le romantisme, le réalisme et le naturalisme

le romantisme, le réalisme et le naturalisme

Le Naturalisme. Introduction: Le naturalisme est un mouvement littéraire international qui apparaît à la fin du XIX siècle. Les naturalistes introduisirent dans leurs romans des descriptions scientifiques et objectives des réalités humaines: ces auteurs montraient la société telle qu’elle était, aucun sujet n’était tabou. Les différents thèmes abordés dans ces œuvres ont préalablement fait l’objet d’une certaine recherche et d’une documentation poussée; l’auteur émet alors une hypothèse qu’il vérifie ensuite à l’aide dune expérimentation.

Ce mouvement, né d expérimentale et des réé par Émile Zola, prolonge, en l’exacer Histoire: org bu end s, de la médecine , a été en partie fd ile. Le naturalisme Avant de désigner le mouvement littéraire, le terme naturalisme a été employé au XVIIIe siècle pour désigner un système qui considère la nature comme principe fondamental, pour lequel rien n’existe en dehors de la nature.

Puis, dans la seconde moitié du XIXe siècle, ces termes commencent à être appliqués à la peinture: Baudelaire (Salon de 1846) oppose les coloristes, peintres du Nord, et les naturalistes, peintres du Midi, «car la nature y est si belle et si claire que ‘homme ne trouve rien de plus beau à inventer que ce qu’il voit».

Mais c’est surtout le critique d’art Castagnary

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(1830-1888) qui suggère l’émergence d’une «école naturaliste», dont il dit, qu’elle affirm SWipe page affirme que «l’art est l’expression de la vie sous tous ses modes et à tous ses degrés, et que son unique but est de reproduire la nature en l’amenant à son maximum de puissance et d’intensité: c’est la vérité s’équilibrant avec la science». Lorsque Zola commence à employer le terme naturalisme, dans les années 1865-1866, il trouve donc un terrain déjà préparé

Il théorise cependant le naturalisme littéraire dans Le Roman expérimental en 1880. Il se défendit tout de même d’avoir créé ce mot en disant dans le Figaro en 1881: «Mon Dieu! Oui, je n’ai rien inventé, pas même le mot naturalisme qui se trouve dans Montaigne, avec le sens que nous lui donnons aujourd’hui. On l’emploie en Russie depuis trente ans, on le trouve dans vingt critiques en France, et particulièrement chez M. Taine. ? De fait, naturalisme, naturaliste étaient employés en français, depuis le XVIe siècle dans divers domaines: sciences naturelles, philosophie, critique d’art, esthétique littéraire. Mais c’est Zola qui les spécialisa pour désigner un mouvement littéraire. Zola et le naturalisme Aussi bien, ce serait une erreur de perspective de réduire le naturalisme à la théorie du «roman expérimental », qui n’en fut pas l’idée maitresse mais seulement une excroissance momentanée.

Ajoutons que le naturalisme se détermine par son opposition à toutes les attitudes que Zola assure refuser: l’idéalisme mystique, «qui base les œuvres sur le surnaturel et l’irrationnel, qui admet des forces mystérieuses, en dehors du déterminisme des phénomènes», l’idéalisme classique, qui étudie «l’homme abstrai ehors du déterminisme des phénomènes », l’idéalisme classique, qui étudie «l’homme abstrait, l’homme métaphysique», le romantisme, qui nie le réel en lui substituant l’imaginaire et «grandit mensongèrement les personnages», le dogmatisme théologique, qui affirme «un absolu, paien ou catholique », le dogmatisme rhétorique, qui juge au nom des règles, des conventions, des convenances, de la tradition, et aussi le «réalisme», s’il doit n’être qu’une copie impersonnelle de la réalité. La prépondérance de Zola dans le milieu naturaliste reste donc indiscutable et le débat se focalisera d’ailleurs essentiellement utour de lui.

L’école naturaliste est le plus souvent appelée école de Médan, du nom de la maison appartenant à Zola où les écrivains naturalistes comme Huysmans et Maupassant avaient l’habitude de se réunir. Cest donc bien à Zola qu’on doit la popularité du terme, qui a fini par être adopté par l’ensemble de la critique européenne et des historiens de la littérature, même si, le terme a longtemps conservé une connotation péjorative. Le Réalisme. Le réalisme est un mouvement artistique moderne apparu vers 1850 en France. On l’attribue à tort à Champfleury qui pourtant se défiait de ce erme («Le nom me fait horreur ar sa terminaison pédantesque ; je crains les écoles comme ma plus grande ioie est pac;F3œFq réprouve ce terme, inventé par les journalistes critiques, dans un ouvrage de 1857 justement intitulé «Le Réalisme».

