Les Liaisons Dangereuseskara2

Les Liaisons Dangereuseskara2

« Les liaisons dangereuses » est un roman épistolaire écrit en 1782 par Choderlos de Laclos. Nous sommes au siècle des Lumières, epoque de prise en compte de l’individu dans sa complexite et sa sensibilite, d’ou des personnages feminins conquerant une certaine liberte, comme ici, la marquise de Merteuil. Dans ce roman épistolaire, la majorité des lettres sont des échanges entre la Marquise de Merteuil et le Vicomte de Valmont, personnages experts en libertinage et séducteurs machiavéliques.

Dans la lettre LXXXI, la marquise explique au vicomte de Valmont omment elle a appris a tromper et controler son entourage. En quoi cette lettre de confidence dresse-t-elle le portrait d’une libertine achevee et hypocrite et peu mor Nous allons dans un caractéristiques de la les raisons qui ont p Sni* to View Ile une société resser aux t comprendre s’autoformer avec leurs conséquences, et dans un deuxieme temps, nous verrons pourquoi cette societe a laquelle la marquise de Merteuil appartient est frustante et hypocrite. l.

Une lettre de confidence a) Les caracteristiques de l’epistolaire Comme il s’agit d’un extrait de lettre, nous avons peu d’indices isuels immédiats excepté la date assez vague la situant dans un siècle plutot que dans une période précise et un lieu imprécis

Désolé, mais les essais complets ne sont disponibles que pour les utilisateurs enregistrés

Choisissez un plan d'adhésion
vrai Swipe to vlew next page vraisembablement sans importance. La lettre favorise la confidence et l’expression de la sensibilité et notre heroine utilise ce moyen pour expliquer au vicomte de Valmont destinataire de cette lettre, comment et pourquoi elle a appris a manipuler ceux qui l’entoure jusqu’a la perfection. Mais moi, qu’ai-je de commun avec ces femmes inconsiderees? Quand m’avez-vous vue m’ecarter des regles que je me suis prescrites, et manquer a mes principes? Par ces interrogations, on voit que la marquise les pose ‘directement’ au vicomte qu’elle vouvoie: « m’avez-vous ». On voit bien que c’est la marquise qui redige cette lettre: ou, fille encore, j’etais vouee l’utilisation du pronom personnel « je », et, dans cette phrase, ‘fille encore », montre bien que le personnage est de sexe feminin.

Cette lettre de confidence dans laquelle la marquise de Merteuil raconte au vicomte les secrets les plus profonds de sa formation en ce qu’elle est maintenant est caracteristique du genre epistolaire. b) Comment Habsence d’education la conduit a une autoformation Tout d’abord, la marquise finit le premier paragraphe par « je suis mon ouvrage ». En effet, elle s’est formee elle-meme, sans recevoir d’education particuliere. j’ai su en profiter pour observer et reflechiff la marquise est restee silencieuse lorsqu’elle etait petite et grace a cela elle a etudie rigoureusement le comportement de ceux qui l’entourent.

On retrouve le champ lexical d’acquerir de rigoureusement le comportement de ceux qui l’entourent. On retrouve le champ lexical d’acquerir des connaissances: « m’instruire », « m’apprit », « m’etudiais », « je me suis travailler ». Or, on bserve que tous ces verbes sont pronominaux, le pronom « m’ « souligne l’autoformation de la marquise de Merteuil. « je n’avais a moi que ma pensee » On voit bien que tout au long de la lettre, elle souligne le fait de n’avoir eu qu’elle-meme pour se creer, et devenir adulte.

Son absence d’education se metamorphose en une auto-education, d’ou sa formation completement differente. c) Affirmation de sa difference et de sa superiorite resultante La volonte qul anime la marqulse de Merteuil est de montrer en quoi elle est differente des autres femmes et de montrer ses principes. On obsewe une distanciation avec le determinant demonstratif « ces » « de « ces femmes inconsiderees ». De plus, « inconsiderees » a bien des connotations pejoratives. La marquise de Merteuil demontre ainsi sa superiorite.

Par ailleurs, les questions rhetoriques  » qu’ai-je de commun avec ces femmes inconsiderees? Quand m’avex-vous vue m’ecarter des regles que je me suis prescrites, et manquer a mes principes? ‘ accentuent sa strategie par laquelle elle depeint sa superiorlte par rapport aux autres femmes. Elle denonce la condition feminine: la soumission au silence a l’inaction, auxquels elle s’oppose et en profite, pour, ans un premier temps, observer et reflechir, et ainsi, dans un deuxie profite, pour, dans un premier temps, observer et reflechir, et ainsi, dans un deuxieme temps, agir et tromper son entourage.

De plus, la majorite des propositions s’ouvrent sur le pronom personnel « je », accompagnant surtout des verbes psychologiques et de mouvement: on observe une insistance meme anaphorique pour montrer que la marquise est au centre, ce qui traduit son egoisme. Elle est le centre de ses preoccupations. Elle se voue a sa formation et comprend tres vite sa superiorite face aux autres. Cette lettre de confidence nous revele l’ame de la marquise de Merteuil, et par quels moyens elle s’est transformee ou plutot autoformee. Dans cette deuxieme partie, nous allons etudier l’hypocrisie de la societe contemporaine a la marquise de Merteuil. Il.

Une societe frustante et hypocrite a) Une exploitation methodique de l’art de paraitre La marquise de Mertueil insiste tout au long de la lettre qu’elle s’est intruite elle-meme et qu’elle s’est formee et faconnee sans education reelle. « Munie de ces premieres armes, j’en essayai l’usage: non contente de ne plus me penetrer, je m’amusais a e montrer sous des formes differentes; sure de mes gestes, j’observais mes discours; je reglais les uns et les autres, suivant les circonstances, ou meme seulement suivant mes fantaisies: des ce moment, ma facon de penser fut pour mi seule, et je ne montrai plus que celle qu’il m’etait de laisser voir. Elle utilise des phrases longues et complexes, et mont PAGF celle qu’il m’etait de laisser voir.  » Elle utilise des phrases longues et complexes, et montre au vicomte comment elle appris a controler ses emotions. « Ressentais-je quelque chagrin, je m’etudiais a prendre pair de la serenite meme celui de la joie »: lle se force a ne jamais montrer ce qu’elle ressent reellement, elle secontrole jusqu’a la perfection et devient actrice et ainsi manipulatrice. « Je ne montrai plus que celle qu’il m’etait utile de laisser voie, « sure de mes gestes ». )Une comedienne talenteuse et assumee (resumee par la metaphore du masque) je reglal les uns et les autres » « ou meme seulement suivant mes fantaisies » La marquise evoque ici ses tendances manipulatrices. « Je m’amusai a me montrer sous des formes differentes » Elle joue avec les gens autour d’elle, elle est impitoyable, redoutable. ma facon de penser fut pour moi eule », la marquise met en scene une piece de comedie, ceux qui l’entourent ne sont que des simples marionnettes, et elle les utilise a son profit car c’est toujours elle qui tire les fils. )lJne libertine accomplie et fiere de retre Depuis l’adolescence, la marquise de Merteuil s’est travaillee avec beaucoup de soin. Chaque aspect de son physique etait entraine et repete jusqu’a la perfection. Elle est fiere de ce qu’elle est: « ils sont le fruit de mes profondes reflexions, je les ai crees et je puis dire que je suis man ouvrage ». Elle se voit comme superieure aux autres humains, et elle voit sa