L’Europe et les nationalismes

L’Europe et les nationalismes

Table des matières Introduction 4 I. La création de l’UE et la volonté d’unir les peuples des pays concernés 5 1) Le traité de Maastricht 5 D La citoyenneté européenne 5 Û La création et mise en place de programme en faveur de la citoyenneté européenne 7 2) La libre circulation au sein de l’Union Européenne8 D L’espace Schengen 9 Û La suppression des frontières nationales ou intérieures 14 3) Les symboles du p L’hymne : 1’« Ode ? Le drapeau europ La monnaie uniqu La Journée de l’Eur 9 Svipe nextp g La statue de l’Europe : « l’unité dans la paix » 18 La devise : « ln varietate concordia » 18

Le futur permis de conduire communautaire 19 Il. Les causes économiques et sociales 20 1) Les causes économiques 20 D La montée du chômage en Europe 20 Û La délocalisation des entreprises 21 La remise en cause de la mondialisation21 2) Les causes sociales22 D L’immigration et le problème de la place de l’Islam en Europe22 Û L’Euroscepticisme 23 û Méfiance envers les partis politiques classiques 24 3) Les causes idéologiques 25 D Origine du terme nationalisme 25 Û Définition du nationalisme 25 Europe orientale : cas de

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la Hongrie 42 petit historique : 42 Û Le nationalisme en Hongrie : une réalité historique43

Le Parti Jobbik : le nouvel élan de l’extrême droite Hongroise 47 5) Conséquences pour l’Europe 50 IV. L’lJnion Européenne, entre l’action et la volonté de susciter un esprit et un sentiment européen. 3 1) Programme pour l’éducation et la formation tout au long de la 53 D Le programme Comienus 55 Û Le programme Erasmus 56 Le programme Leonardo da Vinci 56 2) Programme « Jeunesse en Action » 57 3) Les symboles européens 58 4) Les Initiatives Citoyenneté Européenne 58 û La citoyenneté européenne 58 LI L’Initiative Citoyenneté Européenne (ICE) 59 D La première ICE « Fraternité 2020 »59 ? La seconde ICE « One Single Tariff» 61 û Programme « l’Europe pour les citoyens »61 û Programme « Je veux l’Europe » 62 5) Actions dans le domaine culturel 62 Û Le label du patrimoine européen 62 La capitale européenne de la culture (CEC) 64 û Les Journées Européennes du Patrimoine65 D prix de rlJnion Européenne66 6) Autres initiatives dans le domaine culturel et médiatique 66 û Le monde des médias 66 LI Le monde éducatif 68 Conclusion 69 Les sources internet et bibliographiques71 Bibliographie Sitographle : 71 2 OF époque, dans le cas de FEmpire Romain, de partager des ymboles unificateurs forts, une culture politique et religieuse et plus encore, un mode de vie civilisé basé sur des normes et unifiant tout un peuple. La culture romaine fut donc propagée au sein de ses « colonies » grâce aux moyens suivants : la monnaie commune à l’effigie de César, le latin, une mode vestimentaire avec les toges, mais surtout un mode de gouvernance fondé certes sur une dictature mais participative avec l’existence d’un Sénat et de ses représentants, les sénateurs.

Avec l’Empire Romain, beaucoup d’autres ont œuvré à fonder l’Europe telle que nous la connaissons. Ainsi l’Empire Carolingien a œuvré pour la christianisation de ses peuples ; de même que l’Empire Napoléonien a fourni des normes qui ont forgé l’unification grâce à la protection de la famille et de la propriété. Malgré cette volonté d’unir les peuples entre eux par divers moyens, le nationalisme refait surface à la fin du XVIIIème siècle. Le nationalisme est avant tout un principe politique (Etat nation) qui, en prenant de l’ampleur, est devenu au fil du temps une idéologie servie par des mouvements politiques. Tous deux sont apparus grâce au sentiment national qui anime une population ‘un Etat.

