lonile972

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1ère partie : Recherche documentaire sur site l/ Le mouvement : « Le prochain siècle sera de jour en jour plus éclairé; en comparaison tous les siècles précédents neseront que ténèbres.  » cltation de Pierre Bayle 1697. Pierre Bayle 1) Pourquoi utiliser la métaphore de la lumière ? Le siècle des Lumières tire son nom dumouvement intellectuel, culturel et scientifique aux multiples manifestations connu sous le nom de Lumières. istorique commesy Y ar 157 été marqué par le rat Snipxto iew nextggge des sciences. L’image employéepar les écri s la littérature uropéen, car il et l’exaltation à fréquemment l’époque, convaincus qu’ils venaient d’entrer dans un nouvel âge illuminé par la raison, la science et le respect de l’humanité. 2) A quel concept, filant la métaphore de la lumière, s’opposent les Lumières ? 3) Est-ce un mouvement strictement français ? Quels autres pays sont concernés ?

Non, le mouvement des Lumières n’est pas strictement français car les Lumières constituent la création la plus prestigieuse de l’Europe, sa principale contribution àlihistoire des civilisations. Mais elles n’auraient pu voir le jour sans l’existence de l’espace européen, à la fois un et pluriel. Les autres pays concernés sont : enAngleterre (sous le nom d’Enlightenment), en Ecosse, en

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Allemangne (sous le nom d’Aufklérung), en Pologne, aux Etats-Unis, en Italie, en Espagne et enfin en Russie. ême, quoi qu’on en dise ; il n’y a que des Européens.  » Jean-Jacques Rousseau, 1771. [à continuer]Le XVIIIe siècle : le siècle des Lumières La liberté par les lois, c’est d’un bout du 18e siècle à l’autre ce que soutiennent ces deux pôles de la pensée du politique, Montesquieu et Rousseau, pendant que Hume en Angleterre et Condillac en France renouvellent les modèles de la connaissance t que Voltaire combat le trône et l’autel, les piliers de l’ancien régime au nom de la tolérance et de la liberté de pensée.

L’Encyclopédie, ce symbole général des Lumières, formidable machine à répandre l’esprit nouveau, change les façons de pensée et s’efforce de faire sauter partout les barrières que la raison n’aura point posées, comme le diagnostique Goethe, peut- être le dernier génie universel. Il ne faut surtout pas oublier Kant, Kant à qui rien n’arriva d’extraordinaire, dit-on, sauf du génie et qui récapitule tout son siècle tout en jetant les bases de notre contemporanéité.

Nous suivrons, enfin, l’impulsion qu’imprime à l’Histoire le siècle des Lumières, l’Enlightenment, l’Aufklàrung, bref le XVIIIe siècle, ce siècle plein d’allant et de résoulution dons nous sommes les descendants directs. Sous le rayonnement de ces véritables phares que sont Newton et Locke, nous examinerons de quelle manière s’accomplit et se parachève dans tous les domaines, scientifiques, politiques, philosophiques, institutionnels, la révolution qu’inaugurait le 17e siècle.

Le 18e siècle, siècle militant, par excellence, combat partout l’ignorance, le fanatisme et toutes les formes d’autorité. Armés du sceptre de la raison, le « parti de l’humanité » foudroie les ennemis de la d’autorité. Armés du sceptre de la raison, le « parti de l’humanité » foudroie les ennemis de la liberté. Le siècle des Philosophes s’achève avec éclat pour ouvrir le destin des temps contemporains : la Révolution française, matrice de toutes les Révolutions, l’avènement de l’État de droit, la naissance du citoyen et celle de la nation. ?valuation À la fin de cette période (cours 17 à 30) vous devrez remettre votre 3e travail. Vous devez choisir une question parmi les questions visant à dégager les enjeux philosophiques, qu’on etrouve dans le bloc « Questions’ pour chaque cours de cette période. Si vous choisissez une question vous demandant d’effectuer une analyse, consultez à cet effet les indications pour guider l’étudiant à faire une analyse. Ce travail (analyse ou essai; 6 à 8 p. aximum) sera adressé par courriel en document attaché au professeur responsable du cours (Josiane Boulad-Ayoub), au cours de la semaine précisée ci- dessus. Chaque travail sera corrigé, évalué et réadressé par les mêmes voies à l’étudiant, au cours de la semaine suivant l’envoi. L’étudiant, s’il le désire, peut envoyer une enveloppe pré-timbrée ? son adresse au responsable du cours pour recevoir son travail imprimé et corrigé, ou encore venir le récupérer au secrétariat du département de philosophie, Pavillon Thérèse-Casgrain, Se étage.

