Le Ministre de la Justice d tenant

Le Ministre de la Justice d tenant

Le Ministre de la Justice détenant la liste des indélicats, il reste ? présent les sanctions La liste des personnes épinglées pour leur gestion dans les rapports de la CASCA et du Bureau du Vérificateur général (BVG) de 2002 à 2012 a eté remise au Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, le Dr Malick Coulibaly. L’information a été confirmée par un responsable de la Justice qui précise que les personnes incriminées pourraient être frappées de sanctions au plus tard en janvier prochain.

Le Garde des Sceaux entend donc concrétiser ce qu’il avait promis lors de sa prise de fonction. La remise de ette liste des fautifs (qui n’a pas été divulguée) marque le début de la première concrétisation des mesures prises par le Ministre de tutelle pour lutter vraisemblance donc, or 100 Mali. Selon toute mber, après celles me, N’Diaye Bah et de l’ancien Ministre d ‘Az du Directeur des mar ée Une véritable foire d’empoignes ! Aujourd’hui, on assiste à une véritable foire d’empoignes au sein de l’administration malienne pour la quête de corrupteurs et de corrompus.

Et quand on réalise que cela se passe dans un pays en passe de sombrer et qui ne tient encore debout que par miracles…

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On se souvient que pendant les 7 ans de gestion e l’ancien Végal Sidi Sosso Diarra, plus de 384 milliards de FCFA qui ont été « dégustés à la petite cuillère » par les voleurs de la République. Le « trou » ainsi creusé d’année en année est parti alimenter le train de vie princier des nouveaux riches. Le manque à gagner est si énorme que ce pillage cons Swipe to view next page constitue aujourd’hui un défi à la stabilité sociale et politique du pays.

Trafic d’influence, concussion, corruption, détournement de deniers publics, etc. Au Mali, les mafieux règnent en maîtres. L’intégrité n’existant pratiquement pas sous nos cieux, la « règle ? consiste piocher » furtivement dans les caisses de l’Etat en profitant indûment de sa position. Il parait donc impérieux de rétablir la transparence dans la mesure où les masques sont loin de tomber et que tous les segments de l’administration et de la société sont gangrenés par la corruption.

La police, la Gendarmerie, l’Armée, la Justice, les hôpitaux publics, les lycées, les administrations du Trésor, des Impôts et des Douanes sont autant de nids de corruption institutionnalisés. Du sommet à la base, le rançonnement est endémique. Dans les prétoires, procureurs, Substituts, Juges et Greffiers ont sollicités pour « arranger les choses » moyennant espèces sonnantes et trébuchantes. Et le paradoxe, c’est que certains avocats jouent les intermédiaires et négocient des compensations financières pour leurs clients.

Dans les prisons, en raison de l’engorgement et des mauvaises conditions carcérales, les familles des détenus sont obligées de passer des deals financiers avec des fonctionnaires de l’administration pénitentiaire afin de s’assurer de meilleures conditions de vie pour leurs parents emprisonnés. Par ailleurs, les avancements ne se font plus ni légalement, ri1 suivant le mérite du travailleur, mais après une olide recommandation ou selon l’épaisseur du portefeuille de l’intéressé.

Il est donc évident qu’une fois installé, les « acheteurs de postes » s’engagent dans une logique de rentabilité avec des « commis 2 IDI) installé, les « acheteurs de postes s’engagent dans une logique de rentabilité avec des « commissions » au « mentor ou bienfaiteur » pour être maintenu en poste le plus longtemps possible. Dès lors, être intègre au Mali relève aujourd’hui d’une vocation héroïque ou d’un cholx de vie dans lequel peu de gens acceptent de s’engager en raison de son coût social.

Ces « dilapideurs » que le peuple « admire » Au fil du temps, on s’est conformé à cet usage abusif de la charge publique par des délinquants à col blanc. La cupidité a engendré bien des misères dans nos villes et campagnes, provoquant même l’exil pour certains. Imaginez le nombre de routes, d’hôpitaux, d’écoles, de logements sociaux, d’entreprises (entre autres) qui auraient pu être créés sans la corruption qui, pire que le vol, est plutôt un crime contre l’humanité, et nous n’exagérons pas.

