit, du besoin) La raison L’Homme arrive a harmoniser toutes ces parties. b) Quelle structure sociale ? Chez Platon la structure sociale de la cité juste c’est « est juste l’attribution de statut en fonction des compétences propre ? l’individu Il faut mettre en place des structures sociales, il y a Les artisans Les guerriers Les gardiens (dotés de la sagesse pour gouverner).

Les Gardiens doivent vivre dans la communauté des enfants, des femmes et des gardiens. Les gardiens vivent dans des situations qui ne vont pas nuire à d’autres citoyens. Ils ne posséderont rien, du coup les objets, les femmes et les enfants sont communs. Platon dit que la justice ne suffit pas à faire une cité et donc un discours se dresse sur l’amitié (le lien), la redistribution de la richesse, et surtout sur la persuasion. Il faut donc développer une légitimation de cette structure et pour cela il faut un mythe.

Ce mythe c’est le mythe des races (voir ENT). Platon veut égitimer les maux de la terre et il considère qu’il faut éduquer les membres de la cité. c) Qui doit gouverner ? Et en vertu de quelle connaissance ? Le mythe de la caverne Le mythe de la caverne (voir ENT) est une allégorie politique, c’est une figure qui donne la réalité en la décalant. La politique est vue par Platon comme un théâtre d’ombre, u sens que la mauvaise politique provient d’une mauvaise connaissance du monde.

Ce que voient les hommes sont les ombres des marionnettes projetées par d’autres personnes. Ce que les Hommes interprètent comme la lumière, n’est pas la lumière du soleil mais ne lumière artificielle qui provient d’un feu. N 51 lumière, n’est pas la lumière du soleil mais une lumière artificielle qui provient d’un feu. N’est-on pas plus heureux si on ignore la réalité ? Chez Platon, la réallté est une illusion mais derrière ça il y a un point de réel, une vérité. Il faut donc aller au-delà des ombres.

Chez Platon on y recourt par la dialectique et l’analogie. Dans la caverne les hommes sont condamnés à percevoir des ombres de marionnettes, ils ne reconnaissent le monde et se reconnaissent entre eux que par la représentation du spectacle. Si ils pouvaient sortir de la caverne, ils ne pourraient pas croire que le monde réel et celui qu’ils voient. Si quelqu’un instaure le doute dans la caverne, alors il sera considéré comme un fou. Ce qui lie les hommes par la caverne c’est la servitude volontaire (exprimée par La Boétie).

Le philosophe est celui qui cherche à aller au-delà de ces images, c’est celui qui cherche à comprendre contre les faux-philosophes (sophistes à l’époque, on peut dire journaliste aujourd’hui). Le philosophe doit régner parce qu’il a le désir de savoir. La pensée de Platon n’est pas une pensée sociologique, ce n’est as le fondateur. On vise la recherche de l’organisation idéale de la citée et on s’appuie sur un fond mythique, sur des allégories. On est dans le comment ça doit fonctionner et non comment ça fonctionne.

Mais il y a quand-même un questionnement sur la structure sociale, la division du travail, l’éducation des citoyens, la nature des élites et aussi sur ce que l’on doit produire. 2. Les Philosophes des lumières ont préparé le terrain ? l’émergence du questionnement sociologique. « Aie le 3 1 des lumières ont préparé le terrain à rémergence du questionnement sociologique. ? Aie le courage de te servir de ton propre entendement ! Voilà la devise des lumières. » Emmanuel Kant, Was ist Aufklarung ? , 1794. ) ‘esprit des Lumières : une « Révolution Copernicienne » L’idée générale est de placer l’humain et la nature au centre de la vérité. Le siècle des Lumières est le siècle de la critique. Ce siècle célèbre la raison, et un philosophe comme Kant assoie le sujet humain au centre du monde, et la vérité n’existe que construite par l’Homme. La posture intellectuelle et la raison scientifique vont s’employer à formaliser le réel. La société devient une mécanique qu’on peut en esprit monter et démonter. b) Montesquieu (1689-1755) : pionner de la sociologie ? Montesquieu a une perspective sociologique.

Les lettres Persanes sont une perspective et une critique au sens où elles cherchent ? démystifier les croyances (surtout rethnocentrisme). Ces lettres Persanes sont des perses venus en Europe et envoie des lettres pour dire comment est la vie en Europe. On en ressent qu’il n’y a pas de beauté dans notre mode de vie. Dans l’Esprit des Lois, Montesquieu montre que la réalité est produite et formée par une logique socio-historique. Cest un contexte de polémique entre les catholiques et les libertins orthodoxes (tendance philosophique qui cherche à montrer le caractère irrationnel des institutions humaines).