Cours 17 – La ville contre la cour Écrit par Josiane Boulad-Ayoub Sapere Aude (Ose savoir) Nous abordons une nouv XVIIIe siècle, siècle qui signifie ce terme ? Ces Lumières dont on fait le synonyme du XVIIIe siècle, ce siècle plein d’allant et de résolution, sont tout bonnement les lumières de la raison. Lumières en France, Enlightenment en Angleterre, Aufklàrung en

Allemagne, les lumières désignent le pouvoir d’intelligibilité de la raison humaine, la raison naturelle, et en même temps que l’on met en évidence le pouvoir judicatoire que recele la raison, la raison critique, et l’étendue de son domaine de juridiction, on a confiance que par sa seule force, les ténèbres de l’ignorance, du fanatisme, du dogmatisme, de la superstition, du despotisme et de la tyrannie vont reculer et disparaître. Les sciences se développent prodigieusement et forment un édifice complet couronné par les sciences sociales.

Et le progrès des connaissances développe la foi en un progrès continu de ‘humanité vers un état supérieur. Les Lumières sont optimistes. Les lumières que l’esprit libre s’applique à propager, les lumières de la philosophie et des sciences, les forces de la vérité et du progrès viendront à bout, pense-t-on, de terrasser le mal et l’erreur, de délivrer l’homme de toutes les chaînes qui le retiennent prisonnier et qui l’empêchent de se réaliser en tant qu’homme, enfant de la raison et fils libre de la nature.

Kant, le plus grand philosophe du siècle, définit l’Aufklàrung comme la sortie de l’homme de sa minorité, minorité dont il est lui-même responsable. Minorité, c’est-à-dire incapaclté de se servir de son entendement sans la direction d’autrui. Sapere aude ! dit-il, Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Cette devise des Lumières traduit un optimisme pédag courage de te servir de ton propre entendement. Cette devise des Lumières traduit un optimisme pédagogique fondé sur deux principes ambitieux : l’intelligibilité de la nature et la perfectibilité de l’homme.

La vraie profession de foi des Lumières, de l’Enlightenment, de l’Aufklàrung est bien celle-ci : Aie la raison pour guide, la culture pour base et le progrès pour but. Mais qu’est-ce qui a tant changé par rapport au siècle précédent ? par rapport au Grand siècle ? Le dix-huitième siècle, tout en continuant les travaux commencés au siècle précédent, tout en suivant des principes déjà posés, tout en poursuivant certaines directions déjà indiquées, ce sont là les grands points de continuité, le dix-huitième siècle entreprend d’aller au-delà des déplacements opérés par le siècle précédent.

Les Lumières sont résolues à changer, dans un esprit résolument scientifique, les façons de penser et, en même temps, la société et la vie. Rappelons-nous à grands traits les acquis du grand siècle à partir desquels s’engage le combat des Lumières, un combat qui sera ? la fois de rupture et de continuité. Le dix-septième siècle s’achève dans un tourbillon d’idées mais aussi dans une atmosphère de de conflit généralisée.

La crise est à son comble : crise des idées politiques et sociales, guerres et crises des États, crise des idées et des sentiments où s’affrontent newtoniens et cartesiens… Sa fécondité, il la doit cependant en grande partie à ses crises. Dans sa poursuite des remèdes contre celles-ci, dans sa lutte contre les forces de dissociation et e destruction, l’homme multipliait ses inventions dans tous les domaines et se dépassait.