Pendant ce temps, à Bamako et ailleurs, on a vu des quartiers cossus aux noms assez évocateurs : « Marseille », « Petit Paris »… On a vu d’autres quartiers huppés surgir de terre comme par enchantement et sous le regard admiratif des pauvres citoyens. Derrière d’épaisses barrières de sécurité se cachent des maisons aux plans futuristes bâties par de nouveaux riches. La plupart de leurs propriétaires sont des fonctionnaires dont rien ne peut pourtant justifier le train de vie de pacha et tout ce patrimoine amassé, surtout quand on connaît leurs traitements mensuels (salaires, indemnités… . Allez voir certains de ces arrivistes ou leurs rejetons dans les boites de nuit. Rien que pour démontrer leur puissance, ils vous aligneront des bouteilles de hampagne comme des trophées de guerre avec, en prlme, leurs noms égrenés à longueur de champagne comme des trophées de guerre avec, en prime, leurs noms égrenés à longueur de soirée par le D. J. (Disc jockey : animateur de soirée) qui, au passage, est fortement rétribué pour « entretenir le mythe » de son bienfaiteur.

Pourtant, en ouvrant bien les yeux, on constate que ceux qui ont le plus souvent affaire avec l’administration et sont devant les tribunaux sont de hauts cadres, gestionnaires de la fortune publique et autres VIP. La réalité est que ces personnes qui animent les instances de ouvoir, qu’elles soient politiques, administratives ou financières, s’entraldent mutuellement, le premier qui brisera « l’omerta » et le pacte de non-agression qui existe entre eux ne fera pas de vieux os car tout au mieux, il se retrouvera dans une cellule infecte.

Des sanctions s’imposent Tout le monde vite veut s’enrichir au détriment de l’efficience des services publics. Or, on mesure combien les pratiques corruptives ont créé des inégalités et des contraintes sociales dans le pays. Pourtant, il y a toujours un moyen de « coincer » tous ceux qui se livrent à des opérations frauduleuses. Un arsenal juridique et des moyens d’investigation existent pour cela. Mais il faut désormais que le Ministre de la Justice les renforce davantage par la mise en place d’un processus permettant aux personnes victimes ou ayant vécu des actes répréhensibles de faire remonter l’information.

Cela suppose une volonté de prendre des mesures concrètes obligeant le fonctionnaire à rendre service, telles que l’adoption d’un code d’éthique, la neutralité et l’indépendance des structures chargées de traquer les auteurs de corruption et de détournement, des garanties légales pour l’usager, le traitement uteurs de corruption et de détournement, des garanties légales pour l’usager, le traitement informatique des dossiers administratifs avec leur traçabilité, le changement et le durcissement de la législation et des mesures administratives en matière de répresslon de la corruption.

Tout compte fait, la transparence doit être au cœur de la lutte contre la corruption. Mais, elle ne peut être maintenue et garantie que par la vigilance et l’action des individus qui ne sauraient en être de simples spectateurs passifs. Ils doivent non seulement l’exercer, mais encore surveiller attentivement ses conditions d’exercice, une âche d’autant plus nécessaire dans une période où les atteintes qui lui sont portées sont aussi multiples qu’insidieuses. Les Maliens attendent la suite à donner à ces listes de corrupteurs.

Jean pierre James Les maigres ressources publiques peinent à résister aux assauts répétés des prédateurs de l’économie nationale. Les dessous de table, les surfacturations, les marchés fictifs, les détournements de fonds, le clientélisme, le favoritisme, les passe-droits, le trafic d’Influence sont tropicalisés en « sourafen « nta « togo « koutcha » ou « youroukou-youroukou Presque toutes les ndigences du pays y prennent source et se déversent sur l’image et la réputation du peuple malien.

