pr face pdf

pr face pdf

2 Le bonheur est le bien-être de tout le monde. C’est un état durable qui satisfait les êtres vivants. Le désir du bonheur est souvent retrouvé en littérature dans les fables de La Fontaine. Dans « La Besace » les animaux se plaignent ? Jupiter, dieu romain gouvernant la terre et le ciel.

N’étant pas satisfaits de leur physique ; le Singe ; l’Ours ; l’Eléphant ; la Baleine ; la Fourmi sont comme nous, êtres humains, nous, cherchant la Sni* to View nextÇEge satisfaction de nos d cas dans les fables suivantes : « La Gren Boeuf Le Loup et Chien » ; « Les Grena plaignant à Junon »; rg ne similitude de ce ssi grosse que le Roi » ; « Le paon se « Le Berger et la Mer Ainsi, les extraits proposés sont tirés des Fables de Jean de La Fontaine écrites en 1668.

Dans « Les Grenouilles qui demandent un Roi » les grenouilles décident violemment de demander un roi moins pacifiste avec plus d’aurorité en se jetant sur le Roi. Suite à cet acte insensé, les grenouilles se font manger par une grue envoyée par le monarque des dieux. La morale de cette fable consiste à

Désolé, mais les essais complets ne sont disponibles que pour les utilisateurs enregistrés

Choisissez un plan d'adhésion
ne jamais demander plus que ce que l’on a et de se contenter de ce qu’on a, de peur de rencontrer pire. On peut ainsi se demander dans quelles mesures le bonheur peut être d’abord les différents points de vue du bonheur avant de comprendre qu’avoir le bonheur, les rêves disparaissent.

Le choix de ces six fables n’est pas un hasard. En effet je les aie choisi car elles illustrent le même thème : le désir de la satisfaction et du bonheur. Dans « La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Boeuf » une grenouille voulut ressembler à un Boeuf. Elle était tellement envieuse du poids de ce dernier qu’elle s’enfla jusqu’à finalement crever. Cette grenouille ne s’est donc pas contentée de ce u’elle avait mais en a demandé plus. On peut donc remarquer la même situation dans « Les Grenouilles qui demandent un Roi Dans « Le Loup et le Chien » un loup maigre et sauvage rencontre un chien bien gros.

Le chien lui propose de se faire adopter par des humains pour mettre fin à sa famine. Mais voyant les marques faites par le collier sur le cou du chien, le loup refuse la proposition pour préserver sa liberté. Dans « Le Paon se plaignant à Junon » un paon se plaint de sa voix à Junon car il veut avoir une voix aussi jolie que celle du rossignol. Mais en s’énervant, Junon lui explique ue personne ne peut avoir toutes les qualités. Encore une fois, il faut se contenter de ce qu’on a.

Dans « Le Berger et la Mer » un berger vend son troupeau pour pouvoir se le commerce maritime mais il perd tous ses biens dans un naufrage. Il réussit tant bien que mal à reformer son trou eau. L’histoire nous montre qu’il vaut mieux être rassuré bien que mal à reformer son troupeau. L’histoire nous montre qu’il avec un troupeau plutôt que de tout le vendre pour quelque chose dont on ne peut être sûr de son utilité. Tout le monde a des rêves, des envies, des idées. Tout le monde ‘est pas toujours satisfait de ce qu’il est et de ce qu’il a.

Chacun a sa propre pensée, son propre point de vue et ses propres rêves. Mais il faut savoir être raisonnable et savoir quand il faut se contenter de ce qu’on a et quand un désir est réalisable. 4 La Besace Jupiter dit un jour : Que tout ce qui respire S’en vienne comparaître aux pieds de ma grandeur. Si dans son composé quelqu’un trouve à redire, Il peut le déclarer sans peur : Je mettrai remède à la chose. Venez, Singe ; parlez le premier, et pour cause. Voyez ces animaux, faites comparaison De leurs beautés avec les vôtres • ?tes-vous satisfait ?