Na destruction, l’homme multipliait ses inventions dans tous les domaines et se dépassait. Nations et Individus s’affrontant et rivalisant accentuaient leurs caractères propres, leurs créations particulières, les échangeaient, s’éveillaient par comparaison ? des créations nouvelles et les multipliaient. Bref, il est indiscutable que s’accomplit dans ce siècle comme une mutation de l’espèce humaine. Et pendant nos entretiens précédents nous en avons suivi les grands moments.

Un siècle ui a vu le bourgeois s’affirmer progressivement, s’accroître l’individualisme et s’ébaucher la figure de l’honnête homme, un siècle qui a vu s’épanouir le capitalisme commercial et croitre le capitalisme industriel, un siècle qui a vu atteindre leur perfectlon propre le mercantilisme et la monarchie absolue pendant que naissait le régime parlementaire après la Révolution anglaise, celle de 1688, un siècle qui a vu l’apogée du baroque et du classique, Shakespeare et Racine, Rubens et Poussin, un siècle qui a produit Galilée, Descartes et Newton, le rationalisme de la quantité et le ecanisme, un siècle où l’esprit humain a décidément rompu avec Aristote canonisé au Moyen-Âge, et saisit l’univers par la mathématique et l’expérience, ou savants, philosophes et religieux ont ouvert l’infini à l’homme et lui ont proposé le progrès sans limites, un tel siècle peut être appelé le grand siècle. L’individu, lui, est beaucoup plus engagé dans des corps, dans des communautés, dans la famille, beaucoup plus soumis à leur autorité, à leurs traditions, à leurs règles que la figure qui se dessinera au dix-huitième siècle et qui préfigure l’individu de nos sociétés libérales ociétés libérales et démocratiques.

Reste que l’homme du dix- septième siècle pense et agit en homme libre, en conquérant, en découvreur, et c’est cette liberté relative de la pensée et de l’action, cet individualisme qui lui donnent son pouvoir, son esprit de conquête et sa grandeur. Cest sur cet arrière-fond que le dix- huitième siècle engagera ses révolutions. Le grand siècle entame donc les mutations modernes, mais les Lumières ne font-elles pas davantage que parachever le mouvement commencé ? Dans quel sens se dessinent les ruptures ? La révolution des umières non seulement ébranle comme e siècle précédent les principes sur lesquels s’appuyaient les forces de la nuit mais les détruit.

Pensons au combat des lumières contre la nuit tel que le met en scène le plus grand musicien de l’époque, Mozart. La rationalité nouvelle, dans ses combats menes au nom de la raison, entre en lutte contre le cartésianisme, au nom du cartésianisme même, ne gardant de Descartes que sa méthode de doute et de libre examen qu’on applique à la societé. Si ce siècle, sur le plan strictement scientifique, est pour Newton et Locke, ils admirent Descartes dont le génie, comme dit Condorcet, ouvre un nouvel âge de ‘humanité en imprimant aux esprits cette impulsion générale, premier principe d’une révolution dans les destinées de l’espèce humaine.

Et D’Alembert, dans la préface de l’Encyclopédie, le symbole du siècle, voit dans la révolte cartesienne contre la scolastique, l’opinion, l’autorité, les préjugés, un sen’ice essentiel rendu à la philosophie et dont les Lumières recueillent les fruits. préjugés, un service essentiel rendu à la philosophie et dont les Lumières recueillent les fruits. Les armes dont nous nous servons pour le combattre ne lui en appartiennent pas moins parce que ous les tournons contre lul. Le XVIIIe siècle est avant tout le siècle des révolutions où toute son évolution le conduit, et l’esprit qui le caractérise, pour reprendre les mots du grand Diderot, est l’esprit de liberté qui souffle partout.

Révolution sociale et économique : Le dix-huitième siècle est un siècle de transformations économiques avec les débuts de l’industrie et la révolution agricole. une révolution démographique l’accompagne car le recul de la mortalité permet une croissance de la population, et un recul des crises de subsistance. Si le dix-septième siècle avait vu triompher le ystème de la réglementation avec les manufactures d’État, les compagnies de commerce privilégiées et le renforcement des corporations, les physiocrates du dix-huitieme siècle préconisent la liberté économique que Gournay résume dans une formule célèbre: Laissez faire, laissez passer.

