no et moi

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Avant-propos Le récit « je veux devenir footballeur professionnel » est un témoignage. Celui d’un passionné de football, qui n’a pas réussi à percer en tant que footballeur, devenu responsable du recrutement du FC Nantes. Publié sur le site EspoirsduFootball. com à l’été 2011, ce livre a été revu et corrigé pour une nouvelle publication en août 2014. L’auteur Matthieu Bideau est le responsable du recrutement du FC Nantes, S. p next page club réputé pour la q ses équipes de jeune école de football en fameux « jeu à la nan « II me tenait à cœur 3 été la meilleure étention et à la lumière de mon ressenti, nos jeunes adolescents sur les moyens d’accéder à leur rêve, tout en les mettant en garde sur les mauvais côtés du milieu, pour enfin envisager les différentes voies de « relance » dans le football en général.

J’ai reçu beaucoup d’emails, de tweets ou de coups de téléphone de parents de jeunes footballeurs qui m’ont dit que ces quelques mots les avaient éclairé et parfois réellement aidé à y voir plus clair dans la « jungle » du football. Dans le cadre de mon activité professionnelle au Football Club de Nantes je renvois également

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beaucoup de ersonnes vers ce lien et les retours sont toujours très positifs » Facebook ou des tweets nous demandant comment intégrer un centre de formation. Des « lettres à la mer » de jeunes footballeurs, français ou étrangers, qui rêvent de devenir professionnel.

Des demandes parfo•s farfelues, parfois touchantes ou naiVes. Avec ce témoignage de Matthieu Bideau, nous cherchons à aider, sans prétention, des jeunes joueurs et leurs parents dans la quête d’un rêve ultime, un contrat pro. L’intérêt de ce témoignage est de pouvoir le partager avec le plus grand nombre. Pour rienter ou aiguiller, mais également pour prévenir de certains dangers. » Préambule « Je veux devenir footballeur professionnel ! » est une humble réflexion qui germe en moi depuis longtemps maintenant. Pourquoi l’écrire me direz vous ?

Tout simplement en raison du grand nombre d’appels reçus de parents, de grand parents voir d’enfants pour des renseignements afin « d’intégrer un centre de formation Y, du nombre de CV reçus au quotidien, ou encore de la pile de DVD accumulés sur mon bureau, il me tenait a cœur d’éclairer, sans aucune prétention et à la lumière de mon ressenti, os jeunes adolescents sur les moyens daccéder à leur rêve, tout en les mettant en garde sur les mauvais côtés du milieu, pour enfin envisager les différentes voies de « relance » dans le football en général.

En effet il est coutume de dire que le milieu du football professionnel fonctionne en vase clos, certes, mais soyez sûr qu’il existe quelques laces à prendre pour tout passionné avide de percer 2 OF du football professionnel encore plus que dans n’importe quel domaine professionnel on ne peut faire l’unanimité du fait de la mise en lumière des personnes réussissant à s’imposer dans cette « jungle Alors prenez ce que vous souhaitez prendre, jetez ce que vous voulez jeter, et questionnez si vous souhaitez questionner. Bonne lecture à tous. Chapitre 1 – Début de l’aventure Ces quelques lignes sur mon parcours personnel n’ont rien de démagogique ni de narcissique, loin de là, mais il me semblait primordial de les écrire pour donner de l’appui à mes propos. 1. 1 – Un aller retour en centre de formation Tout a commencé pour moi dans le « milieu du terrain » (Cf. Un bel ouvrage de Denis Robert) à la fin de la saison de l’année 1996 par une invitation du prestigieux Football Club de Nantes Atlantique pour participer à un tournoi international à Vigneux de Bretagne (44).

Je touchais du bout des doigts le rêve de tous les mômes de mon âge ! Repéré par un observateur lors d’un match de 15 ans DH avec mon équipe de Douarnenez (29), j’allais avoir la chance de démontrer mes qualités de footballeur. une semaine plus tard et un titre de meilleur joueur en poche (« Un jour de chance j’en conviens ! Guy Hillion, recruteur chez les canaris à l’époque, et aujourd’hui à Chelsea, s’en rendra compte par la suite. Mais trop tard, comme quoi ! Je signais une convention de deux ans avec ce rand club dont la réputati 3 OF ENORME ! ne adaptation difficile, un niveau technique moyen pour un milieu relayeur, un manque de vivacité et une révision des catégories revues à l’année civile et me voilà dans le bureau de Loïc Amisse (mon coach de l’époque) le lundi 14 avril 1997 pour faire le bilan de ma première saison passée au centre de formation. Accueilli par un sourire sincère et apaisant la pression retombe alors. A peine assis « le coach » me dit : « Matthieu c’est bien, tu as bien progressé Mais ce ne sera pas assez ! Cette phrase restera à jamais gravée dans ma mémoire, le ciel enait de me tomber sur la tête. s yeux dans le vague, mes premières pensées sont pour ma famille. La peur de décevoir mes parents et mes deux frères m’envahit alors. Je ne me souviens pas d’un seul mot de plus de cette trop longue discussion. Pas de contestation sur une convention non respectée, pas d’états d’âmes envers qui que ce soit Juste une impression bizarre et usante mélangeant honte et colère Mon autre « grand » souvenir reste le moment du départ. Je devais quitter une chambre, un éducateur, des dirigeants et surtout des copains que ron ne m’avait pas réellement laissé le emps de connaître. C’est sous des trombes d’eau et à travers une vitre de voiture que je voyais en quelques secondes disparaître une chance de réaliser mon rêve. Je quittais La Jonelière après dix mois seulement et à 17 ans le prenais la pre » de ma vie. Et une belle 4 OF Arribas de l’eau a coulé sous les ponts. Un passage à Saint Brieuc pour passer le baccalauréat (1998) tout en jouant en 17 ans Nationaux au Stade Briochin Quatre années de faculté en STAPS à Brest (1999 à 2002) et de nombreuses joutes en DH senior en Bretagne sous les maillots de pont l’Abbé et du stade

