Pleiade

Pleiade

On considère souvent la Défense et illustration de la langue française, publié en avril 1 549 par Joachim Du Bellay, comme le manifeste des idées de la Pléiade. Son contenu vise a mener une réflexion sur les moyens d’enrichir la langue et la littérature française par des emprunts, la fabrication de néologismes, le rappel de mots dlsparus, et plus globalement enrichi la culture française par la redécouverte de la culture antique, de ses arts et de son savoir.

Ce mouvement littéraire émane d’un groupe de poètes d’abord connus sous l’appellation de « Brigade Le souci majeur de a Brigade, élevée sous l’égide de l’helléniste Jean Dorat, est de Swp to page faire reculer le « Mon antique. Le nom de « PACF 1 or 4 à un groupe de sept Snipe to Ille siècle, le nom de (voir Pléiade poétiqu iffusion de la culture par Ronsard en 1553 valent choisi, au pour se distinguer tte appellation sera adoptée par la post rit [3].

Outre le « meneur » Pierre de Ronsard, la Pléiade regroupe alors selon lui les poètes Joachim du Bellay, Jacques Peletier du Mans, Rémy Belleau, Antoine de Ba•lf, Pontus de Tyard et Étienne Jodelle. ? la mort de Jacques Peletier

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du Mans, Jean Dorat le remplacera au sein de la Pléiade, et d’autres poètes comme Guillaume des Autels et Nicolas Denisot y seront aussi parfols comptés. appel de mots disparus, et plus globalement enrichir la culture Selon Raymond Lebègue[5], le terme canonique de « Pléiade utilisé presque exclusivement (et assez rarement) par Ronsard, ne peut pas être employé pour désigner un groupe d’auteurs vu qu’aucun ne s’en est jamais réclamé, et que Ronsard a fait varier sa composition de ce « groupe P, aux appellations variables, tout u long de sa vie.

Cependant, ce terme demeure usité par la plupart des critiques depuis le XIXe siècle faute de formule plus satisfaisante, tout en conservant en tête sa réalité problématique. Les poètes rangés sous l’appellation de Pléiade ont surtout en commun d’avoir tous été au moins à un moment proc PAG » OF d rangés sous l’appellation de Pléiade ont surtout en commun d’avoir tous été au moins à un moment proches de ce qui est considéré comme le « noyau dur » de la « brigade » des poètes des années 1550-1570, Pierre de Ronsard et Joachim du Bellay.

Dans ses nombreux catalogues d’élite poétique successifs (qui contiennent souvent sept poètes, parfois plus ou moins), Ronsard cite par exemple Baïf et Étienne Jodelle dans son Elégie à La Péruse de 1553 et il y ajoute Rémy Belleau à la fin de son Hymne à Henri Il de 1 555 (participation confirmée en 1556 à l’occasion de la première utilisation par Ronsard du terme Pléiade : « Belleau, qui vint en la brigade / Des bons pour accomplir la septième Pléiade D).

L’argument ronsardien étant évidemment trop faible pour fonder la légitimité de ce groupe, on peut prendre comme ritère déterminant l’interaction entre un groupe de poètes dans le cadre dune démarche commune de renouvellement poétique et linguistique.

La « génération de la Pléiade » (ou plutôt de la « brigade terme plus large mais plus précis[2]), c’est aussi une génération scolaire, celle des élèves du groupe des grands enseignants humanistes (par ailleurs traducteurs du grec et du latin, d’expression généralement latine) composé de Marc-Antoine Muret, George Buchanan, Jean Dor latin, d’expression généralement latine) composé de Marc- Antoine Muret, George Buchanan, Jean Dorat et dans une oindre mesure Charles Estienne, aux collèges parisiens de Boncourt (où Grévin, Jodelle et La Taille et La Péruse reçurent les cours de Muret et Buchanan) et de Coqueret (où Ronsard, Du Bellay, Baff et Belleau reçurent les cours de Muret et Dorat[6]).

Ces deux collèges étaient animés par une même démarche éducative, érudite et créative, et leurs élèves et professeurs se réunirent à plusieurs occasions, notamment pour la représentation de l’Eugène et de la Cléopâtre captive de Jodelle en 1552 et 1 553 à Boncourt en présence du roi et de la cour, deux ièces dans lesquelles la plupart de ces jeunes poètes tinrent des rôles (Belleau, Jodelle, Grevin, La Péruse… ), ce qui contrlbua à les souder. La petite troupe d’apprentis dramaturges se retrouva dailleurs peu après à l’occasion d’une étonnante cérémonie elle aussi d’inspiration théâtrale, qui nous est restée grâce aux récits de Ronsard et Baif sous le nom de Pompe du bouc. Outre les professeurs, les poètes de la Pléiade partageaient aussi certains protecteurs influents, tels le cardinal Jean du Bellay, Jean Dorat ou Lazare de Bar.