Napol on Ier

Napol on Ier

Napoléon Ier PRÉSENTATION Dans ce détail du Napoléon sur le champ de Wagram, le peintre Joseph Chabord (1786-1848) insiste sur l’aspect majestueux de l’empereur, portant l’uniforme de colonel des chasseurs à cheval, avec les enseignes de la Légion d’honneur et de la Couronne de fer. L’œuvre a fait partie de la collection d’Hortense de Beauharnais à Arenenberg jusqu’en 1 905, date à laquelle la propriétaire du château, l’ex-impératrice Eugénie (épouse de Napoléon III), l’offre a or2A Joseph Chabord, Nap . 2 Sni* to View nextvgge 1810. Huile sur toile, Primoli, Rome. G.

Tomsich/Photo Researchers, Inc. agram (détail), poleonico, Palazzo Napoléon Ier (1769-1821), Premier consul (1800-1804), puis empereur des Français (1804-1815), général et génie militaire, figure de proue de l’histoire de France. Despote éclairé, il a institutionnalisé de nombreuses réformes élaborées pendant la Révolution française, conquls pratiquement toute l’Europe et contribué à la modernisation des nations qu’il a dominees. Mythe vivant, ce personnage au destin exceptionnel se confond avec l’histoire de l’Europe qu’il a façonnée en un empire (voir Premier Empire). LE PETIT CAPORAL 2. corse d’origine génoise : son père, avocat, a lutté pour l’indépendance de la Corse contre les troupes royales au côté de Pasquale Paoli. Enfant turbulent, querelleur et

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orgueilleux, « corse de caractère et de nation il est élevé dans le ressentiment vis-à- vis de la France. 2. 2 Ses études Afin de récompenser la noblesse corse ralliée à la France, le roi accorde des bourses d’études aux enfants des anciens paolistes. Napoléon et son frère Joseph partent alors étudier au collège d’Autun (1778). L’année suivante, Napoléon est admis à l’école ilitaire de Brienne (1779-1784), puls à l’école royale militaire de Paris.

En 1785, à l’âge de seize ans, il est reçu en qualité de lieutenant en second dans rartillerie et affecté en garnison à Valence. La même année, la mort de son père le contraint à prendre la défense des intérêts familiaux et à sacrifier sa solde pour l’entretien de ses frères et sœurs. Doué pour les mathématiques, il n’en dévore pas moins des traités d’art militaire, lit les philosophes (particulièrement Montesquieu, Rousseau et Voltaire) et les grands penseurs politiques (dont Mirabeau et Necker).

Son caractere farouche d’insulaire le rend insociable, frondeur, sauvage et silencieux avec ses condisciples, dans une métropole où il se sent longtemps étranger. 2. 3 Patriote corse et jeune officié français Bonaparte s’enthousiasme pour la Révolution, d’autant que le mouvement révolutionnaire peut servir ses ambitions : rabolition des privilèges, la nuit du 4 août 1789, annule le décret cantonnant les petits nobles au rang de cadre inférieur de l’armée, lui ouvrant ainsi toutes grandes les portes de la carrière mi 3 au rang de cadre inférieur de l’armée, lui ouvrant ainsi toutes randes les portes de la carrière militaire.

Mais dans un premier temps, ses ambitions se concentrent seulement sur son île natale. pour échapper à rennui des nominations de garnison en garnison (Lyon 1 786, Douai 1787, Auxonne 1788, valence 1791), il séjourne souvent en Corse et s’engage dans les luttes politiques de Ille. Il commande d’abord un bataillon de volontaires et se bat contre les troupes du roi. Réintégré néanmoins dans l’armée royale et nommé capitaine, il reprend bientôt la lutte en tant que lieutenant-colonel de la Garde nationale d’Ajaccio et s’oppose alors aux paolistes qui cherchent ? établlr l’Indépendance de l’ile avec l’appui des Anglais.

En juin 1793, lors de la déclaration de [‘indépendance de la Corse, le « traître en déroute, se réfugie avec sa famille à Marseille et se rallie définitivement à la France et à la république. LE GLORIEUX GÉNÉRAL 3. 1 La défense du pays Prud’hon, l’ mpératrice Joséphine Peintre officiel de Napoléon Ier, Pierre-paul Prud’hon réalisa de nombreux portraits de personnalités de la cour. Pierre-Paul Prud’hon, l’Impératrice Joséphine, 1805. Huile sur toile, 244 x 179 cm. Département des peintures, musée du Louvre, Paris.