Quimpérois Un brevet d’Etat de football dans mes bagages et me voilà devenu enseignant d’EPS ? Pierrefitte sur Seine dans le fameux « 9-3 » (A la rentrée 2003) et défenseur central en DSR ? Sarcelles. Plusieurs fois interpellé lors des matches de catégories de jeunes à Sarcelles par la présence de nombreux « hommes à calepin » sur le bord du terrain j’en venais à me renseigner sur leur fonction auprès d’Atedoumba Nzete, manager général du club de Sarcelles. « Ce sont des recruteurs de club pros ! ? me dit-il… « Ici ils sont en moyenne cinq ou six par match pour observer os jeunes et découvrir les Philippe Christanval de demain Dans mon Finistère natal, à quinze ans, donc en 1995, on en croisait un par an, et encore A Sarcelles, en 2003, j’en croisais dix par week-end. Dingue ! Je décidais dès le lendemain matin d’envoyer mon CV aux quarante clubs pros recensés en France en croisant les doigts pour que mon cursus et ma disponibilité sur cette région phare en termes de futurs talents me donnent un coup de pouce.

Trois semaines après la date d’envoi, et quatre réponses positives reçues, Je slgnals un engagement d’observateur en faveur de mon club de toujours, le Atlantique (qui recherchait au même moment des « yeux » sur la région Ile de France). En effet mon parcours s OF recherchait au même moment des « yeux » sur la région IIe de France). En effet mon parcours « post » centre de formation et les très bonnes impressions laissées auprès du club me donnaient l’opportunité de devenir le repère du FCNA à Paris, dans un premier temps en tant que bénévole, et ce pour le centre de formation.

Top ! 1. 3 – La richesse des banlieues françaises Issu d’un milieu social plutôt favorisé, je ne le renie pas, je découvrais en région parisienne une autre France. La France des banlieues avec tout ce que cela engendre : Misère sociale, misère culturelle, problèmes de langues, de délinquance, de logement mais aussi et surtout un nombre 4 incalculable de mômes attachants, pétris de talents et prêts ? tout pour avoir la chance que je n’avais pas pu, ou su saisir.

La volonté de réussir, « la rage de vaincre », l’espoir de gravir l’échelle sociale, la grande majorité de ces gamins avaient un atout que je n’avais pas eu : un mental, pas toujours maitrisé certes mais un vrai mental à exploiter. Un an plus tard je devenais responsable du recrutement en Ile de France (2004) pour les Canaris, à mon plus grand bonheur. Je devais dès lors mettre un terme ? ma fulgurante carrière de joueur !

On ne m’a d’ailleurs jamais sollicité pour faire un jubilé mais ce n’es pas bien grave . Hormis mes heures d’enseignement en EPS à Pierrefitte Je passais l’essentiel de mon temps ? arpenter les terrains de football du bassin parisien. Tous les ans en moyenne trois enfants 6 OF célèbre centre José Arribas. Mon objectif : donner a ces enfants une chance de réaliser leur rêve de devenir footballeur professionnel. Et peut être inconsciemment un désir fort de vivre ? travers eux, un rêve jamais atteint !

Pendant quatre saisons, mon collègue de toujours à mes côtés sur Paris, débauché à l’époque ? Lens (Philippe Casagrande), et moi-même, faisions que le FCNA gagnait du terrain en Ile de France chaque année. Les « Parisiens » recrutés étant performants avec le désormais FCN, et internationaux, (Loïc Nego, Vincent Sasso, Lionel Carole, Sofianne Hanni Laurent Guyot, alors directeur de la formation nantaise me proposait à l’aube de la saison 2008-2009 de me mettre en disponibilité de l’Education Nationale pour travailler à plein temps our le FCNA en tant que responsable du recrutement pour le centre de formation.

Grâce à beaucoup de kilomètres parcourus, d’un accompagnement des joueurs quasi sans failles, de Philippe Casagrande (cité ci avant), mais surtout grâce aux joueurs recrutés au travers desquels tout recruteur existe, je devenais, 11 ans après avoir été écarté de la Jonelière, celui qui allait pouvoir choisir les futurs pensionnaires de ce lieu magique. Conscient que si j’avais été muté en Bourgogne ou en Alsace je ne serai sûrement jamais à ce poste, je restais lucide sur la chance que j’avais d’intégrer cette tructure La boucle était bouclée sans même m’en rendre compte !

