Le Suicide De Didon

Le Suicide De Didon

Le contexte Parti de Troie, après la chute de la ville par les Grecs, Enée avec ses compagnons arrive à Carthage. La reine Didon tombe amoureuse de lui. Enée en oublie sa mission c’est-à-dire la fondation d’une nouvelle ville. Rappelé par les dieux, il décide de quitter Carthage en secret pour ne pas rendre de Didon malheureuse. Mais celle-ci l’apprend et fait dresser un bûcher dans l’intention d’y brûler les armes, les vêtements de celui qu’elle considère comme traite à son amour, le lit même où les deux amants se sont unis.

Mais cette mise en scène n’est qu’une romperie pour sa sœur et sa nourrice car en réalité, c’est à elle- même que la Didon Désespérée, elle se p chargé sa nourrice d accomplir rituelleme et, s’attendrissant un na or 5 Sv. ige to née. Après avoir cau nne, soi-disant pour scalade le bûcher jets qui y étaient posés, sans cacher ses intentions, elle retrace sa vie, puis maudit Énée, et prétend se venger de lui par sa mort. Puis elle s’écroule sur l’épée d’Énée.

At trepida, et coeptis immanibus effera Dido, sanguineam uoluens aciem, maculisque trementis interfusa genas, et pallida morte futura, Mais Didon, frémissante et farouche vu son monstrueux dessein,

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roulait des yeux injectés de sang ; ses joues tremblaient, semées de taches ; toute pâle déjà de sa mort prochaine, 4, 640 interiora domus inr inrumpit limina, et altos conscendit furibunda rogos, ensemque recludit Dardanium, non has quaesitum munus in usus.

Hic, postquam Illacas uestes notumque cublle conspexit, paulum lacrimis et mente morata, elle se rua dans la cour intérieure du palais, monta, égarée, en haut du bûcher et dégaina l’épée du Dardanien, objet qui n’avait pas été requis pour cet usage. Alors, quand elle voit les étoffes d’Ilion et le lit familier, elle s’attarde un peu, absorbée dans ses pleurs et ses pensées ; 4, 645 incubuitque toro, dixitque nouissima uerba : « Dulces exuuiae, dum fata deusque sinebant, accipite hanc animam, meque his exsoluite curis.

Vixi, et, quem dederat cursum fortuna, peregi, et nunc magna mei sub terras ibit imago. puis, elle se jette sur la couche et prononce ces ultimes paroles «ReIiques, qui m’étiez douces tant que le destin et la divinité le permettaient, accueillez mon Sme et délivrez-moi de mes maux. J’ai vécu, et achevé le parcours que m’a accordé la Fortune ; aintenant une grande image de moi va s’en aller sous la terre. 4, 650 Vrbem praeclaram statui ; mea moenia uidi ; ulta uirum, poenas inimico a fratre recepi felix, heu nimium felix, si litora tantum numquam Dardaniae tetigissent nostra carinae ! ? Dixit, et, os impressa toro, « Mariemur inultae, J’ai fondé une cité illustre, j’ai vu mes propres murailles, j’ai vengé mon époux, et obtenu la punition de mon frère, mon Que je serais heureuse, trop heureuse hélas, si seulement les navires des Dardaniens n’avaient jamais tou serais heureuse, trop heureuse hélas, si seulement es navires des Dardaniens n’avaient jamais touché nos rivages ! » Elle dit et, pressant ses lèvres sur le lit : « Nous mourrons 4, 655 sed moriamur » ait. ? Sic, sic iuuat ire sub umbras : hauriat hunc oculis ignem crudelis ab alto Dardanus, et nostrae secum ferat omina mortis. » Dixerat ; atque illam media inter talia ferro conlapsam aspiciunt comites, ensemque cruore spumantem, sparsasque manus dit-elle, « mais mourons. Oui, c’est ainsi, il me plaît d’aller alnsl chez les ombres : que du large le cruel Dardanien s’emplisse les yeux de ce feu, et qu’il emporte avec lui le présage de ma mort. ? Elle avait parlé, et en plein discours les personnes présentes la voient écroulée sur le fer, l’épée écumante de sang 4, 660 et les mains éclaboussées.

Dans cette partie, on peut voir que Virgile fait de Didon un personnage tragique, secouée par des sentiments violents, et allant jusqu’au suicide. La mise en scène tragique La symbolique du lit qui a vu l’union et la désunion des amants: v. 648 notum cubile, v. 650 in . 659 os impressa toro : pac;F3CFS effara, v. 643sanguineam volvens aciem, v 644 maculisque trementis interfusa genas,v. 646 furibunda Le desespolr de l’abandon v. 44 et pallida morte futura. une seule phrase pour la décrire v. 42 — 647, ensuite ses dernières paroles sont rapportées de façon directe. Le suicide La résolution et la rapidité de son exécution v. 642 coeptis immanibus, v. 647 non hos quaesitum munus in usus v. 645 interiora domus irumpit limina et altos conscendit, v. 650 incubuit toro. Consciente et volontaire elle se sacrifie en un seul geste sans hésitation ni compassion : une seule phrase pour évoquer ce geste v. 663-665 Sang et fatalité. Le sang est présent du début à la fin de la scène : sanguineam volvens aciem et v. 65 ensemque cruore pumantem sparasque manus Le tableau : Description Rubens représente Didon au moment où la reine désespérée de l’abandon d’Enée, se porte le coup fatal. Didon assise sur le lit, temoin de ses amours avec Énée, se perce le cœur avec l’épée du Dardanien. La mise en scène Didon apparait comme un personnage de tragédie : la grandeur du destin est associée à la violence des sentiments et ? l’accomplissement du geste fatal. Le décor est dépouillé : le lit orné de rideaux, l’épée, quelques planches de bois. Il concentre l’instant du drame sur Ihéroine. Le décor ne va pas cepend pompe royale : les