Sinan Expo

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La guerre de Trente ans 1) Quelles sont les origines de cette guerre ? Au début du XVII ème siècle, l’Allemagne est divisée religieusement. Depuis la paix d’Augsbourg de 1555 qui suspend les hostilités entre les États luthériens et les États catholiques en Allemagne, les princes allemands choisissent leur religion (catholiques ou protestantes soit la confession luthérienne ou la confession calviniste) et l’imposent à leurs sujets. Dans les principautés devenues protestantes, les princes s’emparent des biens de l’église cath Les incidents entr Aussi, les princes pro te. ?vangélique qui est d calviniste fervent. En m to nextÇEge nts sont fréquents. 9 1’Union lin Frédéric V, un ques répliquent en fondant la Sainte Ligue Catholique dirig e par le duc Maximilien Ier de Bavière. Le royaume de Bohême est une possession familiale des Habsbourg d’Autriche. Le trône de Bohême bien qu’électif revient quasiment toujours à un Habsbourg. Le roi de Bohême est un des sept électeurs qui élisent l’empereur du Saint-Empire. En Bohême, cathollques et protestants (de tendance calviniste) cohabitent difficilement.

En 1609, l’empereur Rodolphe Il de Habsbourg, roi de Bohême, catholique, accorde la Lettre de majesté qui garantit les libertés eligieuses de la Bohême. Les protestants de Bohême peuvent désormais exercer leur

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culte. En 161 7, Matthias de Habsbourg, empereur depuis 1612, sa sans descendance, transmet le royaume de Bohême à son cousin Ferdinand de Sytrie, c’est la première étape pour que celui-ci accède au trône impérial. Ferdinand, élevé par les jésuites ( c’est la compagnie de Jésus qui est d’ordre religieux catholique ) est un catholique fervent et intransigeant.

Il cherche à imposer le catholicisme dans son royaume de Bohême. Les incidents entre catholiques et protestants se multipliant, Ferdinand convoque une réunion à Prague (capitale de la Bohême) et le 23 mai en 1618, un groupe de protestants tchèques se rendent au château royal de Prague, s’en prennent aux représentants du roi et jettent deux de ses lieutenants par la fenêtre. A l’origine de cette agitation se trouve la question de la succession du rol Mathias qul a désigné le duc de Styrie, un catholique intransigeant.

Les deux défenestrés tombent dans un tas de fumier et s’en tirent sans mal, mais cet événement marque le début de la guerre de Trente ans (1618-1648). 2) Les différents conflits ? LA PERIODE BOHEMIENNE ET PALATINE (1618-1625) Ferdinand Il a pour allié, outre son cousin Philippe Ill d’Espagne, la papauté, le duc Maximilien Ier de Bavière et sa Ligue Catholique. Frédéric IV et les Protestants comptent sur le soutien du prince protestant Gabriel Bethlen de Transylvanie et sur l’aide financière des Provinces-unies. Mais le roi de Bohême manque d’expérience et de stature politique.

Il va rapidement éprouver le manque de motivation, de constance et/ou de courage de tous ceux qui pourraient lui apporter leur appui. Les premiers combats PAG » rif 7 constance et/ou de courage de tous ceux qui pourraient lui apporter leur appui. Les premiers combats ont lieu dès le mois d’août 1619. Conduits par le comte de Thurn, les Bohémiens vainquent une armée impériale. Bien qu’ils menacent Vienne pendant un temps, cet avantage ne leur est que de courte durée. Le roi de France, Louis XIII, souhaite aider l’empereur malgré leur rivalité.

Ils partagent le souhait de soutenir le catholicisme tant face aux Protestants que face aux Turcs. La médiation française réussit à Ulm en juillet 1 620 et une trêve est proclamée entre Catholiques et Luthériens. Mais la Bohême est calviniste et, donc, exclue de ces accords. Les armées catholiques, conduites par Tilly t Bucquoy, écrasent les Bohémiens à la bataille de la Montagne Blanche (Bila Hora), près de Prague le 8 novembre 1620. johann Tserclaes (1559-1632), comte de Tilly [Portrait par van Dyck] La déroute des révoltés est totale et la Bohême est reprise en main de manière très énergique.

Frédéric IV est mis au ban de l’Empire, ses territoires sont confisqués et il doit s’exiler en Hollande. En Bohême, les responsables de la révolte sont condamnés à mort, la lettre de majesté de 1609 est révoquée, une intense campagne de restauration du cathollcisme et de germanisation est entreprise. La couronne élective devient éréditaire au profit des Habsbourg et le siège de la Cour bohémienne est transféré à Vienne. En 1621, à la mort de Philippe Ill, les Espagnols occupent le Palatinat.