Scala/Art Resource, NY Durant l’été 1793, la France est menacée par l’Europe des rois coalisés. Bonaparte, en publiant le Souper de Beaucaire, prend cause pour les Jacobins, se défiant des masses populaires qu’il a vues à l’œuvre à Paris en 1792. Il est nommé chef d’artillerie et affecté au siège de la ville de Toulon ui s’est livrée aux Anglais ; par sa science, sa bravour PAGF 3 siège de la ville de Toulon qui s’est livrée aux Anglais ; par sa science, sa bravoure et son sens stratégique, il fait judicieusement tonner ses canons, contribuant à la prise de Toulon le 17 écembre 1793.

En récompense, à l’âge de vingt-quatre ans, il est nommé général de brigade par le Comité de salut public, puis commandant d’artillerie de l’armée d’Italie en mars 1794 et devient le protégé de Robespierre. Après la chute de ce dernier, le 9 Thermidor, il est mis en état d’arrestation avant d’être rapidement innocenté et libéré. Le 13 vendémiaire an IV (5 octobre 1795), il est chargé par Barras de réprimer l’insurrection royaliste de Paris dirigée contre le Directoire.

En récompense, il est nommé général de division et commandant de l’armée de l’Intérieur. ? cette même époque, il rencontre Joséphine de Beauharnais, une créole veuve d’un général guillotiné et mère de deux enfants, qu’il épouse le 8 mars 1796. 3. 2 La campagne d’Italie Promu le 2 mars 1796 commandant en chef de Parmée d’Italie, il est chargé de mener une guerre de diversion et de pillage dans le Piémont et en Lombardie, alors que l’offensive principale doit passer par l’Allemagne pour menacer Vienne.

Il mène une campagne foudroyante contre les troupes austro-piémontaises. Grâce à son génie militaire, il remporte victoire sur victoire entre 1796 et 1 797 (Millesimo, Mondovi, Arcole et Rivoli). En prenant Venise, il s’ouvre les portes de Vienne et contraint l’Autriche et ses alliés à conclure la paix (traité de Campoformio, 17 octobre 1797), par laquelle il fonde les républiques sœurs dans le Nord de l’Italie. Avec son butin de guerre, il renforce son aur 3 les républiques sœurs dans le Nard de l’Italie.

Avec son butin de guerre, il renforce son aura auprès du gouvernement français et sert sa propre propagande en publiant bulletins et journaux glorifiant ses exploits. 3. 3 La campagne d’Égypte Gros, Bataille des pyramides Exaltant au travers de l’œuvre la grandeur de Napoléon et de on armée, Antoine Gros, élève de David, réalise une peinture traversée par un véritable souffle hé[email protected] Commandé par Napoléon pour la salle des séances du Sénat, le tableau laisse entrevoir l’éclosion de l’art romantique. Antoine Gros, Bataille des pyramides. 21 juillet 1798, 1798.

Huile sur toile, 389 x 511 cm. Musée national du château de Versailles. Giraudon/Art Resource, NY Les membres du Directoire, inquiets de la renommée croissante du jeune général et des menées anglaises, cherchent à éloigner Bonaparte de Paris tout en utilisant ses talents militaires pour couper la route des Indes britanniques. Ils le nomment alors à la tête de l’expédition d’Égypte (mai 1798). Sur les traces de son rêve oriental, bercé par le souvenir d’Alexandre le Grand, Bonaparte s’assure le contrôle du pays à la bataille des Pyramides (21 juillet 1798).

Libérateur du joug mamelouk, il s’applique à apparaître comme un administrateur consciencieux, s’associant aux notables locaux, désireux de redonner à l’Égypte l’image de son histoire, celle que redécouvre l’expédition scientifique qu’il entraine avec lui. Mais le général anglais Nelson, en détruisant la flotte française à la bataille d’Aboukir (août 1798), contrant Bonaparte à faire oute vers la Syrie. IJne épidémie de peste l’arrête devant Saint- jean d’Acre et, PAGF s 3 Bonaparte à faire route vers la Syrie.

