Le Latin après le latin

Le Latin après le latin

LE LATIN APRES LE LATIN La survivance du Latin après la chute de l’Empire Romain l. Au Moyen-âge Après la chute de l’Empire d’occident au Ve siècle, les envahisseurs germaniques adoptent progressivement le mode de pensée romain et la langue latine afin d’asseoir leur légitimité Tout au long du haut Moyen Âge, le latin reste la langue des actes officiels, de la diplomatie, de la liturgie et de la littérature savante (théologie, philosophie, sciences).

Et bien qu’ il donne naissance ? de nombreuses langues dérivées, le latin reste influent aux plans diplomatique, juridiq toutes les bibles utili n latin, de même qu es s’expriment toujours latin, des la création ophique. Presque ccident sont écrites ques. Les lettrés niversités est le XIIe siècle et les intellectuels du Moyen Age crivent tous leurs traités en latin. Il. La langue des humanistes A) Du paradis à l’utopie, Au XVIe siècle, sous l’influence de facteurs culturels, politiques et artistiques, s’élabore un courant de pensée europeen qui met l’homme au centre de ses préoccupations.

L ‘humanisme du mot humanitas, qui désigne la culture, et dont la racine est le mot homme. Nouvelle manière d’appréhender le monde, l’humanisme peut ‘expliquer par la convergence de faits historiques : en 1453,la

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chute de Constantinople chasse les savants grecs vers l’Italie, l’invention de l’imprimerie par GUTTENBERG vers 1448, permet la diffusion d’œuvres nouvelles et antiques.

C’est aussi aussi à cette époque que les grands voyages de Magellan, Vasco de Gama, Christophe Colomb (1492) et Jacques Cartier (1530) bouleversent les connaissances par la découverte de nouvelles routes maritimes, de contrées, de peuples et de modes de vie nouveaux. Sajoute à cela un mouvement de refus de pratiques en usage dans IEglise et une volonté de revenir aux textes acrés . L humanisme se caractérise par sa foi dans l’être humain et par un retour aux valeur de l’Antiquité.

Elle prend en compte la sagesse antique, mais inclut aussi les arts et les sports, selon la devise mens sana i corpore sano (« un esprit sain dans un corps sain ») Le retour à l’Antiquité : le mot humanitas renvoie à la culture antique et aux texte sacrés dont on souhaite retrouver l’esprit authentique. A cette fin, François 1er crée, en 1 530, le Collège des lecteurs royaux (futur Collège de France) où l’on peut étudier les langues anciennes : le latin, le grec, l’hébreu…

L’importance de l’Antiquité se manifeste dans tous les arts, souvent à travers les artistes italiens qul s’installent en France (Raphaël, éonard de Vinci, Titien, Tintoret, Véronèse… ) Mais l’enthousiasme humaniste se heurte à la violence extrême des guerres de Religion. Parallèlement, la conquête du Nouveau Monde s’accompagne de génocides et de destruction. De tels comportements minent la foi humaniste en l’homme et la confiance dans les institutions : c’est la fin de l’humanisme.

B) L’utopie de Thomas Moore, une œuvre humaniste majeure Thomas More publie en 151 6 « l’utopie ». En latin, « de optimo rei publicae statu, deque nova insula utopia » soit l’au sujet de la meilleur République et de la nouvelle statu, deque nova insula utopia » soit « au sujet de la meilleur République et de la nouvelle ile d’Utopie ». Avec en 1492 la découverte d’une terre inconnue par Christophe Colomb, plus encore que la découverte géographique, c’est la prise en conscience de l’existence d’un autre monde qui bouleverse l’image que les européens se faisaient d’eux-mêmes.

Europe de l’époque se précipite sur les compte-rendu Toute l’ des explorateurs, on s’arrache par exemple le mundus novus (le ouveau monde) de Amerigo Vespucci. C’est dans ce contexte intellectuel que Thomas More invente et décrit son propre nouveau monde : l’utopie. Cest en pleine période humaniste que celui-ci écrit ce livre. Il écrit donc ce livre en latin, langue fondamentale à l’époque. C’est une langue noble, c’est une langue vivante et c’est la langue internationale à l’époque.

L’utopie est la description d’un pays imaginaire (utopie : nulle part) aux lois parfaites dans le but de dénoncer les absurdités et les inégalités du système social alors en vigueur en Europe. Ill. Aujourd’hui Bien qu’il soit souvent considéré comme une langue morte, sa connaissance, voire son usage, se sont maintenus à l’université et dans le clergé. De nombreuses écoles et universités continuent ? l’enseignerl ,note 2. Le latin est toujours utilisé pour la production de nouveaux mots dans de nombreuses familles de langues.

