S2 Problematiques Contemporaines En Ethnologie

S2 Problematiques Contemporaines En Ethnologie

PROBLEMATIQUES CONTEMPORAINES EN ETHNOLOGIE SEMESTRE 2 Introduction Anthropologie milieux de siècle (1925′-1975′) Anthropologie sous la critique 1-lntroduction Quelle est l’évolution de l’ethnologie depuis les années 1920′ ? Le début de la colonisation marque le début d’une interrogation sur la notion d’ethnologie. Jusqu’alors l’ethnologie consistait ? étudier les populations exotiques et donc en dehors de l’histoire occidentale, mais la c question.

On assiste nc reconfiguration de la dans un mande bipol troisième voie et c’es or 39 rnier point en O’ à une e guerre froide, ntent de choisir une ment qui amène à la ritique globale de l’ethnologie, en profondeur puisqu’on se rend compte de l’androcentrisme de la science. On prend conscience des différences culturelles du monde, crées par l’Histoire, et de la constante capacité intellectuelle de « Homme. Ainsi la discipline ethnologique va-t-elle évoluer en adoptant un regard nouveaux sur toutes les sociétés. Concilier la diversité des cultures et l’unité du genre humain c’est le propre de l’ethnologie.

Cela requiert deux présupposés : les habitudes de chaque société correspondent à une culture qui leur est propre, et le genre humain est indivisible en races car on dmet que la capacité de l’Homme à l’intelligence est constant chez tout individu de chaque société. Cest

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une prise de conscience tardive, engendrée par l’expansion des pays du mondes. s’agit d’organiser la connaissance en construisant des conditions réelle, comme dans une expérience de laboratoire, et aboutir à la réunion du rôle de théoricien et d’observateur en une seule personne. our l’expérience il faut neutraliser toute influence extérieure, isoler le processus d’expérimentation en un lieu et donc tenter d’effacer la présence et l’influence de l’observateur. L’ethnologue va donc faire l’expérience du terrain, n construit ainsi de la connaissance, justifiée par la formation de l’ethnologue, l’expérience scientifique elle-même et le témoignage de l’ethnologue. Ceci s’oppose au fait de voir l’autre à travers notre société ; avec l’expérience de type scientifique, on observe de façon neutre et on crée une connaissance neutre, sans ethnocentrisme.

Ce dispositif sera remis en question dans les années 1 960′ en faveur de la décolonisation. Jusqu’alors les théoriciens restaient chez eux et se contentaient de récit disparates et sans preuve de l’impartialité des propos. À, la fin du XIX siècle est organisée l’expédition Tores, composée ‘anthropologues, ou de scientifiques ayant étudié l’anthropologie. C’est une première grande avancée pour la discipline. Les anthropologues mettent donc n place un dispositif d’expérimentation de type scientifique.

On pratique à ce moment là l’anthropologie saut de puce ou itinérante puisque les scientifiques se déplacent et ne restent que pendant une courte durée chez chaque société. Ainsi le théoricien et l’observateur sont réunis en une seule personne. L’anthropologie telle qu’elle est pratiquée comme une science expérimentale, construit un savoir coupé du monde (c’est le principe de l’expérience) dans I OF ag cience expérimentale, construit un savoir coupé du monde (c’est le principe de l’expérience) dans lequel elle a été produite. -Anthropologie milieux de siècle De l’évolutionnisme à l’ethnographie comme méthode L’anthropologie sociale et culturelle L’anthropologie culturelle Nord-américaine L’anthropologie fonctionnaliste et structuro-fonctionnaliste britannique Claude Levi-Strauss et le structuralisme Après l’expédition Torres (1 898), on assiste à la stabilisation des normes en ethnographie, à la construction d’un savoir, de définitions de la discipline, d’un objet d’étude centré sur les sociétés primitives. Il y a dejà à l’époque un problème d’appellation pour définir ces sociétés.

