les enjeux economique de l union africaine

les enjeux economique de l union africaine

Première partie : De l’organisation de l’unité Africaine à l’Union Africaine Examiner les voies et moyens de dynamiser l’OUA afin de lui permettre d’être au diapason des développements politiques, économiques dans le monde ; tel a été l’argumentaire présenté par le Colonel KADHAFFI, à la 35ème session ordinaire de la conférence des chefs d’Etats et de gouvernements, à Alger en juillet 1999, pour remettre en selle le vieux projet d’union du continent africain. Depuis lors, l’idée ar vigueur de l’acte con Quel chemin parcour usqu’à l’avènement OF ri ut Swip next page ti à l’entrée en e, le 21 Mai 2001. nafricanistes rappel historique nous permettra de nous remémorer les grandes étapes qui ont jalonné le chemin de l’unité de l’Afrique. Chapitre : DU CONCEPT DE PANAFRICANISME A LA CREATION DE l’OUA A Fondements et développement du concept de panafricanisme 1. Origines de l’idéologie panafricaine panafricanisme longtemps agité par les panafricanistes Kwamé Nkrumah, Marcus Garvey, Georges Padmore, William Dubois, Cheikh Anta Diop, s’attacha à promouvoir la culture noire et précisa la notion de « négritude » avec Senghor et Césaire.

Les panafricanistes affirmèrent la capacité des peuples noirs ? se déterminer eux-même. Et déjà, visèrent la constitution des Etats Unis d’Afrique par

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une tendance à confédérer la plupart des Etats africains après leur accession à l’indépendance ( Conseil de l’Entente en 1959 – Union des Etats Equatoriaux en 1959 etc. ) dentifié à l’origine comme un mouvement d’émancipation des noirs, de revendication de l’égalité entre noirs et blancs, le terme panafricanisme désigne présentement des courants culturels et politiques et visera essentiellement l’émancipation des pays fricains. . Le Panafricanisme culturel Ce courant du panafricanisme est caractérisé par la négritude qui en est l’expression littéraire. Cest une attitude d’auto-défense de la civilisation négro-africaine qui met l’accent sur l’authenticité du monde nègre. n premier congrès des écrivains et artistes noirs organisé en U 1956 à Paris révèle deux ouvrages : La philosophie Bantoue du Révérend Père Temples et Nations nègres et culture de Cheikh Anta Diop. Un deuxième congrès s’est tenu à Rome en 1 959, suivi des festivals mondiaux des arts nègres à Dakar en 1966, Alger 969 et Lagos 1974.

Ces manifestations culturelles ont montré qu’il existe bien une civilisation négro-africaine. Léopold Sedar Senghor et Aimé Césaire furent les principaux acteurs de la néeritude. Ils e, l’ont développée et 2 3 Ils l’ont défendue, l’ont développée et l’ont faite connaître au monde par leurs oeuvres. Ils ont ainsi permis aux générations futures de défendre des valeurs de la civilisation africaine, tel l’esprit de solidarité, d’hospitalité et d’union. La négritude comme mouvement a pris ainsi une dimension universelle et son rayonnement s’est étendu dans le monde ntier. . Le Panafricanisme politique La doctrine panafricaine a fait prendre conscience des conditions difficiles des peuples coloniaux et constitué une plate-forme commune de lutte pour les indépendances. De cette doctrine est née l’idée d’union du continent. Mais, les africains, bien qu’attachés au panafricanisme par l’idéal, sont en même temps jaloux de leurs souverainetés et de leurs indépendances nouvellement acquises. C’est pourquoi, le panafricanisme connaitra plusieurs Interprétations dans son application politique. Trois tendances se sont développées.

La première, le upranationalisme, incarnée par le Docteur Kwamé N’krumah, est un courant radical. Cette tendance préconise la réalisation totale et immédiate de l’unité du continent sur tous les plans (économique, politique et culturel). Fondant leur argumentation sur le besoin de sauver le continent du néocolonialisme et mus par l’atteinte dune croissance économique par la planification des ressources continentales, les supranationalistes aspirent à la suppression des frontières héritées de la colonisation, car artificielles.