Depuis cette époque, il a joué un grand rôle dans les conflits européens tels que les deux Guerres Mondiales. Aujourd’hui, il s’amplifie au fil des années et touche de plus en plus d’Européens. Mais quelles sont les raisons de ce retour en force au sein d’une Union qui se veut être garante de la paix entre les peuples ? A travers les pages qui vont suivre, nous étudierons les causes et les conséquences du retour du nationalisme en Europe et plus précisément au sein de l’Union Européenne ; puis nous verr 3 OF nationalisme en Europe et plus précisément au sein de l’Union Européenne ; puis nous verrons les mesures existantes ou ? mettre en place pour enrayer le développement du phénomène. I.

La création de l’UE et la volonté d’unir les peuples des pays concernes 1) Le traité de Maastricht Aussi appelé traité sur l’Union Européenne, le traité de Maastricht a été signé le 7 février 1992 par les Etats membres de la Communauté économique européenne, aux Pays-Bas mais n’est entré en vigueur que le 1er novembre 1993. II est le fondateur de l’Union Européenne, basé sur trois piliers qui sont les Communautés européennes, la politique étrangère et de sécurité ommune ainsi que la coopération policière et judiciaire. De plus, il impulse à l’UE la volonté de créer une Union économique et monétaire qui se concrétisera quelques années plus tard par la création d’une monnaie unique : reuro.

La citoyenneté européenne Le concept de citoyenneté européenne fait partie des principes démocratiques du traité de Maastricht. L’UE s’engage à respecter l’égalité de tous ses citoyens devant ses institutions et ses organismes. Grâce au traité, toute personne de la nationalité d’un Etat membre, devient automatiquement citoyen de l’Union Européenne. Toute personne résidant à l’intérieur de ‘Union bénéficie alors d’une double citoyenneté : nationale et européenne. On qualifie la citoyenneté européenne de « superposee La citoyenneté européenne acquise grâce à la citoyenneté nationale des individus, donne naissance à plusieurs droits au sein de l’Union. premier est le droit de libre circulation et résidence dans les Etats membre de la Com éenne. Ce qui inclut le 4 OF le droit de travailler et d’étudier dans ces pays. Les seules raisons qui pourraient s’opposer à ce droit sont en général d’ordre judiciaire, sanitaire, ou autre, mais elles doivent être justifiées. Le second est le droit à la protection, à l’étranger, de toute ambassade ou consulat des Etats membres lorsqu’un Etat de la Communauté n’a pas de représentation diplomatique dans un pays étranger. Par exemple, un Français au Chili, où la France ne serait pas représentée diplomatiquement, pourrait se réfugier dans une ambassade ou un consulat espagnol.

Dans la continuité du droit de résidence, quel que soit le pays membre choisi, le citoyen européen a le droit de vote et d’éligibilité dans ce pays, uniquement en ce qui concerne les élections européennes et municipales sous certaines conditions. Dans certains pays, ce droit est étendu aux élections régionales ou générales. Pour finir, sa citoyenneté accorde à tout Européen de l’Union, le droit de pétition devant le Parlement Européen ainsi que de déposer plainte auprès du Médiateur européenl (Nikiforos Damandouros, Grec, depuis le 1er avril 2003), concernant un mauvais fonctionnement de l’administration de la Communauté. Depuis le 1er avril 2012, existe un droit d’initiative citoyenne européenne. Il s’agit du droit de faire à la Commission Européenne des propositions dans le domaine législatif sur des sujets qui relèvent de la compétence de celle-ci.

Les droits acquis par la citoyenneté européenne sont défendus par le Tribunal de première instance (présidé par Sean Van Raepenbusch, Belge, depuis le 7 octobre 2011) et la Cour de Justice. Le Tribunal s’occupe des recours des particuliers contre les actions des institutions communautaires dont ils sont les destinataires ou qui les concernent. s OF actions des Institutions communautaires dont ils sont les destinataires ou qui les concernent. Quant à la Cour de Justice, elle traite les pourvois en cassation des particuliers contre les décisions du Tribunal et a un rôle de conseil auprès des ribunaux nationaux pour tous les sujets liés aux règles de droit communautaire. Ajouté à ces moyens juridictionnels, les citoyens européens peuvent faire appel à un moyen non juridictionnel : le Médiateur européen.

