Notre vie texte et commentaire

Notre vie texte et commentaire

Notre vie Notre vie tu l’as faite elle est ensevelie Aurore d’une ville un beau matin de mai Sur laquelle la terre a refermé son poing Aurore en moi dix-sept années toujours plus claires Et la mort entre en moi comme dans un moulin Notre vie disais-tu si contente de vivre Et de donner la vie à ce que nous aimions Mais la mort a rompu l’équilibre du temps La mort qui vient la La mort visible boit e Morte visible Nusch Que la faim et la soif ors Sni* to View Masque de neige sur la terre et sous la terre Source des larmes dans la nuit masque d’aveugle Mon passé se dissout je fais place au silence.

Extrait de Le Temps Déborde de P. Eluard (1947) la prose et donc du langage courant. D Vocabulaire courant : « un beau matin » (v. 2), « comme dans un moulin » (v. 5), « contente » (v. 6) + Répétitions de termes courants : « vie « vivre vie » (v. 6-7), récurrence de « mort » (5 fois aux vers 9 et 10) Eluard refuse un langage recherché, il tient à exprimer sa douleur de la façon la plus simple

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et cette allure de complainte authentique, sans grandiloquence aucune, permettra à quiconque de ressentir ce qu’éprouve le poète. cf. : registre lyrique et élégiaque étudié en l, 2). D Evocation d’une vie de couple heureuse, sans rien d’exceptionnel, sinon le bonheur d’être ensemble « dix-sept années toujours plus claires « si contente de vivre Plusieurs images matérialisent l’expression de la douleur, la concrétisent. Cela peut faciliter la compréhension des sentiments du poète, et permettre ainsi au lecteur d’accéder à l’univers intime du poète. Ex. – personnification de la terre qui «a refermé son poing » sur l’ « aurore c. à. d. le bonheur d’autrefois fait voir la luminosité tout à coup victime d’un monstre tout-puissant qui fanéantit, l’enferme. – personnification de la mort-vampire (v. 0) + « qui vient qui va » 0 allégorie de la faucheuse. métaphore « notre vie ensevelie » : on imagine un passé heureux désormais prisonnier de la terre, de la mort C fait ressentir la cassure irréparable. cf : Image du « passé [qui] se dissout vision terrible, car le souvenir lui-même semble menacé de di Image du « passé [qui] se dissout vision terrible, car le souvenir lui-même semble menacé de disparition). C] Ces procédés aident à rendre sensibles, visibles même, les sentiments : l’écriture tente de dépasser l’incommunicabilité ? laquelle chacun se trouve confronté quand il souffre. Illustre bien le lyrisme poétique, à la fois expression de sentiments intimes et expression universelle des sentiments. (ici, de la souffrance, du deuil) Il) Comment le poète exprime sa souffrance.

N. B. : « comment signifie « par quels procédés stylistiques », à savoir : registre(s) choisi(s), champs lexicaux, pronoms personnels, valeur des temps, figures de style, rythme, sonorités, syntaxe. Registre lyrique et élégiaque étudié en 1,2. Plusieurs termes soulignent la souffrance physique ressentie par Eluard. Cf. : « … plus dure/ Que la soif et la faim » vers 11-12, « corps ?puisé » vers 12, sensation de la mort qui envahit son propre corps (vers 5 et 10) opposition des champs lexicaux de la vie et de la mort, da l’aurore lumineuse et de la nuit.

Relevé des termes de ces 2 champs lexicaux : fait apparaitre la mort, assimilée à un monstre tout-puissant par la personnification du vers 3, comme victorieuse : à partir du vers 8 (noter rupture soulignée par le « Mais la mort a rompu l’équilibre du temps le champ lexical de la vie, jusqu’alors en parallèle avec celui de la mort, laisse place à ce dernier. Cl Omniprésence de la mort souli née aussi par l’anaphore du mot « mort » aux vers