Leçon et exercices corrigés sur les points de vue

Leçon et exercices corrigés sur les points de vue

Approche des points de vue (prof) A) Savoir aborder un récit Lis l’extrait suivant avant de répondre aux questions. or 12 Sni* to View 10 15 20 de trois chaises de paille et d’une petite table graisseuse, sur laquelle trainait un pot à eau ébréché. On avait ajouté, pour les enfants, un lit de fer qui barrait la commode et emplissait les deux tiers de la pièce.

La malle de Gervaise et de Lantier, grande ouverte dans un coin, montrait ses flancs vides, un vieux chapeau d’homme tout au fond, enfoui sous des chemises et des chaussettes sales; tandis que, le long des murs, sur le dossier es meubles, pendaient un châle troué, un pantalon mangé par la boue, les der-nières nippes dont les marchands d’habits ne voulaient pas. Au milieu de la cheminée, entre deux flam-beaux de zinc dépareillés, il y avait un paquet de reconnaissances du mont-de-piété 2 , d’un rose tendre.

C’était la belle chambre de l’hôtel, la chambre du premier, qui donnait sur le boulevard. Cependant, couchés côte à côte sur le même oreiller, les deux enfants dormaient. Claude, qui avait huit ans, ses petites mains rejetées hors de la couverture, respirait d’une haleine lente, tandis qu’Etienne, âgé de

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quatre ans seulement, souriait, un bras assé au cou de son frere. Lorsque le regard noyé de leur mère s’arrêta sur eux. lle eut une nouvelle crise de sanglots, elle tamponna un mouchoir sur sa bouche, pour étouffer les légers cris qui lui échappaient. Et, pieds nus, sans songer à remettre ses savates tombées, elle retourna s’accouder à la fenêtre, elle reprit son attente de la nuit, interrogeant les trottoirs au loin. Emile ZOLA, L’Assomrnoir, 1877. 1 une brunisseuse : ouvrière qui polit (fait briller) le métal. – reconnaissances 12 2 L’Assommoir, 1877. 1 une brunisseuse : ouvrière qui polit (fait briller) le métal. 2 econnaissances du mont-de-piété : reçus d’un établissement qui prête de l’argent en échange d’objets qu’on laisse en dépôt. 1 -Comprendre la situation d’énonciation a) Où se situe la scène évoquée dans ce texte ? a) La scène se passe dans une chambre d’hôtel. b) Qui sont les personnages présents ?. Les personnages présents sont Gervaise et ses deux enfants. c) Que font les personnages évoqués ?. Gervaise attend Coupeau, son mari ; ses enfants dorment. d) Quelles sont les indlcatlons données sur le moment où cette scène se situe ?

La longue attente de Gervaise est d’abord ?voquée : « jusqu’à deux heures du matin ligne 1; mais c’est au petit matin que l’on retrouve le personnage : « vers cinq heures » ligne 10. 2- Savoir qui raconte l’histoire Une fois ce premier éclairage effectué, d’autres questions doivent être posées pour aborder un récit : a) Qui est le narrateur de cette histoire, c’est-à-dire qui raconte ? Le texte est-il écrit à la 1ère ou à la 3e personne ? Le texte est écrit à la Be personne. Le narrateur n’est pas un personnage de l’histoire.

EXTERIEIJR b) Sur qui et sur quoi le narrateur porte t-il son attention ? Le narrateur porte son attention sur le personnage de Gervaise t ses sentiments : il décrit la chambre à travers les yeux du personnage cf mots soulignés effacement du narrateur au profit d’une délégation de point de vue du personnage. Le narrateur étant celui qui raconte [‘histoire, son rôle est essentiel dans l’organisation et la présentation des evénements racontés. En effet, il développe le réci 19 l’organisation et la présentation des événements racontés.

En effet, il développe le récit selon une certaine perspective, on dit aussi un certain point de vue. Reconnaître les points de vue dans un extrait long. 2 de la flèche attachée au plafond par une ficelle. Et, lentement, e ses yeux voilés de larmes, elle faisait le tour de la misérable chambre garnie, meublée d’une commode de noyer dont un tiroir manquait, de trois chaises de paille et d’une petite table graisseuse, sur laquelle traînait un pot à eau ébréché. On avait ajouté, pour les enfants, un lit de fer qui barrait la commode et emplissait les deux tiers de la pièce.

La malle de Gervaise et de Lantier, grande ouverte dans un coin, montrait ses flancs vides, un vieux chapeau d’homme tout au fond, enfoui sous des chemises et des chaussettes sales; tandis que, le long des murs, sur le dossier des meubles, pendaient un châle troué, n pantalon mangé par la boue, les dernières nippes dont les marchands d’habits ne voulaient pas. Au milieu de la cheminée, entre deux flambeaux de zinc dépareillés, il y avait un paquet de reconnaissances du mont de-piété 2 d’un rose tendre. Cétait la belle chambre de l’hôtel, la chambre du premier, qui passé au cou de son frère.

