Lorenzaccio Acte 3 Sc Ne 3 Lecture Analytique

Lorenzaccio Acte 3 Sc Ne 3 Lecture Analytique

Exemple d’un plan de commentaire avec introduction et conclusion d’un passage de l’Acte Ill, scène 3 de Lorenzaccio, Musset, 1834. (Ceci est un exemple et non un modèle. Votre réflexion personnelle peut mener à d’autres pistes de lecture). (les ignes indiquées sont celles de la pièce, et non du passage ci- dessus) Introduction Alfred de Musset est un grand auteur romantique connu pour avoir écrit ce qui ressemble à un manifeste du romantisme avec La confession d’un enfant du siècle en 1836, et de nombreuses pièces d or7 particularité d’avoir é fait Adepte du théâtre d il s’inspire souvent d omposer ses héros.

Musset a la pl que pour être joué. checs commerciaux, assionnée pour ntimentale avec George Sand, désabusé par son époque, et portant un regard critique sur lui-même, il trouve dans l’écriture une expression ? ses déceptions. (accroche avec informations sur l’auteur) Lorenzaccio conte l’assassinat du duc de Florence, Alexandre de Médicis, par son cousin, Lorenzo (dit Lorenzaccio) en 1537, dans une atmosphère de complot et d’agitation politique intense dans la capitale de la Renaissance. A l’intérieur d’un décor historique en partie réel, Musset cherche à comprendre la personnalité de

Lorenzaccio, ainsi que ses motivations. La scène dont est extrait le

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passage étudié oblige le héros à dévoiler son projet à Philippe Strozi, dont les deux enfan page enfants ont été arrêtés, soupçonnés de participer à une conspiration contre le duc. L’extrait nous montre un Lorenzaccio troublé, qui peine à trouver des justifications philosophiques ou polltiques à son projet d’assassinat. Il comprend sa tirade et la réponse de Philippe Strozzi. (présentation du passage) Quelle est dès lors la fonction de cette scène dans la pièce ? ou quelle vision de son héros Musset nous propose-t-il à travers cet xtrait ? )(problématique). Dans un premier temps, nous analyserons la vision pessimiste de l’homme portée par Lorenzaccio. Puis, nous mettrons en avant la figure du héros romantique, avant de montrer que cet extrait constitue une argumentation à la fois désordonnée et construite. (annonce de plan). (introduction en quatre parties : accroche, présentation du passage, problématique, et annonce de plan). l- Une vision pessimiste de l’homme. (phrase d’introduction de la partie avec rappel du thème lors de la rédaction) a) Florence, ville hypocrite.

Lorenzaccio veut défaire le pouvoir en place, le duc Alexandre de Médicis, qu’il juge corrompu, vicieux et tyrannique : « l’effet que produisait sur eux la tyrannie »(1. 372). Ce mal s’étend et pèse sur toute la ville. Cependant, il n’a pas une plus haute vision des opposants, des républicains : « J’ai vu les républicains dans leurs cabinets 370), « j’ai bu dans les banquets patriotiques le vin qui engendre la métaphore et la prosopopée »(1. 373-374). Il insinue que les opposants ne font rien d’autre que discuter, et n’agissent pas Leurs discours sont donc mensonges.

Enfin PAG » rif 7 font rien d’autre que discuter, et n’agissent pas. Leurs discours sont donc mensonges. Enfin, il ne montre pas plus de considération pour les basses classes populaires « J’ai recueilli les discours des gens du peuple »{1. 371). De cette observation minutieuse, accumulation entre 1. 369 et 1. 375, rien de bon ne sort finalement : « j’attendais toujours »(1. 375). Constat d’échec dans sa quête du bien : « je cherchais les visages qui me donnaient du coeur »(1. 367) b) Une humanité entière dans le vice. on jugement pessimiste concerne toute l’humanité, insistance sur cette universalité : « tout le monde »(1. 361), « l’humanité »(1. 362), « les hommes »(1. 364), « l’humanité »(1. 375). Description d’une humanité hypocrite, dont l’apparence est contraire à la nature profonde détestable : « tous les masques tombaient devant mon regard »(1_361 Mise en avant du caractère hypocrite et mensonger des hommes. Métaphore violente pour décrire une humanité sale et dans le péché : « l’humanité souleva sa robe et me montra [… ]sa monstrueuse nudité »(1. 362-363). L’humanité est donc une prostituée.

Elle se complait dans la luxure, et est prête à se vendre, à se corrompre. (phrase de conclusion/transition de la partie lors de la rédaction). ll- Un héros romantique. a) Un être solitaire et tourmenté. n registre lyrique omniprésent : toutes les phrases de sa tirade comprennent la première personne du singulier : « Suis-je « (1. 353), « Quand j’ai »(1. 353), « Je croyais « (1. 357)… Expression puissante d PAGF3C,F7 singulier : « Suis-je »(1. 353), « Quand j’ai »(1. 353), « Je croyais 357)… Expression puissante du lyrisme cher aux romantiques qui mettaient en avant l’individu.

