Les Ann Es Folles D Signent Les Ann Es Vingt

Les Ann Es Folles D Signent Les Ann Es Vingt

Les Années folles désignent les années vingt, période marquée par une aspiration nouvelle à la liberté et à la joie de vivre, par une grande effervescence culturelle et intellectuelle, mais aussi par une remise en cause des valeurs d’avant-guerre.

Les Années folles furent une période d’intense soulagement et de libération, après cinq longues années d’un conflit qui avait mobilisé toutes les forces du pays, soumis celui-ci à la censure et à l’austérité économique, et provoqué, dans toutes les couches de la population, une sagnée sans précédent : alors que le pays e couvrait de monuments aux morts et honorait ses « poilus », le sentiment se développait qu’après la « der des der » (la dernière des dernières en parl or2 Époque était bel et bi r’ être porteuse des sol rltés l’effort de guerre, alla Les Etats-Unis connai ondiale), la Belle e ove Ile période, peut- s qu’avait fait naitre ce rapide fondée sur une augmentation de la production industrielle et de la spéculation boursière. L’extraordinaire abondance dont Jouissait le pays semblait devoir durer. Seuls les agriculteurs restaient exclus de cette prospérité en raison de la baisse des prix des produits de gros. Ces Années folles furent avant tout un phénomène culturel, marqué par la

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créativité et l’exubérance.

Leur principal centre fut le quartier parisien de Montparnasse, où se rassemblaient, dans un triangle formé par les cafés Swlpe to vlew nexr page cafés le Dôme, la Coupole et la Rotonde, toute une bohème cosmopolite de peintres, de sculpteurs , de photographes et de modèles, ainsi que de nombreux écrivains, dont ceux du mouvement surréaliste et les Américains de la lost generation. Ces derniers, parfois entrés en contact avec l’Europe à l’occasion de la guerre, comme Ernest Hemingway, trouvèrent ? Paris un dépaysement et une liberté de ton que ne leur offrait pas l’Amérique de la prohibition, et participèrent à l’influence de la culture nord-américaine sur la vieille Europe. Paris devint, pour certains, le centre des plaisirs et d’une vie au luxe ostentatoire, où le goût de l’excentricité se conjugua avec celui de la nouveauté, qui fit le succès du jazz et du charleston, de Joséphine Baker et de sa Revue nègre, comme celul de la « croisière noire », lancée en Afrique par André Citroën.

Limitée surtout, en fait, à une élite fortunée, cette période ‘exubérance vestimentaire — et parfois sexuelle dont le peintre Van Dongen ou le Paul Morand d’Ouvert la nuit et de l’Europe galante se firent les observateurs, donna naissance ? un art de vivre symbolisé par les creations de Coco Chanel et le style Art déco, et dont la diffusion auprès du plus grand nombre fut favorisée par l’essor de la presse, de la radio et du cinéma. un des plus fameux archétypes de la période fut le personnage principal du roman de Victor Margueritte, la Garçonne(1922), que sa liberté vestimentaire et sexuelle entourait d’un parfum de scandale.