Notes De Cours 1 Steve Jobs

Notes De Cours 1 Steve Jobs

Campus Gabrielle-Roy Département de philosophie Notes de cours 1 Introduction Steve Jobs : l’être humain comme être créatif (inventif) (aspiration à être, à la liberté créatrice par l’intuition et par le cœur) orn Sni* to View L’être humain 340-102. MQ Pondération 3-1-3 Professeur : Jean-Pierre Proulx Bureau 2. 007 Téléphone 819-770-4012, poste 2375 Courriel : [email protected] qc. ca Session d’automne 2014 intéresse, de vous présenter quoi et de faire connaissance ensemble. un petit questionnaire vous y préparera…

Nous allons ensuite travalller sur le Le Discours de Steve Jobs ? Stanford [2005] que nous réintroduisons ici sous forme écrite (une transcription et à la fois une traduction) en y ajoutant un questionnaire qui constitue un guide de lecture menant aux buts suivant, c’est-à-dire ? 1. 2 la compréhension d’une définition générale de la philosophie; 1. 3 la compréhension d’une définition générale de la philosophie de l’homme, qu’on appelle aussi l’anthropologie philosophique, avec ses implications,’ 1. la compréhension de quelques concepts fondamentaux que le discours expose en tant qu’ils sont des exemples de sens donnés ou de réponses données à des questions fondamentales t philosophiques abordées dans un cours de philosophie portant sur les conceptions de l’être humain. 1 . 1 Premier exemple

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d’un discours philosophique sur l’Homme : Le discours de Steve Jobs à l’Université Stanford en 2005 1. Petite présentation En 20052 Steve Jobs3 qui s’adressait à une cohorte de nouveaux diplômés mais aussi à vous-mêmes comme ? tous ceux qui peuvent avoir accès à son message par le truchement des technologies qu’il avait lui-même contribué ? inventer, à développer et à utiliser, ce dont il était tout à fait conscient, Steve Jobs, dis-je, a laissé un discours dans lequel l parle de plusieurs aspects de l’existence humaine dans une perspective philosophique et particulièrement intéressante du point de vue de la philosophie de l’Homme (l’anthropologie philosophique).

Nous vous en proposons une traduction à partir tu texte original dont vous trouverez copie à la suite. Dans cette traduction s »intercalent d isant à guider votre PAGF 37 des questions visant à guider votre lecture sur des significations qu’il donne aux choses ou sur les réponses qu’il propose pour résoudre certaines des grandes questions fondamentales qui préoccupent l’être humain dans un monde comme le nôtre. . 1. 2 Le discours de Steve Jobs en lui-même 1. 1. 2. 1 Réécoute en équipe formées 1. 1. 2. Le texte en lui-même et le questionnaire de travail en équipe « Cest un honneur de me trouver parmi vous aujourd’hui et d’assister à une remise de diplômes dans l’une des universités les plus prestigieuses du monde [Université Stanford de Californie]. Que signifie au juste l’expression « C’est un honneur » et quel sens à ce mot d’ « honneur » ? « [Toutefois, il faut que vous sachiez que] je n’ai jamais terminé mes études supérieures. [Et] à dire vrai, je n’ai même jamais été émoin d’une remise de diplômes dans une université [telle que celle-ci].

Que pense Steve Jobs de la « diplômation » au juste ? expériences » ? 1. « Pourquoi j’ai eu raison de laisser tomber l’université. » « La première expérience concerne des incidences [événements] imprévues. 4 » « J’ai abandonné mes études au Reed College5 au bout de six mois, mais j’y suis resté auditeur libre pendant dix-huit mois avant de laisser tomber définitivement. » Qu’est-ce qu’un auditeur libre et quelles en sont les implications ? « pourquoi n’ai-je pas poursuivi ? Tout avalt commencé avant a naissance.

Ma mère biologique était une jeune étudiante célibataire et elle avait choisi de me confier à des parents adoptifs. Ma mère biologique tenait à me voir entrer dans une famille de diplômés universitaires et tout avait été prévu pour que je sois adopté dès ma naissance par un avocat et son épouse. Sauf que, lorsque je fis mon apparition [lorsque je suis né], ils décidèrent au dernier moment qu’ils préféraient avoir une fille. » « Mes parents adoptifs, qui étaient sur une liste d’attente, reçurent un coup de téléphone au milieu de la nuit : « Nous vons un petit garçon qui n’était pas prévu.