Montesquieu penche plutôt du côté des libertins. Il faut expliquer le social par lui-même et la sociologie le reprendra plus tard. Montesquieu considère qu’il y a des lois (ce qui gouverne le 1 sociologie le reprendra plus tard. Montesquieu considère qu’il y a des lois (ce qui gouverne les rapports entre les choses), et il montre que dans ces lois il y a de l’esprit. Montesquieu va donc nalyser les déterminants qui gouvernent l’action humaine en s’attachant à la démographie, à la religion, au climat… Montesquieu propose sa typologie des régimes Le régime Républicain, le peuple est souverain.

Il peut être aristocratique ou démocratique, et le principe de fonctionnement de ce principe c’est la vertu. Le Régime Monarchique, c’est un roi souverain qui gouverne selon des lois fixes. Sauf que pour gouverner il faut s’appuyer sur des intermédiaires (une noblesse). Le principe de fonctionnement est la logique de l’honneur, ce qui flatte la noblesse. Le régime despotique. Un despote gouverne sans lois, sans règles, ni pouvoir intermédiaire. pour éviter la tentation despotique, Montesquieu vente la séparation des pouvoirs. La position de Montesquieu correspond à un aristocrate qui défend sa position de classe. ) La démarche anthropologique et politique de Rousseau (1 712-1778). L’idée générale de Rousseau est de dire que les sociétés humaines sont des constructions. On vit dans le social façonné par des constructions hors du domaine divin puisque c’est les Hommes qui le façonnent. L’Homme n’est pas libre car il y a la servitude et le questionnement de Rousseau est double. Le premier est de se demander comment l’Homme qui est nait pour être libre, ni y est en réalité pas du tout. Le deuxième questionnement c’est de se demander comment fonder un ordre civil légitime et comment l’expliquer.

Roussea PAGF s 1 Rousseau dit que pour comprendre la société il faut partir d’un état fictif (état de nature). L’homme sauvage est solitaire, indépendant et ne disposant pas de la raison, donc n’a pas de connaissance du bon et du mal. Quand il passe à l’état civil, l’Homme à l’inverse est toujours tenté de nuire à autrui, il est tenté par la raison. Dans les sociétés modernes, il voit des ommes écartés les uns des autres, il voit des inégalités très importantes socialement, des inégalités morales et politiques.

Il dit que l’arrivée dans la société a apporté du bon comme les sciences, les arts…. Mais les sociétés civiles ont aussi apportées des guerres qul divisent les hommes et les contraignent. On est passé de l’un à l’autre au grès du hasard avec des étapes importantes comme la division du travail, les progrès techniques, mais surtout l’émergence de la propriété privée. Rousseau n’est pas partisan du retour à l’état de nature, par contre Rousseau se emande dans quelle condition doit-on évoluer dans l’état civil.

Dans le Contrat Social Rousseau pose que l’Homme doit vivre libre en société, ce qui peut paraitre un paradoxe. Si chacun se donne à tout le monde, je n’obéis à personne. Si tout le monde m’obéis alors se forme peuple. Ce qu’il appelle Contrat Social c’est que [‘individu doit céder tous ses droits au souverain, mais le souverain n’est rien d’autre que le peuple lui-même. L’homme devenant citoyen, membre de ce grand groupe politique forme une aliénation contractuelle. Le peuple se donne des règles géné 6 1 olitique forme une aliénation contractuelle.

Le peuple se donne des règles générales impersonnelles qu’il appellera lois. Ces lois sont l’incarnation de la volonté générale, elles ne sont pas les règles des interêts de la société. Le peuple élabore des règles générales et impersonnelles, elles ne sont pas l’intérêt d’une volonté personnelle mais de la volonté générale. Rousseau à un esprit très critique, il est radical. Le peuple est à Forigine des lois de la volonté générale, c’est la souveraineté populaire. La souveraineté populaire veut dire que la souveraineté est dans e peuple.

Dès lors que les citoyens se font représentés alors le peuple n’est plus libre pour Rousseau. Les régimes comme qui sont représentés, Rousseau appelle cela des aristocraties. pour que la souveraineté soit populaire, il y avalt des gens qul prenaient les avis de tous. La puissance exécutive c’est soit le peuple qui exerce cela, soit s’est confié à un magistrat, soit à un roi. Cest le pouvoir de mettre la volonté générale en application. Il y a des tensions entre puissance législative et puissance exécutive, donc Rousseau imagine des contre-pouvoirs à tout cela.

La société est une onstruction artificielle et c’est une institution proprement humaine et politique. Chapitre 2. La Sociologie est fille des révolutions. A la fin du 18′ et du 190 siècle il y a deux révolutions (françaises et industrielles) qui font changer les mentalités. a secousse de la Révolution Française appelle de nouvelles réponses à la question de l’ordonnance sociale a) La Révolution française ouvre un questionnement radical sur le social comme 7 1 l’ordonnance sociale social comme organisation et fondation de la société.

