Relations Internationales

Relations Internationales

RELATIONS INTERNATIONALES l. Propos préliminaires Professeur Serge Sur définit les relations internationales comme « infinies et mobiles ». En effet, ces relations ne sont faite que de peu de principes, il ne s’appuie pas sur des ressors décislfs. Seule l’intélligibilité d’une approche définie peut permettre une étude fiable des relations internationales. En terme plus simple on étudie les relations internationales que selon une approche et des critères pré-définis.

Soit l’Etat au centre de l’étude soit les organisations internationales, soit les relations entre les acteurs modalités des relations pacifiques ou celles qui concernent les to page conflits). La guerre e exemple, la Conventi or 87 de Genève initiée pa er*. elle a pour but de ré premier texte d’univ ementée. En ite 1ère Convention r de la Croix Rouge), uerre. Cest le guerre. La portée de la Convention est de dire que dans la guerre il y a des droits et des règles.

Meme les spécialistes ont du mal à s’accorder sur la discipline et même sur le vocabulaire utilisé dans cette discipline. Cest en partie pour ces raisons que l’an va plus souvent utiliser « étude » que « science ». Il. Propositions de définitions des relations internationales Toute tentative de définition est subjective. Les relations internationales peuvent se

Désolé, mais les essais complets ne sont disponibles que pour les utilisateurs enregistrés

Choisissez un plan d'adhésion
définir comme toutes les relations, flux, rapports transfrontaliers, matériel ou immatériel, qui peuvent s’établir entre 2 ou plusieurs individus, groupes ou entités.

Il découle 2 remarques de ces défin définitions, la seconde est en conséquence de la première : le critère déterminant de cette définition est un critère de localisation politique. De fait, puisqu’il s’agit de relations transfrontalieres, il s’agit de relations entre différents pouvoirs nstitutionnalisés. ces relations qui concernent directement ou non les Etats échappent à l’emprise d’un pouvoir étatique unique puisque les parties à ces relations se rattachent à plusieurs sociétés étatiques voire sont indépendantes de ces pouvoirs étatiques.

Exemples CICR : Commité International de la Croix Rouge se définit selon ses statuts comme une organsation internationale, impartial, neutre et indépendante. Statutairement le CICR est une association de droit suisse. Au niveau international, le CICR est considéré comme une entité internationale sui généris (unique n son genre qui ne peut être attachée à une catégorie plus importante) c’est-à-dire qu’elle est une entité souveraine, non gouvernementale de droit international public.

Souveraine car elle ne répond à aucune autre autorité qu’elle, elle fonctionne sur la base de ses statuts (relativement larges : prévoient les modalités d’actions… ). Non gouvernementale car elle ne répond et ne rend de compte à aucun Etat (simllalre à la souveraineté) mais surtout elle ne fonctionne pas sur des financements qui relèveraient d’Etat. Entité de droit international public car elle est reconnue ans beaucoup de traités internationaux. Aucun traité bilatérals. ONU (ancien SDN : 1919) : organisation internationale qui a pour but la paix internationale.

Elle trouve son fondement dans une volonté de dialogue entre les Etats. Cette volonté de dialogue a pour finalité de trouve volonté de dialogue entre les Etats. Cette volonté de dialogue a pour finalité de trouver une fin aux conflits ou même de les anticiper. Elle accepte de limité sur des points spécifiques sa souveraineté. Ill. Elements de vocabulaire des relations internationales Outre défintion générale, il est important de définir quelques ?lements de vocabulaire afin de s’entendre sur les propos tenus.

A. Parallèle entre relations internationales et relations inter- étatiques ou transnationales L’acception moderne du terme international est apparu au 18ème siècle dans les écrits du philosophe anglais Jeremy BENTHAM, cela dit les relations entre communautés est l’ancrage moderne du terme internationales. Les relations internationales trouvent leur première étude dans les ecrits de THUCYDIDE (avant JC). D’un point de vue sémantique, internationale réduit ces relations aux relations entre Etats, entre nations.

