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l. Biographie Romain Gary (émile Ajar) Romain Gary (né Roman Kacew, et également connu sous le pseudonyme Emile Ajar) est un romancier français d’origine Juive, né en 1914 en Lituanie. Il arrive en France à l’âge de 14 ans. Après avolr obtenu son diplôme de droit, il Incorpore l’armée française libre jusqu’à a fin de la seconde guerre mondiale. Il poursuit alors une carrière diplomatique jusqu’en 1960_ Romain Gary se suicide le 2 décembre 1980 à Paris.

Romain Gary est le seul écrivain français à avoir été récompensé deux fais par le Prix Goncourt (prix littéraire français récompensant des auteurs d’expression rançaise): Une première fois en 1956 pour son roman « Racines du Ciel » publié sous « La Vie devant soi » p IC s or 15 Gary est notamment nr,’ Snipe to nom. En effet, Romain Ga différents: conde en 1975 pour e d’Ajar.

Romain • é de mystifier son res sous des noms Le Vin des morts, 1937 sous le nom de Romain Kacew (son nom d’origine) Les Racines du ciel, 1956, sous le pseudonyme de Romain Gary La Vie devant soi, 1975, sous le pseudonyme d’Émile Aar L ‘Homme à la colombe, 1958, sous le pseudonyme de Fosco Sinibaldi LesTêtes de Stéphanie, 1974,

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sous le pseudonyme de Shatan Bogat Il. Contexte historique et culturel.

Le XXe siècle a été traversé par des bouleversements techniques, mais aussi et surtout par une histoire tragique (les deux guerres mondiales, les totalitarismes, les génocides, la décolonisation), un humanisme remis en question, en somme une perte des valeurs humaines. Face à ces traumatismes, quelle nouvelle approche du monde, quels espoirs, quelle perception de la place et de la responsabilité de l’homme dans la société le XXe siècle a-t-il définis?

Par ailleurs cette époque est aussi celle où l’individu est au centre de la réflexion des sciences humaines revisitées: la psychanalyse, a psychologie, Vhistoire, l’anthropologie, la sociologie se développent et deviennent des sciences qui influencent les arts en proposant de nouvelles approches. La notion de mouvement littéraire s’est largement désagrégée en raison de la grande diversité de pensée des auteurs et des courants littéraires.

On peut être un très grand auteur et ne faire partie d’aucun mouvement littéraire, et lion peut aussi faire partie d’un mouvement littéraire et être un piètre écrivain Ill. Cadre géographique et historique de l’œuvre. L’immigration, encouragée en France après la seconde guerre ondiale par les nécessités de la reconstruction du pays, se fait dans des conditions indignes.

Si les bidonvilles sont éradiqués dans les années soixante, plus pour des raisons de sécurité intérieure (Ils apparaissent comme trop liés au FLN pendant la guerre d’Algérie) que pour garantir la dignité des personnes, les fonctionnements des foyers organisés à la va-vite n’ont rien ? 15 garantir la dignité des personnes, les fonctionnements des foyers organisés à la va-vite n’ont rien à leur envier: entassement des gens, conditions d’hygiène inexistantes, absence de chauffage. Dans la région parisienne, ils sont 900. 00 en 1970, voués aux tâches les plus dures et les moins payées.

Le roman suit de près la réalité vécue par les populations migrantes, comme le raconte Momo, dans son interprétation personnelle des propos de Madame Rosa: « Madame Rosa racontait qu’à Aubervilliers il y avait un foyer où on asphyxiait les Sénégalais avec des poêles à charbon en les mettant dans une chambre avec les fenêtres fermées et le lendemain ils étaient morts.  » Référence à l’incendie d’Aubewilliers, la nuit du 1er janvier 1970 qui avait fait cinq morts et déclenché une forte polémique sur les « foyers » d’immigrés.

