sociologie

sociologie

cours NO 2: ASTOOI Les objets d’étude de la sociologie : le fait social et l’action sociale La sociologie française a retenu Durkheim comme « père fondateur » car il a été le premier ? s’engager pour en faire une discipline autonome se distinguant des autres sciences sociales concurrentes comme la psychologie et la philosophie. Cela supposait d’une part un travail de clarification de son objet afin de le distinguer des discours concurrents sur la société, et d’autre part, de faire reconnaître cette discipline en constituant une équipe de chercheurs, en créant des revues et finalement, en la faisant reconnaître par ‘université.

Ainsi à travers ses ouvrages tels Le Suicide (1897), De la division du trav élémentaires de la vi montrer l’indépenda le composent. Il a te mécanique issue de I 1 S. v. p next page re Les formes heim a voulu rt aux hommes qui ge d’une solidarité mêmes sentiments, mêmes croyances) à une société organique ( société moderne) (les individus sont liés les uns aux autres avec des rôles et des fonctions complémentaires à l’intérieur du système social). Les représentations collectives constituent alors la principale intuition de la sociologie durkheimienne.

Alors que Durkheim essaie ‘expliquer les phénomènes sociaux à partir

Désolé, mais les essais complets ne sont disponibles que pour les utilisateurs enregistrés

Choisissez un plan d'adhésion
des collectivités, Karl Marx apporte une nouvelle vision en prenant en considération des déterminants sociaux qui pèse Sv. ‘ipe to pèsent sur l’échange économique, « les rapports de production font les rapports sociaux Cet auteur aura une profonde influence sur la pensée sociale et critique du XIXe siècle, notamment en Allemagne où il deviendra un référent théorique majeur de la sociologie avec l’École de Francfort » .

Selon lui, comprendre le fonctionnement des sociétés constitue l’espoir d’un moyen de lutter pour l’avènement d’un monde plus juste. Max Weber, quant à lui, étudie une toute autre approche de la sociologie, parfaitement à l’opposé du holisme de Durkheim. Pour Weber, en effet, les phénomènes sociaux s’expriment à travers l’individu. La sociologie n’a pas pour but d’étudier des faits sociaux mais d’analyser des comportements individuels.

La sociologie comme « une science qui se propose de comprendre par interprétation l’activité sociale et par la d’expliquer causalement son déroulement et ses effets » et c’est en ce sens qu’on peut considérer Weber comme l’un des fondateurs de l’individualisme méthodologique. . 1 Durkheim et le fait social. Les influences de Durkheim étudiant. Emile Durkheim est né le 15 avril 1858. Il fait de brillantes études au ycée d’Epinal. Il intègre l’Ecole Normale Supérieure en 1879 où il sera influencé par les enseignements de l’historien Fustel de Coulanges et du philosophe Emile Bertoux.

Le premier le sensibilise à l’histoire comparative des institutions, l’analyse méthodique des faits et le contrôle critique des sources. Le second lui transmet l’idée que chaque science doit expliquer les phénomènes qu’elle étudie selon des principes qu Il ‘idée que chaque science doit expliquer les phénomènes qu’elle étudie selon des principes qui lui sont propres. Le parcours universitaire de Durkheim. En 1 882, Durkheim obtient l’agrégation de philosophie et est nommé professeur de philosophie dans différents lycées.

Ses principales publications. Avec Les règles de la méthode sociologique (1895), Durkheim veut asseoir la légitimité scientifique de la sociologie en codifiant la démarche mise en œuvre dans De la division du travail social (1893) ; en même temps, il annonce la méthodologie qui sera suivie dans Le suicide (1897). Il fonde en 1898, La revue sociologique pour développer la sociologie et étendre son territoire sur les autres disciplines concurrentes : l’histoire, le droit et la psychologie. En 1902, il obtient une chaire à la Sorbonne.

Dans Les règles de la méthode sociologique, Durkheim définit le fait social qui est, selon lui, l’objet d’étude spécifique de la sociologie. En quoi cet ouvrage est-il fondateur de la sociologie ? Pour tenter de le comprendre, nous verrons dans un premier temps, comment Durkheim définit le fait social. Dans un deuxième temps, nous nous intéresserons aux méthodes utilisées par Durkheim pour ?tudier le fait social. Et, enfin, dans une dernière partie, nous aborderons un exemple de fait social étudié par Durkheim : le suicide. 2. 1 . 1 La nécessité de définir le fait social 2. . 1. 1 Approche épistémologique Définir le fait social pour définir la sociologie. En écrivant Les règles de la méthode sociologique, Durkheim cherche avant tout à définir ce qu’est la sociologi règles de la méthode sociologique, Durkheim cherche avant tout à définir ce qu’est la sociologie. Et, définir la sociologie revient à définir son objet d’étude, à savoir le fait social. Au cours de sa démonstration, Durkheim va donc montrer que le fait social a une existence propre et proposer des outils permettant de le mettre en évidence.

