Phédre- La scéne de déclaration

Phédre- La scéne de déclaration

Phédre La tragédie est un genre théâtral dont Horigine remonte au théâtre grec antique. On l’oppose à la comédie, supposée divertir le spectateur, car elle met en scène des personnages de rangs élevés et se dénoue toujours par la mort d’un ou de plusieurs personnages. jean Racine est un dramaturge et poète français considéré comme l’un des plus grands auteurs de tragédies de la période classique en France. Son œuvre Phédre est d’ailleurs la plus connue.

Elle relate l’histoire d’une jeune femme, Phédre, mariée au roi d’Athènes Thésée. Mais elle tombe éperdument riz- Sni* to View amoureuse du fils de se laisser mourir de f Dans cet extrait, sa n santé et tente de lui Mais en quoi cette s Phédre ? p IIe décide alors de me qu’elle a commis. e de son état de rmente. le destin de Nous verrons dans un premier temps que l’aveu fût difficile ? prononcer, même avec l’aide de Oenone puis nous aborderons le fait que l’amour que Phédre porte à l’égard d’Hyppalite est impossible et la détruit. age l- Un aveu difficile à faire: A) Une grande aide d’Oenone : Oenone est la nourrice de Phédre, surement la personne la plus proche d’elle. C’est

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donc la seule personne ayant la possibilité d’obliger Phédre à avouer son tourment. Mais ce ne fut pas facile. Elle utilisa le questionnement (« Quoi I De quelque remords êtes vous déchirée ? » Ligne 1, « Et quel affreux projet avez-vous enfanté dont votre cœur encore doive être épouvanté ? » Ligne 6-7 ») dans le but de lui faire dire ses remords, mais Phédre est trop honteuse de son acte qu’elle ne cède pas.

Oenone utilise alors des ordres et des reproches contre sa maitresse (« Délivrez mon esprit de ce funeste doute » ligne 28, « Par de vaines rayeurs cessez de m’offenser » Ilgne 32). Elle tente même de l’atteindre avec les sentiments, en lui rappelant tous les sacrifices qu’elle a fait pour elle (« Madame, au nom des pleurs que je vous ai versés » ligne 26, « Par vos faibles genoux que je tiens embrassés » ligne 27). Oenone dresse une sorte de sermon envers Phédre, comme pour une mère et sa fille. Elle peut également être imaginée comme la conscience de Phédre qui l’a fait réfléchir sur son acte de manière autonome.

B) Phédre n’ass PAG » OF d conscience de Phédre qui l’a fait réfléchir sur son acte de manière utonome. B) Phédre n’assume pas son acte : Lorsqu’Oenone arrive enfin à lul faire dire quel malheur la tourmente, Phédre n’arrive pas à faire face à la situation. Elle tente de se justifier en parlant de son enfance plutôt difficile, avec la malédiction que Vénus jeta sur sa mère, qui donna naissance au Minotaure, sa sœur Ariane à laquelle elle avait volé le mari, et qui est morte par la suite. Les amours de sa famille sont voués à l’échec dés lors.

Elle se prépare à son tour à périr à cause de son amour pour Hyppolite (« Puisque Vénus le veut, de ce sang éplorable je péris la dernière et la plus misérable » ligne 41-42). ll- un acte presque criminel : A) Camour comme un fléau : Phédre vois son amour comme une horreur, une blessure, une folie Tu vas ouïr le comble des horreurs » ligne 46, « A ce nom fatal, je tremble, je frissonne » 47), le simple fait de prononcer le nom d’Hyppolite lui fait du mal. Elle s’était presque interdit de le prononcer. Elle utilise des hyperboles pour qualifier son amour de crlme, ce qul l’a dégoute d’elle-même. « Grâces au ciel, mes mains ne sont pas criminelles. Plût au qui l’a dégoute d’elle-même. Grâces au ciel, mes mains ne sont pas criminelles. Plût aux dieux que mon cœur fût innocent comme elles. » Ligne 4-5, « Quand tu sauras mon crime, et le sort qui m’accable, je n’en mourrais pas moins ; j’en mourrais plus coupable. » Ligne 24-25). Phédre décide de se poser en victime de manière à ce qu’Oenone prenne pitié d’elle. B) Un amour impossible : Phédre vécu son rencontre avec Hyppolite comme un coup de foudre («Je le vis, je rougis, je palis à sa vue »).

La scène de remière vue n’est pas décrite mais on peut supposer que ce ne fût un coup de foudre que pour elle car plus tard, à l’annonce de l’amour que Phédre porte pour lui, Hyppolite tentera de la tuer avec son épée. Cest pour elle une souffrance morale et physique à la fois Je meurs, pour ne point faire un aveu si funeste. ligne 9). Conclusion : L’aveu de Phédre scelle son sort du fait que c’est dans son élan qu’elle va le dire à Oenone mais plus tard, également ? Hyppolite. Ce fût un amour passionnel mais également destructeur pour le protagoniste, ce qul l’a condura à sa perte.