R Partition Cours SA 1

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Chapitre La répartition des revenus et le problème des inégalités Fondements conceptuels Valeur ajoutée Elle est généralement définie comme le supplément de valeur (marchande) que l’activité d’une entreprise donnée apporte à une marchandise qu’elle transforme. Si, à titre illustratif, le coiffeur, à partir d’une paire de ciseaux, d’un sèche-cheveux, de quelques lotions et de son savoir-faire, peut faire payer 300 dh à un client une prestation de service qui a necessité pour 20 dh d’achats, il crée une valeur ajoutée de 280 dh.

Cest cette création de valeur ajoutée qui justifie le prix demandé. La v ‘entreprise. Elle est d 9 équipements (amorti rn – , p g est dite au coût des f les produits et subve dans le cas contraire. sse créée par Iée avant usure des cas contraire. Elle e avant impôts sur ix à la production Autrement dit, on définit la valeur ajoutée comme étant la richesse réellement créée par une entreprise du fait de son activité productrice.

On la détermine en faisant le calcul suivant : Valeur Ajoutée (VA) = Chiffre d’affaires – consommations intermédiaires Avec : Chiffre d’affaires Prix de vente x quantités vendues C’est cette valeur ajoutée qui permet à l’entreprise de rémunérer es agents économiques

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qui ont participé à la production Revenu Le revenu d’une personne ou d’un agent économique désigne « l’ensemble des droits sur les ressources disponibles qui lui sont attribués au cours dune période donnée sans prélèvement sur son patrimoine ».

Les re revenus issus du partage des fruits de la valeur ajoutée est appelé revenu prlmalre. *Revenu disponible brut C’est un agrégat macro-économique calculé en ajoutant le revenu de transfert au revenu primaire. ( Revenu de transfert + Revenu primaire ) *****Revenu de transfert : C’est le revenu : déduit du revenu primaire (impôts et cotisations sociales), on parle aussi de revenu de transfert négatif. * ajouté au revenu primaire (prestations sociales). On parle de revenu de transfert positif. «  »*Revenu nominal HYPERLINK « http://wwv/. univ-orleans. fr /iut-orleans/enseignants/gendron/lexique/termes. tm » : C’est l’expression monétaire du revenu. «  »*Revenu primaire : Ce sont les revenus générés par l’acte de production : revenus de la propriété, rémunération des salariés. *****Revenu réel HYPERLINK « http://www. univ-orleans. fr/iut -orleans/enseignants/gendron/lexique/termes. tm » : C’est l’expression monétaire du revenu rapportée au niveau général des prix. C’est donc une expression du pouvoir d’achat. Revenu national Agrégat de comptabilité nationale mesurant l’ensemble des revenus primaires perçus par les secteurs institutionnels d’un pays.

Le revenu national intègre les revenus en provenance de l’étranger, mais ne comptabilise pas ceux versés à l’étranger. Il ne comprend ni la consommation de capital fixe (amortissements du capital technique et des logements), ni les impôts sur les produits (TVA, taxe professionnelle, TIPP, etc. ), mais intègre les ubventions versées par les administrations aux entreprises et aux ménages. Lorsque les amortissements ne sont pas déduits, on parle de revenu national brut. La répartition Facon dont est partagé le 20F lg al au sein d’une s revenu national brut. Façon dont est partagé le revenu national au sein d’une société donnée.

Les opérations de répartition comprennent donc l’ensemble des actions contribuant à la formation, la circulation, et la redistribution du revenu des différents agents économiques. Force est de souligner que ces opérations ne modifient pas le revenu national ; il s’agit simplement de transferts, d’un agent ers un autre, des revenus préexistants issu de la production ; la répartition ne détermine donc pas le revenu national, mais elle détermine le revenu disponible d’un agent ou d’un secteur institutionnel particulier, c’est-à-dire le revenu dont il peut disposer librement pour la consommation ou l’épargne.

