Les jeux vidéos

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«Montrer aux non-joueurs en quoi ce média est si fascinant» L’entrée dans les lieux est déroutante: pas d’itinéraire balisé, ni de cheminement naturel et progressif entre les différentes installations. «C’est un parcours libre, comme dans les jeux ‘bac à sable’» à la Grand Theft Auto, souligne le philosophe Mathieu Triclot. Pierre Duconseille, commissaire de l’exposition, préfère lui parler de «parc d’attraction philosophique».

Les visiteurs pourront ainsi s’amuser à créer leur propre niveau de jeu vidéo (et emporter chez eux leur création), s’essayer à un jeu sans image, n se guidant uniquement avec des sons, et découvrir, allongés dans des fauteuils Pacman, que le jeu vidéo peut être aussi source de contempla visuelle et la dextérit de Rayman Legends, réfléchir à l’utilité de au joueur de contrôl or2 sure elle l’acuité I joue à un niveau allation propose de Sni* to View éo, en demandant e, mals son propre corps, dans un jeu de surf virtuel. ?Nous visons tous les publics. Nous proposons un regard décalé sur le jeu vidéo aux joueurs afin, on l’espère, qu’ils s’interrogent ce qu’il se passe quand ils ont la manette en main, et nous voulons aussi montrer aux non-joueurs en quoi ce média est i fascinant», explique

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Olivier Lejade. Vaste programme pour un espace assez limité – 1000 m2-, qui a demandé 18 mois de préparation, soit 6 mois de moins que les expositions de taille équivalente à la Cité des Sciences. ?pour quelque chose Swipe to nex: page d’aussi complexe, ce délai réduit était un sacré challenge», reconnait le fondateur de Mekensleep. Un test pour une future «Cité du jeu vidéo» La plupart des jeux présents ont été créés ou repensés spécialement pour l’exposition, afin d’illustrer un propos, mais aussi éviter que des visiteurs ne restent trop longtemps anette en main, au détriment du reste du public – la plupart des installations ne demandent que quelques minutes de manipulation.

Les créateurs de l’exposition ont travaillé essentiellement avec des studios indépendants français, comme Nadeo ou Pastagames, qui, selon Olivier Lejade, «comprenaient ce que l’on voulait faire et avec qui on pouvait travalller rapidement ». Les grands éditeurs internationaux, à l’exception d’Ubisoft, n’ont eux pas souhaité participer à l’aventure, principalement par manque de temps. Doté d’un budget de 1,6 million d’euros, «Jeu vidéo l’expo» espère attirer 250. 000 visiteurs d’ici la fin août.

L’enjeu est important: la création, à terme, d’une Cité du jeu vidéo, annoncée en mars 2012 par l’ancien ministre Frédéric Mitterrand. Car «Jeu vidéo l’expo» est en réalité une exposition de préfiguration. En d’autres termes, un avant-goût de ce à quoi pourrait ressembler une future exposition permanente autour du jeu vidéo. «Si cette Cité voit le jour, nous aurions bien plus d’espace, et nous pourrions plus développer notre propos et aller encore plus loin dans le décorticage des mécaniques du gameplay», détaille Olivier Lejade. Mais avant cela, un impératif: que le public soit au rendez-vous.