Les années septante sont, pour les migrants, des années de lutte, souvent dures pour obtenir un minimum de respect tant dans la vie quotidienne que dans le droit du travail. IV. Tendances générales de Romain Gary Gary n’a jamais fait partie d’aucun « mouvement » littéraire. De son vlvant, Romain Gary a été méprisé et très critiqué car il était considéré comme un auteur réactionnaire (étant gaulliste), mais il n’avait pas d’étiquette particulière au niveau du style.

Après sa mort, la découverte du fait qu’il ait écrit des romans très humanistes sous le pseudo d’Émile Ajar (et raflé 2 prix Goncourt) surpris tout le monde littéraire et l’a fait redécouvr d’Émile Ajar (et raflé 2 prix Goncourt) a surpris tout le monde littéraire et l’a fait redécouvrir. V. Les thèmes de l’œuvre lue. Les thèmes abordés dans ce livre sont nombreux, le principal d’entre eux est celui de l’amour, l’amour qui lie les deux personnages principaux. L’œuvre nous fais remarquer aussi que tout le monde est accepté comme il est.

Momo est reçu par Madame Rosa même qu’il est arabe et elle juive. Ils deviennent très complices malgré leurs différences d’âge. Aussi l’opposition des moments de bonheur aux moments de tristesse. VI. Place de l’œuvre dans la production. Ce roman a été adapté au théâtre et au cinéma. La pièce de théâtre a été récompensée de plusieurs prix. L’œuvre quant à elle, remporte le prix Goncourt (récompense des auteurs d’expression française). VII. Liens entre thèmes et tendances de l’auteur VIII.

Résume chapitre par chapitre IX. Résume de l’œuvre Momo, 10 ans, vit depuis tout petit chez Madame Rosa, une ancienne prostituée. Rosa, c’est la seule maman qul lui reste à Momo. Il y a bien son père qui débarque un beau jour pour l’arracher à sa nouvelle vie… Mais repart aussitôt en croyant que Momo, son enfant musulman, est devenu juif! Et puis, après tous ceux qu’elle a recueillis et élevés dans le quartier, Momo, c’est le dernier enfant qui lui rest e veut pas le voir partir. vraiment le sien, il est son souffle de vie le petit… Alors oui, entre la vieille dame juive et le petit musulman, c’est une histoire d’amour qui se tisse au quotidien, qui les lie l’un à l’autre avec tendresse, avec ironie, mais surtout avec une fidélité féroce, sauvage, pour faire face au monde qui gravite autour de leur petit univers cocasse… Ils vont être ensemble, complices, jusqu’au bout e la vie. Dès les premières pages, on est embarqués dans ce quartier de Belleville 1 des années 70.

Momo (Mohammed) a 10 ans (en réalité, il a 14 ans), il a été recueilli dès son plus jeune âge par Madame Rosa « qui s’est spécialisée en nounou de fils de putes Cest à Belleville, au sixième sans ascenseur, chez Madame Rosa, une vieille Juive qui a connu Auschwitz, et qui autrefois, il y a bien longtemps, se défendait2 rue Blondel. Elle a ouvert une pension sans famille pour les gosses qui sont nés de travers, autrement dit une crèche clandestine où les dames « qui se défendent » bandonnent plus ou moins leurs rejetons de toutes les couleurs.

Momo raconte sa vie chez Madame Rosa et son amour pour la seule maman qui lui reste, cette ancienne respectueuse, grosse, virile, laide, sans cheveux, et qu’il aime de tout son cœur presqu’autant que son parapluie Arthur, une poupée qu’il s’est fabriquée avec un vieux parapluie ; il n’a pas de père et chez Madame Rosa, les autres gosses s’appellent Moise ou Banania. Lorsque Madame Rosa meurt, il lui peint le visage au Ripolin, l’arro PAGF s 5 s’appellent Moise ou Banania. Lorsque Madame Rosa meurt, il lui peint le visage au Ripolin, l’arrose des parfums qu’il a volés et se ouche près d’elle pour mourir aussi. quartier de Belleville est le 77e quartier administratif de Paris IL situé dans le 20e arrondissement. Dans les représentations des Parisiens, le « quartier de Belleville » est plus vaste. Au 19e siècle, l’habitat y est de mauvaise qualité générale (construction avec des matériaux peu coûteux et faible entretien). Le tissu social du quartier est largement défavorisé. La Ville de Paris va débuter une rénovation du quartier dès 1952. Voir pp. 15-17. 2 Se défendre signifie ici se prostituer. X. Analyse des personnages Momo, en vérité Mohammed, est un enfant qui croit avoir dix ans ais qui en a en fait quatorze.