Souffrance, registre pathétique marqué par les exclamations : « Lumière du Ciel 353), « ô Philippe ! »(1. 360). Tourment du héros, il doute : question rhétorique du début « Suis-je un Satan ? »(1. 353), « je me demandais »(1. 368), nouvelle uestion « Quand j’aurai fait mon coup, celui-là en profitera-t- il ? »(1. 368-369). Solitude du personnage dans ce monde, où il est un spectateur du vice « et je vis qu’à mon approche »(1. 360). Enfin, référence historique habituelle du romantisme : « mon rôle de Brutus moderne »(1. 354).

Le Brutus en question est celui qui jouait le rôle d’un fou afin de pouvoir renverser le régime tyrannique de Tarquin et installer la République romaine (vers -509). Lorenzo s’identifie à lui. b) La perte des illusions. passage difficile à l’âge adulte : « j’entrais alors dans la vie 360), « comme un enfant de dix ans »(1. 55). Lorenzaccio vient de laisser derrière lui sa jeunesse et ses illusions : « Je croyais que la corruption était un stigmate, et que les monstres seuls le portaient au front »(l. 356-357). Perte d’innocence brutale. Se rend compte de la complexité des hommes et du monde.

Désillusion sur la véritable nature humaine : « J’ai vu les hommes tels qu’ils sont »(1. 364). Désillusion sur lui-même aussi : « je marchais dans mes habits de la grande confrérie du vice 354-355). Sentiment puissant de culpabilité « mes vingt années de vertu éraient un vice »(1. 354-355). Sentiment puissant de culpabilité « mes vingt nnées de vertu éraient un masque étouffant »(1. 359), « Suis-je un Satan ? »(1. 353) Appel désespéré à Dieu pour se sauver « Lumière du ciel ! 353). Même l’amour apparaît comme hypocrite et peu digne de confiance, comparaison 1. 76-377 : « J’observais comme un amant observe sa fiancée en attendant le jour des noces ». Il exprime ici une vision désillusionnée de l’amour, et son manque de confiance dans les femmes, montrées comme prêtes à trahir, ? tromper. (expérience personnelle de Musset avec les femmes). (phrase de conclusion/transition de la partie lors de la rédaction) Ill- Un passage argumentatif. a) une logique désordonnée. Lorenzaccio cherche à se convaincre lui-même du bien-fondé de son projetd’assassinat : « Pour qui est-ce donc que je travaille ? 65), « Quand j’aurai fait mon coup en profitera-t-til ? »(1. 368-369). Il cherche des bonnes raisons pour se justifier, et justifier sa conduite. Utilisation de procédés argumentatifs comme les questions rhétoriques, des connecteurs logiques (« et « alors « et s), exemples précis et concrets à valeur argumentaire « Lorsque je parcourais les rues de Florence 365-366) ancrage dans la réalité, « les républicains »(1. 69), « les cabinets » « les boutiques »(1. 370), lieux précis. Construction en trois temps : vision de sa personne (l. 53-360), del’humanité (1. 360-364, et 375-376), de Florence (l. 365-375). Seulement pas de hiérarchie, ni del’humanité (1. 360-364, et 375-376), de Florence (l. 365-375). Seulement pas de hiérarchie, ni de progression dans ses étapes (il ne part pas de lui vers Florence et l’humanité en élargissant, ou l’inverse en descendant, pas de gradation). De plus, tonalité lyrique et hyperboles « un Satan »(1. 353), « tout le monde »(1. 361), accumulation (1. 369-374), « toujours 75) donnent l’impression d’un esprit désordonné et peu lucide.

Fausse logique qui ne prend en compte que les éléments négatifs pour aboutir au résultat d’une présence universelle du vice. b) La sagesse de Philippe. morale apportée finalement par Strozzi : « Le mal existe, mais on pas sans le bien »(1. 379). présent de vérlté générale. Vlsion mesurée et raisonnable du monde reforcée par la comparaison naturelle « comme l’ombre existe, mais on sans la lumière. 379-380). Utilisation de parallélismes afin de contrer la vision de Lorenzaccio. Marque son opposition au pessimisme de son interlocuteur : ? mais « (1. 380).

Figure du sage plus âgé, et ayant plus d’expérience. De plus, sa parole peut difficilement être remise en cause, car il est un opposant à Alexandre de Médicis. Jugement non moral, mais affectif de Philippe : « Si tu n’as vu que le mal, je te plains »(1. 378). Brièveté de sa réponse apporte aussi de la crédibilitéface à la longueur de la tirade d’un Lorenzaccio énervé. (phrase de conclusion de la partie lors de la rédaction) Conclusion : Cet extrait de Lorenzaccio prend la forme d’une tirade lyrique et pathétique. Le héros nous expose sa vision pessimiste de l’homme