Lorsque le regard noyé de leur mère s’arrêta sur eux, elle eut interrogeant les trot PAGF s 9 tombées, elle retourna s’accouder à la fenêtre, elle reprit son attente de la nuit, interrogeant les trottoirs au loin. reconnaissances du mont de-piété : reçus d’un établissement qui ) Où se situe la scène évoquée dans ce texte ? b) Qui sont les personnages présents c) Que font les personnages évoqués d) Quelles sont les indications données sur le moment où cette scène se situe ? . Le texte est-il écrit à la 1ère ou à la 3e personne ? Comment appelle-t-on ce type de narrateur ? ) Sur qui et sur quoi le narrateur porte t-il son attention ? PAGF 19 d’une même scène. Lis-les attentivement et réponds aux questions. Version un couple est installé à la terrasse d’un café. Il fait beau. La femme a commandé une boisson froide, une tasse de café est posée devant l’homme. Il semble agacé, pressé tandis que la femme légèrement penchée vers lui paraît inquiète ; elle ne cesse de lui parler et lui reste muet. La femme s’agite, s’exclame, l’homme finit par se lever en jetant quelques pièces de monnaie sur la table : il part. La femme, restée seule, laisse couler ses larmes silencieusement.

Version 2 Il faisait beau en cette fin d’après-midi. Suzanne avait donné rendez-vous à Pierre, son fiancé, à la terrasse d’un café. Tandis qu’elle buvait son verre d’eau citronnée, elle l’observait siroter son café : il lui semblait nerveux et pressé mais elle se lança tout de même. Elle lui demanda des explications : pourquoi avait-il décidé de ne plus la voir soudainement, pourquoi ne répondait- il plus à ses appels téléphoniques, pourquoi cette froideur ? Il ne voulait pas lui répondre. Agacé il se leva, jeta le montant de la note sur la table en lul glissant un « J’te quitte » sarcastique et partit.

Suzanne pétrifiée le regarda s’éloigner sans pouvoir réagir • elle ressentait une telle douleur dans la poitrine qu’elle ne put retenir ses larmes. Version 3 Il faisait beau en cette fin d’après-midi du mois de septembre. Suzanne, jeune femme de vingt-cinq ans, avait donné rendez- ous à son fiancé, Pierre, à la terrasse d’un café. Elle souhaitait avoir des explications sur le brusque changement d’attitude de son compagnon qui estompait ses visites, ne répondait plus à ses appel 7 2 changement d’attitude de son compagnon qui estompait ses visites, ne répondait plus à ses appels et affichait une réelle froideur.

Pierre était un jeune homme sans morale. Après avolr sédult la jeune étudlante et lul avoir fait espérer plus, il s’était lassé très vite de cette petite « bourgeoise » bien sous tout rapport : il n’était pas fait pour la vie de couple, il resterait ?ternellement un séducteur au cœur dur. Sans daigner répondre à la jeune fille qui se faisait insistante, il se leva, paya la note et lui lança un « J’te quitte » sarcastique avec une méchanceté gratuite et inutile. C’était mieux pour elle, une autre histoire l’attendait, une véritable histoire d’amour qui allait lui apporter le bonheur.

Comme tu as pu le constater à la lecture de ces trois versions, chacune d’elles contient une même structure, un même support narratif (même lieu, même moment, mêmes personnages, même action) mais les faits ne sont pas retranscrits de la même anière ; les informations ajoutées à cette base narrative ne sont pas les mêmes et apportent une vision différente de la scène. 1 -Réponds aux questions concernant les trois versions a) Quels sont les ponts communs aux trois versions b) Quelles informations supplémentaires apparaissent entre la le et la 2e version c) À travers quel regard la 2e version est-elle racontée ? ersion est-elle racontée ? d) Relève les verbes de perception dans la version e) Quelles informations nouvelles la version 3 apporte-t-elle au lecteur f) Quelle version te parait-elle la plus riche et intéressante ? Pourquoi ? Leçon Le point de vue Le point de vue est l’angle selon lequel le narrateur raconte ou décrit. Lorsque le récit est fait à la 1 ère personne, le point de vue adopté est celui du personnage qui dit je. Lorsque le récit est fait à la 3 e personne, le narrateur peut adopter différents points de vue.

B Identifier les différents points de vue Voici trois versions d’une même scène. Lis-les attentivement avant de les analyser. Tandis qu’elle buvait son verre d’eau citronnée, elle l’observait siroter son café : il lui semblait nerveux et pressé mais elle se lança tout de même. Elle lui demanda des explications : pourquoi vait-il décidé de ne plus la voir soudainement, pourquoi ne répondait-il plus à ses appels téléphoniques, pourquoi cette froideur ? Il ne voulait pas lui répondre.

Agacé il se leva, jeta le montant de la note sur la table en lui glissant un «J’te quitte » sarcastique et partit. Suzanne pétrifiée le regarda s’éloigner sans pouvoir réagir : elle ressentait une telle douleur dans la poitrine qu’elle ne put retenir ses larmes. Il falsait beau en cette fin d’après-midi du mois de septembre. son compagnon qui estompait ses visites, ne répondait plus ? ses appels et affichait une réelle froideur. Pierre était un jeune omme sans morale.

Après avoir séduit la jeune étudiante et lui avoir fait espérer plus, il s’était lassé très vite de cette petite « bourgeoise » bien sous tout rapport : il n’était pas fait pour la vie de couple, il resterait éternellement un séducteur au cœur dur. Sans daigner répondre à la jeune fille qui se faisait insistante, il se leva, paya la note et lui lança un « J’te quitte » sarcastique avec une méchanceté gratuite et inutile. Cétait mieux pour elle, une autre histoire l’attendait, une véritable histoire d’amour qui allait lui apporter le bonheur. Comme tu as pu le constater à la lecture de ces trois