Sa définition du fait social répond donc ? une nécessité : celle de valider sa science. Une définition dans la lignée du positivisme. II est utile de préciser que Durkheim présente la sociologie comme appartenant au courant positiviste (ce courant, fondé par Auguste Comte, a pour vocation d’unifier les sciences en une seule discipline). Cela explique qu’il emprunte des termes à d’autres sciences. II utilise, par exemple, une étaphore biologique pour comparer les différentes professions d’une société aux organes d’un être vivant.

Mais l’appartenance de Durkheim au courant positiviste explique aussi (et surtout) sa volonté d’expliquer le fait social d’un point de vue mathématique, nouveauté que l’on doit à ce courant de pensée. Découvreur ou inventeur du fait social ? Dans une optique épistémologique, on pourrait se demander si Durkheim n’est pas l’inventeur plutôt que le découvreur du fait social. En effet, en faisant apparaître ce terme, il modifie la perception qu’ont les hommes de la société ans laquelle ils évoluent et, par là même, contribue à la faire évoluer.

Les penseurs du XIXe siècle voyaient surtout la société comme un objet économique. Avec la notion de fait social, ils vont maintenant pouvoir concevoir I 4 OF Il maintenant pouvoir concevoir le réel de manière « sociologique 2. 1 . 1. 2 Délimitation du champ d’étude Une science distincte des sciences existantes. Pour être reconnue, la science que veut créer Émile Durkheim doit se montrer indépendante des disciplines existantes. En définissant le fait social, Durkheim cherche donc à marquer cette distinction de manière claire et précise.

Tout d’abord, il montre l’incapacité des autres sciences à pouvoir expliquer ce qu’est le social. Ainsi, la biologie ne s’intéresse ? l’individu que sous son aspect physiologique. La psychologie, pour sa part, étudie les comportements et les pensées, mais indépendamment du contexte social qui les fait vivre. L’économie, enfin, ne s’intéresse qu’à des comportements bien précis des individus : ceux d’acteurs de la vie économique (producteurs, consommateurs… ). Une science étudiant spécifiquement les faits sociaux peut donc exister…

Et, puisqu’elle peut exister, Durkheim se propose de la faire exister. Etudier les faits sociaux pour comprendre la société. Une fois montré le besoin de constituer la sociologie en tant que discipline, Durkheim va définir son objet d’étude : le fait social. Cest par lui qu’il va être possible de comprendre la société. Cette société est celle des comportements sociaux – collectifs – des individus. Il s’agit d’étudier ces comportements de manière tout à fait objective, par l’observation et l’analyse des faits sociaux.

Les faits sociaux et la société sont donc étroitement liés, l’un al l’analyse des faits sociaux. Les faits sociaux et la société sont donc ?troitement liés, l’un allant de pair avec l’autre, et l’un permettant l’étude de l’autre. 2. 1. 2 Le fait social et la notion de contrainte 2. 1. 2. 1 Présentation du fait social Le fait social est le résultat de normes. Durkheim dit qu’« est fait social toute manière de faire [… l susceptible d’exercer sur l’individu une contrainte extérieure et coercitive » (p. 14_). ? Un fait social se reconnaît au pouvoir de coercition externe qu’il exerce ou est susceptible d’exercer sur les individus, et la présence de ce pouvoir se reconnaît à son tour soit à l’existence e quelque sanction déterminée soit à la résistance que la fait oppose à toute entreprise individuelle qui tend à lui faire violence » Cette « manière de faire » est le résultat des normes qui ont été adoptées par une société. Durkheim prend bien soin de préciser que le fait social ne correspond qu’à ce qu’il y a de commun dans une société et qui est induit par elle.

Dès lors, le fait de manger n’est pas induit par la société mais répond à un besoin physiologique ; ce n’est donc pas un fait social. En revanche, les habitudes alimentaires ou les manières de manger sont incluses dans la définition. Ces faits sociaux sont dictés par la société (dans son acception la plus large, ce qu inclut les institutions religieuses, juridiques, législatives qui en sont les principales créatrices). Le poids de la contrainte (et la condamnation de la déviance par la société).

Les faits sociaux normatifs se caractérisent par le fait que no déviance par la société). Les faits sociaux normatifs se caractérisent par le fait que nous ne les ressentons (et donc nous ne les percevons) que lorsque nous tentons de nous y soustraire. On ne prend conscience de la manière dont on se comporte en société, des codes que l’on suit, etc. u’à partir du moment où on ne les respecte pas : « les rires que je provoque, l’éloignement où l’on me tient » ou encore les peines auxquelles on me condamne « réagissent contre moi de manière à empêcher mon acte » (pp. -5). Notons que, à l’heure où l’on parle de « village planétaire », la donne a peut-être un peu changé dans le sens où nous serions un peu moins ethnocentristes, et que nous pouvons donc avoir conscience plus facilement que nos « manières de faire » ne sont pas les seules possibles. II n’empêche que, dans nos sociétés occidentales, les déviants sont toujours l’objet de ritiques, de moqueries, voire de condamnations pénales, ce qui montre que la contrainte normative reste une réalité très prégnante. . 1 . 2. 2 Le processus d’intériorisation Perpétuation des faits sociaux par la socialisation. Après avoir défini le fait social, Durkheim présente la manière dont s’effectue l’intériorisation des normes sociales par les individus. Bien que le terme n’ait pas encore été inventé lorsqu’il écrit Les règles de la méthode sociologique, on peut néanmoins parler de « socialisation Selon Durkheim, c’est au cours de l’enfance (socialisation primaire P. Berger-T.

