Le Serpent Qui Danse

Le Serpent Qui Danse

Fiche De Français Le texte Le serpent qui danse Que j’aime voir, chère indolente, De ton corps si beau, Comme une étoffe vacillante, Miroiter la peau ! Sur ta chevelure profonde Aux âcres parfums, Mer odorante et vagabonde Aux flots bleus et bruns, Comme un navire qui s’éveille Au vent du matin, Mon âme rêveuse ap rel or 5 pour un ciel lolntain. Sni* to View Tes yeux où rien ne s De doux ni damer, Sont deux bijoux froids ou se m lent L’or avec le fer. A te voir marcher en cadence, Belle d’abandon, On dirait un serpent qui danse Au bout d’un bâton. Sous le fardeau de ta paresse Ta tête d’enfant Se balance avec la mollesse

D’un jeune éléphant, Et ton corps se penche et s’allonge Comme un fin vaisseau Qui roule bord sur bord et plonge Ses vergues dans l’eau. Comme un flot grossi par la fonte le vécu mais aussi une proximité spatiale. 2. Le registre lyrique Le poème a un lexique affectif important : « chère indolente » qui montre une intensité amoureuse. Emerveillement du poète, qui est renforcé par des intensifs : « si beau s. Les sentiments sont exprimés à travers une ponctuation

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expressive, les strophes 1 et 9 se terminent par des points d’exclamation. Le lyrisme est très clair, c’est une véritable déclaration amoureuse. B.

L’éloge du corps aimé 1. L’importance du champ lexical du corps Strophe 1 : vision globale du corps Strophe 2 : chevelure, symbole de la féminité Strophe 3 : retour sur le poète Strophe 4 : es yeux Strophe 5 : démarche gestuelle, strophe centrale faisant écho au titre Strophe 6 : tête Strophe 7 : à nouveau vision globale Strophe 8 : la bouche Strophe 9 : retour sur le poète Le regard du poète se déplace sur le corps de Jeanne avec un glissement du général au particulier puls de nouveau au général. On peut rapprocher ce poème de la technique du blason, mais ici Baudelaire fait l’éloge de plusieurs parties du corps. Eloge d’une démarche Le poète semble fasciné par les poses et la démarche de Jeanne: vers 1 « chère indolente » où l’on a l’impression d’une pause lascive et strophe 5 « à te voir marcher en cadence où l’on peut percevoir les ondulations de Jeanne. Cette démarche est renforcée par l’hétérométrie du poème, il y a une alternance d’octosyllabes et Cette démarche est renforcée par l’hétérométrie du poème, il y a une alternance d’octosyllabes et de pentasyllabes (8-5). Le poème ondule donc comme Jeanne et l’image du serpent vient aussi renforcer métaphoriquement l’image de l’ondulation. C. La rêverie du poète 1.

Un rêve exotique Jeanne invite aux rêves parce qu’elle incarne l’ailleurs, pour Baudelaire l’idéal absolu. Elle est métisse et pour parler d’elle Baudelaire emploie des références exotiques : « âcres parfum » « le serpent » « l’éléphant Tous ces éléments donne l’impression qu’elle est un ailleurs, elle invite le poète à un voyage des sens, tous ses sens sont solllcltés : « que j’ame voir » « âcres parfum » « vin de bohême » « chevelure profonde » « glacier grondant Y. 2. Le voyage du poète Le poème est traversé par une métaphore filée de la mer et des iquides qui connote l’évasion, le voyage.

Grâce à Jeanne, le poète s’évade: « Comme un navire qui s’éveille au vent du matin La destination est indéfinie. Dans ce poème lyrique où le poète fait un hymne à la femme aimée, on peut déceler un érotisme trouble. Il. un poème teinté d’érotisme qui montre le pouvoir de la femme A. La progression érotique du poème 1. Le rapprochement physique entre Jeanne et le poète On note une progression entre le début et la fin du poème. Dans la strophe 1, il y a une distance physique. Le premier signe de l’érotisme est dans la nudité de Jeanne, sou