Le voulez-vous ? » Ils répondirent : « Bien sûr ! » Ma mère biologique découvrit alors que ma mère adoptive n’avait ‘amais eu le moindre diplôme mais terminé ses études universitaire, et que mon 3 moindre diplôme universitaire, et que mon père n’avait jamais terminé ses études secondaires. Elle refusa de signer les documents définitifs d’adoption et ne s’y résolut que quelques mois plus tard, quand mes parents lui promirent que j’irais ? l’université. Cétait le début de ma vie. » « 17 ans plus tard, j’entrais donc à l’université.

Mais j’avais ? nalVement » [inconsciemment pourrait-on dire] choisi un établissement presque aussi cher que Stanford, le Reed College, et toutes les économies de mes parents sentirent à payer mes frais de scolarité6. [Malgré ça] Au bout de 6 mois, je n’en voyais toujours pas la justification… » La justification de quoi au juste ? « Je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire dans la vie et je n’imaginais pas comment l’université [et ses programmes obligatoires] pouvait m’aider à trouver ma voie.

J’étais là en train de dépenser tout cet argent que mes parents avaient épargné leur vie durant. » ? Je décidai donc de laisser tomber. Une décision plutôt risquée, mais rétrospectivement c’est un des meilleurs choix que j’aie jamais faits. Dès le moment où je renonçais, j’abandonnais les matières obligatoires qui m’ennuyaient pour ne suivre que les cours qui m’intéressaient. » Quels risques cette décision lui faisait-elle courir d’après vous ? PAGF s 7 « Tout n’était pas rose. Je n’avais pas de chambre dans un foyer [ou dans une résidence du campus], je dormais à même le sol chez des amis.

Je ramassais des bouteilles de Coca-Cola pour récupérer le dépôt de 5 cents et acheter de quoi manger et, tous es dimanches soir, je faisais 10 kilomètres à pied pour traverser la ville et m’offrir un bon repas au temple de Hare Krishna7. Un régal. » « Et ce que je découvris alors, guidé par ma curiosité et mon intuition [un intérêt né spontanément], se révéla inestimable pour ‘avenir. Laissez-moi vous donner un exemple : le Reed College dispensait probablement alors le meilleur enseignement de typographie de tout le pays.

Dans le campus, chaque affiche, chaque étiquette sur chaque tiroir était parfaitement calligraphiée8. » « Parce que je n’avais pas à suivre de cours obligatoire, je décidai e m’inscrire en classe de calligraphie. C’est ainsi que j’appris tout ce qui concernalt l’empattement des caractères, les espaces entre les différents groupes de lettres, les détails qui font la beauté d’une Fypographie. Cétait un art ancré dans le passé, une subtile esthétique qui échappait à la science. » « J’étais fasciné ! » Quels avantages immédiats avait cette décision dabandonner des cours « obligatoires » ? ? Rien de tout cela n’était PAGF 3 moindre effet pratique vie. Pourtant, 10 ans plus tard, alors que nous concevions le premier Macintosh, cet acquis me revint. Et nous l’incorporâmes ans le Mac. Ce fut le premier ordinateur doté d’une typographie élégante9. Si je n’avais pas suivl ces cours à l’université [sans savoir à quoi ça servirait mais simplement poussé par la fascination que cet art provoquait en lui], le Mac n’aurait pas possédé une telle variété de polices de caractères ni ces espacements proportionnels.

Et comme Windows s’est borné ? copier le Mac, il est probable qu’aucun ordinateur personnel n’en disposerait maintenant. » « Si je n’avais pas laissé tomber mes études à l’université, je n’aurais jamais appris la calligraphie, et les ordinateurs ersonnels n’auraient peut-être pas cette richesse de caractères. Naturellement, il était impossible de prévoir ces répercussions quand j’étais à l’université. Mais elles me sont apparues évidentes dix ans plus tard10. ? « On ne peut prévoir l’incidence (l’effet) qu’auront certains événements dans le futur; c’est après coup seulement qu’apparaissent les liens. Vous pouvez seulement espérer qu’ils joueront un rôle dans votre avenir. L’essentiel est de croire en quelque chose – en votre destin, en votre vie, en votre karma, peu importe. Cette attitude a toujours marché pour moi, et elle a égi ma vie. » Quels événements incontrôlés et imprévisibles ont eu une incidence sur sa vie et ce qu’il a accompli ? En résumer quelle conclusion (partielle) Jobs tire t-il de ce qu’il vient d’essayer de prouver ? 3 (partielle) Jobs tire t-il de ce qu’il vient d’essayer de prouver ? « Pour Jobs, que signifierait au juste l’affirmation suivante : « L’essentiel est de croire en quelque chose – en votre destin, en votre vie, en votre karma, peu importe. » ? 2. « Mon départ forcé d’Apple et en quoi il fut salutaire. » « Ma deuxième anecdote est relative à la passion et à l’échec J’ai eu la chance d’aimer très tôt ce que je faisais. J’avais 20 ans lorsque Woz [Steve Wozniak, le co-fondateur d’Apple N. D. L. R. ] et moi avons créé Apple dans le garage de mes parents…

