Paysans Soulangis

Paysans Soulangis

La France au XVIIIe siècle: économie et société! Commentaire: les paysans de Soulangis, 1789! or7 Sni* to View « Plus de des habitants de la France moderne sont des ruraux, et près de trois sur quatre des paysans » (1 Leur rôle au sein de la société est primordial car ils produisent ce dont le royaume ne pourrait pas se passer. Cependant leurs conditions de vie sont difficiles et dans un contexte de crise cette majeure partie de la population désire se faire entendre.! A la veille de la Révolution française de 1789, le roi de France, Louis XVI, convoque les

Etats généraux pour tenter d’améliorer la situation qui s’aggrave dans le pays. Les trois ordres, composé du clergé, de la noblesse et du diversifié tiers cahier de doléances de Soulangis concernant le tiers-état.! Les auteurs énumèrent les embarras quotidiens des habitants du village de Soulangis dans l’espoir que la sollicitation soit entendu et que les conditions changent.! Nous savons que la Révolution est causée par plusieurs facteurs, mais nous nous interrogeons sur le caractère inégalitaire et hiérarchique de la société française du XVIIIe, t plus précisément du point de vue d’une population villageoise.

C’est pour cela que nous analyserons la condition paysanne

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(l), puis nous aborderons leurs conditions difficiles (Il) et enfin nous verrons qu’à travers ce texte des revendications sont faites (Ill). l Le village de Soulangis ne compte pas beaucoup d’habitants; seulement sept cents personnes de tout sexe » et « de tout âge » (1. 2). Ce petit village n’a pas la chance de profiter de la modernisation de la société de l’Ancien Régime et s’adonnent donc à des tâches ancestrales demandant de la force physique; « il n’y a chez ux nul objet de commerce, nulle exportation, nulle importation » (1. -7). Nous comprenons que leu objectif principal est de su besoin et de tirer un profit de la terre et au moins un cheval facilitant ainsi la mission. Mais ? Soulangis, sur seize laboureurs, on ne compte que « huit ou neuf d’entre eux » ayant « pour tout attelage que deux faibles chevaux » (1. 9-10). Outre le travail du laboureur, ils abordent également les conditions du manoeuvre qui seraient « plus affligeante(s) encore » (1. 16). ! De plus, les villageois ne disposent que d’un « terrain pierreux, stérile, incapable même de roduire sans culture l’herbe la plus vaine » (1. -9). Il travaillent avec acharnement sur un sol qui semble peu avantageux. ! Comment fournir un travail bénéfique et productif dans de telles conditions ? C’est ce que les auteurs souhaitent faire comprendre à travers ces énumérations. ! Le mode de vie d’un village agricole est ici dépeint afin de renvoyer l’image d’une situation inhumaine. ! Mise à part les conditions de travail difficiles, les paysans de Soulangis rencontrent d’autres difficultés, à savoir la question vitale de subvenir à leurs besoins alliée à la lourde mposition à laquelle ils ne peuvent échapper. Nous savons que l’Ancien Régime était une société d’ordres inégalitaires. Seul le TiersEtat était assujetti à l’impôt alors que la noblesse et le clergé en étaient, le plus souvent, déchargés puisque privilégiés. On pouvait distinguer trois types d’impôts: les impôts royaux, les impôts seigneuriaux et les impôts du clergé. L’ensemble du Tiers-Etat V peu d’argent qu’ils gagnent, « ils doivent d’abord prélever leurs impositions » (1,29). Nous retrouvons dans le texte quelques exemples d’impôts qui pèsent lourds dans la gestion de eurs finances.

L’impôt sur le sel, appelé la gabelle est ressenti comme une « imposition si cruelle » (1. 31) car indispensable pour la conservation des aliments. De plus cet impôt n’a pas le même poids en fonction de la région où l’on réside; on distingue des pays de grandes gabelles où les prix sont les plus élevés; les pays de petites gabelles à moitié moins cher; les pays de petite saline qui ne paient presque rien etc. Nous retrouvons également la taille, anciennement un impôt extraordinaire, devenu permanent ? partir de 1439 à cause de la guerre de Cent Ans.

II y a également la capitation qui s’adapte en fonction des revenus, les corvées royales et seigneuriales qui obligent respectivement les habitants à fournir des travaux pour les routes et des journées de travail pour le seigneur. ! Ces impôts ne sont pas mit en place dans l’unique but de nuire au peuple mais pour apporter de l’argent au royaume et plus particulièrement au Trésor Public étant à cette epoque dans une situation financière déplorable en raison de la Guerre d’Indépendance américaine.

La France a apporter de l’aide et beaucoup investit dans ce conflit pour au inal ne par obtenir beaucoup de retours: les Etats-Unis ont rapidement relancé des accords commerciaux avec l’Angleterre, ennemie de la France. ! Malgré cela, les impôts sont difficilement supportable car après les prélèvements, « que impôts sont difficilement supportable car après les prélèvements, « que leur reste-t-il pour subvenir à leur entretien » (1. 29-30) ? C’est un autre thème que nous pouvons retrouver dans ce cahier de doléances. Les habitants « sont toujours forcés de prendre sur leur nécessaire pour acquitter leurs impositions » (l. 6-47). Se nourrir est un ouci préoccupant pour les paysans du XVIIIè siècle puisque, parfois, des « disette(s) leur enlève(nt) tout le fruit de leur travail » (1. 35). Une disette étant une situation de pénurie, une sorte de famine bien moins violente; la population de ce village vie en permanence dans une espèce d’insécurité même si les grandes famines ne sont plus d’actualités. Le manoeuvre par exemple « pour qui chaque jour de pluie est un jour de disette » (1. 17) se retrouve obligé de manger un « morceau de pain noir » (1. 18) qui est le pain du pauvre car on y met de seigle au détriment du froment.

La couleur du pain est un facteur de classe sociale. Le souci de rhabitation entre également en compte dans cet extrait, nous voyons que l’homme malade ne pourra dormir que sur de la paille car « c’est le seul lit qui lui est réservé » (1. 21). Nous comprenons que peu importe son état de santé, rhabitat du manoeuvre n’est pas des plus favorable. Nous observons également que le village n’est pas idéalement situé car « éloigné des grandes routes et de la ville » (1*4). Comme expliqué dans le texte, cela ne facilite pas les échanges. Le village rencontre donc des obstacles pour s’améliorer sir fort.!