Je savourais quelques jours en me disant que ce qui m’arrivait était quasi unique Puis me remettais rapidement au boulot Car il y en avait ? l’époque et il V en a touiou OF rapidement au boulot Car il y en avait à fépoque et il y en a toujours beaucoup aujourd’hui… 5 1. 4 – Quel métier aimerais-tu faire plus tard ? « Quel métier aimerais-tu faire plus tard ? ». « Footballeur professionnel Monsieur ! Cette réponse spontanée dans les salles de classe de collège voir même de lycée, peu souvent prise au érieux par les adultes, est récurrente depuis maintenant nombre d’années chez les adolescents.

Elle est aujourd’hui omniprésente, parfois obsessionnelle, et pourtant peu d’enfants arrivent ? concrétiser ce projet fastidieux. Ceux qu’ils idolâtrent par dessus tout sont ces joueurs surmédiatisés, ces génies du ballon rond, avec leurs grosses voitures, leurs looks branchés et leurs jolies blondes assorties. Cette élite du football est cependant réservée à un minimum de joueurs. Les Cristiano Ronaldo, Ronaldinho, Samuel Eto’o et autres Karim Benzema , une fois terminées leurs carrières ont ssuré le train de vie de deux ou trois générations s’ils sont raisonnables et surtout bien aiguillés.

Mais ce n’est qu’une minorité ! Nos gamins ne voient pas les « rejets » des centres de formation (dont je fais partie) qui luttent pour obtenir un contrat fédéral en CFA jusque 30 ans ou encore les jeunes joueurs qui s’exilent en D3 portugaise ou en D2 belge pour rebondir. Pas simple quand la voie royale vous échappe ! Le football est devenu un tel phénomène de société, accessible ? tous, un football historiquement très populaire, que le rêve ce cercle fermé des professionnels « à forts evenus » fascine nos enfants.

Cet eldorado est en effet une idéale porte de sortie pour nos jeunes à qui l’on rabâche que le chômage fait des ravages, que le temps des « Trente Glorieuses » est à jamais révolu Alors pourquoi ne pas tout mettre en œuvre pour accéder aux portes du bonheur : « Gagner sa vie en jouant au football ! Le fait que de plus en plus d’enfants ISSUS de quartiers dits « sensibles » arrivent au haut niveau renforce cet état de fait : « Nous aussi on veut sortir de la cité grâce au football ! ».

Ce souhait est légitime puisque tout est mis en œuvre u quotidien pour leur faire croire que le chemin qui mène à la gloire est accessible. ‘exemple de la télé réalité qui met sur le devant de la scène de véritables inconnus entretient allègrement cet état de fait. Il est évidemment normal à 14 ans de s’imaginer lever un point rageur devant un kop en folie pour célébrer un but d’anthologie, mais il est aussi important de réellement ouvrir les yeux de nos jeunes sur le réel parcours du combattant qui mène à un moment de bonheur intense qu’est la signature d’un premier contrat professionnel.

Ce que nos jeunes oublient, ou ne connaissent pas, e sont tous ces inconnus qui un jour ont sacrifié leurs études, leurs familles parfois, leurs autres grosses qualités (notamment scolaires) ou encore leurs pays d’origine, pour tenter l’aventure, et qui sont aujourd’hui « dans la galère e jeu en vaut-il la chandelle ? Faut-il persister pour atteindre un métier qui par définition est éphémère ? peu importe, nos jeunes y croient dur comme fer et l’objet de ce récit éphémère ?

Peu Importe, nos jeunes y croient dur comme fer et l’objet de ce récit est double et 6 réside au carrefour de ce paradoxe : entrevoir les moyens d’optimiser ses chances d’atteindre le aut niveau en football, tout en abordant les dérives du milieu puis envisager les possibles voles de relance dans les divers métiers ou activités autour du ballon rond. 1. 5 – Les filières d’accès au haut niveau Quand dans « le milieu du terrain on évoque les noms de Ribéry, Faubert, Carrière, Abidal, Piquionne On parle de « joueurs au parcours atypique».

Cela veut-il dire qu’il existe un parcours « typique», une marche à suivre, un parcours obligatoire voire idéal ? Les différents parcours sont liés, analysés et expliqués par rapport à la date d’entrée du joueur « ans le milieu bien évidemment non pas le milieu du football mais bel et bien le « milieu professionnel La filière (trop) précoce Certains gamins sont aujourd’hui liés à des clubs professionnels par les fameux ANS (Accord de Non Sollicitation) dès l’âge de treize ans.

Quel intérêt pour le club ? Se dire qu’il a peut être mis la main sur un génie avant les autres et que par conséquent il a fait un énorme « coup Quel inconvénient pour le club ? Etre obligé de proposer un contrat à ce joueur même si son évolution globale est négative. Quel intérêt pour l’enfant 0 3 Des avantages en nature