Une épidémie de peste l’arrête devant Saint-Jean d’Acre et, apprenant les revers du Directoire en Italie et la confusion qui règne en France, Bonaparte débarque à Fréjus le 8 octobre 1799 et regagne paris. Dans la capitale, les Jacobins (Sieyès, Talleyrand, Fouché, Murat et Lucien Bonaparte, son frère) cherchent à sauvegarder les principes de la Révolution de 1789. Pour cela, ces conjurés s’apprêtent à commettre un coup d’État : il ne leur manque qu’un abre pour assurer avec autorité le retour au calme. L’HOMME DU 18 BRUMAIRE 4. 1 Le 18 Brumaire et la Constitution de l’an VIII Bouchot, Coup d’État des 18-19 brumaire an VIII Tranférés à Saint-Cloud le 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799), les Conseils placent le général Bonaparte à la tête des troupes de Paris, afin de contrer une hypothétique menace anarchiste. Dès le lendemain, Bonaparte, fort de ses troupes de vétérans des campagnes d’Italie et d’Éwpte, vient à Saint-Cloud. Mal reçu par les Anciens et traité de hors-la-loi par les Cinq-cents, Bonaparte perd contenance.

Son frère Lucien fait alors entrer les soldats et, dès le 19 au soir, trois consuls de la République sont élus : Sieyès, Bonaparte et Ducos. François Bouchot, Coup d’État des 18-19 brumaire an VIII, 1840. Huile sur toile, 421 x 400 cm. Musée national du château de Versailles. Le 9 novembre 1799 (18 brumaire an VIII), dans la confusion, Bonaparte pénètre avec ses troupes au Conseil des Cinq-Cents. Voyant son frère menacé d’être mis hors-la-loi, Lucien retourne la situation et accuse les députés d’être soumis à l’Angleterre.

Les coniu hors-la-loi, Lucien retourne la situation et accuse les députés ‘être soumis à l’Angleterre. Les conjurés profitent alors de la confusion pour désigner un Consulat provisoire à la tête duquel ils nomment le général Bonaparte assisté de Ducos et Sieyès, qu’ils pensent pouvoir tous trois manipuler. Mais Bonaparte montre vite sa personnalité : en dictant la Constitution autoritaire de l’an VIII, il renforce à son profit le pouvoir exécutif, se réservant l’initiative des lois et la possibilité d’avoir recours au plébiscite.

Sous ce nouveau régime inaugurant une forme de gouvernement direct, il devient Premier consul (assisté de Cambacérès et Lebrun, dont le rôle n’est que consultatif) et émiette le pouvoir législatif en assemblées dénuées de prérogatives. Déjà assuré de tous les pouvolrs, le plébiscite de 1802 confirme sa popularité et la Constitution de l’an X le désigne consul à vie. 4. 2 La poursuite de la paix Face à la désorganisation générale à laquelle il est confronté, Napoléon exige union, discipline et obéissance.

En France, il contraint les chouans à déposer les armes (janvier et février 1800). Pour ôter aux royalistes leur soutien religieux, il conclut avec le pape Pie VII le Concordat de 1801, s’arrogeant un droit de eto sur les nominations ecclésiastiques. Au rétablissement de l’Église et du culte catholique succède l’amnistie des émigrés, le 26 avril 1802. Ces événements favorisent le retour des émigrés et imposent la politique de réconciliation nationale. ? l’extérieur, Bonaparte décide de nouvelles campagnes, pour contrer la deuxième coalition. Il triomphe à Marengo en Italie (14 juin 1800), de même 7 3 la deuxième coalition. Il triomphe à Marengo en Italie (14 juin 1800), de même que Moreau à Hohenlinden en Allemagne (3 décembre 1800), ce qui contraint l’Autriche à confirmer la paix e Campoformio par celle signée à Lunéville le g février 1 801 et garantit le Rhin comme frontière orientale de la France. Avec l’Angleterre, Bonaparte signe la courte paix d’Amiens, le 25 mars 1802.

