Module Aide Soignante

Module Aide Soignante

Sommaire Introduction. 2 l. présentation des . 3 A. Environnement B. Humain 1) La personne soignée 2) L’aide-soignante 3) Moi-même Il. présentation de la A. La conversation Ill. Analyse de la situ 1) Points positifs 2) Points négatifs org 3) Facteurs favorisants 4) Facteurs défavorisants IV. Mes solutions éventuelles. 9 1) La transposition de la vie personnelle au travail 2) Madame B. face à son « anxiété », sa « dépression et sa « souffrance » V. Mon ressenti 10 VI. Mon devenir professionnel 10 Conclusion 11 Introduction connaitre l’histoire de vie des individus.

Le service de chirurgie est découpé en deux secteurs BI et 82, chaque secteur comprend une aide-soignante et infirmière qui travaillent en binôme. La situation de déroule dans le secteur BI, plus exactement dans la chambre 521, ou logent deux patientes. Une est dans un lit côté porte et l’autre côté fenêtre. Celle côté porte est absente. J’ai partagé ce moment avec une femme de 88 ans, elle a les cheveux grisonnants et les yeux verts. Elle est dans ce service de chirurgie pour une pose de prothèse totale de hanche. Cette dame est d’origine russe.

Elle m’a fait part de son histoire de ie, une semaine auparavant lorsque je

Désolé, mais les essais complets ne sont disponibles que pour les utilisateurs enregistrés

Choisissez un plan d'adhésion
raidais pour la prise en soin. Elle m’a expliqué ce qu’elle avait vécu pendant la guerre et notamment sa déportation en Allemagne. C’est à ce moment- là qu’elle a rencontré son mari qui était militaire. Son mari s’est donné la mort sous assistance médicale. Elle n’a pas de problème cognitif. Elle est salariée dans la fonction hospitalière depuis 26 ans. Elle a débuté sa carrière à Paris, puis elle a demandé une mutation professionnelle en Corrèze pour se rapprocher de sa mère souffrante d’un cancer.

Je suis stagiaire aide-soignante. Je suis originaire des Deux-Sèvres. Je suis venue en Correze pour réaliser mon metier. Par respect de la confidentialité et du secret professionnel, dans mon écrit et lors de mon oral, la personne soignée se prénommera « Madame B » Il. Présentation de la situation relationnelle Je suis restée en observati PAG » rif q Je suis restée en observation, afin de comprendre le fonctionnement du service le matin et de pouvoir observer la méthode de travail de l’aide-soignante. (L’aide-soignante frappe à la porte de cette chambre et nous entrons. – A ce moment là, je découvre un immense rideau jaune- orange, qui a pour but de séparer la chambre en deux pour aintenir ou favoriser le respect de Pintimité des patientes. L’aide-soignante (allume la lumière) et dit : «- On va prendre la température madame B ! » L’aide-soignante se place à sa droite en lui tournant le dos car elle avait les yeux rivés sur le tensiomètre. Et moi, je me suis positionnée à sa gauche, pour lui prendre sa température. Après lui avoir annoncé sa température, l’aide-soignante lui demande (d’un ton très calme tout en continuant à regarder le tensiomètre) : « -Avez-vous des douleurs ? ? Madame B, (d’un visage triste, les sourcils froncés, les yeux armoyants, lui répond d’un ton triste) : « Là ! Madame B met sa main gauche sur sa tête tout en disant cela et se met à bouger un peu sa jambe dans son lit. L’aide-soignante quitte des yeux l’appareil à tension et pose son regard sur madame 3. Madame g dit subitement : « -Je veux une pilule, la même qu’on a donnée à mon mari ! » (Ses paroles étaient tristes, très tristes) L’aide-soignante a alors dit à madame B : « -Vous savez madame, on n’a pas le droit en France ! ? A partir de ce moment-là madame B s’est énervée et a dit à l’aide- soignante : « Mais je n’en peux plus, je veux partir, j’en al marre de ouffrir ! » L’aide-soignant l’aide-soignante : « Mais je n’en peux plus, je veux partir, J’en ai marre de souffrir ! » L’aide-soignante lui dit d’un ton agacé et plutôt sec : « – madame B, il va falloir vous ressaislr, vous êtes ici pour une prothèse de hanche, vous êtes capable de marcher, de faire vos petites affaires donc il va falloir arrêter de vous plaindre un peu ! » L’aide-soignante a lancé un soupir, j’ai eu l’impression qu’elle voulait dire autre chose mais elle s’est tue.

