lysandre

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de Molière mise en scene Marc Paquien avec Anne Caillère, François De Brauer, Eric Frey, Jany Gastaldi, Nathalie Kousnetzoff, Matthieu Marie Daniel Martin, Pierre-Henri Puente Alix Riemer, Agathe Rouillier scénographie : Gérard Didier lumières : Dominique Bruguière son : Anita Praz costumes : Claire Risterucci maquillages et coiffur collaboration artistiq 24 janvier >>> 19 fév mardi, mercredi, ven 1 p g Jeudi 19 h 30 dimanche 16 h réservation 01 43 28 36 36 www. la-tempete. r Coproduction Compagnie L’Intewention ; Scène nationale de Sète et du Bassin de Thau ; Théâtre des Célestins – Lyon. Avec le soutien de la DRAC Île-de-France, du ministère de la Culture et de la Communication et la participation artistique du Jeune Théâtre national, en coréalisation avec le Théâtre de la Tempête. le jeune théâtre national L’auteur et son œuvre Introduction . L’auteur : Molière généralités . Les personnages 19 20 21 23 Pistes de lecture – Acte I -Scène 1 – Acte Il – Scène 6 – Acte II – scène 7 28 32 37 pour aller plus loin . 2 2 « Molière, ce grand peintre de l’homme tel qu’il est.  » Stendhal Parce qu’il était comédien, Molière n’a pas été élu à l’académie

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française. Parce qu’il ‘a pas abjuré cette profession, il n’a pu, à l’issue de la quatrième représentation du Malade imaginaire, alors qu’il était en train de mourir d’une hémorragie, et malgré son souhait, recevoir les derniers sacrements. Il a échappé de peu à la fosse commune et n’a pu être inhumé que grâce à l’intervention de Louis XIV auprès de l’évêque de Paris.

Il a été enterré de nuit, sans aucune cérémonie. Pourtant aujourd’hui, spo 2 OF El que l’on veut évoquer la d’auteur. En tant qu’auteur, Molière parvient à hisser la comédie, alors considérée comme un art mineur, au rang de la tragédie. II réussit à réaliser la synthèse de plusieurs genres tels que la farce, la comédie italienne ou la comédie d’intrigues. Observateur attentif des mœurs de son temps, il sait en dégager une image tantôt ironique tantôt attendrie. Et Molière n’hésite pas à s’engager, ce qui lui vaut des tas de détracteurs.

Tour à tour il s’attaque aux précieuses ridicules ou aux bourgeois vaniteux, aux faux dévots et aux vrais avares, aux médecins ignorants et aux femmes savantes. Il se plaît à condamner le ridicule des conduites excessives, à dénoncer l’erreur, et à rendre hommage ? a spontanéité. Comme Shakespeare ou Goethe, Molière incarne la langue et la culture de son pays, ce qui fait dire à Jean d’Ormesson : « Au même titre que Hugo, que la baguette de pain, que le coup de vin rouge, que la 2CV Citroën et que le béret basque, Molière est un des mythes fondateurs de notre identité nationale ».

Thibault DOULAN 3 1622 Naissance à paris de Jean-Baptiste POQUELIN, fils d’un marchand tapissier, fournisseur officiel de la Cour 1632 Mort de sa mère. 3 OF El avocat 1643 Il renonce à la possibilité de promotion sociale que lui offre ce diplôme. Il décide, ontre l’avis de son père, de devenir comédien. Avec sa maîtresse Madeleine Béjart, une comédienne déjà connue, la famille de celle-ci et quelques autres comédiens, il fonde la compagnie théâtrale l’Illustre-Théâtre. Il prend le nom de Molière. 645 Au printemps, la troupe l’Illustre-Théâtre fait faillite Emprisonné pour dettes en Août, Molière est libéré deux Jours plus tard, grâce ? l’intervention de son père. La même année, il quitte Paris, avec la troupe de Charles Dufresne. Ils vont parcourir l’ouest et le sud de la France pendant plus de treize ans 1650 Molière devient le directeur de la troupe de Charles Dufresne 1653 Le Prince de Conti parraine la troupe de Molière. Il la prendra sous sa protection jusqu’en 1657. 1658 Molière a trente six ans.