La création et mise en place de programme en faveur de la citoyenneté européenne Des programmes ont été mis en place pour promouvoir et défendre le principe de citoyenneté européenne : « Droits fondamentaux et citoyenneté » & « L’Europe pour les citoyens Le programme « Droits fondamentaux et citoyenneté » pour la période 2007-2013 œuvre pour le développement d’une société uropéenne dans le respect des droits fondamentaux. Il est orienté selon six objectifs tels que : le renforcement de la société civile, la lutte contre le racisme et la xénophobie, une meilleure compréhension entre les religions et entre les cultures, la consolidation des échanges d’informations entre les autorités judiciaires et administratives et les professions juridiques.

Les mesures prises par celui-ci se caractérisent par des actions spécifiques de la Commission, des projets internationaux, et le soutien des ONG par des subventions et autres moyens. Le programme qui succédera à celui-ci, s’intitule « Droits et itoyenneté » et concernera la période 2014-2020. Le programme « L’Europe pour les citoyens » est effectif de 2007 à 2013 (reconduit 2 pour la période 2014-2020) et vise ? promouvoir la citoyenneté active au sein de l’Union Européenne. L’obiectif de celui-ci est d’i ement les citoye 6 lg active au sein de l’Union Européenne. L’objectif de celui-ci est d’impliquer activement les citoyens des Etats membres à la construction européenne, dans un but d’amplifier le sentiment d’appartenance à une nation européenne.

Ce programme se décompose en quatre actions majeures : Action no 1 : « Des citoyens actifs pour l’Europe » I s’agit de proposer des actions de jumelage de ville ainsi que des activités et des projets de débat des questions liées à l’UE. Action no 2 : « Une société civile active pour l’Europe » Elle comprend un soutien aux organismes de recherche et de réflexion, aux organisations de la société civile et aux projets d’organisation de cette société au niveau local, régional, national. Action n03 : « Tous ensemble pour l’Europe » Elle est dédiée aux évènements de haute visibilité, aux sondages, et à d’autres instruments d’informations. Action n04 : « Une mémoire européenne active »

Elle vise à conserver les sites et archives commémorant les victimes dexterminations et de déportation. 2) La libre circulation au sein de l’Union Européenne Au cours des années 1980, un débat s’est ouvert au sein de l’Union Européenne sur la signification de la notion de « libre circulation des personnes ». Pour certains États membres, elle ne devait s’appliquer qu’aux seuls citoyens européens ce qui impliquait de conser,’er les contrôles aux frontières pour distinguer citoyens européens et ressortissants de pays tiers. D’autres États membres, au contraire, souhaitaient établir une ibre circulation pour tous et par conséquent supprimer ces contrôles frontaliers.

C’est dans ce contexte qu’en 1 985 la France, l’Allemagne, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas ont décidé de créer entre eux un terri ntières, appelé l’espa OF Luxembourg et les Pays-Bas ont décidé de créer entre eux un territoire sans frontières, appelé l’espace « Schengen », du nom de la ville luxembourgeoise où furent signés les premiers accords. La Convention d’application est signée en 1990. Entrée en vigueur en 1995, elle permet d’abolir les contrôles aux frontières Intérieures ntre les cinq États signataires et de créer une frontière extérieure unique où sont effectués les contrôles d’entrée dans l’espace Schengen. Les cinq pays signataires ont été rejoints par plusieurs pays au fil des années. Cette coopération intergouvernementale regroupe aujourd’hui vingt-deux Etats membres. L’ensemble des textes, la convention d’application et les différentes mesures de mise en œuvre, constitue l’Acquis de Schengen.

