philosophie hobbes

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Thomas Hobbes (5 avril 1 588 à Westport, Angleterre 4 décembre 1 679 à Hardwick Hall, dans le Derbyshire, en Angleterre) est un philosophe anglais. Son œuvre majeure, le Léviathan, eut une influence considérable sur la philosophie politique moderne, par sa conceptualisation de l’état de nature et du contrat soclal, conceptualisatlon qui fonde les bases de la souveraineté.

Quoique souvent accusé deconservatisme excessif (par Arendt et Foucault notamment), ayant inspiré des auteurs comme Maistre et Schmitt, le Léviathan eut aussi une influence considérable sur l’émergence du libéralisme et de la pensée ?conomique libérale du xxe siècle, et sur l’étude des relations internationales et de son courant rationaliste dominant le réalisme. À partir de 1 640, l’An or4 plus violente entre le i et. pour le roi, il quitte exil pendant 11 ans. sition de plus en bes prend parti is et y reste en it traité, Éléments de la loi naturelle et politique, en r action aux événements qui troublent la vie politique, traité écrit en anglais où il s’efforce de démontrer que « la puissance et le droit sont liés à la Souveraineté par une connexion inséparable. »[réf. nécessaire] Le livre n’est pas publié, mais des copies circulent et font co

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Vers cette époque, René Descartes, alors en Hollande, charge Marin Mersenne de communiquer les Méditations sur la philosophie première pour recueillir des commentaires des meilleurs esprits. Mersenne, ayant fait la connaissance de Hobbes, s’adresse à lui, et Hobbes écrit les Troisièmes Objections, qui sont un témoignage précieux pour Vétude de sa philosophie première. Ses objections sont transmises anonymement à Descartes en janvier 1641. Après d’autres objections de Hobbes, contre la Dioptrique cette fois, transmises par lettres signées,

Descartes finit par refuser d’avoir encore affaire à « cet Anglois Il écrit à Marin Mersenne le 4 mars 1641 une lettre ou il affirme : « je crois que le meilleur est que je n’aie point du tout de commerce avec lui, et pour cette fin, que je m’abstienne de lui répondre ; car, s’il est de lihumeur que je le juge, nous ne saurions guère conférer ensemble sans devenir ennemis. » Pour sa part, Hobbes, selon les dires de John Aubreyl disait de Descartes : « S’il s’en était tenu à la géométrie, il aurait été le meilleur géomètre au monde2… a tête n’est pas faite pour la philosophie. ? Après cet épisode, Hobbes reprend ses travaux et publie en 1642 De Cive (« Du citoyen où il explique que la solution aux guerres civiles qui secouent l’Angleterre consiste à faire du pouvoir clérical une fonction du gouvernement. Il publiera une édition PAG » OF d l’Angleterre consiste à faire du pouvoir clérical une fonction du gouvernement. II publiera une édition augmentée de cette œuvre en 1647, au moment où il termine son traité De la nécessité et de la liberté.

La controverse avec Descartes se déroule en deux temps ; elle porte d’abord sur la dioptrique de Descartes, puis es Objections de Hobbes aux Méditations métaphysiques. La première est une controverse scientifique. La seconde s’ouvre sur la nature de lasubstance corporelle ou matérielle, la nature du sujet et les facultés de Dieu lors de la publication des Méditations. Hobbes prend connaissance du Discours de la Méthode dès 1637. Elle lui a été transmise par Kenelm Digby, alors à paris.

Influencé par Walter Warner, il a alors déjà sa propre théorie de la lumière. La polémique sur la dioptrique débute en 1640 alors que Thomas Hobbes a réfléchi depuis dix ans sur la question. Il envoie ses bjections à Mersenne sous la forme de deux lettres, que le père minime expédie à Descartes. La polémique s’étend jusqu’en avril 1 641 . Depuis la publication du Short Tract, Hobbes est convaincu de la nature corporelle de la substance et rejette l’idée cartésienne de substance spirituelle ou immatérielle.

En outre, pour lui, la sensation (par laquelle nous percevons la lumière par exemple) n’est pas une pure réception, mais aussi une organisation des données. Sa théorie de la représentation l’amène don mais aussi une organisation des données. Sa théorie de la représentation l’amène donc à s’opposer au spiritualisme de Descartes3. La querelle philosophique sur les Méditations s’envenime du fait que les deux philosophes s’accusent mutuellement de chercher une gloire imméritée et se soupçonnent de plagiat.

Cette concurrence pousse Hobbes à radicaliser ses positions et à les ériger en système. La querelle se double probablement d’une difficulté sémantique, les termes « esprit » et mind » ne recouvrant pas en français et en anglais tout à fait le même champ sémantique. Hobbes, comme Pierre Gassendi range l’imagination parmi les facultés de l’esprit ; Descartes l’exclut, mais surtout, pour Hobbes, « la pensée n’est que le mouvement u corps « 4.

Mersenne, qui a transmis les Méditations à Hobbes, renvoie ses commentaires à Descartes et par prudence préserve son anonymat ; il se contente de le mentionner comme un « philosophe anglais Dans ses Objections, Hobbes reproche à Descartes un glissement sémantique de « je suis pensant » à « je suis pensee Selon le même raisonnement, « je me promène » (sum ambulans) deviendrait « je suis une promenade » (sum ambulatio), affirme-t-i15. Cette objection agace Descartes, qui demande explicitement à Mersenne de ne plus avoir de contact avec son « anglois « 6 :