Certains transferts sont la contrepartie directe de la fourniture d’un facteur ou d’un service (exemple : les entreprises versent des salaires en contrepartie d’un travail) ; d’autres transferts sont sans contrepartie directe (exemple : l’administration versent une subvention à une entreprise) s grands postes de la nomenclature des opérations de répartition : Rémunération des salariés (salaire, prime, avantages en nature, cotisation sociales… ; mpôts sur la production et les importations ; Subventions ; Revenus de la propriété (revenus des actifs corporels, incorporels et financiers) ; mpôts courants sur le revenu et le patrimoine ; Transferts sociaux (cotisation sociale, prestation sociale, transferts sociaux en nature); Autres transferts courants (primes, indemnité d’assurance, amendes, pénalité, dommages et intérêt… ) ; Transfert en capital (ça concerne les opérations de répartition de ‘épargne et non de revenus).

On distingue habituellement la ré artition lg opérations de répartition de l’épargne et non de revenus). On distingue habituellement la répartition primaire et la répartition secondaire, ou redistribution. La répartition primaire La première, répartition primaire, désigne le partage entre les différents apporteurs de facteurs de production : salaires, intérêts, fermages, métayages, profits, droits de propriété, impôts prélevés sur la production, etc.

Ce type de répartition révèle à la fois les rapports de force qui peuvent exister entre les différents roupes sociaux en lutte pour le partage du revenu national (par exemple, les profits augmentent-ils plus vite que les salaires), mais aussi la complexité de la tâche et la considération sociale dont chaque activité est entourée dans notre société. Ce n’est que donc le partage de la valeur ajoutée. La valeur ajoutée, après avoir été créée par l’activité productive, doit ensuite être redistribuée (répartie) sous forme de revenus entre ceux qui ont participés à la production.

En conséquent, la répartition primaire des revenus consiste donc à rémunérer les facteurs de production. Le travail est rémunéré par les salaires bruts (inclus cotisations) et le capital est rémunéré par l’EBE (ou profit au sens large). Toutefois, cette répartition primaire donne lieu à de nombreuses inégalités de revenu en fonction de l’arbitrage que l’on effectue : privilégier les salaires ou les profits. En général, durant les 30 glorieuses, la répartition était en faveur des salaires, puisqu’ils s’accaparent de la grande partie de la valeur ajoutée créée.

Mais ? partir des années 80, et avec l’essor du libéralisme, cet arbitrage tend à s’inverser et deffectue en faveur des profits. (Théorie d OF lg libéralisme, cet arbitrage tend à s’inverser et s’effectue en faveur des profits. (Théorie des shareholders et stakeholder) ; Dans ce cadre, et pour corriger les inégalités qui surgissent, il s’avère nécessaire de procéder à la répartition secondaire des revenus, effectuée par les pouvoirs publics. Le problème des inégalités L’inégalité désigne une différence mesurable en termes de niveau de vie ou de qualité de vie entre individus ou entre groupes sociaux.

Lorsqu’une inégalité est mesurée au sein d’une catégorie homogène (par exemple les salaires), il est plus correct de parler e disparité. Les inégalités peuvent être économiques (revenus, patrimoine), sociales (chômage, soins, espérance de vie… ) ou culturelles (scolarisation, lecture, loisirs… ). Dans un système social comme le nôtre, où les facteurs économiques jouent un rôle important, les inégalités sont le plus souvent cumulatives : une inégalité initiale de revenu engendre d’autres inégalités en cascade : qualité de logement, niveau de formation des enfants, recours aux soins, etc.

Mais il faudrait se garder d’une vision trop mécaniste et trop économiste des choses. Dune part, l’économique n’est pas oujours déterminant : ainsi, dans le domaine culturel, les enfants d’artisans aux revenus relativement élevés (boucher, boulanger… ) réussissent moins bien à l’école que les enfants d’enseignants du secondaire aux revenus pourtant en général plus modestes, ce qui montre que la réussite à l’école est aussi liée aux Incitations familiales et au soutien culturel que chaque enfant trouve dans son milieu.

