MarivauxLA III1

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SÉQUENCE 48 : Le Jeu de l’amour et du hasard de Pierre de MARIVAUX – Objet d’étude principal : Le texte théâtral et sa représentation, du XVIIIe siècle à nos jours. Texte 3: Maitre et valet (111-1) Question : Comment le conflit entre maitre et valet est-il source de comique ? Introduction . 1) Alors que Dorante a fini par dévoiler son identité à celle qu’il prend toujours pour la suivante Lisette, Arlequin et la véritable Lisette, eux, toujours « masqués », sont prêts ? s’épouser, parce qu’ils se plaisent, mais aussi (surtout ? ) parce qu’ils pensent avoir a de condition. Ce début de derni dialogue conflictuel org entre Dorante, le mal t, qul ont échangé to neKtÇEge equin d’épouser une leurs habits. Dorante femme de condition, e pour sa cause. Comme très souvent dans ce genre de piece, la confrontation entre maître et valet est source de comique. 4) Comment le conflit entre maitre et valet est-il source de comique ? 5) Pour répondre à cette question, il sera nécessaire d’abord : I – D’analyser rapidement les deux personnages en présence ; puis : Il – D’étudier le conflit lui-même ; et enfin : Ill — D’analyser le

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comique du passage.

I – Les personnages Voyons tout d’abord quels sont les adversaires en présence et ce qui caractérise les deux personnages qui s’opposent ici. 1. Dorante. Il n’apparaît pas ici vraiment à son avantage, et se trouve un peu dans la situation de nombreux maitres dans la comédie traditionnelle : une situation d’infériorité face à leur serviteur. La ligne 5 montre qu’il affirmer son autorité de maitre, mais il reconnaît que cette autorité est contestée tu te moques de moi b). La ligne 14 fait comprendre que s’il s’oppose au projet d’Arlequin, c’est aussi par solidarité de lasse.

On semble loin à la fois d’un maître sûr de lui tel que Dom Juan, mais aussi du Dorante raffiné et tendre que l’on connaît dans ses tête-à-tête avec Silvia. Il est sous le coup de la colère (cf. par exemple l’exclamation injurieuse, 1. 9). 2. Arlequin. Il a ici finalement un peu le beau rôle et en profite. Sa bonne fortune auprès d’une femme de condition (voir 1. 3, l. 17) lul donne de l’assurance. S’il a perdu le costume et les grimaces du célèbre serviteur de la comédie italienne, il en garde une certaine joie de vivre (cf. 1. 2 et 13), le sens de la repartie et de l’impertinence (cf. 1. ), et il mêle ici le côté populaire (cf. 1. 3 avec le mat « guignon »)à une certaine subtilité (cf. 1. 12 et 13). Il n’hésite pas à recourir à un langage imagé, notamment dans ses deux dernieres répliques où se succedent les métonymies jouer les violons », 1. 19 fait référence aux festivités du mariage ; le « galon de couleur », l. 22, fait référence à son état de domestique, la « table » et le « buffet » de la dernière ligne à la situation du maître et à celle du valet). Par ailleurs les tout derniers mots rejoignent certains propos de situation du maître et à celle du valet).

Par ailleurs les tout derniers mots rejoignent certains propos de Lisette dans la scène 1 de l’acte I : Arlequin à son tour laisse entendre que c’est le hasard, le « sort injuste, qul a décidé de son rang de valet, et non pas son mérite. Les deux personnages sont donc ici marqués par la tradition théâtrale dans leurs caractères (l’autorité un peu impuissante de l’un, l’impertinence de l’autre) et nous découvrons Dorante sous n autre jour, moins avantageux, que dans le reste de la pièce. Il – Le conflit Il est nécessaire, pour comprendre la confrontation, de voir quelles en sont les causes et comment elle se déroule. . Les causes du conflit. Le conflit trouve sa source dans une situation bien particulière, expliquée dans la réplique de la ligne 14 : le mariage d’Arlequin bafouerait les convenances, les règles sociales ; en effet il est très inconvenant qu’une riche bourgeoise (les deux personnages ne savent pas que c’est en réalité Lisette u’Arlequin a séduite) épouse un valet (on sent la distance méprisante que Dorante, riche bourgeois lui aussi, place entre lui et son valet lorsqu’il utilise le neutre péjoratif « ce que tu es » (I. 6) au lieu de « qui tu es De plus, Dorante reproche à son valet de vouloir tromper… non pas Lisette/Silvia, mais Orgon, de vouloir l’induire en « erreur » (l. 14). Dorante se sent solidaire dun « honnête homme » et, en s’attaquant au projet d’Arlequin, veut donc défendre l’honneur et l’intérêt d’Orgon. Enfin le conflit s’enveni