Pour cette tendance, seule l’unité de l’Afrique peut sauver le continent des conflits rontaliers. 30F 13 leaders africains s’opposèrent au supranationalisme au nom de la prudence et du réalisme. Alors émergea une deuxième tendance. Celle du continentalisme, représentée par Félix Houphouët Boigny. Pour cette tendance, la première conception de l’unité du continent était excessive et utopique à la limite. Elle basa son argumentation sur les trois points suivants : -II n’existe pas dans l’histoire d’exemple d’unité continentale.

Aussi la conception supranationaliste de l’organisation présente- elle le risque d’entraîner l’autarcie du continent par rapport au onde dont l’Afrique a pourtant besoin. -Des disparités considérables d’ordre culturel, démographique séparent les Etats africains. -Les Etats africains sont hétérogènes donc fort dissemblables. En réaction aux deux (2) tendances précédentes, se forma une troisième, intermédiaire et favorable à la création de regroupements sous-régionaux locaux qui devront progressivement déboucher sur la réalisation de l’unité du continent.

C’est sûrement cette conception, défendue par éopold Sedar Senghor qui semble avoir été le compromis qui a prévalu à la création de l’OUA. Seulement les leaders africains se demandaient si les regroupements régionaux qu’évoquaient les partisans de Léopold Sedar Senghor, une fois formés ne seraient pas un obstacle à la réalisation des Etats Unis d’Afrique. Cette inquiétude sera levée, en Août 1963 à Dakar lorsque le principe de la compatibilité des regroupements sous-régionaux avec l’OUA a été formellement reconnu.

Le panafricanisme a donc été le ferment de l’Organisation de l’Unité Africaine. 4 3 Africaine. B. L ‘Organisation de l’Unité Africaine. Créée en 1963, l’OUA s’est voulue une sorte de compromis ntre la thèse du groupe de Monrovia qu’incarnait Félix Houphouët Boigny et celle du groupe de Casablanca soutenue par Nkrumah et ses partisans. Elle a été conçue dans le cadre dune coopération entre Etats indépendants. C’est donc une organisation inter-étatique dont les objectifs, principes, organes et mode de fonctionnement sont à l’image du compromis qui a prévalu à sa création. . Objectifs et principes de l’OUA a) Les objectifs. Les objectifs de l’OUA sont contenus dans l’article 2 de la charte de l’organisation. Ils visent ? – Renforcer l’unité et la solidarité des Etats africains et algaches ; – Coordonner et Intensifier leur coopération et leurs efforts pour offrir de meilleures conditions d’existence aux peuples d’Afrique Défendre leur souverain ité territoriale et leur s 3 économiques, politiques et socio-culturels.

Qu’en est-il des principes ? b) les Principes Les membres, pour atteindre les objectifs fixés, affirment solennellement les principes suivants contenus dans l’article 3 de la charte. Ce sont : – Egalité souveraine de tous les Etats membres ; – Non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats ; – Respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de chaque

Etat et de son droit inaliénable à une existence indépendante ; – Règlement pacifique des différends, par voie de négociation, de médiation et de conciliation ou darbitrage ; – Condamnation, sans réserve, de l’assassinat politique ainsi que des activités subversives exercées par les Etats voisins, ou tous les autres Etats ; – Dévouement sans réserve à la cause de l’émancipation totale des territoires africains non encore indépendants ; – Affirmation d’une politique de non-alignement à l’égard de tous les blocs. 3 et la conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement. le conseil des Ministres Les articles 11 à 15 de la charte précisent la composition, le statut et le rôle du conseil des Ministres. En font partie, les Ministres des Affaires Etrangères, tout autre Ministre désigné par les gouvernements des Etats membres. Les actes du Conseil des Ministres consistent en des voeux ou des recommandations soumises à la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement. Ce sont des actes d’application des directives de la conférence.

Les résolutions exécutoires prises par le conseil des ministres de sa propre initiative le sont en matière budgétaire exclusivement. En effet, le conseil des ministres examine et approuve le budget de l’organisation. Le conseil des ministres est responsable devant la conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement. Il est chargé de la préparation de cette conférence et connaît de toutes les questions qu’elle lui renvoie. Il met en oeuvre la coopération interafricaine. Le conseil des ministres se réunit au moins deux (2) fois par an en session ordinaire.