D’autre part, à revenu initial identique, les trajectoires sociales des uns et des autres peuvent beaucoup différer, initial identique, les trajectoires sociales des uns et des autres euvent beaucoup différer, parce que certains disposent d’un capital social (réseau de relations, capacité à valoriser ses atouts) que d’autres n’ont pas, et parce que jouent aussi des éléments liés à la personnalité. Les inégalités ne peuvent donc être examinées exclusivement en termes déterministes.

En outre, elles doivent s’apprécier de façon dynamique : par exemple, il est possible que, face au premier emploi, l’insertion professionnelle d’un jeune sortant d’une école d’ingénieurs et celle d’un jeune qui vient déchouer au bac soient aussi difficiles l’une que l’autre, et qu’ils soient obligés d’accepter des emplois emporaires de même type (coursier, manutentionnaire… ). Mais il est clair que, quelques années après, les trajectoires de l’un et de l’autre ont de fortes probabilités d’être très différentes.

Les inégalités de chances sont la résultante des points de départs socialement différents (milieu familial, situation sociale, héritage d’une fortune, Y a t-il des inégalités justes ? par Patrick SAVIDAN. Pour les néolibéraux, les inégalités sont justes parce qu’elles résultent de l’exercice par chacun de sa liberté. Mais elles peuvent aussi faire obstacle à l’exercice de cette liberté, répond Rawls. Les inégalités peuvent-elles être justes ? A cette question, la philosophie politique contemporaine apporte des réponses qui varient suivant l’angle à partir duquel la question se trouve abordée.

On peut être tenté, dans un premier temps, de l’aborder du point de vue des individus. A ce titre, on pourra être conduits à justifier ou à condamner les inégalités (ou les trop grandes inégalités) en fonction 6 OF lg être conduits à justifier ou à condamner les inégalités (ou les trop grandes inégalités) en fonction de la conception que l’on se fait des individus, et notamment de la valeur que l’on attribue à leur apacité à orienter eux-mêmes leur vie. Sur ce point, les néolibéraux ne s’embarrassent pas, en règle générale, de nuances : la situation de chacun est conçue comme procédant de choix individuels.

Des penseurs tels que Robert Nozick. auteur de Anarchie, Etat et utopie (1974), nhésitent pas à soutenir que l’inégalité sociale est liée au mérite particulier de celui qui en bénéficie. Pour ces auteurs, le  » privilégié  » tire légitimement avantage d’un talent qui est attaché à sa personne et n’appartient donc qu’à lui. L’inégalité de revenus est juste si es transactions qui sont à la base de ces inégalités sont justes. Et pour que ces transactions soient justes, il sufft que les individus qu’elles engagent soient consentants. Cette conception de la justice apparait assurément respectueuse de la liberté individuelle.

Peut-on cependant en défendre la logique jusqu’au bout ? Pour cela, il faudrait que les néolibéraux prennent également acte du rôle que peuvent jouer les inégalités qui caractérisent le contexte social et familial, lequel permet à un talent, quel qu’il soit, de prendre forme et de se développer. Pour que la notion de mérite onserve un sens (et donc qu’elle puisse continuer de justifier les inégalités socio-économiques), il faudrait que nul ne puisse hériter de la fortune de ses parents ou que toutes choses soient égales au niveau, par exemple, de l’éducation des enfants.

Les responsables politiques qui revendiquent l’héritage de la tradition néolibérale sont pour enfants. Les responsables politiques qui revendiquent l’héritage de la tradition néolibérale sont pourtant souvent ceux qul proposent de réduire la taxation de l’héritage, révélant ainsi l’incohérence de leurs positions aux principes qu’ils prétendent défendre. A l’inverse de cette façon de voir, on peut considérer que les individus ne sont pas maîtres de leurs choix, mais s’avèrent plus ou moins déterminés par les circonstances dans lesquelles ils naissent, grandissent et se forment.

Dans de telles conditions, les inégalités sont injustes parce que certains bénéficient d’une situation initiale plus avantageuse qui leur permet de poursuivre, avec plus d’efficacité, leurs objectifs. Les inégalités peuvent également être considérées comme étant injustes parce que la société qui les provoque est injuste : elle privilégie certains types de contributions et en néglige d’autres.