Il est ommunément admit que ces rapports, que ces manière d’envisager les rapports est trop limitative voire dépassée. C’est- à-dire que les relations internationales sont des relations entre les nations. Cest pour cette raison qu’on utilise de plus en plus le terme de relations transnationales. En droit international public, ce terme de transnatlonal renvoie aux relatlons entre individus ou groupes de toutes sortes (echanges idéologiques, scientifiques, commerciaux… ). Et ces relations transnationales concernent des échanges en tout genre.

On pense aux échanges de biens, d’informations ou encore d’idées. En définitive, l’étude des relations internationales englobent aujourd’hui les ralations inter- étatiques et transnationales. Ce qui revient à considérer que les relations internation 3 OF ralations inter-étatiques et transnationales. Ce qui revient ? considérer que les relations internationales c’est l’étude de tous les « phénomènes internationaux ». Cet état de fait à une conséquence directe : un tel champs d’étude implique que les RI ne sont plus aujourd’hui uniquement ‘affaire des juristes, des historiens.

Elles sont aujourd’hui l’objet d’étude en éco, en socio, en po et dans de multiples branches des sciences. . Institutions internationales Le terme institutions internationales met clairement en évidence que les RI ne se résument pas ou plus à une compétition entre Etats ou entre Organisations. Non seulement, les RI et donc les échanges qui en découlent font l’objet de règles de plus en plus précises mais l’esprit qul guide ces mêmes règles est celui d’une coopération de plus en plus étroite. Le terme institutions internationales a vocation a limité l’importance de l’Etat dans ces relations.

Par sa neutralité, le terme institution implique la création d’organismes soit qui facilitent soit qui règlementent les RI. Ces institutions internationales étant multiformes (ONG, conférences diplomatiques organisées ponctuellement permettant aux spécialistes dans un domaine d’entretenir les relations en matière scientifique, commerciale… ). Les RI sont une miltitude de contacts. La Conférence Diplomatique multilatérale est un instrument très utilisé dans les RI car cela ne prête qu’aux conséquences qu’on souhaite lui donner, elle constitue des pré- négociations. C.

Politique internationale Cette expression désigne de manière générale la politique extérieure ou la politique étrangère d’un Etat. C’est-à-dire le comportement d’un Etat voire l’image qu’il entend politique étrangère d’un Etat. C’est-à-dire le comportement d’un Etat voire l’image qu’il entend donner de lui dans ses relations avec l’extérieure dans n’importe quel domaine. Il reste que cette défintion ne rend pas bien compte de la notion de politique. Et il faut notamment pour les juristes, limiter l’analyse aux relations dites de nature politique, c’est-à-dire les relations ayant un impact ou des effets politiques.

Plus réductrice, cette approche de la politique internationale correspond mieux au contenu d’une étude juridique des RI. Il existe aujourd’hui dans tous les Etats ce que appelle une diplomatie scientifique qui a pour but de concevoir et d’organiser les relations entre les scientifiques du monde entier. Si on peut légitimement estimer que la diplomati scientifique touchant au droit ou à la science po à un impact de nature politique à l’inverse il est possible de s’interroger sur la portée politique des conférences diplomatiques multilatérales en archéologie par exemple. D.

Société internationale Le concept de société internationale a pour but de démontrer que les RI s’exercent dans une société organisée. Cette xpression a simplement pour but de démontrer que les RI ne sont pas d’état de nature (état de l’homme, relations anarchiques, non règlementées). Le terme de société renvoie à l’idée de quelque chose d’organisé et de règlementé. Elle ne sont pas régies par des rapports anarchiques mais par des règles, us et coutumes qui protègent les intérêts de chaque acteur. E. Communauté internationale Cette notion doit être entendue comme une évolution de la société internationale.

Cette notion de communauté dépasse la simple organisation des relations e PAGF s OF internationale. Cette notion de communauté dépasse la simple rganisation des relations entre Etats, la simple logique de juxtaposition des Etats au profit de ce que l’on appelle logique d’ensemble commune. IV. Finalité et évolutions des RI Il est indispensable de terminer cette intro en concluant sur ce qui motivait les RI. Aussi loin que l’on puisse retrouver les R dite , elles se font essentiellement sur ce que nous appelerons les phénomènes de pouvoirs.

