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Biographie Jean Genet est né en 1910 à Paris. Il est élevé par l’assistance publique. Il commence à écrire en prison. Sartre et Cocteau le poussent ? publier ses œuvres et ils deviennent ses mécènes. 1947 : il écrit les Bonnes Il a un côté provocateur, il est souvent censuré à cause des thèmes qu’il aborde. Les codes sont cassés : il n’y a ni acte ni scène. ô Comment à travers cette violence, l’ambigüité des relations entre maître/valet et aussi entre sœurs est montrée ? l. Inversion des rôles Mise en scène or 5 Sni* to View Ily a du théâtre dans le the tre.

Claire joue le rôle de madame, elle donne des ordres comme on le voit avec les impératifs « commence » Il, « passons » 13 Il y a inversion des rôles, c’est un jeu qui se met en place entre les deux sœurs. LB : « j’ai dit les insultes » Claire impose sa volonté, elle apparaît comme autorltaire (elle organlse le jeu) Effet d’insistance avec les répliques de Solange : « Continuez. Continuez » (lignes 17 et 21) Sur la scène elle-même, il y a un espace scénique délimité pour leur jeu de rôle («

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reste ici » Il 3). Évolution dans le caractere.

L22 : « presse-toi, je t’en prie. Vous êtes… Vous êtes » Claire a du mal à jouer jusqu’au bout Emploi du tutoiement à la ligne 1 commence »). Claire n’est pas encore dans son rôle, elle parle à sa sœur. Puis à la ligne 5, elle commence à vouvoyer sa sœur (« vous n’espérez pas ») et elle a revêti une robe (costume), elle est maintenant dans son rôle de Madame. « Couvrez moi de haine » (16) : ambiguité. Cette « haine » et les « crachats » (17) sont tournés vers les domestiques (double jeu) Solange semble moins investie dans son rôle.

Lorsqu’elle utilise le vouvoiement « continuez » (Il 7), elle s’adresse à sa maîtresse mais aussi à sa sœur. En revanche, Claire est pleinement dans son rôle lorsqu’elle dit « je hais les domestiques » (19). Il y a opposition entre « nos » (1. 11) et « vous » (l. 12) Claire Solange (distinction entre maître et valet) Identification à la ligne 23 où Claire appelle sa sœur par son propre nom « Claire, vous m’épuisez ! » Ce sont des personnages très ambigus mais elles ne semblent pas oublier leur réelle condition. On sent un mal-être dans la tirade de Claire.

Un déroulement inattendu Les trois premières répliques sont assez violentes. On a un rythme ternaire (13). Les termes « belle » « éblouissez » rappellent la domination dans les rapports entre maîtres et domestiques laudatif. « Je ne pourrai jamais » : futur qui montre qu’elle est dans l’incapacité. Elle ne peut pas envisager de le faire. « Aidez-moi » (18) : appel à la sœur. Il. Le portrait des domest de le faire. « Aidez-moi » (18) : appel à la sœur. Il. Le portrait des domestiques généralité Texte dévalorisant pour les domestiques (19). ?? les domestiques » forment un groupe qui est généralisé à l’aide d’un singulier à valeur collective : espèce odieuse et vile « ce beau monde » (antiphrase). L’idée qui ressort de la tirade c’est que les domestiques ne se conduisent pas comme des humains, Pas de place à l’individualisation. il sont marginaux (1. 10). évocation péjorative Comparés à une maladie contagieuse. Ils sont omniprésents (accumulation et juxtaposition des relatives). Asyndète qui montre une fluidité, rapidité Les domestiques rentrent dans l’intimité des maîtres nos hambres, dans nos corridors » 1. 1). De plus ce sont des êtres nuisibles qui nous corrompt » l. 12). le rejet est brutal et il y a la notion de « Moi, je vous vomis » dégoût qui s’ajoute. Les domestiques sont mis au même niveau que les « fossoyeurs », les « vidangeurs » et les « policiers » (l. 15-16) « fétide » : odeur désagréable + reprise de l’exhalation Apparence physique : « vos gueules d’épouvante et de remords » (1. 18à20) rappel de l’animal ou irrespect par un vocabulaire familier peur du domestique ils sont dans l’idée de faire quelque chose de mal

Nouvelle juxtaposition (pas de verbes) phrase nominale « plissés « démodés Y, « défroques » l. 18 juxtaposition (pas de verbes) phrase nominale « plissés « démodés », « défroques » 1. 18 ou 19 : montre leur laideur causée par la vieillesse et aussi leur décalage (en dehors de la mode) « déformants » 120 : donnent une mauvaise image « notre soupape, notre honte, notre lie » 120 : ceux qui sont les plus vils, énumération. Image grotesque des domestiques et image dérisoire de la maîtresse qui est hautaine et pleine de prejugés. image révélatrice

Claire doit permettre à Solange de s’exprimer par rapport à leur immobilité sociale. Alors la description des domestiques est une provocation. Claire est très violente dans le discours qui porte sur sa propre condition pour obliger Solange à réagir. On est dans une critique émotionnelle et non rationnelle. « Je hais les domestiques » sentiment. Ici on a l’expression de sa frustration et de sa souffrance par rapport à la manière dont on la regarde et à son infériorité. Le mélange des registres de langues crée un décalage dans son discours • ? exhalation »19 et « humanité » 1. 0 * « vomis »l. 12 et « gueules » 1. 17 Au début elle essaie de prendre le ton de sa maitresse puis elle parle plus en son nom. Ce n’est pas le discours que la maîtresse aurait pu tenir. Ill. Fonction dramaturgique réflexion sociale Portrait de la maîtresse qui est a ue et provocateur. Le portrait du domestique celui que les domestiques atypique et provocateur. Le portrait du domestique est celui que celui que les domestiques se donnent, à travers les yeux des maîtres. Il y a incapacité de leur part à sortir de leur condition.

En effet Solange ne peut pas insulter sa maîtresse. Ceci influe sur l’image qu’ils ont d’eux- mêmes) Dernière réplique : insistance par pléonasme. Elles ne peuvent pas vraiment sortir de leur condition malgré leur stratagème. Psychologie du ressenti. risque de l’inversion Risque pour le lecteur : Il se perd parfols dans l’histoire, il n’arrive pas à s’identifier aux personnages (trop complexe) pour les personnages, ce jeu est destructeur. Elles se perdent dans leur propre identité et elles ne peuvent plus sortir de ce jeu. « je t’en prie. Vous êtes… ?? 122 : Claire parle à sa sœur puis replonge dans le jeu. A la fin, Claire meurt en s’empoisonnant. Conclusion C’est une scène originale parce que l’inversion n’est pas classique (pas de maitresse qui prend le rôle de la servante) mise en abîme. Cela vient du baroque (Illusion comique). A travers l’impossibilité à insulter Madame, il y a surtout celle ? sortir de sa condition. Dans le discours de Claire, on trouve tous les tabous. Cest une œuvre engagée. Le lecteur peut réfléchir sur ses préjugés. Genet fait passer sa haine de la police.