Nous avons ensuite travaillé dur et, 10 ans plus tard, Apple était une société de plus de 4,000 employés dont le chiffre d’affaires atteignait 2 milliards de dollars annuellement. Nous venions de lancer un an plus tôt notre plus belle création, le Macintosh, et je venais d’avoir 30 ans. » « C’est alors que je fus viré. Comment peut-on vous virer d’une société que vous avez créée ? Cest bien simple, Apple ayant pris e l’importance, nous avons engagé quelqu’un qui me semblait avoir les compétences nécessaires pour diriger l’entreprise ? B3 visions ont divergé et nous nous sommes brouillés lui et moi.

Le conseil d’administration s’était rangé de son côté. C’est ainsi qu’? 30 ans je me suis retrouvé sur le pavé. Viré avec perte et fracas. La raison d’être de ma vie n’existait plus. J’étais en miettes. » « Je restais plusieurs mois sans savoir quoi faire. J’avais l’impression d’avoir trahi la génération qui m’avait précédé – d’avoir laissé tomber le témoin au moment où on me le passait. Cétait un échec public et je songeais même à fuir la Silicon Valley. » « Puis j’ai peu à peu compris une chose – j’aimais toujours ce que je falsals. Ce qui m’était arrivé chez Apple n’y changeait rien.

J’avais été éconduit, mais j’étais toujours amoureux. J’ai alors décidé de repartir de zéro. » Qu’est-ce que son renvoi lui a permis de découvrir après quelques mois et qui est à l’origine de son nouveau départ ? « Je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite, mais mon départ forcé d’Apple fut salutaire. Le poids du succès [avec ses responsabilités] fit place à la légèreté du débutant, à une vision oins assurée des choses. J’avais acquis [après ce deuil] une liberté grâce à laquelle je connus l’une des périodes les plus créatives de ma vie. ? « pendant les 5 années qui suivirent, j’ai créé une société appelée NeXT et une autre appe ée Pixar, et je suis tombé amoureux d’une femme exceptionnelle qui est devenue mon épouse. » PAGF 33 d’animation en trois dimensions, Toy Story , est aujourd’hui la première entreprise mondiale utilisant cette technique. Par un remarquable concours de circonstances, Apple a acheté NeXT, je sus retourné chez Apple, la technologie que nous avions éveloppée chez NeXT est devenue la clé de la renaissance d’Apple et Laurene et moi avons fondé une famille merveilleuse. ? Tout cela ne serait pas arrivé si je n’avais pas été viré d’Apple. » « La potion [le remède] fut horriblement amère, mais je suppose que le patient en avait besoin. Parfois, la vie vous flanque un bon coup sur la tête. Ne vous laissez pas abattre. Je suis convaincu que c’est mon amour pour ce que je faisais qui m’a permis de continuer. » Qu’est-ce qui, au juste, lui permît de connaître une nouvelle légèreté, d’avoir une vision nouvelle moins assurée des choses t une sorte de liberté lui permettant de vivre une plus grande créativité ? ? Il faut savoir découvrir ce que l’on aime et qui l’on aime. Le travail occupe une grande partie de l’existence et la seule manière d’être pleinement satisfait est d’apprécier ce que l’on fait. Sinon, continuez à chercher. Ne baissez pas les bras. C’est comme en amour, vous saurez quand vous aurez trouvé. Et toute relation réussie s’améllore avec le temps. Alors, continuez à chercher jusqu’à ce que vous trouviez. » Que signifie en d’autres mots rexpression « apprécier ce que l’on fait » telle que la comprend Steve abs ? 10 rif 37