Il est le fils présumé de Monsieur Yoüssef Kadir et d’une prostituée, tuée par ce dernier lors d’une crise de folie. Mais cela, Momo ne l’apprendra que tardivement, lorsqu’il rencontrera son père pour la première et dernière fois puisque celui-ci, qui était dans un asile depuis 11 ans, décédera sans avoir pu reconnaître son fils. Momo ayant été séparé de sa mère à trois ans, il a été élevé par Madame Rosa, élevé dans l’Islam puisque c’est à cette condition qu’il lui avait été confié. Momo, néanmoins, connait l’hébreu et le iddish, ce qui cause une certaine surprise à ceux qui le côtoient.

Ainé des enfants élevés par Madame Rosa, Momo joue le rôle du grand frère. Il assume t 6 5 côtoient. Aîné des enfants élevés par Madame Rosa, Momo joue le rôle du grand frère. Il assume très bien mais n’en rêve pas moins à une autre vie, dans laquelle, devenu adulte, il serait puissant, c’est-à-dire policier, terroriste ou écrivaln, comme Victor Hugo. Pour l’heure, cependant, il réfléchit à la vie : à la sienne, ? celle de Madame Rosa, à celles des personnes qui l’entourent. Madame Rosa a soixante-cinq ans.

C’est une Juive polonaise, evenue prostituée en Afrique du Nard, revenue en France, elle a vécu la rafle du Vel’ d’Hiv’ et la déportation à Auschwitz. À son retour des camps, Madame Rosa a continué à faire le trottoir pendant quelques années puis elle a créé une sorte de garderie pour élever les enfants de prostituées qui, sinon, auraient été placés à l’Assistance publique. De la guerre, Madame Rosa a gardé le souvenir des policiers français qui sont, un jour, venus chez elle pour l’arrêter et la conduire au Vel d’Hiv et une crainte des sonnettes qui sonnent au petit matin.

Depuis, elle s’est fait faire de nombreux faux papiers ui lui permettraient, le cas échéant, de prouver qu’elle n’est pas ce qu’on croit qu’elle est. Elle a également gardé un portrait de Hitler qu’elle regarde dans ses jours de désespoir pour se dire qu’elle a connu pire et une chambre aménagée dans sa cave, ce qu’elle appelle son trou juif’, dans laquelle se réfugier en cas de péril. Avec le temps, la santé de Madame Rosa se détériore. Son médecin veut qu’elle aille à l’hôpital 7 5 Avec le temps, la santé de Madame Rosa se détériore.

Son médecin veut qu’elle aille à l’hôpital. Elle sy refuse. Monsieur Hamil est un vieil arabe devenu presque aveugle qui ut, dans sa jeunesse, marchand de tapis ambulant, ce qui lui a permis de voir du pays. Il fréquente assidûment le café et Momo va souvent le voir pour bavarder avec lui. Monsieur Hamil a deux passions : le Coran et la poésie de Victor Hugo. Mais les deux textes lui sont si familiers qu’il les confond, attribuant au poète des versets du livre sacré et à celui-ci des vers du poète. Il aime beaucoup Momo.

Le docteur Katz est le médecin de Madame Rosa et de la maisonnée. Cest un homme bon, qui comprend Madame Rosa, qul la rassure à tout Instant sur elle-même (elle craint d’avoir un cancer) et sur Momo (elle craint que, fils de son ere, « psychiatrique », il ne soit lui-même « héréditaire »). Momo aime fréquenter son cabinet. Le docteur Katz sait que Madame Rosa ne veut pas vieillir comme un légume mais sa conscience professionnelle lui interdit l’euthanasie. II militera donc (mais sans zèle) pour qu’elle aille à l’hôpital. Madame Lola est une voisine de Madame Rosa.

