Le Mal De Montano Vila Matas Commentaire

Le Mal De Montano Vila Matas Commentaire

Le Mal de Montana, Vila-Matas — Commentaire Enrique Vila-Matas publie en 2003 Le Mal de Montano, une œuvre dun univers inclassable tant les styles sont imbriqués les uns dans les autres, l’aut genres. Dans ce rom le littéraire, le mal de M tanc, allant jusqu’à le dépa se situe dans la ville ors vec l’ambigüité des t d’une maladie e la littérature Sée. Le passage teur donne une conférence sur la littérature et ses auteurs. Cette conférence n’est qu’un prétexte pour revenir sur l’ensemble du récit, et sur les idées critiques à propos de la ittérature par le narrateur.

Nous tenterons de comprendre comment ce passage s’inscrit dans la continuité du roman, et reflète sa construction générale. Un écrivain ne peut plus penser par lui-même, et finalement rien d’autre n’a d’importance que la littérature. Vila-Matas continue d’utiliser cette forme narrative qui associe tous les genres. Il s’inspire de ses auteurs modèles, les imitant ? l’extrême, allant même jusqu’à s’infiltrer dans leurs propres mémoires. Dans cette troisième partie de roman, le lecteur est plongé au cœur d’une conférence peu orthodoxe.

Le narrateur M. Tongoy, son meilleur ami, qui lui fait office de guide de réflexions sur la littérature, et pour qui il entretient un

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profond respect. Tout au long de son intervention, Tongoy lui dicte ses paroles « La conférence qu’il m’a dicté est aussi étrangère aux conventions de toute conférence… « . Ainsi, ce ne sont plus les mots du narrateur qui sont exprimés, mais bien les mots de Tongoy à travers celui-ci. Son ami semble prendre possession de l’esprit du narrateur.

A plus grande échelle, le narrateur multiplie les identités ’emprunt, et s’approprie les pensées des autres auteurs « Le monde ne peut plus être recrée comme dans les romans de jadis, c’est-à-dire à partir de la perspective unique de l’écrivain ». un unique paradigme n’est plus posslble et une pensée se doit d’avoir été obligatoirement élaborées avec d’autres auteurs ou ? travers eux. Ici, l’esprit de Tongoy et du narrateur semblent être inextricablement liés « guidé par le hasard de l’esprit du monsieur » ; ces mots ne sont plus dictés mais proviennent directement des pensées de son ami.

Au fur et à mesure de son discours, « Le Monsieur et moi pensons que le monde s’est désintégré… « . L’utilisation du verbe « penser » à la première personne du pluriel suppose que Tongoy et le narrateur ne font plus qu’un. Leurs esprits, leurs pensées fusionnent, et par conséquent le lecteur ne fait plus la conséquent le lecteur ne fait plus la différence entre les deux protagonistes. Ils sont désormais indissociables. On peut remarquer plusieurs références au vampirisme, notamment à deux reprises au personnage de Dracula.

Ces remarques renvoient à son ami Tongoy, partageant les traits physiques de cette figure emblématique du parasite qui se nourrit des autres. Dans le Mal de Montano, l’auteur/narrateur se nourrit des œuvres d’autrui. II affirme aussi que son ami Tongoy est assurément son ami dans la vie réelle, un fait malgré tout impossible à vérifier. Dans ce discours, Tongoy apparait comme la source du narrateur, l’esprit d’où il puise les idées pour donner sa conférence.

Ainsi, ce n’est plus Tongoy qui apparaît comme un arasite, mais bien l’auteur lui-même, ce qui a pour effet une sorte de psychologie inversée des personnages. Ce passage de la théorie de Budapest s’avère être un condensé de tout ce à quoi prétend Vila-Matas. Une instabilité des genres, un flou spatiotemporel, et une confusion entre la fiction et la réalité qui donne au lecteur l’impression d’un texte abscons, et dont il doit se méfier des propos qui y sont avancés. En effet, tout le passage est centré sur l’amitié entre Tongoy et le narrateur. Ce dernier revient sur des anecdotes de la vie son ami, or c