La Révolution est une remise en question de l’ordre social fondé ur la Monarchie. Les institutions politiques et sociales sont remises en cause de manière radicale. La monarchie est déléguée pour la Nation, le Roi n’est pas considéré comme le souverain. Mais la Révolution c’est aussi la remise en cause de la religion, de la société d’ordres (clergé, noblesse, tiers état). Ily a une place importante attribuée à l’individu, il devient le fondement de l’ordre politique. L’individu est doté de droits naturels.

L’ordre social devient une question, et ce sont des secousses politiques avec toutes les constitutions crée et les successions e régimes après la Révolution. L’affirmation de l’individualisme et le désenchantement du monde pour la religion est de plus en plus apparent, c’est l’arrivée de la figure de l’individu dans sa figure moderne. Les rapports sociaux ne sont plus réglés par la logique de l’autorité et du prestige, on commence à parler de vie privé et d’intérêts. A partir du moment où l’individu apparait comme figure centrale de la société on parle d’individuation. eut-être que plndividu est livré à lui-même, on passe du sacré au prosaïsme. b) L’écho de ce bouleversement à dimension européenne dans la ensée du social peut se saisir dans les réactions intellectuelles qu’il a suscitées. Le premier soulèvement c’est la pensée réactionnaire, ce sont ceux qui veulent revenir en arrière, ils remettent en cause la vie de l’individu à l’état social. C B1 revenir en arrière, ils remettent en cause la vie de l’individu ? l’état social.

Cette révolution a promu un individu abstrait qui remet en cause la religion, qui pourtant est le seul fondement stable de la société. Et il faudrait revenir restaurer la monarchie, mais aussi la religion catholique et les systèmes autoritaires. La première intuition sociologique importante c’est l’abstraction de la dénonciation de la pensée sociologique. Burke s’adresse aux français en leur disant que la révolution est irrationnelle, et que la volonté c’est de la reconstruire à partir de cette abstraction qui est les droits de l’Hommes.

La deuxième intuition formalisée par Bonald. C’est que la société est fondée sur l’individu, et donc l’individu est pris dans les relatlons de proximité (famille, village… ), c’est ce qui le falt être une personne sociale. Au-delà de la dramatisation qui est plus liée ? la position de ceux qui écrivent, personne ne veut trop le retour de la monarchie. Le deuxième soulèvement c’est la pensée libérale, on améliore la société. Le libéralisme en France se développe entre 1818 et 1840 et il prend le contre-pied de la pensée réactionnaire.

Il défend explicitement les valeurs, les institutions de la Révolution Française. Cest un libéralisme politique et non pas économique même si il y a quelques liens. Ce libéralisme est avant tout sensible au thème des libertés (Benjamin Constant). Benjamin Constant dit que l’homme est libre en participant aux affaires communes. Il considère que c’est une nouvelle forme de liberté et qui donne recours aux intérêts personnels. CEtat a pour rôle de permettre au c PAGF 51 forme de liberté et qui donne recours aux intérêts personnels.

L’Etat a pour rôle de permettre au citoyen de garantir ses droits individuels. Tocqueville accepte lui de manière assez résignées le fait démocratique. Pour lui la marche vers la démocratie est inéluctable, c’est même un fait providentiel. Le développement des conditions ne peut pas lutter contre, et quand les institutions résistent cela donne lieu à des révolutions. Tocqueville est rès admirateur mais aussi très inquiet de la démocratie, la démocratie est toujours menacée de se transformer en despotisme et en tyrannie de la majorité. ne démocratie peut être un régime de liberté, mais cela peut être aussi un régime despotique (c’est ce qu’il voit en France). Le troisième soulèvement c’est le socialisme. C’est surtout la révolution industrielle qui fait émerger le socialisme. La révolution est acceptée par le socialisme comme une étape dans l’émancipation de l’Homme. Marx dit que la Révolution française émancipe l’Homme, mais que ce n’est qu’une étape. L’émancipation politique n’est pas l’émancipation réelle.

Comme dans la religion, l’Homme se créé des figures (des fétiches) et que ce dieu n’est qu’une figure qui donne des besoins à « Hommes. L’Etat ne tire sa puissance car les citoyens croient en sa puissance, c’est un fétiche aussi. Les Hommes croient en dieu parce qu’ils pensent qu’il existe, qu’il est puissant, c’est la même chose pour l’Etat d’après Marx. Le socialisme est surtout en réaction à la révolution industrielle et au sort de la classe populaire. Les sociétés de marché provoquent des drames humains et menacent les sociétés (t