Luckmann « la construction sociale de la réalité’) que sont apprises les normes de la société : « toute construction sociale de la réalité’) que sont apprises les normes de la société : « toute éducation consiste dans un effort continu pour imposer à l’enfant des manières de voir, de sentir et d’agir auxquelles il ne serait pas spontanément arrivé » (p. 7). Cest donc ainsi que la société perpétue les normes sociales et par conséquent, les faits sociaux.

Le devenir des normes chez l’individu une fois le processus de socialisation achevé. Les faits sociaux sont présentés comme des normes généralisantes : ‘est-à-dire que nous les perpétuons nous-mêmes étant donné que nous les subissons sans même nous en rendre compte. Il y a une forme de consensus inconscient concernant ces normes. La société en est donc le vecteur puisque, une fois intégrées, elles sont perpétuées par les individus eux-mêmes. Ces normes tendent à rester cohérentes et à se maintenir du fait de leur pouvoir coercitif.

Cette coercition empêche les individus de sombrer dans la déviance. Nous l’avons vu dans le paragraphe précédent : les individus qui voudraient s’écarter des normes sont ramenés dans le « droit chemin » par la collectivité. Les normes contre l’anomie (étymologiquement absence de valeurs « a- nomos). Malgré toutes ces considérations (qui peuvent paraître négatives), Durkheim ne considère pas la contrainte comme mauvaise en soi, bien au contraire.

Cest elle qui permet à la communauté d’être soudée et qui évite ce qu’il appelle 1’« anomie », c’est-à-dire, justement, la désorganisation sociale résultant de l’absence de normes communes dans une société. Qui impose les normes ? Durk sociale résultant de l’absence de normes communes dans une société. Qui impose les normes ? Durkheim découvre le fait ocial normatif, puis explique la manière dont il est intériorisé par les individus (et donc dont il se transmet de génération en génération).

Mais il ne propose pas réellement d’explication sur l’origine de ces normes. Plusieurs sociologues, après Durkheim, se sont posés la question. C’est le cas d’Howard Becker. Pour lui, les normes sont créées et imposées par les classes dominantes : « [Il] y a toujours des gens qui imposent de force leurs normes à d’autres, les appliquant plus ou moins contre la volonté ou le consentement de ceux-ci. Par exemple, ce sont en général les dultes qui élaborent les normes concernant les jeunes.

De même, il est à plusieurs égards exact que, dans nos sociétés, ce sont les hommes qui élaborent les normes pour les femmes [.. _l. Les Noirs se trouvent soumis aux normes faites pour eux par les Blancs, comme les immigrés et les autres minorités ethniques le sont aux normes faites pour eux par la minorité anglo-saxonne protestante. Les classes moyennes élaborent des normes auxquelles les classes populaires doivent obéir, dans les écoles, les tribunaux et ailleurs.

Les groupes les plus capables de faire appliquer leurs normes sont ceux auxquels leur position ociale donne des armes et du pouvoir Bourdieu et Passeron développeront, sept ans plus tard, cette idée de domination d’un groupe (les « dominants ») sur un autre (les « dominés Après avoir défini le fait social, Durkheim va s’attache « dominants ») sur un autre (les « dominés »).

Après avoir défin le fait social, Durkheim va s’attacher à énoncer des règles et des méthodes pour étudier les faits sociaux. Cest ce que nous allons examiner dans notre seconde partie. 2. 1. 3 Règles et méthodes utilisées pour étudier les faits sociaux Plusieurs règles et méthodes sont avancées par Durkheim. Nous n retiendrons trois : l’utilisation de la statistique, la nécessité de se débarrasser des prénotions et la nécessité de se débarrasser de ses passions. . 1. 3. 1 La statistique Mettre en évidence les faits sociaux (c’est-à-dire les séparer de leurs incarnations individuelles) grâce à la statistique. Durkheim remarque que, au premier abord, il n’est pas toujours facile de séparer les faits sociaux (tels que la natalité, le mariage ou le suicide) de la manière dont ils se manifestent dans tout un ensemble de cas particuliers. Il poursuit : « Mais la statistique nous fournit le moyen de les isoler.

Ils sont, en effet, figurés, non sans exactitude, par le taux de la natalité, de la nuptialité, des suicides Car, comme chacun de ces chiffres comprend tous les cas particuliers indistinctement, les circonstances individuelles qui peuvent avoir quelque part dans la production du phénomène s’y neutralisent mutuellement et, par suite, ne contribuent pas à le déterminer C’est dans la même optique que le statisticien belge Quételet écrivait, une soixantaine d’années plus tôt : « plus le nombre des individus que l’on observe est grand, plus la volonté individuelle s’efface et laisse prédomine 0 1