En 1 999, cet Acquis est intégré dans le cadre de l’UE via un protocole annexé au traité d’Amsterdam, et devient ainsi partie intégrante du droit communautaire. L’espace Schengen Cespace Schengen se concrétise par l’ouverture des frontières, entre les Etats signataires, pour les populations étrangères ? l’U. E. La libre circulation des citoyens européens, dans les Etats membre de l’Union, découle d’une directive européenne. Cet espace se voit renforcer, juridiquement, par le traité de Lisbonne du 13 décembre 2007 qui insiste sur la notion « d’espace de liberté, de sécurité, et de justice La coopération judiciaire entre les différents services de police est approfondie ainsi que la définition et mise en place dune politique commune concernant les visas, l’asile et l’immigration.

Cette politique de libre circulation est synonyme pour les Etats membre lors de l’Accord de Schengen, de vulnérabilité du fait de la suppression des frontières nationales intérieures à la zone. Pour co lg vulnérabilité du fait de la suppression des frontières nationales intérieures à la zone. pour compenser et permettre aux Etats de garder un niveau de protection au moins équivalent à celui qu’ils avaient avant Schengen ; l’espace s’est doté d’un système d’information interne : le SIS ou Système d’Information Schengen. Ce SIS permet une plus grande collaboration policière, douanière et judiciaire entre les pays membres. Cette mesure est en plus, appuyée par une harmonisation des politiques nationales concernant les visas, l’immigration et les droits d’asile.

CAccord puis la Convention de Schengen n’ont pas été évidents ? concrétiser car pour plusieurs Etats, il s’agissait de faciliter les flux de marchandises entre pays de la zone sans pour autant voir sa souveraineté nationale maltraitée par les mesures prises par ces deux textes. Mais qui dit ouverture des frontières, dit augmentation des flux liés aux trafics divers en tout genre. 1992 marque la redéfinition de la stratégie d’ouverture des frontières, à cause notamment ‘une croissance importante des narcotrafics. En effet, à cette époque, des études ont montré que la consommation et le trafic avaient fortement augmenté dans les grands pays de l’espace Schengen.

Il dénonçait également le manque de mesures prises contre le blanchiment d’argent et conseillait de rendre moins perméables toutes les frontières de la zone Schengen traversées par les flux de marchandises, afin de lutter contre ces fléaux. Ce n’est que l’année d’après que le contrôle des marchandises et des hommes sera supprimé avec l’entrée en application du marché unique communautaire. Cette mesure signifie donc que a sécurité des pays à l’intérieur de l’espace Schengen dépend de l’étanchéité des frontières pays à Pintérieur de l’espace Schengen dépend de l’étanchéité des frontières des pays se trouvant en première ligne de cette zone. Des pays comme les Pays-Bas, la Grèce et l’Italie se retrouvent montrer du doigt par leurs homologues qui jugent le contrôle de leurs frontières, insuffisants.

En 1995, l’espace Schengen renforce sa politique de sécurité et prévoit ainsi le droit à tout individu se trouvant dans l’espace Schengen, d’être poursuivi sur le territoire de chaque Etat par la police des Etats signataires et limitrophes. Cette mesure intervient alors que la France connait un risque important d’une éventuelle attaque terroriste sur son territoire et que les Pays-Bas ont été élus « narco-Etat ». Deux années plus tard, les politiques concernant le droit d’asile et les visas prenaient effet, bien que celles-ci aient été jugées comme portant atteinte à la souveraineté nationale d’un Etat. Le droit d’asile La situation politique et économique internationale fait que le nombre de réfugiés qui sollicitent l’asile dans les États membres de l’UE a atteint des seuils sans précédent en Europe depuis la Seconde Guerre Mondiale.

Ce phénomène peut s’expliquer par la chute des régimes de l’ex U. R. S. S. en Europe de l’Est, la guerre civile dans les Balkans, les disparités économiques entre les pays industrialisés et les pays en voie de développement ainsi que les violations permanentes des Droits de l’Homme dans certains pays européens et dans le monde entier. Le problème des migrants économiques qui se font passer pour des réfugiés, obligent l’UE à durcir sa politique d’asile et donc ? renforcer les critères d’admission de l’accueil des réfugiés. Ceux- ci demandent l’asile (prennent la place d’un réfugié) pour avoir accès aux Etats membres, dan 0 9