La première session est la session budgétaire et la deuxième prépare les travaux du sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement. Au cours de cette dernière ession, le conseil des ministres prépare les projets de résolution, de recommandation et de décision ainsi que l’ordre du jour du sommet. Le conseil peut aussi se réunir en session extraordinaire à la demande d’un ou plusieurs Etats membres. A condition que cette demande recueille ‘au moins 2/3 des Etats. II 3 également pour préparer les sessions extraordinaires et la conférence du sommet. La conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement Elle est à la fois l’organe suprême et essentiel de l’OUA. Les articles 8, 9 et 10 en déterminent la composition, définissent son ôle et précisent ses règles de fonctionnement. La conférence regroupe les Chefs d’Etat et de Gouvernement ou leurs représentants dûment accrédités. Elle peut discuter de n’importe quelle question présentant des intérêts communs à tous les Etats africains. Elle est à la fois organe d’étude, de discussion, de coordination et dharmonisation de la politique générale.

Elle examine et entérine les résolutions du conseil des ministres qui lui est subordonné. A côté de ces attributions d’ordre général, la conférence assure les fonctions intéressant la vie interne de l’OUA. Elle a une fonction d’organisation. Elle a compétence pour la révision de la charte, pour les activités et les attributions de tous les organes et de toutes les institutions spécialisées. Elle a une fonction de création d’organes subsidiaires. Elle a une fonction d’interprétation des articles de la charte. Elle a une fonction administrative.

Elle élit le secrétaire général et les secrétaires généraux adjoints et peut mettre fin à leurs fonctions. A vrai dire, la conférence est la conscience de l’organisation. Tout acte de l’organisation qui ne jouirait pas de son approbation ne pourra roduire d’effet à l’égard de ses membres. B3 l’organisation, donc un organe essentiel mais subordonné. Son appareil administratif entretient des ramifications dans d’autres pays mais son siège est à Addis-Abeba. La direction générale du secrétariat est assurée par un secrétaire général administratif.

Il est assisté de cinq secrétaires généraux adjoints qui dirigent chacun un département composé de divisions, sections, commissions et bureaux. Les cinq secrétaires généraux adjoints représentent chacune des cinq régions d’Afrique. es cinq départements du secrétariat général sont : le département de l’administration et des conférences ; – le département des affaires politiques ; – le département de la coopération et du développement economique ; – le département des finances ; – le département de l’éducation, de la science, de la culture et des affaires sociales.

Le secrétaire général est un fonctionnaire international de même que tout le personnel du secrétariat général. Il est élu par la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement pour un mandat de quatre ans renouvelable. Le secrétariat général est l’organe d’exécution de l’OUA. Il prépare es réunions, met en oeuvre les décisions et les résolutions adoptées par les organes de décision de l’organisation.

Il conserve les documents et les archi II dirige et coordonne le Unies, de la Igue des Etats arabes, des agences spécialisées des Nations Unies à Genève, de l’Union Européenne et une commission scientifique, technique et de recherche à Lagos. Le personnel de l’OUA est actuellement estimé à 411 fonctionnaires. Le secrétaire général et les cinq secrétaires généraux adjoints ont un poids au sein de l’organisation du fait qu’ils sont élus et assurent à ce titre les plus hautes esponsabilités administratives de l’organisation. ) Les institutions spécialisées et techniques de l’OUA. -Le mécanisme pour la prévention, la gestion et le règlement des conflits en Afrique remplace depuis la 29ème session ordinaire de la conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement, la commission de médiation, de conciliation et d’arbitrage créée en juillet 1964 et dont le protocole est considéré comme faisant partie intégrante de la charte. Le nouveau mécanisme fonctionne par l’intermédiaire d’un organe central dont les décisions sont exécutées par le secrétariat énéral de l’OUA.

Cet organe est composé des membres du bureau de la conférence des chefs d’Etat, un (1 ) président et huit (8) autres chefs d’Etats. L’organe central est responsable devant la conférence des Chefs d’Etat à qui il fait des rapports. Dans son fonctionnement quotidien, l’organe central se réunit à trois (3) niveaux : -Au niveau des chefs d’Etats et de gouvernement, il tient une seule session annuelle , -Au niveau des ministres, il se réunit deux (2) fo•s par an ; -Au niveau des Ambassadeurs accrédités auprès de l’OUA, il siège une fois par mois. 0 3