Aujourd’hui, plusieurs indicateurs confirment le caractère systémique de la corruption. Dans le dernier rapport annuel de Transparency International, le Mali poursuit sa descente dans les profondeurs du classement mondial. Ainsi, selon l’Indice de Perception de la Corruption (IPC) 2013, le Mali perd 22 places au classement en s’affichant au 127e rang sur 177 pays dans le monde. Il perd 22 places au classement en s’affichant au 1 27e rang sur 177 pays dans le monde.

Il partage cette place avec le Nicaragua et le Pakistan. LE CERCLE. Aucune nation au monde n’est exempte de la corruption. Mais dans un pays très pauvre comme le Mall, son impact s’amplifie. Le chef de l’État malien a décrété l’année 2014, « Année de lutte contre la corruption ». Le premier ministre, dans sa récente Déclaration de politique générale, en a fait son cheval de bataille. La volonté politique est réelle.

Il reste à trouver les bonnes solutions à ce vrai problème Plus de trois décennies après la publication de cet essai intitulé « Bureaucratie et corruption au Mali », la question reste toujours posée. La situation s’est même aggravée. Aucun pan de la vie de la nation n’y échappe. Le mythe de l’argent facile s’est installé. La corruption se propage comme une coulée de lave, en brulant toutes les valeurs morales sur son passage. Aujourd’hui, spécialistes et néophytes s’accordent à dire que le vrai problème du Mali c’est la corruption.

La corruption est le vrai problème du Mali Tenez ! Dans un rapport de la Banque Mondiale sur « La Réforme du secteur public et renforcement des capacités » au Mali, la Direction nationale du contrôle financier (DNCF) admet que si tout le mobilier, le matériel de bureau et les divers équipements ue son service a approuvés au cours des dix dernières années avaient été effectivement achetés, il n’y aurait pas un seul bureau de l’administration où le personnel disposerait d’assez d’espace pour pouvoir s’asseoir et travailler.

Récemment, en novembre 2013, lors de la remise officielle de son dernier rapport annuel au Chef de l’État, le Vérificateur général au Malis b IDI) remise officielle de son dernier rapport annuel au Chef de [‘État, le Vérificateur général au Mali s’indignait en ces termes : « . dans une des Directions des Finances et du Matériel, nos travaux de érification ont décelé des situations matériellement impossibles, comme le cas d’une fiche d’entretien qui indique, par exemple, que pour une seule et même réparation, plus de 150 pièces ont été installées sur un seul véhicule, en une seule fois n. ‘influence sont tropicalisés en « sourafen « nta », « togo systémique de la corruption. Dans le dernier rapport annuel de Transparency International, le Mali poursuit sa descente dans les profondeurs du classement mondial. Ainsi, selon [‘Indice de perception de la Corruption (IPC) 2013, le Mali perd 22 places mande. Il partage cette place avec le Nicaragua et le Pakistan. Piste de solution Face à l’ampleur du phénomène et à Pinterpellation historique des nouvelles autorités pour construlre le Mali de demain, nous proposons une nouvelle stratégie de lutte contre la corruption axée sur quinze points.

L’objectif est de réduire la corruption, en la ramenant à un niveau tel qu’elle ne puisse plus être est de réduire la corruption, en la ramenant à un niveau tel qu’elle ne puisse plus être un frein au développement économique et social du Mali. 1) Constitutionnaliser la lutte contre la corruption pour marquer la volonté souveraine du peuple malien à combattre le fléau et ? promouvoir la bonne gouvernance. La déclaration publique des biens de tous les principaux dirigeants du pays doit être obligatoire avant toute entrée en fonction avec une mise à jour annuelle en cours de mandat ou de mission.