Ces phénomènes pendant longtemps, essentiellement étatiques, ont tourné autours de relations qui concernaient soit le commerce soit la guerre. Les RI contemporaines reposent toujours en partie sur ces 2 otivations mais elles sont également le fruit de diverses évolutions qui ont d’ailleurs montré leur limite. A. L’influence de l’ordre inférieur sur les RI Cest l’echec le plus cuisant de la discipline car la discipline est essentiellement tournée autour de l’idée d’Etat défendant leurs intérêts propres et que de ces intérêts propres découlait un certain type de relations.

La discipline, l’étude des RI a été incapable d’anticiper l’éffondrement du bloc de l’Est et le démembrement de l’URSS qui s’en ai suivi. Jusqu’alors les RI s’étaient essentiellement attachées à anticiper voire à éviter un ventuel affrontement entre les 2 forces militaires, l’idée même que la disparition de l’un des 2 blocs viennent non pas dune explosion provoquée par des facteurs externes mais d’une implosion causée par des mouvements internes n’avaient jamais été pris en considération.

Cette absence de prise en compte des facteurs éco et socio a montré toutes les limites de la discipline qui considérait comme point de départ l’existence OF toutes les limites de la discipline qui considérait comme point de départ l’existence d’un ordre interne d’une souveraineté interne sans ambiguité. Il reste qu’une critique majeure peut ?tre formulée.

Si cette approche dite classique c’est-à-dire limiter aux relations transfrontalières et inter-étatiques pouvaient être envisagé dans la durée pour une majorité de pays qui étaient une société de nation démocratique, l’analyse aurait dû être plus prudente pour les Etats ne répondant pas à ce qualificatif. Cette discipline a considér à l’époque qu’il existait des démocraties et des Etats autoritaires et que dans les 2 cas c’était immuable.

Cela dit, en atténuant cette critique encore récemment les moements de contestations « printemps arabe » ont montré qu’aucune organisation était immuable. A l’inverse la Chine ou la Corée du Nord ne donnent pas l’impression aujourd’hui d’être des régimes politiques au bord de l’implosion. 3. ‘évolution de la violence La violence a toujours été au centre de l’analyse classique des RI. Cela dit encore une fois, la discipline s’est limitée à la seule violence entre Etats.

Il n’est pas question de la notion de conflit entre Etats. La fin de la guerre froide et les crises qu’elle a généré. Les conflits sont devenus plus localisés, la plupart du temps internes aux Etats et pour une bonne partie d’entre eux ce sont des conflits ethniques. On est passer d’une logique mondiale ? es conflits ciblés basés sur les idées idéologiques. La notion de conflit est nouvelle et liée à la disparition de ces 2 grandes forces militaires qui était les USA et l’URSS.

Conséquence directe de l’éclatement de l’URSS est liée à l’indépendance de l’Azerbeijan et de l’Ar Conséquence directe de l’éclatement de l’URSS est liée ? l’indépendance de l’Azerbeijan et de l’Arménie est un conflit entre ces deux pays à propos de l’enclave du Haut KARABAGH (petit territoire sur l’Azerbeijan ayant une importante population) alors que le conflit entre les deux communautés avait éclaté dès 988 il était resté très limité grace à l’intervention de l’Armeé Rouge soviétique. Il prendra toute son ampleur lorsque les deux pays accèdent à leur indépendance.

L’essentiel du conflit a lieu de 91 à 94. Ces guerres internationales ont laissé place aux guerres civiles notamment (Génocide Rwandais en 94, la guerre au Darfour depuis 2003, guerre civiles en Somalie depuis 1991). Dans ces deux derniers cas malgré de multiples interventions de la communauté internationale les 2 conflits durent toujours. L’origine du conflit est inter-étatique, les données sont simples. On structure les RI autour de cela, logique communautaire se développe par bloc, on en vient à de l’immobilisme (guerre froide entraine équilibre par la peur).