A) Le Latin d’église Le latin est aujourd’hui la langue officiel de l’Eglise catholique et l’une des quatre langues officiel du Vatican (avec l’italien, le français et l’allemand). Le latin d’église (parfois appelé latin ecclésiastique) est la forme de la langue latine utilisée ‘Église (parfois appelé latin ecclésiastique) est la forme de la langue latine utilisée dans les documents de l’Église catholique romaine et dans sa liturgie (l’ensemble de ses rites et de ses prières).

Sa prononciation n’est pas tout à fait celle du latin classique. Elle n’a été fixée que sous Charlemagne. Le grec a été la langue primitive de la liturgie, et celle dans laquelle les premiers papes écrivaient. En fait, à Rome, à la fin de la République et au début de l’empire, l’élite comprenait couramment le grec, bien que les affaires d’État fussent conduites en latin. Les livres qui devinrent le Nouveau Testament furent initialement rédigés en grec, et ne furent traduits en latin que par la suite.

En tant que langue sortie de l’usage courant (une langue « morte » en pratique, même si certains contestent cette idée), le latin présente l’avantage que le sens des mots ne risque pas de changer radicalement d’un siècle à l’autre. Ceci permet de garantir une précision suffisante au discours théologique, préservant les définitions orthodoxes. De ce fait, les derniers Papes ont réaffirmé l’importance du latin pour l’Église.

Depuis quelques siècles, l’usage du latin comme langue de ommunication s’est éteint, même chez les universitaires ; les documents produits par le Saint-Siège sont généralement rédigés dans une langue moderne. Cependant, le texte qui fait foi est généralement publié en latin, même s’il n’est disponible que plus tard. L’Église continue ainsi de publier les textes liturgiques officiels en latin, ce qui permet de disposer d’une référence unique pour les traductions dans toutes les autres langues. En matière liturgique, la règle act PAGF les traductions dans toutes les autres langues.

En matière liturgique, la règle actuellement en vigueur sur ‘utilisation du latin dans la llturgie du Rite romain déclare: « La messe est célébrée en latin ou dans une autre langue, ? condition que les textes liturgiques utilisés aient été homologués conformément à la norme de droit » Chaque dimanche, 200 messes «extraordinaires» sont célébrées en latin et 15. 000 messes «ordinaires» en français. B) e latin d’école L « intérêt d’apprendre le latin est de pouvoir étudier une langue, mais également l’époque antique. C’est par l’étude du passé que l’on se situe et que lion comprend le présent et appréhende l’avenir.

L’étude du latin est étroitement liée à celle des langues indo européennes. Elle permet donc de mieux comprendre la grammaire et le vocabulaire (étymologie des mots). Aujourd’hui, en France, 1 % des collégiens et % des lycéens étudient le latin, soit 503. 000 élèves . Selon le 3. 0 de 2009 (Bulletin Officiel), l’objectif de l’enseignement du Latin est de permettre à chaque élève en fin de 3ème de lire et comprendre de manière autonome un texte authentique simple. Le latin que l’on étudie en classe est donc le latin classique, utilisé dans la Rome antique. C) Les expressions latines dans la langue française

Les expressions latines utilisées en français peuvent provenir de plusieurs sources. • Tout d’abord, de vraies locutions latines peuvent être passées telles quelles en français. Par exem le: o a priori o P. S (Post Scriptum) note palliant un oubli. o N. B (Nota Bene) note pour attirer l’attention du lecteur sur un point important, une précision o etc. (et caetera) • Certaines expressions, toujours perçues comme latines, sont néanmoins incluses telles quelles dans la phrase française, par exemple « alea jacta est’ signifiant « le sort en est jeté Ces paroles furent prononcées par Jules César, le 12 anvier 49 av.

J. -C. lors du passage du fleuve Rubicon ou « Venir vidi, vici » célèbre expression employée par Jules César en 47 av. J- C. Elle peut être tradulte en français par « je suis venu, j’ai vu, j’al vaincu »1 . • Dans le domaine scientifique, le latin est toujours présent, notamment dans la botanique (l’épicéa : picea), la zoologie (chien canis lupus familiaris), la médecine (pénicilline : moisissures de « penicillium ») et la pharmacie • Dans le domaine juridique, avec par exemple des expressions latine comme « Nullum crimen, nulla poenan, nullum jucidicium sine lege » ? Nul crime, nulle peine, nul procès sans loi. ? Principe du droit selon lequel aucune infraction n’existe, aucune procédure ne peut être engagee, aucune peine prononcee sans qu’une loi le prévoie expressément. Cela fait partie du Principe de légalité en droit pénal. Lorsque l’expression est suffisamment entrée dans le vocabulaire courant, il est d’usage de ne plus l’écrire en italique (ce qui est en prlncipe le cas pour les expressions étrangères). Certaines sont ? tel point lexicalisées qu’elles peuvent même devenir des noms un a priori ») ou prendre des accents.