Celui-ci naquit du besoin de réagir contre le sentimentalisme romantique et contre «la sottise, le poncif et le bon sens». Le Réalisme est un mouvement culturel qui est caractérisé par une attitude de l’artiste face au réel. Il définit un type de littérature qui veut représenter le quotidien le plus fidèlement à la réalité possible, sans omettre le banal avec un point de ue objectif. Le Réalisme cherche à dépeindre la réalité telle qu’elle est, sans artifice et sans idéalisation, choisissant ses sujets dans les classes moyennes ou populaires, et abordant des thèmes comme le travail salarié, les relations conjugales, ou les affrontements sociaux.

Ce mouvement apparait dans la seconde moitié du XIXe siècle pour s’opposer au romantisme, qui a dominé la première moitié du siècle et pour dénoncer et analyser les mœurs de la vie quotidienne. Il s’étendra ensuite ? l’ensemble de l’Europe et à l’Amérique, où il survivra jusque dans les années 1950. Les mouvements qui dérivent du Réalisme sont le symbolisme, le naturalisme, le Parnasse et le surréalisme. Balzac (1799-1950) et Stendhal (1783-1842) sont sûrement les premiers réalistes, sans le savoir. Stendhal a été le premier écrivain français à avoir lié roman et histoire contemporaine, mais contrairement aux réalistes, il écrit avec un point de vue subjectif alors que les seconds adopteront un point de vue objectif.

Balzac est l’un des piliers du Réalisme. Ainsi La Comédie humaine, de vue objectif. qui met en scène l’ensemble des classes sociales, sauf la classe uvrière, montre que l’argent a une place fondamentale dans toute la société du XIXe siècle. Les autorités politiques voient dans le Réalisme une idée qui conduit à offenser la religion et ? propager le désordre social. Un écrivain tel que Flaubert est très tôt conscient que le Réalisme est une utopie: l’écriture ne peut que produire du texte pas du réel. Il n’y a d’ailleurs jamais eu d’école réaliste, regroupant des écrivains sous la bannière d’une communauté esthétique revendiquée.

Ansl, face à la trop grande simplicité de la doctrine et en raison de l’absence de chef de file apparent, comme Hugo l’a été our le romantisme, des mouvements déviants du Réalisme apparaissent, tel le symbolisme et le naturalisme, mouvements issus des mêmes principes et constituant davantage des «écoles» à proprement parler. Réalisme et naturalisme, eux, sont proches, mais différents sensiblement. En effet, quand Champfleury parlait de Réalisme, il désignait simplement la littérature du vrai, la volonté de reproduire le réel Les premiers, sans le savoir: Le roman historique des années 1 830 a introduit le souci du contexte social. Sous l’influence de Balzac et Stendhal, les romanciers découvrent une véritable poésie du quotidien qui uise ses thèmes dans robservation du monde contemporain. Il veut être un art innovant.

L’un des buts des réalistes est de dénoncer les défauts de la société, notamment la bourgeoisie qui est réputée p des réalistes est de dénoncer les défauts de la société, notamment la bourgeoisie qui est réputée pour son étroitesse d’esprit, son hypocrisie, ou encore pour son amour de l’argent et du profit qui efface toutes les valeurs morales. Les réalistes pensent que le milieu social a une influence déterminante sur le comportement des individus. Dans César Birotteau, Balzac dénonce la spéculation. Les écrivains réalistes, désireux de rendre compte du réel, réunissent une véritable documentation sur le sujet qu’ils ont choisi. (Flaubert se documente sur les symptômes de l’empoisonnement à l’arsenic avant d’écrire la fin d’Emma Bovary) Le héros, personnage exceptionnel, fait place au personnage prlncpal qul est un individu ordlnaire, représentatif du milleu dans lequel il vit.

L’intrigue privilégie a vie quotidienne, comme dans Eugénie Grandet, qui décrit la vie terne d’une provinciale dont la seule aventure est la passion qu’elle éprouve pour son cousin parisien. Les techniques: Les interventions directes du narrateur, porte-parole de l’auteur dans le récit, disparaissent. Le narrateur s’efface ainsi derrière son personnage, dont le point de vue devient prédominant. Cette substitution se traduit par la fréquence du style indirect libre, où la parole du narrateur fait place à celle du personnage sans qu’il y ait de marques du discours direct. Le réel étant vu à travers le regard du personnage, il se limite à ce que celui-ci en perçoit d’où la multiplication des scènes destinées à amener de façon vraisemblable de nombreuses descriptions.