En quoi ces nouveaux conflits ont influencé les RI ? On peut isoler au moins 3 éléments : ces conflits ont tout d’abord remis en cause un principe établit dans les RI. Celui de le non-ingérence de la communauté internationale dans les affalres intérieures d’un Etat. En plus simple, une guerre civile est une guerre intérieure. Elle ne permet donc pas sauf exception la plupart du temps pour les organisations humanitaires, aux autres Etats d’intervenir. De manière simple, jusqu’au début des 90’s on faisait bien la différence entre souveraineté interne et externe.

C’est un des principes même qui a eu l’idée d’abord de l’emergence d’une société i BOF Cest un des principes même qui a eu l’idée d’abord de l’emergence d’une société internationale puis des communautés internationales. Finalement ces guerres civiles sont des guerres ethniques qui ne concernent pas le droit et les RI. réaction à l’interventionnisme international, la redistribution géo-po extérieure à la guerre froide a donné naissance à un nouveau concept : guerre assymétrique. Et ce concept a mis en évidence les difficultés d’adaptation des armées occidentales très organisées mais manquant de réactivité.

Sur cette idée, la guerre assymétrique est une guerre qui appose la force armée d’un Etat à des combattants matériellement insignifiants. Comment compenser cette insignifiance ? En se servant des points faibles de leur adversaire. La guerre assymétrique est en faite le terrorisme et les guerrillas. Le but sont les dommages collatéraux et non militaires. La théorie de la guerre assymétrique a été théorisée par SUN TZI_J (Vème siècle avant JC) . Opposition à la uerre symétrique (guerre régulière). ié à l’opinion publique car les deux éléments précédents ont été largement relié à l’opinion publique, instaurant un sentiment d’insécurité lié à ces nouveaux conflits. C. La mondialisation Les RI classiques envisagées sous l’angle de la préminence des Etats à laisser places à des relations transnationales bien plus complexes et où la sphère politique n’est pas dominante. On pense aux relations éco et fi, à l’intensification des réseaux info et com, ou évolution des moyens de transports, qui sont pour partie autant d’élements qui échappent au contrôle de l’Etat.

Il en résulte 2 conséquences essentielles l’Etat acteur essentiel et central des RI, servait autre PAGF l’Etat acteur essentiel et central des RI, servait autrefois de référent aux autres acteurs. Aujourd’hui bon nombre de ces mêmes acteurs disposent de moyens et d’opportunités de contester la primauté d’Etats. On assiste a une évolution des instruments de régulation de la vie internationale (conventions, traités… ). Autrefois ils étaient exclusivement engagé sous l’angle politique aujourd’hui d’autres intérêts politiques.

Ces instruments ont été forcé d’évoluer dans e sens ou ces acteurs non étatiques ce sont émancipés dans leur relation internationale. Hofman distingue 2 types de diplomatie : la haute (noble et classique, relation de l’Etat en terme de sécurlté stratégie) et la basse/faible (tous le reste, tous les domaines ou le pouvoir politique va être onligé de négocier/concilier son intérêt politique avec d’autres intérêts comme économique. Les RI concernent aujourd’hui ce que Marshall MACMUHAN en 1967 appelait un ‘Village planétaire » (la notion de distance qui a conditionné les conflits cette notion de distance n’existe plus).

Chapitre 1 : Les grandes conceptions doctrinales des RI Il existe 4 conceptions doctrinales de RI. Une analyse réaliste, elle vise essentiellement les rapports entre Etats souverains. une analyse fonctionnaliste, elle vise enssentiellement à la coopération entre les divers acteurs. Une ananlyse marxiste, elle vise enssentiellement les faits socio-économiques qui conditionnent les rapports internationaux. Une analyse transnationale, elle tend à faire une amalgame des autres analyses et surtout de réduire l’Etat à un acteur comme les autres. Section 1 : L’analyse réaslite ou statocentrique des RI