Risques et crises sanitaires

Risques et crises sanitaires

Le risque est le résul dangereux Cf exemple du bruit . pour l’audition, mais risque de surdité 0 p g hénomène constitue un danger n qui va créer le un taux d’alcoolémie élevé constitue un danger, mais c’est le fait de prendre le volant qui crée le risque d’accident. et Aléa ? : Risque imprévisible lié au hasard. Ex : aléa thérapeutique, climatique, financier… Différents niveaux de risque Risque individuel : on parle de risques pour la santé.

L’individu peut être créateur volontaire de risques, pour lui ou pour les autres : cf les comportements à risques une gravité élevée ( nombreuses victimes, coût Important de dégâts matériels, impacts sur l’environnement. ) Ex : risque épidémique ou sanitaire, risque écologique ou technologique, erroriste, naturel… les risques autres : font néanmoins beaucoup de dégâts ou de victimes. Ainsi, les risques de la vie courante, qui conduisent près de 20 000 décès chaque année (près de 5 fois plus que les accidents de la circulation et 20 fois plus que les accidents du travail). 2. Et lorsque le risque se réalise ??? Le risque représente quelque chose d’irréalisé et qui, par conséquent, n’a pas de manifestation concrète. Que se passe

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t il quand il se réalise ? Les dommages sont là. pour fixer les idées, une échelle de gravité des dommages a été roduite par le MEEDDAT (ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire).

Ce tableau permet de classer ces événements selon une échelle à SIX niveaux, depuis l’incident jusqu’à la catastrophe majeure. Classe Dommages humains matériels ncident Aucun blessé Moins de 0,3 M€ Accident 1 ou plusieurs blessés Entre 3 ME 2 30 l’événement par un potentiel de victimes très élevé en un temps court par une réponse sanitaire dans la zone où se déroule la catastrophe qui n’est pas suffisante pour prendre en charge l’afflux de victimes.

Le système de soin local est dépassé (des renforts sont nécessaires). La crise sanitaire : Il est des catastrophes qui se réalisent de façon plus invisible, parce que l’événement dure dans le temps, n’est pas forcément mis en évidence et que l’augmentation de la morbidité et de la mortalité est plus progressive. Il faut alors un événement déclencheur et une couverture médiatique pour que le risque soit dévoilé.

Cest la crise sanitaire, caractérisée par : l’existence potentielle ou réelle d’un DOMMAGE important en termes de morbidité ou de mortalité + nombre élevé d’individus xposés au risque ou touchés un EVENEMENT DECLENCHEUR et une COUVERTURE MEDIATIQUE : discussions et débats sur le sujet, recherche de responsables… SOUVENT MAIS PAS TOUJOURS, un DYSFONCTIONNEMENT du système de santé (pas toujours mis en évidence) des CHANGEMENTS de comportements au niveau collectif : chez les individus (opinions, habitudes… ) et chez les pouvoirs publics (prise de mesures pour prévenir une nouvelle crise).

La crise sanitaire entraîne des bouleversements sociaux 1. 3. Passage d’un niveau de risque à Fautre Rappel : le risque qui était probable se réalise et engendre des bouleversements. CATASTROPHE SANITAIRE Exemples de catastrophes sanitaires : Tchernobyl, AZF, tsunami en Indonésie, tremblement de terre à Haiti, Ouragan Katrina à la Nouvelle Orléans, tempêtes et inondations en Vendée CRISE SANITAIRE Exemples de crise sanitaire : canicule de 2003 Contre-exemple : L’exposition à l’ozone lors des pics de pollution constitue un risque avéré mais pas une crise sanitaire.

PROBLEME DE SANTE PUBLIQUE Exemples : le sida a été à l’origine d’une crise sanitaire en 1981 et actuellement il fait partie des problèmes de santé publique. Contre-exemple : la grippe aviaire a été à l’origine d’une crise anitaire mais ne peut pas être considérée actuellement comme un problème de santé publique. La catastrophe sanitaire se différencie du problème de santé publique par son apparition soudaine.

Si la mortalité / morbidité élevées durent dans le temps, l’événement sera considérée comme problème de santé publique dans quelques années. Rappel : Caractéristiques 4 30 de santé publique d’Espagne puis des graines germées de Hollande) 2011 : les prothèses mammaires EXEMPLES DE RISQUES SANITAIRES Des risques controversés Risques liés l’exposition aux pesticides et phtalates

Risques liés à la pollution de l’air par les particules de matières Risques liés à l’emploi des téléphones portables Risques liés aux antennes Risques liés aux ampoules électriques basse tension Risques liés aux lignes à haute tension Risques liés aux OGM Des risques bien établis Risques liés au tabagisme ou à l’alcoolisme Risques d’épidémies (grippe, SRAS, peste, rage, chikungunya, dengue, variole, ebolavirus) Risques liés aux catastrophes naturelles Risques liés au plomb, à l’amiante 2. REPERAGE ET RECONNAISSANCE DU RISQUE OU DU PROBLEME DE SANTE 2. 1. Repérage du problème de santé