Il 4 El fort d’une double fétiches 1661 La troupe de Molière s’installe définitivement au Palais-RoyaI 1662 I épouse Armande Béjart, la fille de Madeleine Béjart. Ce mariage avec la fille de sa maîtresse, lui vaut d’être accusé de relations incestueuses avec cette personne qui pourrait être sa fille. Il réussit son coup de maître en écrivant l’Ecole des femmes, la première des omédies de la maturité, en cinq actes et en vers. Cette pièce, qui soulève des questions importantes (l’institution du mariage et l’éducation des filles), tranche nettement avec les thèmes habituels de la farce ou de la comédie à l’italienne.

Innovation littéraire en même temps que critique originale de la société du temps, elle irrite certains auteurs concurrents autant qu’elle choque les tenants de la morale traditionnelle. 4 L’Ecole des femmes connaît un énorme succès, et vaudra ? Molière une longue polémique. Cette querelle occupera toute l’actualité littéraire de ‘année 1663, avec ses pamphlets, ses textes satiriques et ses quolibets. 1663 El cependant jouée, en présence du frère du roi, chez le Grand Condé. 1665 Louis XIV décide de prendre officiellement Molière sous sa protection.

Il décerne ? ses comédiens le titre de troupe du roi Dom Juan, pièce dont le personnage principal se sent  » un cœur ? aimer toute la terre » connaît un succès de cinq semaines. Puis elle est étouffée avant même que les adversaires de Molière puissent faire paraitre leurs pamphlets contre cette pièce, qui selon eux, prône l’athéisme. 1666 Le Misanthrope. Cette pièce connaît un succès mitigé, mais sa dimension morale lui assurera un prestige qui ne fera que croitre les siècles suivants Le Médecin malgré lui, qui est aujourd’hui l’une des plus connues et des plus jouées des pièces de Molière. 668 Amphitryon Georges Dandin L’Avare 1669 Tartuffe enfin autorisé connaît un triomphe 1670 6 OF El Malade imaginaire 1673 Création du Malade imaginaire, au Palais-Royal, le 10 février Molière tient le rôle d’Argan. Il est pris d’un malaise lors de la quatrième représentation. Il est transporté chez lui, rue de Richelieu. Il meurt dune hémorragie. N’ayant pas abjuré sa profession de comédien, il ne pourra, malgré son désir, recevoir les derniers sacrements. Molière échappe de peu à la fosse commune.

Il ne put être inhumé que grâce ? l’intercession d’Armande Béjart auprès de Louis XIV. Il fut enterré de nuit, suivi dans la brume, par de nombreux amis, sans aucune cérémonie. 1680 La troupe de Molière, qui avait fusionné avec celles de I’Hôtel de Bourgogne et du Marais, donne naissance à la Comédie- Française. 5 Chrysale, bon bourgeois matérialiste, réprouve les éclats de son ?pouse, Philaminte, une maîtresse femme, ainsi que la pédanterie de Bélise, sa sœur, une vieille fille sentimentale, et de sa fille Armande, à l’esprit quelque peu calculateur.

Ces trois beaux-esprits épris de poésie et de science, qui n’ont que dédain pour les choses domestiques, entendent renvoyer Martine, une seruante qui commet le crime d’estropier la grammaire. nde, dépitée par OF El prétentieuses et qui se couvre de ridicule au cours d’un affrontement verbal avec l’helléniste Vadius. Henriette, soutenue par son père, son oncle Ariste et la servante Martine, résiste à ce ariage, alors qu’au contraire Armande veut bien respecter la volonté de sa mère en épousant Clitandre, alors même que celui-ci n’a plus du tout de penchant pour elle.