Si les normes sont stabilisée, les regards sont variables selon les traditions nationales. En Amérique du nord on parlera d’anthropologie culturelle, en Angleterre d’anthropologie sociale, en France l’anthropologie ne sera comparable à celle d’autres pays que tardivement, c’est le courant structuraliste. La première théorie unificatrice est l’évolutionnisme (fin XIX) qui découle d’abord du fait que dans les mentalités le regard qu’on a sur les choses est tout de suite lié à la supériorité ou l’infériorité de celles-ci. C’est donc d’abord un jugement naturel avant d’être une théorie.

L’objectif de ce courant c’est de retracer l’Histoire générale des sociétés, un Histoire téléologique (c’est à dire qui tend vers un seul et même but), orientée vers la civilisation. On met en place une classification chronologique des sociétés qui fait alors disparaitre la frontière entre sociétés du passé et sociétés de l’ailleurs. Le déplacement géographique ou temporel est donc confondu « voy 3 OF ag passé et sociétés de l’ailleurs. Le déplacement géographique ou temporel est donc confondu « voyager à travers les océans c’est emonter les siècles. c’est E.

Tylor (1832-1917) qui est à l’origine du mouvement et qui va tenter de classifier les société par leur technique, leurs croyances, leur mode de vie etc et ainsi obtenir une Histoire de IHumanité qui tendrait immanquablement vers la civilisation. En comparant passé (sociétés de l’ailleurs) et présent (civilisation occidentale), il trouve ce qu’il appelle des survivances (éléments du présent nous renseignant sur le passé). Cette méthode ne satisfait pas les historiens puisque cette Histoire est conjecturale. Au début des année 1920′ B. Malinowski fait son apparition dans a dlscipline et révolutionne la méthode.

Il entreprend d’observer sur une longue période une seule société sous tous ses aspects (politique, religion, droit, économie etc) en prenant comme objet d’étude l’échange de la Kula (propre à la société étudiée) qu’il réinscrit dans la totalité de cette société. Ainsi B. Malinowski s’oppose-t-il à l’étude de la totalité historique dans une perspective diachronique, préférant l’étude d’une société dans sa totalité et comme une totalité à part entière, dans une perspective synchronique. Il inverse donc le principe de l’évolutionnisme. ur lui impossible d’isoler un des aspect de la société car tout est en interrelation, chaque élément prend sens lorsqu’il est étudié dans un tout. Cest la naissance du fonctionnalisme, de la méthode de l’observation participante et de l’ethnographie L’anthropologie comme discipline se divise en trois regards : L’anthropologie physique et l’anthropologie so 9 L’anthropologie comme discipline se divise en trois regards . L’anthropologie physique et l’anthropologie sociale et culturelle qui s’en distingue. Les deux dernières d’où on centre l’étude : la société ou sa culture.

L’anthropologie sociale prend son nspiration dans les travaux de E. Durkheim du début du XX siècle et l’anthropologie culturelle chez F. Boas qui formera beaucoup d’anthropologues américains en centrant son étude sur la culture. Pour E. Tylor « la culture est ce tout complexe qui inclus : les croyances, la morale, le droit etc ainsi que toutes autres disposition acquises par l’Homme en tant que membre d’une société. Selon cette définition la culture n’est donc pas innée mais acquise, l’Homme en tant que tel fait partie d’une société (slnon ce n’est pas un homme) et la culture est universelle puisque c’est un tout complexe.

La culture est un principe niversel qui s’applique à une énumération dont les éléments sont conçus ensembles. L’anthropologie culturelle se base sur cette définition pour construire son objet d’étude qui s’en distingue. On se demande comment observer la culture ? Comment devient-elle réelle ? La culture se crée par les particularisme (ce qui s’oppose à l’universalité de la culture). Il n’y a pas de culture isolée car elle se crée en formant des contacts avec les autres cultures et en se singularisant. La culture est donc le résu tat de l’Histoire d’un ensemble de relation.