La vérification est faite par la Cour des comptes. 2) Engagement politique ferme : les plus hautes autorités du Mali doivent donner un signal fort en direction du peuple Le Président de la République doit s’inviter une fois par an ? l’Assemblée nationale, en séance publique au cours de laquelle il doit prononcer devant les élus du peuple une déclaration olennelle renouvelant son engagement irréversible et celui de son gouvernement à lutter contre la corruption et à promouvoir la bonne gouvernance. ) Instaurer un Code de conduite : rendre inéligibles les élus et les ministres, et radier de la fonction publique tout fonctlonnaire ou assimilé, en cas d’infractions graves de corruption, attestées par une décision de condamnation définitive. 4) Améliorer le pouvoir d’achat suivant deux axes non exclusifs, l’augmentation substantielle des salaires en fonction des moyens réels du pays et la baisse des prix des produits de première nécessité. Rationalisation et optimisation des structures de contrôle la dissolution de la CASCA (Cellule d’Appui aux structures de contrôle de PAdministration), du Contrôle général des services publics et des Inspections des mlnistères en transférant leurs moyen Contrôle général des services publics et des inspections des ministères en transférant leurs moyens, humains, matériels et financiers, à une nouvelle structure dénommée « Office Central de Prévention et de Lutte contre la Fraude » (OCPLF).

L’objectif est un gain de cohérence et d’efficaclté. 6) Création d’un Parquet financier qui coordonnera les activités es différents « Pôles économiques et financiers » installés dans certains tribunaux de première instance. Ce parquet sera doté de tous les moyens humains, matériels et financiers nécessaires. 7) Maintien du bureau du Vérlficateur Général (VG) avec un accent renforcé sur la prévention (missions d’assistance, formation), l’évaluation des politiques publiques à travers les vérifications de performance…

Du point de vue organisationnel, créer deux pôles au sein du VG, Hun axé sur le « contrôle sur pièces » et l’autre sur le « contrôle sur place » de façon à élargir le périmètre d’actions, ? ptimiser les ressources, à professionnaliser les collaborateurs, ? assurer un suivi régulier des recommandations et des structures ciblées. 8) Création de la Cour des comptes : le périmètre d’actions de la section des comptes de la Cour suprême (ou de la future Cour des comptes) doit couvrir toutes les institutions de la république qui doivent faire l’objet d’un contrôle régulier, au moins une fois par an.

Les rapports de la Cour des comptes sont rendus publics. Il faut veiller à bien délimiter les prérogatives du VG et de la Cour des comptes pour éviter les superpositions et les éventuels conflits d’attributions. ) Instituer un « monsieur anticorruption » avec le titre de Haut Fonctionnaire de la Bonne Gouvernance et de la Participation Citoyen S OF IDI) avec le titre de Haut Fonctionnaire de la Bonne Gouvernance et de la Participation Citoyenne dans les institutions de la République, les départements ministériels, et les grandes structures publiques (démembrements de l’État, entreprises et projets publics). 0) Suivi des recommandations des États généraux sur la corruption et la délinquance financière au Mali (tenus du 25 au 28 novembre 2008) : créer une cellule au sein de l’OCPLF pour en assurer le suivi et l’évaluation des mesures. Les résultats de ce suivi font l’objet de publication dans le Bulletin mensuel de l’OCP F. 1) Programme d’enseignement : enseigner la corruption et ses impacts comme un module de l’ECM (éducation civique et morale) dans tous les établissements scolaires et universitaires du pays (publics et privés) pour renforcer le patriotisme et le civisme des jeunes apprenants et les sensibiliser au bien public, à sa sauvegarde et aux risques d’en détourner l’usage pour des fins personnelles. 1 2) Création de l’Institut National de l’Audit et du Contrôle Interne (INACI) pour l’ensemble du corps des contrôleurs du secteur ublic et du privé.

Cette structure de formation sera administrée par le BVG et comprendra au sein de son comité de gestion d’autres partenaires comme la Société Civile et VOCPLF. 13) Renforcer les moyens de la Société Civile (syndicats, associations, leaders religieux et traditionnels, les ainés… ) dans le cadre de campagnes de sensibilisation pour le changement des mentalités afin de ne pas considérer le fruit de la corruption comme du « pain béni mais comme une atteinte grave au bien- être de la toute la communauté nationale. 14) Instaurer des promotions et des distinctions pour les personnes (phy ID 100