les mûres

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Les mûres de Francis Ponge Introduction Dans ce poème, « Les Mûres Ponge se livre à une description entrelacée du fruit du mûrier et de l’objet poésie lui-même. La mûre n’est pas un fruit évocateur en soi, comme la pomme du désir et de la faute, l’orange des douceurs de l’orient, la grappe de la vigne, de l’abondance de Canaan, la figue ou la grenade.

Les mûres sont un fruit pauvre en jus, 1) un fruit dont il n’y a pas grand chose à tirer, 2) mais leur simplicité et leur fleur les apparentent au poème dans le moment de sa création et de sa maturation, 3) sa difficulté d’accès et la pauvreté de son jus arlent alors à l’esprit. Le poète souligne à p spectacle offert par I mu or 3 aristocrates désarge s. en elle les pépins pre que tirer d’un fruit si peut-être infiniment mieux son inspira Swipe to Wew next page reté du fruit.

Le e, comme de vieux e « à la cueillette oète se demande ts se prêteraient inspiration, des fruits plus riches aux sucs plus abondants, et pour comble, les mûres sont d’un accès très difficile, fruit d’une ronce qui déchire vêtements et peau. Son aspect

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n’est guère plus évocateur, trois couleurs simples qui sont celles des âges de sa maturation « Noirs, roses et kakis, une forme de sécheresse usque dans les couleurs.

Ainsi pas grand chose à tirer, pauvreté du jus, équivalent à pas grand chose à dire, le poète retrouve dans les mûres sa difficulté d’écrire, le maigre jus est une goutte d’encre, La fleur est depuis longtemps l’image de la poésie. La « fleur très fragile » du mûrier est à l’image du poème dans son effort de produire le sens de son écriture, c’est l’encre coulant du stylo en lettres qul expriment cette naissance, encre rationnée comme le suc de la mûre mais comme lui encore ne s’exprimant qu’? maturité, inutile de presser une mûre avant celle-ci, rien n’en sortira. poète n’a que la matérialité de l’encre de sa plume pour restituer la qualité du fruit, il lui faudra s’il le faut recourir à des astuces typographiques pour restituer telle de lui faudra s’il le faut recourir à des astuces typographiques pour restituer telle de ses propriétés comme, par exemple, son caractère d’agglomérat de petites sphères à pépins, en trois strophes que séparent des astérisques et que chacune contienne une autre graine, la première : l’image du poème rempli d’un maigre jus d’encre, la deuxième du fruit dans son parcours de l’appareil digestif de l’oiseau, image de son assimilation, la roisième la maturité et perfection, achèvement, du poème comme fruit : comme aussi ce poème est fait. » Conclusion Ici, les mûres deviennent image, symbole du poème. Il s’établit une complexe correspondance difficile et malaisée comme les ronces qui figurent la difficulté de saisir son objet, et gênent le travail du poète tout autant qu’elles contribuent à le produire. La fleur s’abolit pour produire le fruit, comme le travail des mots s’anéantit en lui-même pour produire le poème dans l’objet même qu’il dit, semence du gai savoir que prononce ici le poète.