Et à ce moment là, elle a traversé la chambre rapidement. Tout en tenant la porte, l’aide- oignante me dit : « Apolline vient ! » Avant de rejoindre ma collègue, j’ai dit à madame B : « Nous reviendrons tout à l’heure pour vous aider à faire votre toilette ! Madame B me fait « oui » d’un signe de la tête. ‘aide-soignante quitte la chambre en claquant la porte derrière mol. Elle me dit : « Elle se plaint tout le temps, tu verras ! » J’ai alors suivi ma collègue pour remplir le classeur où se trouvait la feuille de surveillance et lui ai demandé : « Pour la douleur de madame B, je mets quel chiffre entre O et 10 ? ? L’aide-soignante avec ses yeux rouges et larmoyants me dit d’une oix émue : « Tu sais Apolline, si on pouvait évaluer cette douleur et la soigner, je l’aurais déjà fait, tu peux me crolre ! » (elle s’est subitement arrêtée de parler pendant quelques secondes), puis me dit : « Mets 61 » Ill. Analyse de la situation En communication on dist munication non verbale des yeux, le contact physique, les odeurs, l’expression du visage, les sons, les gestes, les postures sur laquelle s’appuie « le non- dit » tout ce que la personne ne peut exprimer. ) Points positifs : • L’aide-soignante a frappé à la porte . Il est habituel de frapper à la porte d’une chambre pour entrer ans la pièce car dans la vie courante, la porte est le symbole du domicile privé, la ligne à franchir d’un espace public vers un espace intime. L’aide-soignante a écouté Madame B L’aide-soignante a posé les yeux sur la patiente, elle a affiché un « silence » pour peut-être lui montrer qu’elle était à son écoute, qu’elle avait entendu les arguments de la patiente et qu’elle réfléchissait a la réponse, en voulant sans doute maitriser ses sentiments.

L’aide-soignante a pris du temps avec Madame B Ce temps consacré à la patiente est important car l’aide soignante est consciente des inquiétudes de celle-ci. L’aide-soignante se rend compte de la souffrance de madame B Elle m’a dit de lui mettre 6 2) Points négatifs : • L’attention et robservation : Elle ne la regarde pas dans les yeux quand elle lui pose une questlon. Elle lui a parlé, mais sans vraiment en savoir plus sur son état physique et psychologique. – Elle est restée debout r.

Ce positionnement en répondant de la sorte, l’aide-soignante a dévoilé « une émotion brute peu ou pas contrôlée Elle a exprimé son ressenti psychologique à travers son corps, dans un espace, et face à une personne qui lui rappelait inconsciemment sa mère malade. La distance Elle était placée loin de cette dame, la barrière du lit les séparait, elle était debout à côté d’elle (signe de supériorité face à une inquiétude, une demande de « mort » de cette patiente) je pense qu’il aurait été plus approprié de s’assoir sur le fauteuil et de se mettre à sa hauteur ?

Peut-être que c’est pour ça qu’elle s’est énervée ? La distance entre les interlocuteurs facilite ou non la communicatlon. – Distance intime – Distance personnelle – Distance sociale – Distance publique Nous possédons tous un territoire personnel que nous protégeons des atteintes extérieures. ) Facteurs favorisants . Charge de travail Ce jour-là la charge de travail était amoindri. Les aides-soignantes, infirmières de ce service communiquent entre elles afin de s’organiser dans leur travail.

Bon fonctionnement de l’équipe pluridisciplinaire : Cela favorise le fonctionnement de réquipe en vue de l’amélioration continue de la collaboration et de la qualité des soins. Le travail en équipe permet une harmonisation de la prise en soins. 4) Facteurs défavorisants : Milieu hospitalier : Le malade en milieu hospitalier peut avoir peur : *AGF 6 rif q univers qu’il ne connaît pas ou peu. Ses interrogations sont nombreuses : est-ce grave ? est-ce douloureux ? Combien de temps cela va-t-il durer ? Que vont-ils me faire ? Que vais-je devenir ?