Celles-ci sont particul cènes destinées à amener de façon vraisemblable de nombreuses descriptions. Celles-ci sont particulièrement précises: les lieux, les personnages et les objets sont minutieusement décrits. Le romancier utilisera un vocabulaire spécifique du milieu décrit: Flaubert lit des traités d’archéologie pour écrire Salammbo, Zola présente en détail la diversité des petits métiers de la mine dans Germinal. Le Romantisme. Le romantisme est un mouvement culturel apparu à la fin XVIIIe siècle en Allemagne et en Angleterre et se diffusant ? toute l’Europe au cours du XIXe siècle, jusqu’aux années 1850. Il ‘exprime dans la littérature, la peinture, la sculpture, la musique et la politique.

Il se caractérise par une volonté d’explorer toutes les possibilités de l’art afin d’exprimer ses états d’âme: il est ainsi une réaction du sentiment contre la raison, exaltant le mystère et le fantastique et cherchant l’évasion et le ravissement dans le rêve, le morbide et le sublime, l’exotisme et le assé. Idéal ou cauchemar cffune sensibilité passionnée et Ses valeurs esthétiques *AGF 3 OF q latin: «Romantic est proche de médiéval ou de gothique d’un côté, de romanesque, merveilleux, fabuleux, imaginaire ou fictif de ‘autre. ». Au cours du XVIIIe siècle, il prend la signification de «comme dans un tableau», devenant synonyme de pictural car «dans l’expérience romantique, la nature est perçue à travers le prisme de l’art (originellement, le roman). C’est dans cette acception que le mot fait son entrée dans la langue française avec Les rêveries du promeneur solitaire de Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) où il donne le qualificatif de romantique aux rives sauvages du lac de Bienne. Coïncidant avec la mode du jardin anglais organisant la nature comme dans un tableau, il s’associe à la notion de ittoresque. Thématiques: Le romantisme est une nouvelle sensibilité, s’opposant au Classicisme, aux Lumières et à la rationalité. Elle proclame le culte du «moi», l’expression des sentiments jusqu’aux passions «lssu de bouleversements politiques et sociaux sans précédent, il met l’homme et l’artiste devant un destin, improbable, inquiétant.

Cette vision dramatique de l’humanité est alors commune ? tous les arts, même au théâtre et à l’opéra, sous la magnificence des décors Le réel, que les romantiques rendent expressif, dramatique, l’emporte sur le beau idéal. ? Neuve et subversive, cette sensibilité se manifeste dans la littérature et les arts plastiques par un renouvellement thématique, le Moyen Âge, l’Orient, l’époque napoléonienne, la littérature étrangère. Le romantisme français: Si le romantisme a été en Allemagne en partie un retour aux fonds prim Le romantisme français fonds primitifs et indigène, en France, ce fut au contraire une réaction contre la llttérature nationale.

Les littératures anglaises et allemandes ne s’étaient asservies que momentanément ? la discipline du classicisme, sous l’influence prédominante de otre grand siècle; et ce qu’on appelle proprement romantisme outre-Manche et outre-Rhin c’est la période littéraire où le génie septentrional, reprenant conscience de lui-même, répudie I Imitation française. En France, pays de culture et de tradition gréco-latines, la littérature était classique depuis la Renaissance, et l’on appelle romantiques les écrivains qui, au début du XIXe siècle, se sont affranchis des règles de pensée, en opposition au classicisme et au réalisme des philosophes du XVIIIe siècle. as plus qu’en Allemagne, cette révolution ne siest accomplie ‘un seul coup en France. À cause de son caractère de rupture avec la tradition nationale, et non avec des habitudes passagères, d’importation étrangère, elle a été plus tardive et a eu plus de peine à se réaliser. Commencée en réalité vers 1 750, elle n’a atteint son terme qu’un siècle plus tard. Préparée au XVIIIe siècle contenue et même refoulée pendant la Révolution (1789-1799) et l’Empire (1804-1814), elle n’est arrivée à maturité que sous la Restauration (1814-1852) et son triomphe ne s’est affirmé que vers 1830 qu’après des luttes ardentes et passionnées.