Moi ? dit-il, pourquoi non ? N’ai-je pas quatre pieds aussi bien ue les autres ? Mon portrait iusqu’ici ne m pac;F3CFB étant écouté, Tout sage qu’il était, dit des choses pareilles : Il jugea qu’à son appétit Dame Baleine était trop grosse. Dame Fourmi trouva le Ciron trop petit, Se croyant, pour elle, un colosse. Jupin les renvoya s’étant censurés tous, Du reste , contents d’eux ; mais parmi les plus fous Notre espèce excella ; car tout ce que nous sommes, Lynx envers nos pareils, et taupes envers nous, Nous nous pardonnons tout, et rien aux autres hommes :

On se voit d’un autre œil qu’on ne voit son prochain. Le Fabricateur souverain Nous créa Besaciers tous de même manière, Tant ceux du temps passé que du temps d’aujourdhui : Il fit pour nos défauts la poche de derrière, Et celle de devant pour les défauts d’autrui. 6 La Grenoullle qui veut se falre aussi grosse que le Boeuf Une Grenouille vit un Bœuf Qui lui sembla de belle taille. Elle qui n’était pas grosse en tout comme un œuf, Envieuse s’étend, et s’enfl avoir des pages. Le Loup et le Chien un Loup n’avait que les os et la peau, Tant les chiens faisaient bonne garde.

Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau, Gras, poli, qui s’était fourvoyé par mégarde. L’attaquer, le mettre en quartiers, Sire Loup l’eût fait volontiers ; Mals il fallait livrer bataille, Et le Mâtin était de taille A se défendre hardiment. Le Loup donc l’aborde humblement, Entre en propos, et lui fait compliment Sur son embonpoint, qu’il admire.  » Il ne tiendra qu’à vous beau sire, Dêtre aussi gras que moi, lui repartit le Chien. Quittez les bois, vous ferez bien : Vos pareils y sont misérables, Cancres, haires, et pauvres diables, Dont la condition est de mourir de faim.

Car quoi ? rien d’assuré : point de franche lippée : Tout à la pointe de l’épée. Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin Le Loup reprit : « Que me faudra-t-il faire ? – Presque rien, dit le Chien, asse aux gens collier dont je suis attaché De ce que vous voyez est peut-être la cause. – Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas Où vous voulez ? – Pas toujours ; mais qu’importe ? – Il importe si bien, que de tous vos repas Je ne veux en aucune sorte, Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. ‘ Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.

Les Grenouilles qui demandent un Roi Les Grenouilles, se lassant De l’état démocratique, Par leurs clameurs firent tant Que Jupin les soumit au pouvoir monarchique. Il leur tomba du ciel un Roi tout pacifique : Ce rol fit toutefois un tel bruit en tombant, Que la gent marécageuse, Gent fort sotte et fort peureuse, S’alla cacher sous les eaux, Dans les joncs, dans les roseaux, Dans les trous du marécage, Sans oser de longtemps regarder au visage Celui qu’elles croyaient être un géant nouveau ; Or c’était un Soliveau, De qui la gravité fit peur à la remière

Qui, de le voir s’aventurant tue, Qui les gobe à son plaisir, Et Grenouilles de se plaindre ; Et Jupin de leur dire : Eh quoi I votre désir À ses lois croit•il nous astreindre ? 8 Vous avez dû premièrement Garder votre gouvernement ; Mais ne l’ayant pas fait, il vous devait suffire Que votre premier Roi fut débonnaire et doux . De celui-ci contentez-vous, De peur d’en rencontrer un pire. 9 Le Paon se plaignant à Junon Le paon se plaignait à Junon. Déesse, disait-il, ce n’est pas sans raison Que je me plains, que je murmure ; Le chant dont vous m’avez fait don

Déplait à toute la Nature : Au lieu qu’un Rossignol, chétive créature, Forme des sons aussi doux qu’éclatants, Est lui seul l’honneur du printemps. Junon répondit en colère : te plaindre, ou bien pour te punir Je t’ôterai ton plumage. 10 Le Berger et la Mer Du rapport d’un troupeau dont il vivait sans soins, Se contenta longtemps un voisin d’Amphitrite Si sa fortune était petite, Elle était sûre tout au moins. A la fin, les trésors déchargés sur la plage Le tentèrent si bien qu’il vendit son troupeau, Trafiqua de l’argent, le mit entier sur l’eau. Cet argent périt par naufrage.

Son maitre fut réduit à garder les brebis, Non plus berger en chef comme il était jadis, Quand ses propres moutons paissaient sur le rivage: Celui qui s’était vu Coridon ou Tircis Fut Pierrot et rien davantage. Au bout de quelque temps, il fit quelques profits, Racheta des bêtes à laine ; Et comme un jour les vents retenant leur haleine Laissaient paisiblement aborder les vaisseaux : Vous voulez de l’argent, ô Mesdames les Eaux, Dit-il, adressez-vous, je vous prie, à quelque autre: Ma foi, vous n’aurez pas le nôtre. Ceci n’est pas un conte à plaisir inventé. Je me sers de la vérité