On peut également regretter que ce soient les structures de la société (en l’occurrence, une société injuste) qui déterminent la valeur des activités sociales et que cette valeur ne soit pas relative au mérite individuel qu’elle suppose ou à certaines représentations du devoir ou de la  » vie bonne . Le problème persiste donc : nous nous trouvons coincés entre, d’une part, le sentiment qu’il faut encourager l’effort et donc, pour ce faire, récompenser le mérite et, par ailleurs, le constat que le méritocratisme  » ne saurait être  » juste du fait du caractère inégal des circonstances initiales.

L’approche individualiste affiche insi ses limites. Hayek et le marché Changeons de perspective. Que devient notre problème des inégalités justes, SI nous l’abordons désormais en référence ? l’ense BOF lg problème des inégalités justes, si nous l’abordons désormais en référence à l’ensemble des membres d’une société donnée ? Il s’agit de s’interroger ici sur le caractère juste d’une inégalité en considérant son effet sur la société prise dans son ensemble.

L? encore plusieurs options s’offrent à nous. A l’instar des utilitaristes modernes et contemporains, Hayek se plaçait de ce point de vue lorsqu’il écrivait dans Droit, législation t liberté (1973-1979) – que la valeur d’une activité devait être appréciée non pas du point de vue subjectif du mérite de l’agent, mais devait être appréhendée du point de vue de l’intérêt que revêt cette activité pour les membres de la société en général.

Pour lui, la seule solution acceptable consiste à laisser au marché le soin de déterminer la valeur de toute activité, même si, ce faisant, le marché doit accorder le plus de valeur à des activités qui, d’un point de vue individuel ou éthique, ne paraissent devoir en mériter aucune. Nous reconnaissons là, le principe ondamental propre à toute théorie de l’ordre spontané et nous pouvons sans peine concevoir les graves problèmes de justice sociale qui l’accompagnent inévitablement.

Cela ne doit pourtant pas contribuer à disqualifier une approche sociale de la question des inégalités, bien au contraire. Admettre que, dans une certaine mesure, des inégalités socio-économiques puissent être considérées comme  » Justes  » n’implique pas nécessairement que l’on a renoncé à tout idéal de justice sociale. C’est du moins ce que la philosophie politique de John Rawls donne à penser.

Dans sa Théorie de la justice (1971), son euxième principe de justice prévoit ainsi que  » les inégalités sociales et éco justice (1971), son deuxième principe de justice prévoit ainsi que les inégalités sociales et économiques doivent être organisées de façon à ce que les plus désavantagés puissent en tirer le plus grand bénéfice attendu et qu’elles soient attachées à des fonctions et à des positions ouvertes à tous, conformément ? l’égalité équitable des chances Rawls et la justice sociale Ce second principe est tout à fait original.

Nous savons que les adversaires de l’égalitarisme se sont, en règle générale, appuyés ur deux arguments essentiels pour dénoncer les dangers des politiques visant à instaurer l’égalité : un argument de principe et un argument plus pragmatique. Selon eux, l’égalitarisme induirait la violation de droits fondamentaux (il serait notamment liberticide et porterait atteinte au droit absolu de propriété) et il serait, par ailleurs, préjudiciable à l’efficacité de l’appareil de production.

L’originalité de la thèse de Rawls réside dans le fait de poser, en termes de justice sociale, le problème de  » l’efficacité  » des inégalités. Il se place du point de vue des plus démunis pour outenir que la société juste est celle qui – dans le respect de l’égale liberté de tous – leur est le plus favorable. En d’autres termes, il se demande quelles sont les inégalités qui servent l’objectif de justice sociale que nous souhaitons poursuivre.

Il ouvre, par là même, la voie à une réflexion sur le statut des inégalités dans les sociétés libérales et démocratiques. Dans son Manifeste des égaux (1 796), Sylvain Maréchal écrivait :  » Il nous faut non pas seulement cette égalité transcrite dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, nous la voulons au milieu de nous, 0 9