Le particularisme historique se différencie du concept d’une culture niverselle. L’anthropologie sociale se fonde sur la notion de fait social (c’est à dire un fait dont on ne se rend pas compte si l’on est pas confronté aux contrainte PAGF s 9 fait dont on ne se rend pas compte si l’on est pas confronté aux contraintes qu’il nous impose, ce sont des codes sociaux définis collectivement hors des consciences individuelles). La questlon est d’abord de savolr ce qu’est une société. On salt que la société se caractérise d’abord par la somme d’individus, mais qu’est ce qui fait le fait social ?

Il n’est ni le produit des consciences, ni le produit de l’association des individus, pourtant ‘est le fait social qui manifeste la présence d’une société. On en conclut donc que la société ne se résume pas simplement ? l’association d’éléments entre eux : la société est supérieure ? la somme de ses parties. Elle est productrice de faits sociaux de représentations collectives qui ne sont pas le simple produit de l’association des différents produits qui la constituent. Cest le holisme sociologique. Cela se rapproche du fonctionnalisme chez B.

Malinowski qui voit le tout comme une globalité en relation, fonctionnelle; E. Durkheim voit la société comme une totalité . On a donc deux orientations, deux regards anthropologiques que sont anthropologie sociale (l’analyse d’une totalité sociale supérieure à l’individu) et anthropologie culturelle (l’analyse des particularismes historiques producteurs de culture), dans un dispositif de recherche qui se veut neutre. ‘opposition entre ces deux perspectives se distingue de façon géographique entre l’anthropologie culturelle américaine et l’anthropologie fonctionnaliste ou structuro-fonctionnaliste britannique.

On a alors deux principales oppositions dans ces courants de pensées. Pour l’anthropologie culturelle, rien n’est upérieur à l’individu, alors que pour l’anthr pensées. Pour l’anthropologie culturelle, rien n’est supérieur ? l’individu, alors que pour l’anthropologie fonctionnaliste la société est supérieur à la somme des individus qui la composent, elle agit sur les Individus pour orienter leur comportement, c’est ce que l’on appelle le holisme.

En anthropologie fonctionnaliste on pense que la culture n’est pas extérieure (comme le serait la société) à l’individu mais bien à l’intérieur de chaque individu, c’est ce qu’on appelle l’individualisme ou atomisme. La seconde opposition réside dans le fait d’analyser les société avec une pproche diachronique, comme en anthropologie culturelle où on pense que la singularité des cultures est due à leur Histoire propre, ou avec une approche synchronique, comme en anthropologie fonctionnaliste où on analyse la société comme phénomène statique et permanent.

Ces deux courants de pensée ont néanmoins une méthode commune basée sur l’observation neutre d’une société. L’anthropologie culturelle trouve son inspiration chez Franz Boas (1858-1942) qui fait partie des premières expéditions anthropologiques, forme de nombreux anthropologues réputés, a beaucoup d’influence en tant que professeur, et fonde l’ASA association anthropologique). Il mène une brillante carrière et fait des études de terrain pendant soixante ans sur la côte nord ouest de l’Amérique.

IL s’oppose d’abord à l’évolutionnisme et notamment aux théories raciologiques qui prennent pour repères les caractères physiques des êtres humains. En 1912 il écrit un article qui détruit de façon scientifique le cœur des théories raciologiques en expliquant que les présupposées caractéristiques anatomiques censées être stabl 7 OF ag caractéristiques anatomiques censées être stables de ces théories sont en fait très variables et qu’en plus elle n’ont qu’une aleur spéculative.

Il fait aussi un travail de terrain très important mais il ne fait que de petits séjours, uniquement pour enquêter ; il a cependant des collaborateurs interprètes et informateurs (comme G. Hunter) qui restent sur le terrain. En anthropologie culturelle on accorde beaucoup d’importance au facteur historique, c’est à dire temporel, mais certains anthropologues prennent aussi en compte les facteurs environnementaux, c’est à dire spatial, soit le déterminisme environnemental (notamment Ratzel qui pense que ce déterminisme pèse sur la société puisqu’il Influe sur la culture).