Deux clans vont alors s’opposer devant le notaire mandé pour les noces et l’on craint que le faible Chrysale ne cède devant la volonté de sa femme, quand on apprend que la famille est ruinée. Aussitôt, Trissotin se retire sans vergogne, alors que Clitandre redouble de zèle et d’amour pour Henriette; en fait, il ne s’agissait que d’une ruse d’Ariste destinée ? démasquer le caractère intéressé de Trissotin et tout peut rentrer ans l’ordre : Henriette épouse Clitandre et Armande, fort dépitée, est invitée à se consoler avec la philosophie. @ B.

Enguerand 6 La préciosité : phénomène social ly a eu en France non seulement une poésie précieuse comme ? l’étranger, mais une société précieuse qui s’est épanouie dans le cadre des salons. La vie de cour, brillante sous les derniers Valois, était devenue si grossière sous Henri IV que, vers 1600, les courtisans épris de politesse, de conversations galantes et raffinées, prirent l’habitude de se réunir dans quelques hôtels aristocrati 8 OF El ralentissent la vie ondaine, et il faudra le rétablissement de rordre par Richelieu pour que les salons retrouvent leur activité.

L’Hôtel de Rambouillet Catherine de Vivonne, Italienne naturalisée, avait épousée en 1600 Charles d’Angennes, futur marquis de Rambouillet, et lui donna sept enfants. De santé précaire, ne pouvant supporter les fatigues de la cour, elle attire chez elle une société choisie et s’efforce de retrouver la vie brillante qu’elle a connue en Italie. Vers 1604, elle a fait construire, rue Saint Thomas du Louvre, l’Hôtel de Rambouillet dont elle a fourni les plans et dont es vastes pièces en enfilade émerveillent ses hôtes.

Elle reçoit ses intimes dans la célèbre « Chambre bleue bientôt assistée de ses deux filles, Julie d’Angennes, puis Angélique. Belle, vertueuse sans être prude, cultivée sans être pédante, « Pincomparable Arthénice » (l’anagramme est de Malherbe) sut faire de son salon le centre du bon goût et de la bienséance. Il faut se garder d’imaginer la vie à l’Hôtel de Rambouillet à travers les Précieuses Ridicules et les Femmes Savantes.

L’Hôtel de Rambouillet est un lieu où l’on s’amuse : on y fait des laisanteries, on s’adonne à des Jeux de société, on écoute chanter, on donne des bals masqués. es habitués du salon lisent beaucoup et, en souvenir de l’Astrée, adoptent des noms romanesques qui ne sont pas sans rappeler les noms des personnages des Femmes Savantes (voir fiche pédagogique su ges). Ils écrivent eux- mode. La conversation, occupation précieuse par excellence, est portée à la hauteur d’un art délicat et raffiné.

Le grand animateur de cette société est Voiture ; c’est lui qui organise les jeux, invente des divertissements, lance des modes littéraires ouvelles : il est vraiment « l’âme du rond Les autres salons Après la Fronde, d’autres salons connaissent la notoriété, mais le plus important, qui prétendait succéder à ‘ »Hôtel de Rambouillet, fut celui de Mademoiselle de Scudéry. Ancienne habituée de la « Chambre bleue Mademoiselle de Scudéry était alors une vieille fille romanesque d’une quarantaine d’années.

Vers 1 652, tous les samedis, dans son salon du Marais, elle réunit des bourgeoises entichées de romans et des gens de lettres. Moins aristocratique, moins mondain que I’Hôtel de Rambouillet, ce salon a des activités surtout littéraires. Tous les ans, Mademoiselle de Scudéry publie un ou plusieurs tomes des ses romans-fleuves : Le Grand Cyrus (IO volumes, 1649-1653), puis Clélie (10 volumes, 16541 661).

Les habitués du salon se reconnaissent dans les héros de ces romans, y retrouvent leurs histoires, leurs conversations sur des sujets galants. On chante les « chansons » que l’on vient d’écrire ; on s’exerce aux genres à la mode ; on organise des tournois poétiques. On commente les petits potins littéraires. Ce salon a donné le ton de la préciosité littéraire et morale pendant de longu 0 1