Dans toute l’Europe, l’accroissement de la circulation de l’or et de l’argent, l’augmentation du nombre d’hommes, l’essor du commerce et l’essor colonial, l’intensification des échanges avec les pays d’outre-mer font monter les prix réels, ouvrant des débouchés, multipliant les profits. Partout les villes se gonflent (l’air de la ille rend libre, dit Kant), la bourgeoisie croit en nombre et en puissance, devenant la classe essentielle tout en améliorant sa situation civile et politique. C’est aussi, sauf en France, l’époque du despotisme éclairé (le roi doit être philosophe, c’ Cest aussi, sauf en France, l’époque du despotisme éclairé (le roi doit être philosophe, c’est-à-dire conduire par la raison, adopter les valeurs de tolérance, de bienfaisance, encourager les savants et les arts), dont Frédéric Il de Prusse est le modèle avec Catherine Il de Russie.

D’Alembert peut écrire à Frédéric : les philosophes et les gens de lettres de toutes les nations, et en particulier de la nation française vous regardent de puis longtemps comme leur chef et leur modèle » Révolution intellectuelle et politique : le dix-huitième siècle s’ouvre par les Principia de Newton, voit naitre et s’établir une nouvelle théorie de la connaissance, une nouvelle morale, une nouvelle politique, hostiles à toutes les formes de métaphysique, de dogmatisme et de tyrannie, de superstition et de fanatisme. Cest l’époque où se créent les académies, les revues scientifiques, où le français remplace le latin. La echerche est orienté vers l’utile et l’amélioration de la santé humaine.

Le progrès scientifique et technique fait des pas de géant en mathématiques, physique, astronomie, chimie, sciences naturelles pendant que commencent à se former les sciences de l’Homme selon les principes essentiels du déterminisme et de la relativité avec comme procédés l’observation des faits et le raisonnement expérimental : anthropologie (Buffon), érudition, sociologie (Montesquieu), économie politique (Smith), histoire (Voltaire, Condorcet), droit (Montesquieu, Beccaria), l’éducation. Même les voyages sont entrepris moins pour des motifs ntéressés que par souci de recherche scientifique. L’esprit de liberté qu’attisent, de Montesquieu à Kant en passant par les scientifique. ar les Encyclopédistes et l’inclassable Rousseau, tous les philosophes du siècle, triomphe enfin concrètement : l’ancien régime s’effondre, le siècle se termine par la Déclaration d’indépendance des États-Unis, la Révolution française et l’avènement de l’État de droit. Le régime nouveau devant assurer à toute l’humanité cette liberté, cette égalité civile, cette propriété inviolable et sacrée, cette souveraineté de la nation, our lesquelles on avait combattu dogmatisme et autorité et fait la guerre à tous les discours, à toutes les pratiques qui apparaissaient faire obstacle au progrès de l’humanité, donc ? son bonheur. Dans la civilisation européenne, la Déclaration des droits devient le nouvel évangile. Malgré la défaite de la France et la chute de la première République, dont le souvenir demeure malgré tout comme une légende et une prophétie, la face du monde reste changée.

Un monde nouveau se lève qui prépare et annonce par bien des traits le nôtre. « C’est bien du XVIIIe siècle ue nous sommes les descendants directs ». Raison, tolérance, humanité. une figure humaine monte à l’horizon, celle du philosophe, une sorte d’intellectuel engagé, en qui se résume l’idéal des Lumières. Au dix-huitième siècle, personnes cultivées et écrivains relèvent tous plus ou moins, comme adeptes ou comme adversaires, de l’esprit philosophique. Ceux qui le possèdent au plus haut degré et contribuent le plus à sa diffusion revendiquent le titre de philosophes. Celui-ci prend comme cri de guerre, comme le dit Condorcet, raison, tolérance, humanité… Définir le philosophe, c PAGF ID 57