Rédaction « Terres et Cendres » Atiq Rahimi

Rédaction « Terres et Cendres » Atiq Rahimi

Camille 304 Rédaction «Terres et Cendres» Tu l’attends, encore et encore. Le temps ce n’est pas un problème pour toi. Il reste une toute petite demi-heure. Tu sors ta boite de naswar. Tu en prends un peu. Et là,tu vois ton fils arriver. Tu avales le mélange verdâtre, tu te lèves et vas à sa rencontre. Regardes-le, c’est ton fils, le seul qui te reste. Prends ton courage à deux mains : « -Mon fils, Mourad. Viens,viens dans mes bras. Allons nous asseoire.

Il te suit, vous vous asseyez Il te regarde avec un air de surprise, u reprends: -Mon fils, mon voy fils Yassine, ton fils. Nous avons vu la mo neuf heures, nous av or2 Sni* to s avo i du village avec ton champs de guerre. arrives, ce matin ? pour que ton fils ne marche pas trop. Le gardien était de mauvaise humeur. Alors nous sommes allés à la petite échoppe pour demander de l’eau parce que Yassine avait soif. Et puis, nous sommes resté avec Mirza Qadir, le marchand de l’échoppe. Ton fils est encore plus têtu qu’avant maintenant qu’il est sourd.

Les obus lui ont pris ‘audition. Le pauvre ne comprend pas, il dit tout le temps que

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les tanks ont pris nos voix. Mirza Qadir est sage. II parle beaucoup, on pourrait l’écouter pendant des heures et il nous comprend. Sur le pont nous avons Swlpe to vlew nexr page avons vu un camion russe, tu sais un de ceux qui ont une étoile rouge sur la portière. Mirza Qadir parle souvent de la tristesse. Mon fils écoute bien ce que je vais te dire, maintenant que tu es un homme : avant hier soir les soldats sont venus et ont fouillé les maisons.

Puis hier, les soldats russes sont arrivés et ils ont attaqués le village. Ta femme était au hamman, il a explosé. Elle courait nue dans les rues en riant, puis une autre bombe est tombée dans la rue et elle est morte. Ta mère était à la maison avec ton frère, sa famille et ton fils. La maison a explosé, ils sont tous morts. Il ne te reste que ce fils et il est sourd. Moi, j’étais au moulin. J’aurais préféré être dans la maison. Je dors mal mon fils, comme le tien. Tu te tais et regardes ton fils. Une larme coule sur son visage.

Vois comme il est triste, il meurt d’envie de crier, de pleurer, de se tuer lui même. Mais il reste là et il te répond • -Père, merci. Merci d’être venu me voir. Maintenant, je suis fort. Père, pourquoi Yassine n’est pas avec toi ? -Il dormait quand la voiture est arrivée. Alors, je l’ai confié a Mirza Qadir. Ne t’inquiète pas, on peut lui faire confiance. Mourad, mon fils, je serai toujours là pour toi. N’aie pas peur, ici, tu es en sécurité. -Merci, je viendrai vor mon fils, dans la semaine. Attends-moi au village. ‘