Ce territoire est pour eux particulière PAGF3C,F7 Philippe Ill, les Espagnols occupent le Palatinat. Ce territoire est pour eux particulièrement stratégique car il permet un passage de leurs troupes entre le Milanais et les Provinces-Unies. Philippe IV, successeur et fils du roi défunt, n’a alors que seize ans. Il choisit pour conseiller le comte-duc Olivares, catholique zélé et fervent partisan dune collaboration avec les Habsbourg ‘Autriche. De nombreux princes protestants estiment que l’empereur a outrepassé ses droits. C’est là une cause majeure de la poursuite et de l’extension du conflit.

Trois princes, à la tête de troupes de mercenaires restent en armes : le comte Ernst von Mansfeld, le plus redoutable, qui retourne vers les rives du Rhin avec 20. 000 hommes,et deux autres, Christlan de Brunswick et Georg Friedrich de Bade-Durlach qui ont chacun 15. 000 hommes. Ernst von Mansfeld (1580-1626) [Image prise du Nordisk farniljeb0k 1904-1926] Autant sinon plus motivées par l’appât du gain que par leurs onvictions religieuses, ces troupes d’aventuriers poursuivent la lutte. Pendant les années 1621-1622, le catholique Tilly parcoure les régions rhénanes pour lutter contre elles.

Quelques défaites et quelques victoires sans que rien ne soit définitif jusqu’à la bataille de Stadtlohn le 6 août 1623. A cette occasion, Tilly met en complète déroute Christian de Brunswick. Les forces catholiques contrôlent alors le sud et rouest de l’Allemagne, mais c’est au prix d’importantes destructions et exactions commises par les armées en campagnes. La France s’inquiète du déséquilibr exactions commises par les armées en campagnes. La France s’inquiète du déséquilibre qui s’instaure en faveur des Habsbourg. LA PÉRIODE DANOISE (1625-1629) Christian IV de Danemark se décide à intervenir dans le conflit en 1625.

Bien qu’il soit duc de Holstein, et donc vassal de l’empereur, mais il est aussi luthérien et souhaite étendre ses possessions en Allemagne du nord. II sollicite le soutien de la France qui ne lui accorde qu’une aide financière. L’armée danoise est commandée par Ernst von Mansfeld. Face ? elle, elle trouve les troupes de la Sainte Ligue, sous les ordres de Tilly, plus une armée impériale confiée à Albrecht de Wallenstein. Ce dernier, militaire d’un talent incontesté, est également un homme d’intrigue mü par son ambition personnelle.

Les Danois sont successivement battus par Wallenstein et Tilly en août 1626. Les armées catholiques reunies traversent le Holstein et entrent dans le Jutland. Pour sauver son royaume, Christian IV est contraint de signer la paix de Lübeck le 12 mai 1629. C’en est fini du Danemark en tant que grande puissance européenne. Albrecht von Waldstein ou de Wallenstein [Portrait par Anthony van Dyck. vers 1640] L’empereur récompense richement Wallenstein qui devient un éritable maitre de l’Allemagne du nord, un « presque souverain ».

Cela provoque la jalousie des princes de la Ligue Catholique. La France, qui agit diplomatiquement contre l’empereur, obtient que Wallenstein soit relevé de son commandement lors de la diète de Ratisbonne en août 1630. Cest Tilly qui pren soit relevé de son commandement lors de la diète de Ratisbonne en août 1630. C’est Tilly qui prend la tête des troupes impériales. LA PERIODE SUEDOISE (1630-1635) En ce premier tiers du XVIIème siècle, la Suède est une puissance montante en Baltique. Elle vient de vaincre la Pologne et a des vues sur la Poméranie.

Luthérien, le roi de Suède, Gustave Il Adolphe, voit défavorablement la puissance catholique s’installer en Allemagne du Nord. La diplomatie française joue cette carte. Par le traité de Bârwald du 23 janvier 1631, Gustave Il Adolphe s’engage pour une action militaire en Allemagne contre le versement de 400. 000 écus par an par la France. Les Suédois doivent respecter le culte catholique et l’indépendance de la Bavière. Dès la fin du mois, ils mettent pied en Poméranie et au Mecklembourg. Gustave Il Adolphe est un génie militaire et il va remporter de nombreuses victoires. Il évite d’abord le combat, forçant

Tilly à prendre l’initiative et à attaquer la ville protestante de Magdebourg. La ville est incendiée, mise à sac et réduite à un champ de ruines. Tilly se replie ensuite sur la Thuringe, puis ravage la Saxe qui se rallie à la Suède. L’armée impériale est écrasée le 17 septembre 1631 à Breitenfeld. Gustave Il Adolphe poursuit son avancée vers le sud. Les Suédois atteignent la Franconie, FAIsace, les pays rhénans puis ils se dirigent vers Münich. Tous ces pays sont dévastés. Gustave Il Adolphe [Portrait par Anton van Dyck] Face aux échecs de Tilly, l’empereur rappelle Wallenstein. Ses co