C’est un travesti qui se défend au Bois de Boulogne après avoir été champion de boxe au Sénégal. Madame Lola est la bonté-même et c’est elle qui aidera Momo et Madame Rosa lorsque celle-ci sera devenue impotente. Monsieur N’Da Amédée est un proxénète, venu du Niger, souvent out de rose vêtu, portant diamant à chaque doigt. Lui au 5 est un proxénète, venu du Niger, souvent tout de rose vêtu, portant diamant à chaque doigt. Lui aussi aidera beaucoup Momo et Madame Rosa. Il contrôle les vingt-cinq meilleurs mètres de Pigalle.

Mais il finira dans la Seine, les doigts bagués coupés. Banania est un jeune enfant élevé un moment par Madame Rosa. Son nom lui vient du sourire ravi qu’il affiche à tout moment. Momo est chargé de promener Banania dans les foyers africains du quartier pour qu’il sihabitue. MôlSe est un autre enfant. Il est blond aux yeux bleus, et Juif. Nadine est une jeune femme qui travaille dans le cinéma. Momo fera sa rencontre par hasard. Elle est belle et gentille. Mariée à un professeur (à moins que ce ne soit un médecin), mère de deux enfants, elle se prendra d’affection pour Momo. ? la fin du livre, Momo va vivre chez elle. Monsieur Yoûssef Kadir est le père de Momo. Proxénète, il a tué la mère de Momo dans une crise de folie et a été interné. Sorti de l’asile, il se précipite chez Madame Rosa pour faire la connaissance de son fils. Madame Rosa va lui présenter Moïse et déclarer qu’elle s’est trompée et qu’elle a, par erreur, élevé son ils dans la religion juive. Sous le coup de l’émotion, Monsieur Yoûssef Kadir va avoir une crise cardiaque et décéder. Monsieur Waloumba est un voisin de Madame Rosa.

Il connait les musiques magiques d’Afrique et sera souvent mis à contribution par Momo pour essayer de rendre la santé à Madame Rosa. Arthur est un parapluie que Momo a hab PAGF 15 contribution par Momo pour essayer de rendre la santé ? Madame Rosa. Arthur est un parapluie que Momo a habillé en personne et qui est son fétiche. XI. Extrait qui caractérise l’œuvre « La première chose que je peux vous dire c’est qu’on habitait u sixième à pied et que pour Madame Rosa, avec tous ces kilos qu’elle portait sur elle et seulement deux jambes, c’était une vraie source de vie quotidienne, avec tous les soucis et les peines.

Elle nous le rappelait chaque fois qu’elle ne se plaignait pas d’autre part, car elle était également juive. Sa santé n’était pas bonne non plus et je peux vous dire aussi dès le début que c’est une femme qui aurait mérité un ascenseur. Je devais avoir trois ans quand j’ai vu Madame Rosa pour la première fois. Avant, on n’a pas de mémoire et on vit dans l’ignorance. J’ai cessé d’ignorer à l’âge de trois ou quatre ans et arfois ça me manque. Il y avait beaucoup d’autres Juifs, Arabes et Noirs à Belleville, mais Madame Rosa était obligée de grimper les six étages seule.

Elle disait qu’un jour elle allait mourir dans l’escalier, et tous les mômes se mettaient à pleurer parce que c’est ce qu’on fait toujours quand quelqu’un meurt. On était tantôt six ou sept tantôt même plus làdedans. Au début je ne savais pas que Madame Rosa s’occupait de moi seulement pour toucher un mandat à la fin du mois. Quand je l’ai appris, ça m’a fait un coup de savoir que j’étais payé. Je croyais que Madame Rosa m’aimait pour rien et q