Après dix ans de guerre en Europe, le Premier consul parvient à établir une paix fragile mais essentielle, puisque, déjà, elle est la reconnaissance de sa puissance. Parallèlement, il donne une constitution à la Hollande, devient médiateur de la Confédération des cantons suisses (1 9 février 1803), président de la République italienne après avoir annexé Parme et le Piémont, t, s’ll développe des projets d’expanslon coloniale vers Saint- Domingue, la Louisiane et l’Inde, c’est que sa puissance tend encore à s’étendre. 4. Les premières transformations Code Napoléon Frontispice de la première édition du Code civil des Français, ou Code Napoléon (1804). Exemplaire conservé à la Bibliothèque nationale de France, paris. Afin d’organiser la paix napoléonienne, Bonaparte met en place de nombreuses réformes. Il rassure la bourgeoisie en réaffirmant la liberté d’entreprise et en renonçant au concept aristocratique de la propriété. En créant la Banque de France, en assurant ne monnaie stable (le franc germinal) et grâce aux butins de ses conquêtes, il réorganise les finances de l’État.

Au niveau économique, pour redonner confiance aux entrepreneurs, il interdit les grèves et, pour l’ouvrier, reintroduit l’obligation du livret de 8 3 entrepreneurs, il interdit les grèves et, pour l’ouvrier, réintroduit l’obligation du livret de travail, le soumettant à la surveillance. En créant l’ordre de la Légion d’honneur (18 mai 1802), il cherche ? fonder une nouvelle élite fondée non plus sur les prlvileges, mais sur le mérite civil et militaire.

De même, en 1802, il développe ‘enseignement public avec la création des lycées, dispensant une instruction à la fois scientifique et classique ; ainsi favorise- t-il cette bourgeoisie dont il cherche à obtenir le soutien. Cependant, il prolonge la confiscation des libertés politiques, rétablit la censure à l’encontre de la presse et réduit l’opposition en développant une surveillance policière efficace et continue. Il réorganise la sécurité intérieure du pays, en confiant la Sûreté ? Fouché.

En échange des libertés confisquées, il entreprend une réorganisation de l’ensemble de l’appareil administratif et uridique. En créant, dans le cadre du département, la fonction de préfet, relais direct de son autorité chapeautant les collectivités locales existantes, il contribue à perpétuer la centralisation administrative commencée sous VAncien Régime et prolongée par la Révolution. Dans le domaine administratif, il promulgue le Code civil (appelé également Code Napoléon) le 21 mars 1804.

Cette unification de la égislation lui permet d’assurer la libre entreprise, de garantir l’inviolabilité de la propriété privée et de réaliser, une fois encore, un audacieux compromis qu’il n’a de esse de prolonger (par le Code des procédures civiles en 1806, du commerce en 1807, d’instruction criminelle en 1808 et le Code pénal en 1810), modi civiles en 1806, du commerce en 1807, d’instruction criminelle en 1808 et le Code pénal en 1810), modifiant durablement et profondément les structures juridiques de la France.

NAPOLÉON IER 5. 1 L’Empereur David (Jacques Louis), le Sacre de Napoléon Ier : œuvre à la loupe Chargé par Napoléon Ier de représenter la cérémonie de son sacre, Jacques Louis David choisit d’illustrer avec exactitude cet événement historique : il assiste au sacre et réalise des esquisses e ‘attitude de chacun des quelque cent personnages présents, jusque dans les détails de leurs vêtements.

Trois années lui sont ensuite nécessaires pour mener à bien sa composition et rendre tout le faste de la scène, du soyeux des robes de satin au scintillement des diamants. Jacques Louis David, le Sacre de Napoléon Ier, 1806-1807. Huile sur toile, 621 * 979 cm. Département des peintures, musée du Louvre, paris. @ Microsoft Corporation. Tous droits réservés.

Face aux complots qui se multiplient à l’égard de Bonaparte (il échappe à une machine infernale rue Saint-Nicaise le 24 écembre 1800, puis à une tentative d’enlèvement fomentée par le même chouan, Cadoudal, soutenu par les Anglais et certainement le duc d’Enghien, l’un des chefs de l’armée des émigrés) et afin de rallier les hésitants et de gagner les opposants, Fouché pousse le Sénat à inviter le Premier consul ? « achever son ouvrage en le rendant immortel comme la gloire Le 18 mai 1804, le Sénat vote à l’unanimité l’instauration du gouvernement impérial, proclamant Napoléon empereur héréditaire des Français.

Le 2 décembre 1804, après avoir épousé religieusement Joséphine, celui uis’a pelle déso