Le malade a donc besoin d’être rassuré par rapport à tous ces éléments stressants. Et dans le cas de Madame B, si elle perçoit en plus une sorte d’abandon de ses capacités, peut sy ajouter la peur de la mort avec tout ce qu’elle génère : un sentiment d’échec, de séparation. D’où sa demande d’en finir ?? Chambre à 2 lits : La cohabltation, pour un patient peut vouloir dire : partager l’angoisse de l’autre patient, ses douleurs, les bruits, les passages our deux… une vie collective que le patient n’accepte pas toujours. Tout prend une importance démesurée. Les faits qui passent inaperçus normalement sont amplifiés.

Vie personnelle omniprésente dans le cadre professionnel : Entrer en communication demande d’être attentif à ses propres limltes imposées par Phumain que nous sommes. La communication peut faire dépenser beaucoup d’énergie, avec comme conséquence un épuisement professionnel surtout quand le soignant est dans un état de fragilité psychologique et physique intense. (comme dans ce cas, une aide-soignante racassée par une personne aimée enfermée dans la maladie. ) IV. Mes solutions éventuelles Proposer à ma collègue de lui arler de la situation, afin de mieux comprendre sa réaction. ‘énervait car la souffrance de cette patiente est moins importante que celle de sa mère. proposer à ma collègue de prendre en soins cette patiente, si elle estime que c’est trop difficile psychologiquement pour elle. Proposer à ma collègue de parler de cette situation, afin d’avoir des solutions et des avis différents. Par exemple en parler à l’infirmière et à l’équipe lors des transmissions pour permettre un accompagnement singulier tout n prenant compte des besoins de la personne. 2) Madame B face à son « anxiété » et sa « souffrance » Revenir voir Madame B. Si elle veut se confier, je prends du temps pour elle. Comme convenu, je suis revenue la voir afin de discuter avec Je Hai abordée de la façon suivante . – « J’ai bien entendu ce matin vos propos. » (Cette question lui permet de se sentir écouter, entendu, et d’établir une relation de confiance) – « Qu’est-ce que vous ressentez ? » « Souhaitez-vous me l’expliquer ? » (Cela lui permet de s’exprimer et de libérer ses émotions) – « Comment pourrais-je vous aider ? ? (Elle peut se sentir soutenue dans ce moment difficile, cela lui permet de trouver ses propres solutions) V.

Mon ressenti En analysant la communication entre soignante et soignée, j’ai pu réfléchir à mes réactions, me rendre compte de l’importance de la communication verbale ou non verbale. Le fait d’avoir entendu la demande de « mort » de madame B, je me sentais dépourvue, im I à l’aise car le ne pouvais ma collègue, suite à l’échange que nous avons pu avoir, j’ai compris beaucoup de choses mais surtout qu’il est primordial de prendre soin de soi pour accompagner une patiente ou un atient en souffrance afin d’éviter la confusion et l’épulsement professionnel.

VI. Mon devenir professionnel Je veux être une professionnelle, calme, attentive aux attentes des patients, prendre en considération leurs inquiétudes. A l’avenir je pense que je prendrais du recul face à des situations comme celle-ci afin de réagir plus facilement. J’adapterai ma J’ai muri professionnellement, je me rends compte de la juste distance entre soignante et soignée, cela va m’apporter plus tard je pense. En tant que future professionnelle, les situations que j’ai pu voir lors de ce stage en chirurgie, vont me servir pour améliorer ma ommunication.

Conclusion Grace à ce dossier, j’ai pu me rendre compte que la communication fait partie intégrante des 14 besoins fondamentaux de l’être humain. Et pour moi, la communication est un soin, une manière d’échanger qui nécesslte un savoir-être. « Les raisons, ou les objectifs des relations, dans le milieu hospitalier, sont majoritairement déterminés par les soins. Tout acte, tout geste technique ou de confort se situe au sein d’une relation soignant et soigné » Je remercie tous les profes e service, ils m’ont appris Je remercie tous les professionnels de ce service, ils m’ont appris