F. Boas s’oppose au déterminisme environnemental car selon lui l’influence et les contraintes de l’environnement sont très faibles et la société garde une grande autonomie. Pour F. Boas la culture est dans la tête des individus et doit donc être abordée par la psychologie, ce sont les tendances psychologiques qui orientent les individus dans leurs actions. Il considère aussi qu’on ne peut aborder une culture qu’à partir de ses normes et de ses valeurs à elle, tout système de valeurs (donc culture) est relatif et contient en lui-même les principes de son intelligibilité.

C’est le relativisme culturel. Pour lui il est impossible alors de comparer les culture et donc impossible de faire ressortir de l’analyse des généralités, une lois qui serait le propre des phénomènes culturels puisque toute culture est irréductible. C’est pourquoi on ne peut pas hiérarchiser les cultures. Ainsi toute théorie glob 8 OF ag irréductible. Cest pourquoi on ne peut pas hiérarchiser les cultures. Ainsi toute théorie globalisante serait spéculative.

Melville Herskovits (1895-1963) tente de caractériser l’anthropologie culturelle en trols paradoxes • La culture est universelle mais chacune de ses manifestation st unique • chaque culture est le produit d’une Histoire, il se pose donc le problème de faire de l’Histoire dans des sociétés sans archive, an va donc mêler archéologie et anthropologie afin de produire un savoir sur une culture unique par rapport ? une Histoire commune.

Par exemple en étudiant les langues an comprend la façon dont s’est peuplé un territoire (l’Amérique par exemple grâce aux groupes de langue Athabaskan et Fino- ourgienne). La culture est stable mais aussi dynamique : chaque culture est porteuse de modeles culturels transmis de générations en génération mais ces modèles subissent des influences xtérieures qui entraînent le changement de fonctionnement de la culture.

La culture remplit le cours de nos vies mais elle s’impose rarement à la conscience : si la culture est d’ordre psychologique, la question est de savoir comment elle s’acquiert et comment l’individu agit en tant que membre d’une culture, comment un individu est programmé culturellement. Le phénomène d’enculturation est le fait d’intérioriser un comportement culturel spécifique qui est le produit du processus d’enculturation c’est à dire la transmission de la culture d’une génération à une autre (ce qui implique par ailleurs la stabilité).

L’intériorisation de la personnalité modale est transmise de génération en génération. Ce processus est inconscient sauf lorsque l’individu est confronté PAGF OF ag génération en génération. Ce processus est inconscient sauf lorsque l’individu est confronté à une culture, un comportement différent. Cette pensée est orientée vers une analyse d’ordre psychologique. La culture est toujours unique, elle a un motif propre qui est retransmis et qui subit les influences extérieures. On appelle ce motif le modèle ou pattern.

C’est le lien entre la culture comme singularité (produit historique), l’individualisme/ tomisme (caractérisé par le dynamisme) et l’acquisition de modèle de comportement (caractérisé par la stabilité). Ces trois élément (culture comme singularité, acquisition de modèle et pattern) sont centraux dans le développement de l’anthropologie culturelle. En anthropologie sociale ou structuro-fonctionnaliste, on pense que la société est la somme des individus qui la composent et que chaque élément constitutif du tout a une fonction dans la bonne marche de l’ensemble.

On a donc deux notions principales : la structure et la fonction qui sont en relation. Pour AR. Radcliffe Brown la structure est une notion centrale, our lui l’anthropologie est une branche de la sociologie comparée, il a donc une approche comparatiste et a pour ambition d’établir des lois sur la structure et le fonctionnement des société (nomothétique : Discipline visant à tirer des lois générales à partir de faits constatés).

Sa méthode est d’observer, de décrire puis de comparer et enfin de généraliser afin de faire une lois. On a trois notions en action dans sa pensée . Le processus de vie sociale (organisé autour des notions de structure et fonction) : il s’agit de la société en mouvement, il faut d’abord la ‘stopper’ pour en observer la