Au niveau individuel Au niveau collectif Présence de symptômes ressentis ui conduisent à un diagnostic médical s 0 données statistiques, font des recherches, émettent des avis Rôle : signaler aux autorités une anomalie présentant un risque pour la santé publique Les organismes de veille sanitaire = instances officielles chargées de surveiller l’état de santé des populations dans un domaine spécifique : la biomédecine l’alimentation les produits de santé l’environnement le nucléaire cf tableau récapitulatif du TP Rôle : Surveiller les données épidémiologiques, délivrer des utorisations, alerter les pouvoirs publics en cas de menace LES DECIDEURS LES AUTRES INTERRESSES = les politiques Ce sont les responsables de collectivités locales d’institutions d’Etat Rôle : consultation des organismes de veille sanitaire et des scientifiques, prise de décisions Les médias Rôle : RELAIS amplifient ou minimisent l’évènement Informent/ désinforment la population, créent l’évènement Mais aussi éduquent, transmettent les messages de prévention Les industriels Rôle : défendent leurs intérêts économiques 6 0 risque mais pas sa probabilité de sun,’enue Risque potentiel = subjectif Il est repéré à partir de la perception du danger par les individus Rq : Rôle important des médias dans la représentation d’un risque (effet anxiogène possible) La précaution . on ne connait ni la réalité du risque, ni la probabilité de sa survenue, mais les conséquences peuvent être très graves voire irréversibles. e principe de précaution Lorsque la démonstration scientifique du risque est incomplète, faute de connaissances suffisantes du phénomène, la collectivité peut appliquer le principe de précaution.

Ex : interdiction de la culture de mais OGM, interdiction des phtalates dans les iberons, démontage d’antennes relais suite à une décision de ustice… En France, la loi Barnier de 1995 précise que « l’absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l’adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et Irréversibles à l’environnement à un coût économiquement acceptable e principe de précaution correspond typiquement à des événements que l’on ne peut pas probabiliser, les conséquences de ces événements potentiels peuvent être rès importantes (par opposition au risque de banqueroute d’une entreprise par exemple).

Les atteintes à la santé ou pour la vie humaine, ou encore pour l’environnement, en général, sont en effet souvent considérés comme bien plus graves que les risques économiques. n’est pas parfaitement connu et mis en évidence scientifiquement. Ex : la décision d’une vaccination généralisée de la population contre le virus HIN1 en 2009 a été prise au nom du principe de précaution. On ignorait quel serait l’impact de l’épidémie, mais on craignait que cette grippe provoque une mortalité élevée. De la convention de Rio à la Constitution française Apparu à la fin des années 1960 en Allemagne, le principe de précaution a suivi plusieurs étapes. 992, Sommet de la Terre de Rio La  » déclaration sur l’environnement et le développement  » retient qu »‘ en cas de dommages graves ou irréversibles, l’absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l’adoption de mesures effectives visant à prévenir la dégradation de l’environnement 1992, traité de Maastricht Le concept est intégré au droit communautaire, qui précise :  » La politique de la Communauté st fondée sur les principes de précaution et d’action préventive 1995, loi Barnier Elle fait entrer dans le code français  » le principe de précaution, selon lequel l’absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l’adoption de mesures effectives et proportionnées visant à réduire un risque de dommages graves et irréversibles à l’environnement à un coût économiquement acceptable  » 2005, Charte de l’environnement Adoptée par le Parlement réuni en congrès à Versailles avec plus de 95 % des suffrages, elle ait entrer dans la Constitution les principes de sauvegarde de l’environnement, au même niveau que les droits de l’homme et du citoyen. 8 mai 201 0 Extraits Le principe de précaution. Nuage volcanique, grippe l’homme et du citoyen. e principe de précaution.

Nuage volcanique, grippe A(HI NI tempête Xynthia : a-t-il été invoqué à tort ? L’Europe a-t-elle fait preuve d’un excès de précaution lors du passage, dans son espace aérien, du nuage de cendres crachées par le volcan islandais Eyjafjbll ? Taxé d' » idéologie précautionniste  » (Franz-Olivier Giesbert), voire de  » principe mortifère  » (Luc Ferry), le principe de précaution serait le signe d’une société tétanisée par ses peurs. La question prend une nouvelle actualité, alors que les fabricants de moteurs d’avion viennent de préconiser, comme seuil de sécurité, un niveau de concentration de poussières dans l’atmosphère environ… ingt fois supérieur à celui qui a été mesuré en avril, lors de vols scientifiques, au-dessus de la Grande-Bretagne, de la France ou de l’Allemagne. Avant l’éruption volcanique, la tempête Xynthia et le virus grippal A(HI NI) avaient déjà remis sur la sellette le principe de précaution, cible d’un feu nourri de critiques. Les trois événements ne sont certes pas de même nature, et leur bilan n’a rien de commun. Dans le cas du nuage de cendres : le trafi aérien paralysé pendant une semaine (et récemment encore perturbé), des dizaines de milliers de passagers bloqués loin de chez eux, des pertes estimées à plusieurs milliards d’euros, mais aucune victime.

Pour la tempête Xynthia : 53 morts, des zones littorales dévastées, 1,5 milliard d’euros à la charge des assurances, 1 510 habitations condamnées à être rasées, indemnisations à la clé. S’agissant de la pandémie grippale 17 853 morts dans le monde dont 224 en France (la grippe aisonnière fait entre 250 000 et 500 000 morts par an, dont 4 000 à 5 000 en (la grippe saisonnière fait entre 250 000 et 500 000 morts par an, dont 4 000 à 5 000 en France), 13,6 milliards d’euros dépensés pour l’achat de vaccins, dont 879 millions d’euros par la France pour 94 millions de doses. Chacun de ces épisodes, pourtant, a relancé la controverse sur le principe de précaution.

Le paradoxe est qu’aucun de ces trois événements ne relève, stricto sensu, de ce principe. Contre lequel est donc instruit un faux procès. La définition du principe de précaution Inscrite dans la Constitution en 2005, la Charte de l’environnement stipule, dans son article 5 :  » Lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et Irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d’attribution, à la mise en oeuvre des procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage.