« L’HOPITAL EN URGENCE » de Jean PENEFF / Métailié 1992

« L’HOPITAL EN URGENCE » de Jean PENEFF / Métailié 1992

« L’HOPITAL EN URGENCE » de jean PENEFF Edition : Métailié en 1992 Biographie : Jean Peneff, né en 1939, est un sociologue français, qui a enseigné la sociologie à l’université d’Angers, de Nantes pour finir ? l’université de Provence Résumé : Au travers d’une expérience de brancardier bénévole dans un hôpital de province à l’Ouest de la France et sur une période de longue durée (1 an) Jean Peneff entend démontrer que l’obsewation intense et continue favorise la mesure et y ajoute la nuance et les préci or7 Son objectif est d’obs er patients, personnel gnant, non de recueillir les d conformistes.

Par so hesse explicative. m s de tous les acteurs acc pagnateurs… ) et atypés ou trop , l’auteur a choisi de garder son indépendance et de n’être lié à aucune partie. L’auteur se méfie des études sur les institutions qui ont tendance à produire des systèmes, des modèles, là où les études de terrain font émerger plutôt la complexité, des contradictions, la multidimension , les contingences de la situation. Son travail d’observation s’avère précis. La géographie des lieux, out d’abord, est passée au crible, avec des locaux comparés à une ruche, une ville, qui ne facilitent pas les

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échanges entre personnels soignants.

Les vêtements de travail ensuite sur lesquels il s’attarde : « dans un univers aussi stratifié, le port de la blouse differencie catégories et indivldus en offrant une gamme d’indicateurs subtils de position et de statut ». Après les lieux J. Peneff s’attache à décrire ce qu qu’il considère plus complexe et qu’il nomme les travailleurs en portant raccent sur les Infirmières et les AS car les plus visibles our les malades et les familles et plus facilement observables par le soclologue. Ce dernier est frappé par l’interaction continuelle aux urgences.

J. Peneff s’appuie sur une description passionnante (à la Pagnol) des relations entre les différents professionnels qui interviennent. Tout au long du livre on retrouve cette comparaison permanente avec le monde de l’entreprise et de l’industrie. Les allusions se multiplient : travail à la chaîne, rythmes de travail, organisation des tâches… FidèIe à sa méthode il observe le personnel qui ravite autour du métier de brancardier qu’il occupe : aide- soignants, infirmières… et donc très peu des medeclns car il ne les côtoie pas ou épisodiquement.

Au passage il ne se prive pas de jouer sur l’antagonisme entre docteurs et infirmières. Il est vrai que la configuration des lieux (milieu confiné) favorise la promiscuité entre subalternes et supérieurs et donc l’occasion de disputes ou d’accusations de méfiance Et l’auteur d’interroger le lecteur sur l’équilibre d’une telle situation : comment des professionnels d’origine aussi différente, de statuts aussi éloignés avec des salaires dont l’échelle va de 1 à 6), dont la formation va de l’absence à IO années peuvent se côtoyer sans heurts ? ? Comment éviter les conflits quand on est confronté à de si nombreuses divergences L’étude du sociologue est bâtie autour de 4 grands thèmes. Le premier est consacré aux conditions de travail. Il compare les contraintes physiques du travail hospitalier aux contraintes des ouvriers (travail de nuit, travail posté, PAG » rif 7 physiques du travail hospitalier aux contraintes des ouvriers travail de nuit, travail posté, changement de Mthmes) , Contraintes sérieusement occultées dans les écoles, voire par les acteurs eux-mêmes.

Il Insiste sur des aspects qu’il estime cruciaux : « nettoyer la saleté d’autrui, manipuler des corps avachis, enfreindre la pudeur et la privauté des patients Le sociologue démontre que le contact avec la saleté est un critère essentiel pour évaluer la position hiérarchique et les différences de statut. Cependant que la situation, le lieu font varier le jugement sur l’acte (vomi, excréments… ) et ses effets.

L’exiguité des locaux, l’encombrement des matériels ont une conséquence également sur les relations en construisant une forte solidarité ou au contraire en creant des antagonismes. Toutes ces contraintes ont des conséquences sur les rythmes, de travail et l’organisation des tâches. C’est le deuxième grand thème de son livre. Peneff retrouve des similitudes avec le travail en entreprise et cette recherche de la maîtrise du temps propre à tous les travailleurs et davantage exacerbée aux urgences.

Le personnel cherche à anticiper en permanence de possibles ccélérations de Mthmes, car du point de vue de Peneff toute irrégularité dans le rythme ou l’intensité rend le personnel très sensible au problème de l’organisation du travall et l’attribution des tâches. Avec humour, Peneff arrive à nous démontrer que la désobéissance aux règles améliore l’efficacité au travail. La recherche d’autonomie, d’indépendance du contrôle sur le travail ou autrui en est la cause. Mais Hauteur juge insuffisant les moyens et la formation des travailleurs de santé aux urgences. II su PAGF3C,F7